Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

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« Ajoutons de la vie aux années » 

La prise en charge psycho-médico-sociale des personnes âgées est un travail à temps plein qui exige des professionnels de la santé et des aidants familiaux d’être patients, empathiques et à l’écoute. Un regard, un sourire et un geste bienveillant suffisent à illuminer le regard et la journée de nos ainé.es. En retour, l’expérience que ces dernier.es ont de la vie est une source de découvertes et d’enrichissements pour le personnel de santé. La Maison Bel Âge, un établissement d’assistance aux personnes âgées, nous ouvre ses portes. La suite, se décline en une belle histoire du Fondateur-Directeur général de l’établissement, Léo Charles Yeno Nkendjo

« Bel Ȃge est né d’un questionnement : qui s’occupe des personnes âgées, qui s’occupera d’elles alors qu’elles ont tout fait pour nous ? C’est une histoire que j’ai vécu avec ma grand-mère maternelle. Il m’arrivait de la garder et de m’occuper même, à la demande de nos voisins, de leurs parents. Je me suis entouré d’infirmières et de personnes qui font le ménage. Ayant compris qu’il y a des besoins immenses dans la société, je me suis dit pourquoi ne pas en faire une profession ? »

En 2026, au mois d’août « La Maison d’Assistance où la Vie Continue » ouvre ses portes. Le nom qui l’habille tient à la souplesse de l’expression.  Bel Ȃge, deux mots que Léo Charles admire. « On a travaillé dans sa vie, puis on arrive au terme du travail accompli. Enfin, on peut vivre sa vie. D’où notre slogan La Vie Continue. » On commence à penser à soi, au Bel Ȃge. »    

Les personnes âgées de 60 ans et plus vivent dans un environnement serein où chaque espace a ses couleurs. Le vert, le jaune ou le bleu des chambres, le teint orangé du grand salon, ravissent le regard. Les résidents s’y rendent pour regarder la télévision, lire ou bavarder. Le jardin est meublé d’un coin salle à manger pour les repas qui sert également à des jeux de société (dames, ludo, cartes). Des sorties en groupe, des visites dans leur famille, sont également au programme.  Les ingrédients de la réussite de la Maison Bel Ȃge tiennent à 3 facteurs essentiels : l’écoute, l’empathie, l’assistance aux ainé.es, l’objectif étant de promouvoir leur bien-être.

Selon François Davy Akighe Monemoro, psychologue en développement clinique, « Une assistance est indispensable pour aider les personnes âgées à reprendre confiance en elles, à croire aussi qu’elles ont leur place dans la société. Quand on parle de solidarité, de lien social, un lien se crée entre les familles qui se disent avoir peut-être mal jugé leur maman qui est âgée mais qui est aussi utile que nous. »   

Selon l’infirmière des lieux, Malina Charleanne Maye Mboumba « Il faut être à l’écoute, attentif et regardant. Nous apprenons également de leur expérience, de ce qu’elles nous disent de leur vie et de ce qu’elles nous transmettent. »

Poursuivant son propos, elle lance un appel aux personnes qui sont dans le besoin : « Le Bel Age est ouvert. Nous sommes là pour vous. N’hésitez pas à arriver chez nous. Pour toutes les personnes qui sont dans le besoin, le Bel Ȃge est là. Vous avez besoin d’assistance à la maison, le Bel Ȃge est là…

Outre l’infirmière et deux psychologues, l’établissement compte un médecin, une kinésithérapeute, une secrétaire et une gouvernante. L’équipe est appelée à s’agrandir pour répondre comme il se doit à la demande. Lentement mais sûrement, Bel Ȃge plante ses graines.  

Léo Charles Yeno Nkendjo s’explique : « Notre objectif n’est pas seulement d’ajouter des années à la vie, mais de contribuer à ajouter de la vie aux années. Une personne âgée n’est pas une personne qui doit vivre isolée. Elle doit continuer à vivre jusqu’à son dernier épuisement. Elle a besoin d’être accompagnée, écoutée et sensibilisée. »

Pour ce faire, Léo Charles voit grand. Il envisage étape par étape d’étendre la structure dans toutes les 9 provinces, de créer des partenariats y compris à l’extérieur du Gabon pour former davantage de personnel, notamment des spécialistes en gériatrie et gérontologie, et d’être accompagné par l’État d’autant que la demande est forte. 

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