Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur
Le réaménagement du calendrier institutionnel marquant la fin de la Transition a fait l’objet le 03
novembre d’une déclaration du ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions,
François Ndong Obiang. Selon le chronogramme, la Transition prendra officiellement fin le 31
décembre 2025.
En présence des membres du gouvernement, de la presse nationale et internationale, le ministre a déclaré que « cette démarche s’inscrit dans un cadre légal et transparent afin d’assurer une continuité institutionnelle sans rupture et une fin de transition ordonnée, rénover les enjeux démocratiques et les échéances qui structurent l’action commune. »
« Aujourd’hui, nous proposons une approche politique, résolue et inclusive ; une dynamique de progrès mesurés mais ferme ; une gouvernance qui écoute et agit avec discernement ; une vision partagée qui transforme l’incertitude en opportunités et rassure ceux qui nous accordent leur confiance. »
Selon le ministre, « ce réaménagement se veut être un acte de discipline et de fidélité à l’État de droit ». Citant « Les articles 73 et 84 de la Constitution, ainsi que les articles 276, 245, 273, 274, 275 du Code électoral qui ont essentiellement guidé ce réaménagement », M. Ndong Obiang a présenté le chronogramme marquant la fin de la Transition à l’issue d’une série d’échéances politiques et institutionnelles. Le calendrier se décline comme suit :
Annie Mapangou
Claudine Aïcha Tsoumbou - Mon sentiment est partagé. Le premier est le sentiment de joie que j’éprouve à l’idée d’aller siéger à l’Assemblée nationale et de travailler avec Geoffroy Foumboula. J’y défendrai ce en quoi j’ai toujours loin des instances décisionnelles. Nous allons gagner et nous pourrons, une fois à l’Assemblée nationale, œuvrer à la mise en place de la Commission Vérité - Justice - Réparation. Mon deuxième sentiment est un sentiment de fierté. Je me sens honorée de travailler aux côtés de Geoffroy Foumboula. C’est un ainé. Il est de Kinguele. Il est mon voisin le plus proche, mais je ne suis pas sa suppléante parce que nous sommes voisins. Je le suis parce qu’il connait mon engagement et ma détermination. Je suis fière d’accompagner quelqu’un qui partage les mêmes convictions que moi. Je me retrouve dans tout ce qu’il dit au point que j’ai décidé de faire comme lui. Il est un acteur de la société civile et mon modèle.
Le rôle de la femme est de contribuer à la construction du Gabon. Les 30 % du quota de femmes que nous avons obtenu ne doivent pas être un vain mot. Ce quota doit s’inscrire dans les faits et incarner la prise de décision à l'Assemblée nationale, les propositions et l’adoption de lois qui protègent la femme, la jeunesse et le Gabon tout entier. Le rôle de la femme consiste aussi à construire nos édifices y compris l’Assemblée, la mairie et nos circonscriptions.
Par ailleurs, la femme est le poumon de l’économie nationale. Je m’explique. La majorité des commerçantes au Gabon sont des femmes. Elles vendent à l'étalage, tiennent des salons de coiffure et font de la manicure-pédicure. Lorsque les femmes sont assises derrière leur étal, elles gagnent à peine de quoi se nourrir, dépensent 1 300 à 1 500 francs par jour pour payer les taxes à la municipalité, et se demandent à quoi servent ces taxes. Les femmes étant le poumon de l'économie gabonaise, il est hors de question qu’elles continuent à produire sans manger le fruit de leur travail.
La Majorité Bloquante entend œuvrer à l’inscription dans les faits du quota de 30% de femmes et du projet de loi qui vise à protéger la commerçante afin qu’elle bénéficie des allocations familiales et des primes de la rentrée scolaire pour ses enfants parce qu'être commerçante est un statut.
La femme dans la 5 ème République doit être dans toutes les sphères décisionnelles. En tant que femme, le plaisir est le mien d’aller à l’Assemblée pour travailler au nom du Peuple gabonais, veiller au bon fonctionnement de la construction de mon pays, parce que je ne serai plus un citoyen normal comme tous les autres. Je serai un citoyen à part entière. J’ai l’obligation de veiller sur moi et d'être un modèle pour la femme, la jeune fille, les mamans dans les commerces et dans les marchés, parce que ce sont elles qui m'envoient à l'Assemblée, à l'hémicycle, parler au nom du Peuple. Je souhaiterais que toutes les femmes qui ont posé leur candidature aux élections raisonnent comme moi. Nous ne sommes plus là pour nous, mais nous sommes là pour le Peuple gabonais.
Le projet est clair : mettre le gouvernement face à ses responsabilités et contrôler son action. Venons-en aux besoins pressants des populations. La Majorité Bloquante a des candidats dans les cinq arrondissements de Libreville. Les populations qui y vivent connaissent les mêmes difficultés et les mêmes réalités. Notre première action sera de situer les populations gabonaises vivant sur les terres appartenant à l’État sur les déguerpissements, les conditions de déguerpissement et de vie à court et moyen termes parce que ces questions reviennent dans chaque causerie. Trois autres problèmes concernent l’eau, son arrivée à la pompe et dans nos foyers, la crise sanitaire et les conditions de passage des étudiants du deuxième cycle à l’université. Je suis d’avis qu’il faille suspendre les examens de 2026. Cela ne sert à rien d’ajouter des bacheliers alors que notre pays n’a pas trouvé de solution au dossier des étudiants de 2024 et 2025. Il faut résoudre ce problème de même que celui du chômage. Que prévoit l’État ?
La question des Droits Humains a toute sa place dans le projet de La Majorité Bloquante. À titre de rappel, le projet de loi portant amélioration des conditions de vie des défenseurs des Droits Humains a été introduit et voté à l’Assemblée de la Transition sous l’impulsion de Geoffroy Foumboula. En étant au Parlement, nous travaillerons et veillerons à l’amélioration des projets de lois votés antérieurement et des conditions de vie des populations, et à la restauration de la dignité des Gabonai.es. La dignité ne peut être restaurée si le citoyen n’est pas considéré. Considérer le citoyen revient à le mettre face à ses devoirs et responsabilités et à mettre également L’État face à ses devoirs et responsabilités y compris le respect de l’être humain. Les responsabilités sont partagées.
Lorsque nous parlons de déguerpissement, l’État a le droit de récupérer ce qui lui revient de droit, mais l’État a aussi l’obligation de respecter l’être humain parce qu’un État qui vient dépouiller son peuple d’un toit n’est pas un État. Il a le devoir de s’assurer des conditions dans lesquelles vivent les populations. Ceci nous renvoie à la question des Droits Humains. Respecter l’être humain c’est restaurer sa dignité. Restaurer la dignité des Gabonais, c’est protéger le député, le sénateur, le villageois, le ministre et le président de la République.
J’étais exilée au Cameroun. On me disait à chaque fois, intègre-toi, adapte-toi. Lorsqu’on m’envoyait un peu d’argent, j’en mettais de côté pour acheter un terrain. Un jour, j’ai décidé d’en acheter un. Quelqu’un m’a dit : « qui es-tu pour acheter un terrain au Cameroun. Nos frères n’ont même pas fini de s’installer et de construire et c’est à toi que nous allons vendre un terrain » ? Le Gabon a vendu nos terres à des expatriés qui sont détenteurs de titres fonciers. J’en appelle à : la restauration de la dignité des Gabonais. Chaque Gabonais mérite d’avoir un titre foncier. Le droit coutumier doit prévaloir. Les frères expatriés doivent restituer les terres des Gabonais aux Gabonais. L’État devrait mettre en place des mécanismes pour la restitution des terres aux nationaux, quitte à dédommager les expatriés.
Après une campagne électorale de dix jours, suivie le 27 septembre 2025 des premières élections législatives et locales de la 5 ème République, le ministre de l’Intérieur a annoncé, au cours d’un point de presse le 28 septembre, les résultats provisoires des législatives. Selon Hermann Immongault, « Les résultats concernent uniquement les législative en raison de l’organisation du second tour prévu le samedi 11 octobre. »
Président fondateur
Président : Marc Louis Ropivia
Vice-présidents
Germain Biadjo
Adjoints
Université du leadership citoyen – Dirigée par Franck Idiata
Commission de la bonne gouvernance interne
Trésorier général : Aurélien Marcel Mintsa
Il est le 1er président de la 5ème République et le 4ème après Léon Mba, Omar et Ali Bongo Ondimba. Le résultat de l’élection présidentielle qu’il a remporté le 12 avril 2025 avec 90,35 % des voix est, de son propre avis, le reflet « de la détresse et des problèmes des Gabonais » qu’il entend résoudre sur 7 ans. Souvenons-nous de son allocution le lundi 14 avril 2025 à l’occasion de la levée du drapeau au palais présidentiel.
«Je m’engage à résoudre sur sept ans les problèmes des Gabonais. Pour ce faire, j’ai besoin d’une présidence qui m’accompagne, de gens qui travaillent, qui exécutent et qui comprennent le chef. » Et Brice Clotaire Oligui Nguema d’ajouter : « J’ai besoin de tous les magistrats pour mettre en place des textes au cours de la première année. » Selon l’ancien président de la Transition, 1006 textes sont concernés. Le premier est celui afférent à l’administration qu’il faut mettre au plus vite aux mains du vice-président du gouvernement.
Ayant à cœur la détresse de ses compatriotes et le développement socio-économique de son pays, l’ancien président de la Transition a lancé l’initiative « BȂTISSONS ENSEMBLE L’ÉDIFICE NOUVEAU. » Il entend ériger un havre de paix et de justice, restaurer la dignité des Gabonais.es et faire de son pays un État de droit. Il s’agira plus spécifiquement :
Le coût du projet, d’un montant de 7 000 milliards de francs CFA, devrait stimuler le développement économique et garantir la viabilité de l’initiative sur le long terme. Dans cette optique, un accent particulier est mis sur les facteurs indispensables à sa réussite y compris :

« Nous sommes des Bâtisseurs de Paix et de Justice », a déclaré le chef de l’État au soir de sa victoire face aux sept autres candidats à la présidentielle : Alain Claude Bilie-By-Nze, Joseph Lapensée Essingone, Chaning Zenaba Gninga, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Alain Simplice Bounguere, Axel Stophène Ibinga Ibinga et Thierry Yvon N’Goma.
Une nouvelle ère commence. La refondation des institutions étatiques, la restauration de l’ordre constitutionnel et de la dignité humaine promises par Brice Clotaire sont en marche. Les Gabonais y compris les anciens candidats à la présidentielle, qui ont salué la victoire de M. Oligui Nguema, sont-ils prêts à répondre à son appel ? Nous en saurons davantage dans les jours, les semaines, voire les mois qui viennent.
Flavienne L. Issembè
« Peuple Gabonais, je vous aime. Je vous invite à rêver grand. Malgré les défis du monde, cultivons l’espoir, la solidarité et la détermination pour bâtir un Gabon nouveau, un Gabon qui illumine l’avenir par son unité, sa vitalité et son esprit d’innovation. Le chemin vers la prospérité sera long, mais avec le travail, la discipline, l’effort et la foi en notre pays, nous déplacerons des montagnes. Ce devoir, je le prends avec confiance, fort du soutien que le peuple gabonais m’a manifesté. Il s’exercera avec le concours et le patriotisme de chacun d’entre vous. »
La nouvelle ère qui commence sous le premier mandat de Brice Clotaire Oligui Nguema, marque le début d’un changement notoire dans la gouvernance politique, sociale et économique de la République gabonaise. Outre l’espoir et la solidarité, d’autres valeurs essentielles participent de l’édification du Gabon nouveau. C’est du moins ce que révèle la suite de l’allocution de son investiture en tant que président de la République, chef de l’État et du gouvernement le 3 mai 2025 sur le site du stade de l’Amitié d’Angondje dans la commune d’Akanda.
Sur un ton humble et ferme, l’ancien président de la Transition a déclaré : « La 5ème République exige la fin de l’impunité, de la corruption, du laxisme et de la paresse. L’administration doit être performante. Chaque citoyen investi de l’autorité de droit doit remplir sa mission dans le respect des lois et règlements en vigueur, afin d’établir un véritable État de droit. »
Face aux 40 000 places du centre sportif occupées par le peuple, la première Dame, Zita Oligui Nguema, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, les anciennes autorités politiques de la Transition, les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité au Gabon, les représentants des organisations et de la presse nationales, régionales et internationales, l’ancien président a déroulé son programme.
La fin de la Transition, initiée avec l’élection présidentielle du 12 avril 2025, marque l’entrée du Gabon dans la 5ème République. Elle sera complétée par l’organisation des élections législatives le 27 septembre, des locales le 11 octobre 2025, des sénateurs les 8 et 29 novembre 2025. Le Parlement sera élu dès le 4 novembre 2025 pour l’Assemblée nationale tandis que l’élection du Sénat est programmée pour le 15 décembre 2025.
D’autres évènements, annoncés par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, touchent à la mise en place, le 1er décembre 2025, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la désignation et la prestation de serment des juges institutionnels respectivement les 19 et 23 décembre 2025.

Dieudonné Aba’A Owono, Président de la Cours Constitutionnelle
Les priorités socio-économiques de la nouvelle République
Les priorités politiques ne sauraient à elles seules répondre aux attentes des populations gabonaises. Pour l’avoir compris, l’ancien chef de la garde républicaine a annoncé une série de mesures qui sont au cœur de ses préoccupations, en particulier :
À ces priorités sociales s’en ajoutent celles affairantes au redressement de l’économie nationale. Notamment:
Le retour dans le concert des nations
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 30 avril 2025 à Addis-Abeba a décidé du retour du Gabon dans la grande famille africaine. Se félicitant de cette réintégration, le président Oligui Nguema, a salué l’implication de Son Excellence João Lourenço, président de la République d’Angola, président en exercice de l’Union africaine.
Il a exprimé la profonde gratitude du Gabon aux facilitateurs désignés de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Président Faustin-Archange Touadéra, qui n’a ménagé aucun effort pour mener à bien leur mission et remercié la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de la coopération islamique, le Commonwealth et l’Union européenne « qui ont été aux côtés du Gabon durant ces 19 mois de transition. »
À l’endroit du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’État a confirmé tenir les engagements du Gabon tout en s’engageant à poursuivre le dialogue avec les deux institutions, l’objectif étant de restructurer la dette extérieure gabonaise.
Brice Clotaire Oligui Nguema a, par ailleurs, annoncé « le souhait du Gabon d’organiser en 2027 le huitième sommet de la coordination de l’Union africaine et d’accueillir, en 2030, le 22ème Sommet de la Francophonie à Libreville.
À peine élu avec 90,35% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel dimanche 13 avril 2025 à l’unité et à la reconstruction du Gabon, et à servir la Nation en se remettant au travail.
« Il n’y a pas de félicité sans effort. Demain est un jour de travail. Nous devons désormais tourner la page de l’élection présidentielle. Je vous invite à reprendre vos activités. Soyons des bâtisseurs, des bâtisseurs de paix et de justice », a déclaré l’homme providentiel du 30 août 2023 depuis le quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) à Okala, dans la Commune d’Akanda au Nord de Libreville.
« J’en appelle à la sagesse des uns et des autres, de tous les bâtisseurs et de tous ceux qui m’ont accordé leur suffrage d’attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle pour célébrer la victoire du peuple Gabonais ».
Dans un moment d’intense émotion et à genoux, Brice Clotaire Oligui Nguema a remercié le Très-Haut avant de prendre dans ses bras son épouse, Zita.
Outre Brice Clotaire Oligui Nguema, sept autres candidats, qu’il a salués pour leur engagement démocratique, briguaient le fauteuil présidentiel. Il s’agit de :
La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle intervient au lendemain du scrutin. Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, sur 908 916 électeurs inscrits, 636 606 ont voté.
Le nombre de bulletins blancs est de 25 859. Le taux de participation se situe à 70,4 %.
La Rédaction
Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République. Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires. Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.
L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU
Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale.
Parcours politique et institutionnel.
Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale.
Les grands axes de son projet de société
Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs :
La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable.
La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie.
La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie.
Le Fonds Souverain du Pardon National
Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.

À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.
Transparence et gouvernance responsable
L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.
« La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.
Proximité avec les populations
Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.
« Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.
Espoir et développement
Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.

UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON TRANSPARENT
Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.
Transparence et gouvernance responsable
L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.
« La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.
Proximité avec les populations
Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.
« Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.
Espoir et développement
Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.

L’audace féminine au cœur de la présidentielle
Dans l’arène politique dominée par les hommes, une femme s’habille avec audace et détermination. Née en juillet 1988, Chaning Zenaba Gninga ne se contente pas d’être la seule candidate à briguer la magistrature suprême. Elle ambitionne de transformer en profondeur l’appareil d’État à travers l’innovation et la modernisation.
Originaire de la province de la Nyanga, dans le sud du Gabon, cette cheffe d’entreprise s’est déjà imposée dans le monde des affaires. Visionnaire et entrepreneure, elle a su créer des emplois et investir dans divers secteurs clés de l’économie nationale.
Insuffler un souffle nouveau
Muni d’un programme ambitieux, Chaning Gninga se propose :
Le projet de la candidate s’inscrit dans une logique de transformation durable. Elle promet des logements sociaux pour les familles démunies et veut faire du « Made in Gabon » une véritable force économique en allégeant la fiscalité des entreprises locales.
Lutte contre la corruption
Son principal cheval de bataille reste la lutte contre la corruption. Son message est clair et sans appel. « Quand je serai présidente de la République, aucun franc ne sera volé ! » Un pari audacieux, une promesse forte. Reste à savoir si les Gabonais seront prêts à lui confier les rênes du pays.

L’audace d’un entrepreneur
Né le 27 février 1981 à Port-Gentil, Axel Stophène Ibinga est un visage familier de la scène politique gabonaise. Déjà candidat à la présidentielle de 2023, cet entrepreneur audacieux et ambitieux retente sa chance en portant un projet résolument tourné vers l’action et le redressement économique du pays.
Homme d’affaires aguerri, il a su, dès l’âge de 23 ans, se frayer un chemin dans le monde exigeant de l’entrepreneuriat. Fondateur et dirigeant d’AX Capital Investment Gabon, il a bâti un empire économique qui génère des emplois et soutient l’essor du secteur privé gabonais. Son parcours illustre un engagement indéfectible en faveur du développement, avec une approche centrale sur l’autonomisation des citoyens par le travail et l’innovation.
« La République au travail »
Convaincu que l’avenir du Gabon repose sur une économie forte et inclusive, Axel Stophène Ibinga défend un projet de société ambitieux intitulé « La République au travail ». Ce programme repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment :
Avec une vision pragmatique et une expérience solide dans le monde des affaires, Axel Stophène Ibinga se positionne comme un candidat du renouveau, déterminé à faire du travail et du mérite les piliers d’une République plus prospère et plus juste.
LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ ALIMENTAIRE
Né le 03 mars 1975 dans la province du Haut-Ogooué, précisément dans la commune de Ngounie, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est mis en disponibilité de l’armée pour se présenter en tant que civil à l’élection présidentielle du 12 avril. Il place la bataille politique contre le chômage des jeunes, la précarité alimentaire et le déficit infrastructurel au centre de ses priorités.
Un engagement pour l’emploi des jeunes
L’homme du 30 août 2023 entend favoriser la création d’opportunités professionnelles à travers l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé. Il aspire à l’émergence d’un tissu économique capable d’absorber la main-d’œuvre locale et d’offrir aux jeunes Gabonais des perspectives d’avenir solides.
Vers l’autosuffisance alimentaire
Brice Clotaire Oligui Nguema plaide pour une relance agricole afin de réduire la dépendance du pays aux importations et garantir un accès plus abordable aux denrées de première nécessité. Il met en avant la nécessité de moderniser le secteur agricole et de renforcer la production locale pour assurer la sécurité alimentaire du pays.
Des infrastructures au service du développement
Le développement des routes, des hôpitaux, l’accès à l’eau et à l’électricité sont d’autres priorités du candidat. Autant de chantiers qu’il souhaite accélérer afin de désenclaver les zones reculées et améliorer le quotidien des populations gabonaises. Selon Oligui Nguema, un investissement massif dans ces secteurs permettra d’assurer une croissance durable et inclusive.

POUR UN GABON ÉQUITABLE
À 52 ans, Dr. Thierry Yvon Michel N’Goma se présente une nouvelle fois à l’élection présidentielle après sa participation au scrutin d’août 2023. Homme de terrain et fervent défenseur des droits sociaux, il ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique au Gabon à travers un programme articulé autour de trois axes fondamentaux : la santé, l’éducation et la sécurité.
Médecin de formation et profondément engagé dans la cause sociale, il place le bien-être des citoyens au cœur de son projet.
Son programme repose sur un principe clé : l’accessibilité universelle aux services essentiels. Thierry N’Goma milite pour la gratuité complète des soins hospitaliers, convaincu que la santé ne devrait pas être un privilège, mais un droit fondamental garanti à tous, sans distinction de revenus.
Pour le droit à l’eau, l’électricité et le logement
Au-delà du secteur sanitaire, Thierry N’Goma ambitionne d’améliorer le quotidien des Gabonais en rendant l’eau et l’électricité gratuites, considérant ces ressources comme des nécessités vitales et non comme des commodités réservées à une élite. Selon lui, l’accès universel à ces services est une condition sine qua non pour assurer un cadre de vie digne et propice au développement personnel et collectif.
Son engagement se traduit également par une mesure forte basée sur la gratuité des logements sociaux pour les familles les plus démunies. Conscient de la précarité qui touche encore une partie de la population, il entend faire de l’accès au logement un droit inaliénable et un levier essentiel pour lutter contre l’insécurité et la marginalisation sociale.
Avec ces propositions audacieuses et un programme résolument tourné vers l’inclusion et la justice sociale, Thierry Yvon Michel N’Goma se positionne comme un candidat du renouveau, porteur d’une vision où l’État joue pleinement son rôle dans la protection et l’amélioration des conditions de vie des Gabonais.

POUR LA JEUNESSE ET LA FORMATION
Né dans la commune de Mimongo dans la province de la Ngounié, Dr. Stéphane Germain Iloko Boussengui met en avant deux grands axes pour « ramener le Gabon sur la voie du développement », à savoir : la formation et la jeunesse.
Estimant que le pays doit revoir son système éducatif afin d’éviter de « former des futurs chômeurs diplômés », le candidat prône une réorientation vers des formations techniques et adaptées aux besoins du marché de l’emploi.
Selon l’ancien international gabonais, « Il faut réorienter la formation sur des axes techniques pour favoriser l’emploi immédiat. »
Jeunesse. Santé. Éducation. Autosuffisance alimentaire.
Dr. Iloko Boussengui met également l’accent sur le développement du capital jeunesse. Pour lui, une jeunesse bien formée et active est la clé d’une croissance économique optimale. Il se positionne ainsi comme le candidat d’un renouveau axé sur la compétence et l’efficacité.
Le candidat, qui a tourné le dos à la Plateforme Ensemble pour le Gabon, insiste sur l’importance de la santé, de l’éducation et de la nutrition, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du développement.
« La santé est au cœur de ma campagne… Je parle aussi de l’éducation, de la nutrition – nous mangeons mal et ne sommes pas autosuffisants –, ainsi que des problèmes d’eau et d’électricité », déclare le médecin.
Dans cette perspective, Dr. Iloko Boussengui entend mettre en place des politiques favorisant une meilleure qualité de vie pour les Gabonais.
Éric Ozwald
L’école joue un rôle déterminant dans la promotion des connaissances et la prise de décision. Loin de se limiter à son environnement, elle s’invite désormais sur le terrain. À titre d’exemple, l’Université Omar Bongo (UOB), à travers ses centres de recherche, accueille dans ses murs divers acteurs pour faire le point sur l’état du Gabon et proposer des pistes de solutions.
Les journées d’étude sur la thématique « Droit et pratiques électoraux à l’aune des élections générales au Gabon » s’inscrivent dans cette optique. Des enseignants-chercheurs et praticiens du droit électoral ont, du 26 au 28 avril 2023, éclairé le public sur le droit électoral gabonais à travers cinq axes majeurs. Ceux-ci incluent :
Les perspectives sur les meilleures règles et pratiques électorales.
Dans un discours magistral, le directeur du CRECAPPI, le Pr Télésphore Ondo, a décliné les enjeux du droit électoral.
« Le premier enjeu est relatif au respect du concept de l’Etat de droit. Les acteurs politiques et les institutions intervenant dans la matière électorale doivent être au fait des règles et procédures du droit électoral, et s’y soumettre.»
« Notre devoir est d’outiller les candidats pour qu’ils connaissent leurs droits et obligations et les électeurs pour qu’ils fassent leur choix en toute connaissance de cause et respectent leur vote en empruntant les voies des lois démocratiques. »
« Le deuxième enjeu du droit électoral concerne le renouvellement de l’élite gouvernante, plus généralement de l’alternance démocratique au pouvoir et, au-delà, le passage d’un ordre politique ancien à un ordre politique nouveau. Comment opérer ce changement ? »
Le recteur de l’UOB, le Pr Mesmin Noël Soumaho, a relevé « la pertinence de la thématique des journées au regard de l’actualité brûlante marquée par la réforme de la Constitution nationale et de la loi électorale dans le cadre de la concertation politique tenue du 13 au 23 février 2023 à l’initiative du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.
« Le fruit des débats et réflexions conduira certainement à formuler des propositions originales et adaptées à notre société pour pacifier définitivement les joutes électorales et renforcer ainsi la légitimité des gouvernants et du vivre ensemble. Tel est le rôle de l’université considérée comme le Temple du Savoir et, singulièrement, de l’UOB dont la devise est : Savoir. Progrès. Universalité », a conclu le Pr Soumaho.
Le président d’EM Gabon, le Pr Franck Idiata, s’est engagé « à financer les acquis de ces journées rapidement en vue de leur publication avant les élections, afin de fournir aux décideurs politiques, aux acteurs politiques dans leur ensemble, mais aussi à la population, des outils d’appréciation et d’aide à la décision. »
En cette année électorale cruciale, les Gabonais.es sont appelé.es à faire valoir leur droit de vote dans le cadre des élections générales. Ces élections permettent d’élire simultanément le président de la République, les députés et les représentants locaux dans les mairies et les départements.
Les journées d’étude de l’UOB sont les 3e d’une série initiée en 2021 par le Centre de recherche et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI). Les deux premières étaient consacrées à la Constitution nationale et au Sénat. À travers ses travaux, le Centre de recherche apparait comme une plateforme de propositions et de contributions au développement de la démocratie dans notre pays.
Depuis le 24 novembre 2023, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a levé le gel sur les examens et concours dans différents établissements publics, sur les recrutements dans la fonction publique, les titularisations, avancements, stages et reclassements des agents de ce secteur. Cette mesure a occasionné, d’une part, des demandes d’embauche pléthoriques et, d’autre part, des candidatures multiples aux différents concours.
À titre d’exemple, sur 2796 inscriptions au concours de l’Ecole nationale d’art et manufacture (ENAM), seules 826 places étaient disponibles tandis que plus de 10 000 postes budgétaires ont été répartis entre 6 ministères : Éducation nationale, Santé, Communication et Médias, Habitat et Urbanisme, Intérieur et Sécurité, et Défense nationale.
Malgré la levée des mesures précitées, les demandeurs d’emploi sont au désarroi et la précarité bat son plein. Vivre s’est tourné vers le Mouvement national des chômeurs et affiliés (MNCA) pour parler du vécu des demandeurs d’emploi, de l’impact de la précarité sur leur vie… Suivons Axel Kombila Kombila, sociologue au chômage. Il est le porte-parole du Mouvement national des chômeurs et affiliés.
Annie Mapangou
Scène surréaliste et inédite que celle du communiqué largement diffusé le mercredi 30 août 2023, qui fera date dans l’histoire du Gabon. Que d’échanges téléphoniques au sein du cercle familial et entre amis pour se convaincre de la véracité de cette déclaration d’un officier de l’armée ! Beaucoup demeurant incrédules, dubitatifs quant à cet événement dont nous ne pouvons pleinement mesurer la portée à l’aune d’une année. Un régime réputé inamovible aux mains d’une famille qui a présidé pendant plus d’un demi siècle aux destinées d’une nation. Cinquante-six ans très exactement ! L’enfant qui avait donc 8 ans en 1967, année au cours de laquelle Albert Bernard Bongo prend le pouvoir, en avait 64 en 2023.
Nous pouvons donc comprendre le paroxysme des émotions ayant poussé certains à fondre en larmes, se remémorant probablement les tourments, les souffrances indélébiles qu’eux-mêmes ou certains de leurs proches ont eu à subir. D’autres ne sont, hélas, plus là pour vivre ce moment de ferveur durant les semaines qui ont suivi.
En faisant abstraction de toute analyse partisane des nombreux laudateurs, de la liesse populaire, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’homme providentiel du 30 août, peut-il répondre aux multiples attentes sociales de ses compatriotes, à la reconstruction, à la restauration des multiples infrastructures, à la cherté de la vie, au chômage endémique. Tels sont les chantiers, non exhaustifs, auxquels il doit s’atteler.
Libreville, du moins sur le front de mer depuis l’aéroport, est une façade qui n’est, hélas, pas à l’image de l’hinterland. Port-Gentil, la capitale économique, qui a apporté tant au Gabon grâce à l’or noir, est dans un état de délabrement inimaginable pour une si petite ville. Le président pourra-t-il tenir les engagements pris, tant ils sont multiformes ?
Les Gabonais ont applaudi certaines mesures relatives notamment au rétablissement des bourses au secondaire, après une suspension de sept ans, ainsi que la mise à disposition de milliers de postes budgétaires, sans oublier la revalorisation des pensions retraites. Un certain nombre de signes visibles, tant sur le plan économique que sur le plan financier, sont perceptibles. Prenons le cas de l’amélioration des recettes douanières et fiscales au cours des cinq premiers mois qui ont suivi le coup d’État.
Les données publiées par le ministère de l’Économie et des Participations le 17 novembre 2023 laissent entrevoir de belles performances des recettes budgétaires, notamment douanières. Les projections évoquaient 27,68 milliards de francs CFA. En définitive, ce sont 44,85 milliards qui ont été engrangés. La ville de Bitam, à elle seule, a enregistré 265,2 millions de francs CFA de recettes douanières en janvier 2024 contre 26,7 millions en janvier 2023. Ce résultat a été rendu possible grâce au logiciel « Sydonia World » qui prévient tout risque de fraude.
Il est à noter également un regain de confiance des bailleurs de fonds, nommément la Banque africaine de développement et la Banque Mondiale, à l’égard du Gabon, qui devrait par ailleurs apurer, dans les délais prescrits, la dette accumulée par les administrations précédentes. Concernant la vie chère, les mesures du gouvernement, par le biais de subventions, ont porté prioritairement sur les produits alimentaires (huile, cuisses de poulet) et les matériaux de construction (ciment, fer à béton). Cette initiative traduit la détermination des autorités à maintenir des coûts abordables pour la plupart des ménages.
Dans l’éventail des réalisations susmentionnées, le CTRI ne peut faire abstraction d’une dure réalité : celle de la dette nationale qui s’élève à 7 100 milliards de francs CFA. Le coût global des axes stratégiques prioritaires est de 3 021 milliards. Il faudrait donc que les autorités puissent à la fois répondre aux besoins sociaux, aux indispensables infrastructures de développement tout en assainissant les finances publiques
De plus, les exportations de notre pétrole représentent toujours plus de 50% du prduit intérieur brut (PIB). Qu’adviendrait-il si le prix du baril s’effondre non seulement en termes d’investissement mais surtout de paiement de la dette ?
S’il est indéniable que des mesures urgentes ont été prises depuis près d’un an par les autorités de la transition, la tournée républicaine a permis au chef de l’État d’être en contact avec ses concitoyens, de mesurer l’état réel de dénuement de certaines localités de l’arrière-pays et de mettre à disposition de celles-ci, sans exclusive, des montants substantiels à la hauteur de leurs besoins réels afin de parer au plus urgent.
Un contrôle rigoureux de ces financements s’impose afin d’éviter les travers d’un temps pas si lointain. Toutefois, si ces initiatives ne relancent pas l’emploi, ne diversifient pas l’économie, n’assurent pas un réel mieux-être, tous ces efforts porteront un coup rude au crédit de confiance à l’égard des autorités de la transition.
Une répartition équitable des fruits d’une éventuelle croissance est indispensable. Enfin, il est une question qui ne peut être éludée, c’est celle du référendum sur la nouvelle Constitution nationale qui divise les Gabonais.
Il est indéniable que tous les citoyens doivent être pleinement imprégnés du contenu et des contours du référendum. La campagne d’information et de sensibilisation en cours tombe à point nommé.
Adia Renomiè
Au lendemain du coup d’état pacifique, sans violence ni effusion de sang, survenu au Gabon le 30 août à l’aube, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema a prêté serment le lundi 4 septembre 2023 en tant que président de la transition au palais présidentiel du bord de mer de Libreville.
Devant les juges de la Cour constitutionnelle et de nombreux invités*, il a jugé important ‘’que les gabonais de toutes les couches sociales s’accordent pour adopter une nouvelle constitution par référendum, un nouveau code électoral et un code pénal fiables qui garantissent à tous les mêmes chances.’’
‘‘Le Gabon mérite une gouvernance assainie plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains, de libertés fondamentales, de démocratie et d’état de droit’’.
Le président de la transition s’est engagé, pour qu’à l’issue de la transition, le Gabon soit doté ‘‘d’institutions fortes, démocratiques et crédibles’’. Il veillera également, ‘’avec l’accord de tous les gabonais et des partenaires au développement, à ce que le pouvoir soit remis aux civils en organisant, dans la paix sociale, de nouvelles élections libres, transparentes et crédibles.’’
Donnant force à son discours, le président de la transition a cité les défunts présidents Omar Bongo et Jerry Rawlings.
Le président de la transition a également cité le militant des droits de l’homme Desmond Tutu, qui disait : « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur.
« Dans un moment d’intense émotion, le général Oligui Nguema a adressé une pensée spéciale aux Gabonais de la diaspora et « aux compatriotes qui auraient aimé vivre ce jour mais nous ont précédés dans l’au-delà. Je pense à tous les partisans du changement : Simon Oyono Aba, Martine Oulabou, Pierre-Louis Agondjo-Okawe, Pierre Mamboundou Mamboundou et André Mba Obame, pour ne citer que ceux-là. »
La politique et l’administration étant des domaines de souveraineté nationale, le général Oligui Nguema a déclaré avoir entrepris des consultations avec les forces vives de la nation. ‘’Leurs préoccupations sont légitimes et limpides. Nous allons nous atteler avec le gouvernement qui va être mis en place à donner à tous des raisons d’espérer une vie meilleure.’’
Se félicitant « des temps heureux, rêvés par nos ancêtres, qui arrivent enfin chez nous », l’auteur du coup d’état qui a renversé le régime d’Ali Bongo Ondimba a estimé « qu’il faut un changement profond, issu de notre réflexion commune. »
Des mécanismes seront mis en place ‘’afin de faciliter le retour au pays de tous les exilés politiques, rétablir la bourse pour les élèves du secondaire, amnistier les prisonniers d’opinion, financer l’économie nationale avec les partenaires locaux et les institutions financières locales.’’
La création d’une synergie avec l’accompagnement des banques locales pour le paiement des pensions des retraité.es, la révision des conditions d’attribution de la nationalité gabonaise et les lois du foncier sont d’autres mesures annoncées par le général Oligui Nguema.
*La presse, des représentants de la société civile, des confessions religieuses et du monde des affaires, ainsi que des dignitaires de l’ancien régime étaient à la prestation de serment du général Oligui Nguema.
Monument de la Libération : inauguré le 30 août 2024, à l'occasion de l'an 1 du coup d'État du CTRI
«Construisons ensemble notre pays. Cette construction ne concerne pas exclusivement les infrastructures. Il s’agit, pour moi, d’envisager quelque chose de plus grand et de plus profond que les routes et les bâtiments… » Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition.
Construire est une œuvre de longue haleine. Cette assertion peut s’appliquer au projet de restauration du Gabon où le cours de l’histoire a pris un nouveau tournant le 30 août 2023. Depuis ce jour mémorable, les autorités de la Transition ont engagé le Gabon sur la voie de la reconstruction nationale qui s’annonce tout aussi, voire plus titanesque que les ruines héritées du précédent régime.
Afin de relever ce défi, l’État s’est doté d’un Plan national de développement de la transition (PNDT) évalué à 4 600 milliards de francs CFA. Cette somme sera investie dans 293 projets au cours de la période 2024-2026. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et en faveur de l’amélioration effective des conditions de vie des couches sociales démunies, l’objectif étant de promouvoir la dignité des Gabonais.es à travers, entres autres :
Au-delà du bois, des mines et du pétrole, l’État entend développer les autres secteurs de l’économie nationale (agriculture, énergie, numérique, pêche, tourisme). Par ailleurs, pour répondre aux besoins les plus urgents des 9 provinces du pays, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé « la mise à disposition d’une enveloppe de 63 milliards francs CFA afin de leur permettre de s’autonomiser et de relancer leurs activités. »
Dans le domaine de la santé, 5 pôles de spécialités d’excellence sont en construction, respectivement dans l’Estuaire, l’Ogooué-Maritime, le Moyen-Ogooué, le Haut Ogooué et le Woleu-Ntem.
À un autre niveau, l’accès au logement s’améliore progressivement avec la mise à disposition des 500 parcelles à Igoumié dans la commune d’Owendo, dans la banlieu-sud de Libreville.
Fruit d’un partenariat public-privé, cette opération devrait se poursuivre «avec la mise en exploitation de 40 hectares en plus, pour 800 parcelles de 500 m² viabilisés avec titres fonciers et la construction de 1 900 logements sociaux de 2 et 3 chambres pour les fonctionnaires, en suivant le modèle conçu pour les militaires où la prime de logement mensuelle constituera l’hypothèque permettant de financer l’acquisition du logement. »
Construire un pays est une œuvre de longue haleine. Nul à lui seul ne peut relever ce défi, d’où les appels à la solidarité du président de la transition lors de la tournée républicaine et à l’occasion de l’an 64 de l’indépendance nationale.
« Nous allons changer ce pays et le reconstruire. Si d’autres militaires l’ont fait avant nous, Rawlings au Ghana, Al-Sissi en Égypte, le président Kagame au Rwanda, nous sommes capables de le faire ici. »
Au-delà de la construction des infrastructures, le général Oligui Nguema « entend faire émerger un nouveau type de Gabonais en formatant les mauvaises mentalités. »
La mise en place « d’un cadre législatif solide basé sur des lois fortes, la restauration des institutions, qui commande l’intérêt supérieur de la Nation, et la future Constitution nationale sont une opportunité pour reconstruire le Gabon et instaurer un véritable État de droit qui, bien plus qu’un simple concept pour le CTRI, est l’idéal de démocratie auquel nous devons tous aspirer. »
« L’État de droit garantit notre liberté et notre justice en assurant à chaque Gabonais, quel qu’il soit, la possibilité de s’exprimer librement et de vivre dignement. Car, il n’y a pas de démocratie sans liberté d’expression, mais également sans respect de la loi. »
Flavienne L. Issembè
1. Ali Bongo Ondimba, président sortant et candidat du Parti démocratique gabonais (PDG)
2. Albert Ondo Ossa, candidat des partis d’opposition
3. Alexandre Barro Chambrier, candidat du parti Héritage et Modernité
4. Raymond Ndong Sima, indépendant
5. Mike Steeve Dave Jocktane, plateforme Alternance 2023
6. Paulette Missambo, présidente de l’Union Nationale (UN)
7. Victoire Issembè-Lasseni Duboze, indépendante
8. Jean Delor Biyogue Bi Ntougou, indépendant
9. Jean Romain Fanguinoveny, président du Rassemblement pour le Gabon (RPG)
10. Pierre-Claver Maganga Moussavou, président du Parti social-démocrate (PSD)
11. Joachim Mbatchi Pambo, président du Forum pour la défense de la République (FDR)
12. Jean V. Mouanga Mbadinga, président du Mouvement d’émancipation socialiste pour le peuple
13. Gérard Ella Nguema Mitoghe, président du Front populaire gabonais (FPG)
14. Gervais Oniane, président du parti centriste Union pour la République (UPR)
15. Axel Stophène Ibinga Ibinga, indépendant
16. Abel Mbombe Nzoundou, indépendant
17. Thierry Yvon Michel N’goma, indépendant
18. Emmanue Mve Mba, indépendant
19. Thérence Gnembou Moutsona, indépendant
L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Président
Jean-François Ndongou
Premier vice-président
François Ndong Obiang
Deuxième vice-président
Amiral Gabriel Mali Odjoua
Troisième vice-président
Florentin Moussavou
Quatrième vice-président
Geoffroy Foumboula Libeka Makosso
LE SÉNAT
Présidente
Paulette Missambo
Premier vice-président
Luc Oyoubi
Deuxième vice-président
Général Jean Ekoua
Troisième vice-président
Marc Ona Essangui
Quatrième vice-président
Révérend pasteur George B. Ngoussi