Adia Renomiè

Environnement scolaire et securite

Les questions relatives à l’éducation et, de manière plus exhaustive, à l’environnement scolaire demeurent d’actualité et devraient être, pour le moins, prioritaires au sein des instances décisionnelles. Chaque citoyen est concerné par ce dossier car ce ne sont pas moins de 270.921 de nos jeunes concitoyens qui empruntent le chemin de l’école pour la seule province de l’Estuaire. Ils y passent près du tiers de leur journée et quasiment les deux tiers de l’année. Quelle est la réalité de leur quotidien ? Existe-t-il des principes fondamentaux, des normes visant à protéger et à défendre l’apprenant au sein de cette institution ? Cette école symbolise-t-elle toujours ce lieu d’épanouissement tant vanté ? La population de l’Estuaire avoisine 896 000 habitants. Les 270 921 écoliers, collégiens et lycéens représentent 30 % de cette estimation globale, exemption faite de la population estudiantine. Aucune province du Gabon n’a une telle concentration démographique. De ce fait, nous pouvons partir du principe que les problèmes qui se posent au sein des diverses communes sont similaires à ceux existant à l’échelle des entités scolaires, notamment celles ayant de lourds effectifs. Les chiffres sont souvent plus éloquents que les discours. Le lycée Léon Mba et le lycée de l’Estuaire (Paul Indjendje Gondjout) ont, chacun, un effectif supérieur à la population des villes telles que Mbigou, Mayumba ou Minvoul. Partant de cette réalité, et en dépit du personnel d’encadrement scolaire, la mise en place de dispositions relatives aux droits des apprenants s’imposait. Nous pourrions même dire qu’elles sont l’équivalent de la Constitution à l’échelle d’un Etat. Dans chaque école, sur toute l’étendue du territoire national, il existe un document auquel le responsable d’établissement se réfère. Il s’agit du règlement intérieur qui formalise et précise les règles générales permanentes relatives à la discipline, aux obligations auxquelles doivent souscrire les élèves ainsi que le personnel de tout établissement. Le règlement intérieur décline les droits des apprenants mais aussi leurs devoirs. En effet, ces deux notions sont indissociables ; c’est l’essence même du mot synallagmatique liant les administrateurs d’une école (proviseurs, principaux, censeurs, personnel d’encadrement) aux administrés (élèves) puisque ces derniers sont soumis à l’autorité administrative. Le règlement intérieur découle du droit puisqu’il est un sous-ensemble du droit civil. L’essentiel de ses articles sont relatifs aux individus et aux relations entre ces derniers. Cela fait écho aux préoccupations majeures de chaque parent d’élève. Celles-ci incluent : La sécurité de sa progéniture. L’organisation des études. Le comportement. Le cadre de vie et la santé. Tout ceci concourt à préparer l’élève aux principes généraux de l’éthique qui, dans l’espace commun de l’école, ne sauraient se soustraire au socle de l’égalité entre apprenants. Cette institution est une source de connaissance et d’expérience dont le but est de préparer l’individu à la formation à la citoyenneté. Il ne faudrait pas, pour autant, croire que, forts de ces règles, les lieux qui dispensent un enseignement aux jeunes sont un havre de quiétude. Loin s’en faut ! Depuis près d’une vingtaine d’années, un ensemble d’infractions en milieu scolaire prennent des proportions alarmantes dont l’issue est souvent tragique, comme l’attestent les faits énumérés ci-après : Le 20 décembre 2016, un élève du lycée Léon Mba succombe à une agression à l’arme blanche. Le 3 mars 2017, le complexe Léon Mba est le cadre d’agressions en bandes organisées. Le 1 er décembre 2017, un élève assassine un de ses condisciples à Oyem. Le 11 décembre 2017, une jeune élève est violemment agressée au compas par sa condisciple. Le 29 janvier 2020, un élève poignarde mortellement un autre à Tchibanga. Tous ces actes dramatiques occasionnent non seulement de l’anxiété chez les parents, mais, surtout, l’angoisse quasi quotidienne des plus jeunes élèves, donc les plus fragiles face à ce fléau. Cette violence ne se restreint pas à l’agression physique. Il en existe une autre beaucoup plus pernicieuse d’ordre psychique. Elle porte profondément atteinte à l’estime que l’on peut avoir de soi. Les insultes, les intimidations, les brimades et plus récemment la cyber intimidation sont le lot quotidien de bien des élèves. Cette violence prend diverses formes. La tutelle, c’est-à-dire le ministère de l’Education nationale, est préoccupée par celle-ci. Afin de juguler ce fléau, des mesures fermes ont été engagées. Celles-ci incluent notamment : la fermeture de certains établissements, des fouilles systématiques devant les portails et dans les salles de classe, l’exclusion définitive avec remise de tout auteur d’acte de violence aux autorités judiciaires. L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) par l’entremise de la Commission nationale, a organisé les 28 et 29 janvier 2021 un séminaire de formation axé sur les moyens de prévention des violences. Des agents de police accoutumés à la réalité du terrain ont fait part de leur expérience. Des unités d’assistance et de prévention des risques de violence se déploient dans plusieurs établissements. Elles sont un gage d’amélioration du taux de réussite dans un espace sécurisé qui rime avec discipline. L’une des missions premières de l’école n’est-elle pas d’assurer une éducation de qualité qui ne saurait s’accommoder d’un climat d’insécurité ?

ALIMENTATION ET SANTÉ

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Sur 8 milliards d’êtres humains dans le monde, 811 millions souffrent de sous-alimentation et de malnutrition. Notre alimentation joue un rôle primordial pour notre capital santé. Elle doit être saine et variée afin de nous prémunir contre certaines maladies telles que le diabète, l’ostéoporose et les troubles cardiovasculaires. Il serait, toutefois, réducteur de croire que ces maladies dépendent exclusivement de notre alimentation. Notre environnement, notre mode de vie et notre héritage génétique sont tout aussi déterminants. Il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre d’affections sont d’origine nutritionnelle. Celles-ci incluent, pour n’en citer que quelques-unes, les caries, la typhoïde, l’anémie, les intoxications alimentaires, le rachitisme et le goitre. Une alimentation équilibrée contenant les nutriments nécessaires à une bonne croissance est essentielle dès les premières semaines de la vie. On estime que 45% de la mortalité infantile est directement imputable à une carence en protéines et micronutriments au sein des pays en développement. Quid de la situation du Gabon et des moyens dont dispose le consommateur pour se prémunir contre les denrées alimentaires impropres à la consommation La population gabonaise oscille autour de 2 millions d’habitants dont 80% vivent en milieu urbain. Libreville, la capitale, à elle seule, regroupe près de 50% de la population. Le Gabon affiche l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés de l’Afrique subsaharienne, estimé à 65%. La malnutrition est responsable de 61% de taux d’anémie dans la tranche d’âge comprise entre 6 et 59 mois. Celle-ci est subséquente au faible taux d’allaitement maternel exclusif. En outre, le Gabon ne figure pas au top 30 des pays africains en termes d’indice de sécurité alimentaire (ISA). Les trois premiers sont l’Afrique du Sud, le Botswana et l’Egypte. Le 30e c’est la République démocratique du Congo. L’ISA prend en considération un certain nombre de critères parmi lesquels : l’abordabilité qui tient compte de la consommation alimentaire proportionnellement aux dépenses des ménages ; la disponibilité qui fait référence à l’approvisionnement suffisant et les infrastructures agricoles ; la qualité et la sécurité intégrant la diversification du régime alimentaire, les directives alimentaires nationales et un plan de suivi et de surveillance de la nutrition. Bien choisir ses aliments permet non seulement de nous maintenir en bonne santé, mais surtout de l’améliorer. Encore faut-il pouvoir trouver le juste équilibre, ce qui est plus difficile qu’il n’y parait. Le seul aliment qui fournit tous les nutriments nécessaires au fonctionnement de l’organisme est le lait maternel. En dehors de ce nutriment riche en acides aminés, il s’agit de satisfaire notre apport quotidien entre aliments riches en lipides (poisson, viande, œufs), en glucides (riz, pâtes, pain, tubercules, lait, céréales) et en protides (viande, volaille, œufs, poisson, lentilles, pois chiches, haricots secs, riz, blé, fromage). La consommation de ces aliments doit être adéquate, sans frôler l’excès. L’un des principaux obstacles à une alimentation saine tient au coût prohibitif des denrées alimentaires de première nécessité (viande, huile, fruits, tubercules, riz, bananes, poisson). Depuis la survenue du Covid 19, le Gabon a enregistré une perte importante de revenus et d’emplois dont l’effet pervers est l’érosion du pouvoir d’achat. Quatre-vingt quinze mille (95.000) ménages seraient en situation de précarité économique. Ceci a une incidence sur l’insécurité alimentaire, en hausse de 4 points. Elle était de 74,8% en avril 2021 contre 70,3% en novembre 2020. La production agricole (3,3% du produit intérieur brut) ne couvre pas les besoins alimentaires. Le Gabon est confronté à une forte dépendance en matière de produits alimentaires (60%) équivalant à un coût annuel de 500 milliards de F CFA. Cette inflation vertigineuse n’est pas un fait inédit et ne concerne pas exclusivement le Gabon. Elle résulte de facteurs conjoncturels qui ne sont en rien imputables à une quelconque décision politique. L’envolée des prix des sources d’énergie (pétrole et gaz) et des matières premières agricoles se répercute sur toute la chaîne de production et du transport à l’image du fret maritime. Les opérateurs économiques ont donc augmenté les prix afin de préserver leur marge bénéficiaire. Le consommateur à l’extrémité de la chaîne subit de plein fouet cette augmentation durable des prix qui, pour la seule alimentation, représente 80% des dépenses d’une famille. L’alimentaire, c’est 86% du chiffre d’affaires d’un magasin comme Géant Cecado. Concilier ses revenus avec une alimentation adéquate est une préoccupation obsessionnelle. Qui est chargé de la protection du consommateur ?  Le droit du consommateur est émergent au Gabon. Il s’inscrit dans le dispositif juridique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et, de manière plus élargie, dans le cadre des principes directeurs des Nations unies sur la protection des consommateurs. Le consumérisme en est à ses balbutiements au Gabon. Il n’existe pas à proprement parler une loi nationale de protection des consommateurs. Toutefois, certaines normes ont force de loi dans le cadre du « Codex Alimentarius », conformément à l’ordonnance nº50/78 du 31 août 1978 portant contrôle sur la qualité des produits alimentaires. C’est ainsi que de juin à décembre 2021, plus de 40 000 briques de jus de pomme de la marque Ceres furent détruites sur instruction de la Direction générale de la concurrence et de la consommation car contaminées à la patuline, un produit pouvant s’avérer nocif. Cette administration veille à la qualité des produits alimentaires et peut retirer de la vente les denrées qu’elle juge impropres à la consommation. Elle a pu épingler plus de 246 établissements commerciaux pour vente de produits avariés. Quant à elle, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) se charge, en amont, de prévenir et de détecter tous les risques sanitaires et phytosanitaires liés à l’alimentation des citoyens. Ces diverses données permettent de mesurer tout le chemin qui reste à parcourir afin de protéger au mieux le consommateur. Le Gabon est pourtant considéré comme un pays riche si l’on se réfère au PIB par tête d’habitant qui était de 7006 dollars en 2021, selon les données de la Banque mondiale. Le pays a également souscrit à la plupart des programmes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture en bénéficiant de fonds ALIMENTATION ET SANTÉ

QU’EST-CE QU’UN LOGEMENT SOCIAL ?

Siège de La société nationale immobilière (SNI) basé à Likuala-LBV

« Vivre » : Monsieur Romain Agaya, vous avez travaillé à la Société nationale immobilière (SNI). Pouvez-vous nous dire au sein de quel département, à quel titre et pendant combien d’années ?   Romain Agaya : J’ai travaillé à la SNI de juillet 1989 à février 1997 en tant que cadre. J’ai commencé à la Direction de l’administration générale, dans la section en charge de la gestion des logements (location simple/location-vente). J’ai ensuite rejoint le service du personnel jusqu’à mon départ de la société.   Qu’est-ce qu’un logement social ?   Un logement social est un logement construit avec l’aide de l’État et qui est soumis à des règles de construction, de gestion et d’attribution précises. Les loyers sont également réglementés et l’accès au logement conditionné à des ressources maximales.   Quelles sont les principales missions assignées à la SNI ?   Les missions assignées à la SNI étaient de construire des logements sous l’impulsion du gouvernement, à travers des programmes que celui-ci définissait. La SNI pouvait aussi proposer ses propres projets, faire de la gestion immobilière en partenariat avec d’autres entités telle que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par exemple. Qui a droit au logement social et quel en est le nombre ? A droit à un logement social une personne dont le niveau de salaire ou de revenus ne dépasse pas un certain seuil. Il m’est difficile de connaître le nombre de logements sociaux actuels au Gabon. Néanmoins, les cités Likouala, Nomba Domaine appelée la SNI à Owendo, Nzeng-Ayong à Libreville et Angondje à Akanda sont des cités de logements sociaux.   La demande est très forte. On peut partir sur la base de 5 000 logements comme cela a été proposé par ailleurs, mais de mon point de vue c’est un minimum, car il n’y a pas que Libreville. Il apparaît que les coûts des logements dits sociaux aujourd’hui sont trop élevés pour les personnes à qui ils sont destinés.   Existent-ils des obstacles qui entravent la mise en œuvre de la politique et du droit au logement ?   Les obstacles à l’accès aux logements sociaux sont multiples. Il y a d’abord le foncier, car pour construire il faut des terrains. Il y a le financement des projets. En effet, il faudrait trouver une ou des formules qui faciliteraient la réalisation des projets de construction de logements à des coûts acceptables. Enfin, il y a les coûts des matériaux de construction qui concourent à la cherté des logements.   Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru par la SNI depuis votre départ de cette société ?   La SNI est l’instrument de l’État pour la construction des logements, en particulier des logements à bas coût. Force est de constater qu’elle ne remplit plus ce rôle. Les programmes qu’elle a réalisés ne répondent pas aux attentes du plus grand nombre.   D’après vous, pourquoi ?   Je dirais que le principal obstacle qui permettrait de construire des logements à des prix accessibles au plus grand nombre est le coût des matériaux. Avec les prix en vigueur dans ce secteur, il est difficile de construire à bas coût, comme cela a pu se faire il y a quelques années.   Avez-vous des suggestions à faire pour la promotion des logements sociaux  et, partant, le bien-être des populations ?   ll faut susciter un partenariat avec les différentes institutions financières pour mener à bien des programmes de construction de logements à des prix supportables pour le plus grand nombre. Ces partenariats seraient garantis par l’État.   Que souhaiteriez-vous dire en guise de conclusion ?   Le logement est une question sensible dans tous les pays. Cette question doit faire l’objet de la plus grande attention par les décideurs. Lorsqu’un citoyen et sa famille sont correctement logés, c’est un important facteur de bien-être. Et ce ne peut être que bénéfique pour le pays.  

UN LOGEMENT À VIE

Salle de séjour Gabon

Au nombre des besoins fondamentaux de l’être humain, le logement tient une place importante. Le Gabon, dans sa Constitution de 1991, consacre le droit au logement en son article 1 alinéa 10 : « Tout Gabonais a le droit de fixer librement son domicile ou sa résidence en un lieu quelconque du territoire national (…) sous réserve du respect de la loi. » La déclaration d’Istanbul, adoptée en 1996, cadre parfaitement avec ce qui précède. Elle réaffirme, en effet, le principe du droit au logement comme partie intégrante des droits de l’homme. Au cours de l’ouverture solennelle du forum de l’habitat qui s’était tenu le 6 août 2010 à Libreville, le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avait déclaré que : « Chaque Gabonais doit disposer d’un logement décent et facilement accessible qui ne le prive pas de l’essentiel des revenus mensuels. »  En outre, ce n’est certainement pas fortuit si un chapitre lui est consacré dans le 3e rapport national des Objectifs du millénaire pour le développement. Au-delà des effets d’annonce et des dispositions juridiques régissant le droit sociétal, quelles sont les conditions réelles d’accessibilité au logement pour le Gabonais lambda ? Premier constat : il existe une très forte distorsion entre le taux d’urbanisation (80 %) au Gabon et l’offre résidentielle. Selon les statistiques du PAT (Plan d’accélération de la transformation), ce déficit serait supérieur à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne. En 2024, cette pénurie atteint le pic de 257 000 unités ! Pourtant, le programme de construction de logements sociaux est indissociable des chantiers de l’émergence du pouvoir exécutif sur lequel les Gabonais avaient fondé tant d’espoir. La livraison promise des 35 000 logements était bien loin d’être atteinte pour 2016. Elle atteignait à peine 6 370 unités, bien en deçà de 20 %. Ce chantier de construction de logements à la portée d’une majorité de Gabonais s’est fait par l’entremise de la SNI (Société nationale immobilière), de la SNLS (Société nationale des logements sociaux), de sociétés de travaux publics privés sous l’impulsion du gouvernement à travers des programmes bien définis. Ces logements devaient prioritairement être destinés à des personnes dont le niveau de salaire ou de revenus ne dépassait pas un certain seuil. L’objectif de l’Etat étant double, à savoir résorber la mauvaise qualité de l’habitat mais surtout permettre l’accès à la propriété qui constitue l’un des buts ultimes d’une vie. L’exigence principale des principaux acquéreurs étant de pouvoir disposer d’un logement décent (offrant un minimum de commodités) à moindre coût. L’accès au logement est indissociable de l’amélioration des conditions de vie. Encore faut-il que le coût d’acquisition cadre avec le pouvoir d’achat qui s’érode à la suite de la stagnation des salaires. Le salaire moyen est de 150 000 FCFA. Or, le coût minimal d’une habitation oscille entre 22 millions et 44 millions, nonobstant le fait que le potentiel acquéreur doit au préalable s’acquitter de 15 % de ce montant. L’offre reste donc faible, du moins par rapport à la catégorie sociale susmentionnée. L’autre principale récrimination vient non seulement du fait que pour pouvoir être sur la liste, il faut disposer d’un compte bancaire, mais encore d’une attestation d’emploi qui constitue des garanties indispensables. Les prix d’achat sont jugés prohibitifs. À cela, il faut ajouter les choix dans l’attribution de ces logements qui n’obéissent pas souvent aux principes d’équité, puisque le copinage et des règles de complaisance empêchent les plus nécessiteux d’en bénéficier. Cet état de faits donne lieu à des situations rocambolesques et extrêmes, à l’image de la « Cité de l’égalité des chances » et du chantier abandonné du Ciciba, à Akanda, où des habitations furent prises d’assaut, squattées par des milliers de personnes vivant dans des conditions déplorables, sans raccordement à l’eau courante et à l’électricité. D’autres pesanteurs relatives aux délais de livraison ainsi qu’aux retards ou défauts de paiement minent considérablement la politique du logement. Enfin, les détournements de fonds publics sont une plaie qui, hélas, n’échappe pas à la politique de l’habitat. En 2018, le détournement au port d’Owendo d’une vingtaine de conteneurs de matériaux de construction d’une valeur de 10 milliards de FCFA nous renvoie à cette pieuvre pernicieuse qui compromet gravement les priorités qui peuvent être gage de paix sociale et surtout le contrat de confiance déjà fragile à l’égard de l’Etat.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

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Flavienne Louise Issembè

 

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