NOS DROITS

DROITS. JUSTICE. ACTION.
LE COMBAT CONTINUE POUR LES FEMMES

Chaque année, le 8 mars rappelle une évidence qui n’est pourtant pas toujours respectée : les droits des femmes sont des droits humains. La Journée internationale des droits de la femme n’est pas seulement une célébration symbolique. Elle constitue un moment de réflexion collective sur les progrès réalisés, mais aussi sur les inégalités qui persistent.

Le thème de l’année 2026 « Droits. Justice. Action pour toutes les femmes et les filles » invite à dépasser les déclarations de principe pour s’interroger sur l’effectivité réelle des droits. Car si les textes existent, leur application reste parfois incomplète, en particulier pour les femmes les plus vulnérables.

Une journée qui rappelle une réalité sociale

Au Gabon comme ailleurs, les femmes occupent une place centrale dans la société. Elles sont mères, travailleuses, entrepreneures, éducatrices. Pourtant, elles demeurent exposées à de nombreuses formes de vulnérabilité.

Dans certaines situations, les femmes subissent encore des violences domestiques, des discriminations économiques ou des difficultés d’accès à certaines opportunités professionnelles. Les femmes vivant dans des situations de précarité, les veuves, les mères célibataires ou celles vivant dans des localités éloignées sont souvent les plus touchées.

Pour ces femmes, la question des droits n’est pas abstraite. Elle concerne la sécurité, l’accès à la justice, la protection sociale et l’autonomie économique.

La Journée internationale des droits de la femme rappelle ainsi que l’égalité ne doit pas seulement être proclamée : elle doit être vécue dans la vie quotidienne.

Des avancées juridiques importantes

Au fil des années, le cadre juridique protégeant les femmes gabonaises s’est progressivement renforcé. La Constitution gabonaise affirme le principe d’égalité entre les citoyens sans distinction de sexe. Ce principe constitue la base juridique de la protection des femmes et de la lutte contre les discriminations.

Par ailleurs, le Gabon est partie à plusieurs instruments internationaux majeurs, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) adoptée par les Nations unies. Ce traité engage les États à garantir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, économique, social et culturel.

Au niveau national, plusieurs réformes ont également contribué à renforcer la protection des femmes, notamment dans les domaines de la lutte contre les violences, de la participation politique et de la promotion de l’égalité professionnelle.

Ces avancées traduisent une volonté de mieux reconnaître les droits des femmes et de enforcer leur place dans la société.

Des défis qui demeurent

Malgré ces progrès juridiques, de nombreux défis persistent. L’accès des femmes aux postes de décision reste encore limité dans plusieurs secteurs. Les inégalités économiques demeurent également une réalité, notamment en matière d’emploi, d’accès au financement, d’entrepreneuriat.

Les violences basées sur le genre continuent également de toucher de nombreuses femmes. Si les lois existent pour sanctionner ces comportements, leur application effective dépend souvent de la capacité des victimes à accéder à la justice et à être accompagnées.

Dans certaines situations, les obstacles sont aussi sociaux et culturels. La sensibilisation, l’éducation et l’information juridique restent donc des outils essentiels pour permettre aux femmes de connaître et de faire valoir leurs droits. Des perspectives pour renforcer l’égalité

Plusieurs pistes peuvent être envisagées pour renforcer l’égalité. Celles-ci incluent :

  • Le renforcement de l’application des lois existantes, notamment en matière de lutte contre les violences et les discriminations.
  • L’amélioration de l’accès des femmes à l’information juridique, afin qu’elles puissent mieux connaître leurs droits.
  • Le soutien à l’autonomisation économique des femmes, en facilitant leur accès au financement, à la formation et à l’entrepreneuriat.
  • L’encouragement à la participation des femmes aux instances de décision, dans la vie politique, économique et sociale.

Ces actions nécessitent l’engagement de l’ensemble des acteurs : l’État, les institutions, la société civile, mais aussi les familles et les communautés.

Une responsabilité collective

La Journée internationale des droits de la femme rappelle une réalité fondamentale : les progrès réalisés en matière d’égalité ne sont jamais définitivement acquis. Ils doivent être constamment défendus et renforcés.

Au Gabon, comme dans de nombreux pays, les bases juridiques existent. L’enjeu aujourd’hui est de transformer ces principes en réalités concrètes pour toutes les femmes, y compris les plus vulnérables, car une société qui protège les droits des femmes renforce également sa justice, sa stabilité et son développement.

Pour ces femmes, la question des droits n’est pas abstraite. Elle concerne la sécurité, l’accès à la justice, la protection sociale et l’autonomie économique.

Le combat pour les droits des femmes n’est donc pas seulement celui des femmes. C’est celui de toute la société.



Florène Okome Pambo

DROITS HUMAINS INDIVISIBLES
LE CAS DES DROITS SOCIAUX

Un Gabonais qui travaille est un Gabonais qui peut se soigner et envoyer son enfant à l’école. Le droit au travail, à la santé et à l’éducation, ont pour but d’assurer aux humains la satisfaction de leurs besoins de base et leur épanouissement personnel. Être assuré social, avoir un logement, bénéficier d’une formation, protéger sa famille, ses enfants sont d’autres droits sociaux qui engagent, au même titre que les droits cités ci-dessus, l’intervention de l’État.

 

L’interdépendance des droits humains renvoie à leur caractère indivisible. On pourrait la rattacher à l’idéal kantien de paix perpétuelle selon lequel « une violation du droit en un seul lieu est ressentie partout ailleurs…». 

 

Le Gabon, État membre des Nations unies, a souscrit aux principes de l’Organisation en matière de droits de l’homme et s’est engagé à les respecter. Pour ne citer qu’un exemple, la loi n°201 6-28 du 6 février 2017 dispose en son article 4 que : « Toute personne physique, de nationalité gabonaise, âgée d’au moins 16 ans et dont les revenus, inférieurs au Smig, nécessitent le recours à la solidarité nationale, bénéficie d’une protection sociale contre les risques liés à la maternité, aux charges familiales, à la maladie, au chômage et à la vieillesse. » 

 

Il n’en demeure pas moins qu’il existe des familles assistées socialement qui ne peuvent pas couvrir leurs besoins de base parce que les programmes sociaux ne leur permettent pas d’avoir accès à des ressources financières suffisantes : ce sont leurs droits économiques qui sont bafoués. Le fait de ne pas avoir accès à l’éducation ou à une formation qualifiante empêche les personnes d’occuper des emplois de qualité et les relègue à des postes précaires, mal payés, non syndiqués et avec de mauvaises conditions de travail.   

 

Alors, c’est le droit au travail qui est affecté et qui impacte automatiquement le droit au logement.  Finalement, vivre, jour après jour, avec le stress occasionné par le manque de nourriture, les factures à payer, les préjugés négatifs, peut mener à une détérioration de la santé physique et mentale. C’est le droit à la santé qui est atteint.

 

Certains contestent le système de protection sociale tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Ses effets sur la réduction des inégalités de revenus sont assez faibles : de larges poches de pauvreté subsistent et les exclus sont de plus en plus nombreux à passer à travers les mailles du filet de la protection sociale. Les difficultés de la protection sociale sont avant tout financières : le ralentissement de la croissance et la montée du chômage réduisent les ressources des régimes sociaux alors que les dépenses continuent à s’accroître rapidement.

 

L’avènement d’une société de Droit impose de revoir certaines de nos pratiques. En effet, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la protection sociale a été reconnue comme une stratégie déterminante pour la réduction de la pauvreté et la croissance inclusive. Si la protection sociale est insérée dans des stratégies plus amples de développement rural, elle peut avoir de nombreux impacts en termes de croissance économique, de productivité des familles, d’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de résilience des familles rurales pauvres.

 

Le processus de protection sociale déjà établi par la politique nationale a contribué à étayer la validité d’une intensification de l’entreprenariat. Certains Gabonais ont même décidé de se lancer dans ce secteur. N’oublions pas qu’un Gabonais qui travaille est un Gabonais qui peut se soigner et envoyer son enfant à l’école.

 

 

Lyra Moviwa

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