Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

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Flavienne Louise Issembè

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Flavienne L. Issembè

ALERTE À LA PAUVRETÉ INFANTILE  

Loin du tumulte de la ville et des quartiers riches, des milliers d’enfants de moins de 18 ans vivent dans des conditions inhumaines qui, loin de s’atténuer, s’aggravent au fil du temps. Ils naissent et grandissent dans les quartiers sous-intégrés de nos grandes villes et de nos villages où ils ont peu ou pas accès au minimum vital, à une alimentation saine, à l’eau potable, à la santé et à l’instruction. Les données récentes de la Direction générale des statistiques et de l’UNICEF révèlent que « la pauvreté infantile s’exprime de manière multidimensionnelle à travers un taux élevé de malnutrition chronique (17 % chez les moins de 5 ans) et ses conséquences sur le retard de croissance qui touche 14,4% de ce groupe d’âge. » En outre, le taux de mortalité infantile est d’environ 28 à 48 décès pour 1 000 naissances. Le phénomène de la pauvreté est exacerbé, d’une part, par le manque de protection sociale de milliers d’enfants faute de mécanismes de soutien institutionnel suffisants et, d’autre part, par le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans qui oscille, selon les estimations, entre 36 et 40%. Malgré des conditions de vie extrêmement difficiles, nombre de jeunes rêvent du jour où des familles d’accueil ou d’adoption aimantes viendront les sortir d’une vie de misère qui n’aura que trop duré. Résolument tournés vers un avenir plus serein, ils espèrent devenir des êtres responsables dotés des capacités professionnelles requises pour prendre en main leur destin, et des connaissances indispensables en matière de protection et de défense de leurs droits. Ce volet majeur participe du droit de tout être humain de protéger et défendre ses droits à travers, l’information, l’éducation et la participation. Le Code de l’Enfant, pour ne citer que lui, offre un cadre de travail approprié pour l’action. Le Code de l’Enfant Dès les premières pages du document, le lecteur s’imprègne de la définition de l’enfant – un être humain âgé de moins de dix-huit ans – et des droits attachés à la personne qui garantissent sa protection sans distinction ni discrimination aucune. Les droits fondamentaux de l’enfant incluent notamment l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit à la vie ; à l’éducation ; à la survie et au développement ; à la non-discrimination ; à une opinion ; à l’information ; à la confidentialité et à la participation.  Le Code garantit également les droits à la scolarisation et à l’état civil. La scolarisation est obligatoire et gratuite pour tout enfant âgé de 5 à 16 ans, 16 ans étant également l’âge minimum d’accès à l’emploi. Dans le domaine de l’état civil, tout enfant a droit à un nom, une nationalité et à une reconnaissance juridique dès sa naissance. L’enfant victime d’injustices, de traitements inappropriés, peut recourir à la justice et à des associations de défense de ses droits.  Sachez, par ailleurs, que le Code l’Enfant dispose en son article 37 que « Tout enfant âgé de moins de 5 ans, vivant sur le territoire gabonais, a droit à la gratuité des vaccins obligatoires ; et en son article 38 que « Tout enfant âgé de 12 à 18 ans a droit à une éducation sur la gestion de la phase pubertaire et la santé de la reproduction, notamment le contrôle du cycle menstruel chez la fille, les risques des rapports sexuels non protégés. » La connaissance de ses droits et leur mise en œuvre effective peut changer des vies, en particulier celles des enfants qui sont l’avenir de notre nation. Pour de plus amples informations sur les droits de l’enfant, veuillez consulter le Code de l’Enfant et la Constitution nationale @ https://journal-officiel.ga

Parlons mariage

S’aimer. Bâtir un avenir commun. Fonder une famille. Le mariage repose sur ses trois piliers fondamentaux et bien d’autres, mais aussi sur des droits qui régissent l’union du couple.  Dans le mariage civil, les droits du couple incluent, entre autres, l’égalité homme-femme y compris sur le plan professionnel, la gestion commune du foyer et l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Les droits du couple s’accompagnent de devoirs y compris la fidélité, l’assistance et le respect mutuels. Mais qu’en est-t-il exactement dans le mariage coutumier ? Levons le voile sur l’union traditionnelle sacrée, ses valeurs et les rapports du couple marié à la coutume.

L’AȊNÉ.E DU TEMPLE

Derrière chaque mur, une histoire vieille comme le monde se tisse au fil des jours, des mois, des années. Si les parents aiment à la raconter aux enfants, il est une personne affectueusement appelée « Ainé », qui porte en elle la mémoire de la famille, du clan, de l’ethnie. Les mots ne manquent pas pour la désigner. « Gardien de la tradition et des valeurs culturelles ; dépositaire de la sagesse ; garant de la cohésion ; éducateur et conseiller des petits-enfants. » Autant d’appellations qui confèrent à nos grands-parents un statut particulier, de la considération et du respect. Tant qu’il en sera ainsi, ils auront de beaux jours devant eux pour peu que la famille, si elle en a les moyens, et l’État leur garantissent protection et bien-être. Le vieillissement est un phénomène particulier. Dès 60-65 ans, les personnes du 3ème âge ont des exigences spécifiques aux plans sanitaire et sécuritaire. Celles-ci incluent : L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) encourage la promotion de comportements sains tout au long de la vie. Notamment une alimentation équilibrée, la pratique d’une activité physique régulière, le non-usage du tabac, de l’alcool et des drogues. L’objectif est de réduire le risque de maladies non transmissibles, d’améliorer les capacités physiques et mentales, et de retarder la dépendance aux soins.  La mise en place d’environnements physiques et sociaux favorables tels que les bâtiments qui répondent aux normes de construction et des transports publics sûrs et accessibles, ou encore des espaces où marcher afin de permettre aux gens de faire ce qui est important pour eux sont d’autres recommandations de l’OMS. Selon l’institution sanitaire « Ces approches, axées sur la personne et l’environnement compensent en partie les pertes associées au vieillissement et renforcent le rétablissement, l’adaptation et le développement psychosocial. » Le rôle fondamental de la famille Le foyer est le lieu privilégié d’aide et de soutien à la personne âgée. Son bien-être, sa santé et sa sécurité sont au cœur de ses préoccupations. Cet appui est primordial, notamment après la retraite, une étape que nombre de Gabonais.es vivent difficilement, en particulier ceux qui n’assurent pas, comme il se doit, leur avenir. Faute de moyens financiers adéquats, nombre de personnes du 3ème âge sont exposées à la précarité avec les risques sanitaires que ce fléau engendre. Le défi est de taille pour les familles démunies. La situation est aggravée par l’effritement progressif de la cellule familiale élargie face aux mutations socio-économiques et à l’exode rural qui laissent certains aîné.es sans soutien direct. La bonne volonté de proches et de structures associatives locales restent des leviers majeurs pour promouvoir leur dignité et bien-être. De la responsabilité de l’État En tant que garant de la sécurité de tous les citoyens, L’État est engagé à renforcer le dispositif des droits humains par la mise en place d’actions basées sur une réelle promotion des droits des personnes du 3ème âge. L’amélioration des conditions de vie, la réduction des inégalités sanitaires et l’accès à des soins de longue durée de qualité en sont les fondements essentiels. Des avancées sont enregistrées. Cependant, le fossé entre la reconnaissance et l’application effective des droits du 3ème âge est un défi majeur. Le sous-financement des structures de santé, l’insuffisance des structures d’accueil et de personnel spécialisés, les difficultés d’accès à l’information pour les aînés isolés, le manque d’aides publiques pour le maintien à domicile, l’isolement et la maltraitance sont des facteurs bloquants. À quand un Code de la personne âgée ? À ce jour, le Gabon ne dispose pas d’un « Code de la personne âgée » dédié exclusivement à ce groupe. Plusieurs documents sont consacrés aux droits du 3ème âge dans le cadre du dispositif qui protège les personnes vulnérables. Ceux-ci incluent : L’émergence d’un code unique sur la personne âgée revêt donc une importance cruciale dans la mesure où « il permettrait de formaliser la protection juridique et sociale spécifique aux aînés, de lutter contre leur isolement, de protéger contre des accusations de sorcellerie et de criminaliser l’abandon des parents, un délit passible de 5 ans de prison et d’amende. »

LA FAMILLE  AU FIL DU TEMPS

La famille est et demeure le socle de la société. Qu’elle soit élargie, nucléaire, monoparentale ou recomposée, elle est la garante de la préservation des principes fondamentaux qui régissent sa vie. Il en est ainsi de la conservation, sous l’œil bienveillant des anciens, des us et coutumes ; de la stabilité du foyer ; de l’identité culturelle et de la cohésion du groupe familial. Outre ces valeurs, les textes juridiques, notamment le Code civil, régissent le droit de la famille depuis 1972. Mais qu’est au juste la famille gabonaise ? ‎Selon la définition classique, « la famille est un groupe de personnes unies par des liens de sang, de mariage et d’adoption. » La famille élargie inclut les grands-parents, parents, oncles, tantes et cousins. Dans la famille nucléaire, le couple et ses enfants, qu’ils soient biologiques ou adoptifs, en sont les membres exclusifs. S’agissant des groupes familiaux monoparentaux et recomposés, ils sont constitués respectivement d’un seul parent et de son ou ses enfant(s) biologiques ou adoptifs, et d’un couple dont au moins l’un des membres a des enfants d’une précédente union. Autrefois ancrée dans la tradition, la famille fait désormais face à la modernité et à des réformes juridiques qui protègent davantage, pour une plus grande équité, la femme et l’enfant ; la veuve, l’orphelin et les personnes âgées contre des pratiques discriminatoires incluant, entre autres, la spoliation de la veuve et de l’orphelin après le décès du conjoint. Force et faiblesses de la loi La loi n° 004/2021, introduite dans le Code civil en 2021, consacre l’égalité des époux y compris la liberté professionnelle ; l’exercice conjoint de l’autorité parentale ; l’interdiction de la répudiation, le divorce par consentement mutuel ou pour faute grave y compris l’adultère, les violences et les injures. En cas de divorce, la loi protège les intérêts des deux parties et accorde en général la garde des enfants en bas âge (jusqu’à 5 ans) à la mère, sauf si le juge en décide autrement. On est bien loin de l’époque où l’époux régnait en maitre absolu. De nos jours, les couples expriment conjointement, à l’occasion de leur mariage, leur choix sur le type d’union et de régime de gestion des biens qui leur sied le mieux. D’une part, ils optent soit pour la monogamie, soit pour la polygamique. D’autre part, ils décident de gérer les biens du mariage en optant pour l’un des régimes suivants : Conformément à l’article 311 du Code civil, le choix initial des époux peut faire l’objet d’une demande de changement du régime matrimonial, introduit en justice, s’il s’avère être contraire à l’intérêt de la famille. Malgré ces avancées majeures, le droit moderne bute sur des défis de taille tels que la pression de la famille traditionnelle qui refuse de reconnaitre le régime successoral en vigueur ; l’abandon des épouses qui, du fait des lenteurs judiciaires, en viennent à renoncer à leurs droits. La non reconnaissance officielle du mariage coutumier est un autre défi. Symbole de l’alliance sacrée entre les familles, les clans et les ethnies dont sont issus les époux, cette forme d’union ne permet pas de se prévaloir des avantages du droit du mariage civil, en particulier l’héritage légal en cas de décès de l’un des époux, ou le partage des biens en cas de séparation. De nombreuses voix, en particulier les femmes, la société civile et des hommes de bonne volonté plaident pour la légalisation du mariage coutumier et l’application stricte de la loi sur le droit de la famille sans discrimination aucune.

L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME EN QUESTION

La femme gabonaise a du potentiel. Au fil du temps, elle s’affirme comme une actrice incontournable du développement national. Son accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat et, partant, l’amélioration de ses conditions de vie, sont sources d’épanouissement. Mais, entre freins culturels, accès limité au financement et aux secteurs productifs, la voie vers l’autonomisation économique de la femme est encore semée d’embûches. La donne peut et doit changer à condition que le droit prévale pour une réelle ascension de la femme dans la sphère économique.

FISSURE SOCIALE

La fissure sociale et son impact sur le vécu des Gabonais.es continuent de susciter des réactions au sein de l’opinion. Aujourd’hui, le magazine « Vivre » reçoit le 2ème vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Geoffroy Foumboula Libeka fait le point de la crise sociale qui n’a que trop duré et propose des pistes de solution.

MALADIES CARDIO-VASCULAIRES

La flambée des addictions dans la population gabonaise laisse entrevoir une augmentation des affections cardio-vasculaires, notamment chez les jeunes et les femmes qui s’y adonnent de plus en plus. Dr Christelle P. Akagha Kondé, cardiologue à l’Institut des maladies infectieuses Professeur Daniel Gahouma d’Owendo, dresse un état des lieux qui appelle à agir au plus vite. « Vivre » – Dr Akagha Kondé, quelles sont les maladies cardio-vasculaires causées par l’alcool, le tabac et la drogue, et comment affectent-elles le bien-être ? Dr Akagha Kondé – Les maladies cardio-vasculaires désignent, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un ensemble de pathologies touchant le système cardio-vasculaire, constitué du cœur et des vaisseaux sanguins. Elles représentent la première cause de décès et de handicap dans le monde. Le système cardio-vasculaire sert à alimenter l’ensemble des organes du corps humain. En cas d’atteinte de l’un de ces deux éléments, il y aura, par exemple, des répercussions sur : La qualité de vie de la personne concernée s’en trouvera ainsi altérée. Docteur Akagha Kondé, comment le tabac, l’alcool et la drogue affectent-ils la santé cardio-vasculaire ? Au nombre des facteurs de risque comportementaux des maladies cardio-vasculaires figurent une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique, la consommation de tabac et l’usage nocif de l’alcool. Il est démontré par la communauté scientifique, et malheureusement pas bien perçu par les populations, que le tabagisme est un facteur de risque cardio-vasculaire majeur. Le tabagisme entraîne la formation de plaques d’athérome à l’intérieur des artères. Ces plaques vont rétrécir voire boucher complètement les artères. En fonction de la région concernée, il se produira une atteinte de différents organes : au niveau du cerveau, il y a l’accident vasculaire cérébral (AVC) et au niveau du cœur, l’infarctus du myocarde, pour ne citer que ces deux-là. Les effets néfastes du tabac sur la santé sont présents quelle que soit la dose. Ils sont plus importants en fonction de la quantité et la durée du tabagisme, qui peut être actif (concernant le fumeur lui-même) ou passif (concernant celui qui vit dans un environnement de fumeurs). D’où l’importance de la création d’espaces non-fumeurs dans les lieux publics. S’il est clair que la consommation de tabac est nocive pour la santé, la consommation modérée d’alcool a longtemps été considérée comme saine. Des études récentes n’ont pas pu démontrer les facteurs de protection de celle-ci. Cet avis médical sur le rôle protecteur de l’alcool tend à disparaître. Une consommation excessive d’alcool augmente la pression artérielle et la fréquence cardiaque. L’alcool favorise le surpoids et le stockage des graisses au niveau de l’abdomen, tous deux facteurs de risque cardio-vasculaire. La drogue, pour sa part, augmente le risque de troubles du rythme cardiaque : le cœur va battre de façon irrégulière et rapide. Un malaise qui sera bien perçu par la personne. Quelles sont les maladies cardio-vasculaires liées à la consommation d’alcool, de tabac et de drogue ? Comme nous l’avons dit plus haut, toutes ces addictions peuvent être à l’origine des maladies cardio-vasculaires, notamment au niveau : La flambée de ces addictions dans la population gabonaise en général et chez les jeunes en particulier laisse envisager une augmentation des maladies cardio-vasculaires chez les jeunes et les femmes qui s’y adonnent de plus en plus. Combien de patients souffrant de maladies cardio-vasculaires liées à l’alcool, au tabac et à la drogue recevez-vous par mois et quelle est l’ampleur des dégâts causés par ces substances, en particulier chez les populations pauvres ? L’alcool est incriminé dans près de 44,7 % des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques reçus au Centre hospitalier universitaire de Libreville. Nous suivons de nombreux patients atteints de cardiopathie et présentant une addiction, surtout à l’alcool. La caractéristique principale est le retard de consultation, ces patients arrivant à un stade très évolué de la maladie. Mais en l’état actuel des choses, nous ne disposons pas de statistiques locales nous permettant d’attribuer à l’alcool ou à la drogue l’origine d’une atteinte cardiaque. C’est l’occasion pour nous de susciter ce type d’études. Quelles sont les raisons que vos patients avancent pour expliquer leur addiction ? Pour expliquer leur addiction, certains évoquent le chômage et la pauvreté. Pour d’autres il s’agit simplement d’une habitude qu’ils ont acquise depuis leur jeune âge et dont ils ont du mal à se défaire. La poursuite de l’information et de l’éducation des populations sur les dangers de ces addictions à l’hôpital, à travers les médias et par le biais des associations, pourrait contribuer à modifier le mode de vie de ces personnes. Comment accompagnez-vous les patients atteints de maladies cardio-vasculaires liées aux addictions ? D’une manière générale, nous sensibilisons les patients et discutons avec eux de la nécessité de se défaire de ces addictions. Nous les orientons vers les personnes qui peuvent leur apporter un soutien. Nous collaborons avec les psychologues et les psychiatres dans ce sens. Il est vrai que dans notre milieu, les patients ont une idée négative de la consultation de psychologie. Notre travail consiste dans un premier temps à leur faire comprendre et accepter l’utilité de cette démarche. La santé cardio-vasculaire rime avec l’hygiène de vie. Quels conseils donnez-vous à vos patients et au public en général en matière d’hygiène de vie ? L’hygiène de vie désigne le choix fait par une personne de respecter certaines pratiques qui visent à préserver ou à favoriser la santé. Dans ce domaine, nous conseillons à nos patients et à la population en général d’arrêter le tabac, de ne pas prendre de drogue et d’éviter l’usage nocif de l’alcool. Nous suggérons également de réduire la quantité de sel dans l’alimentation, de manger beaucoup de légumes et suffisamment de fruits, de poisson, de boire suffisamment d’eau de pratiquer une activité physique régulière (si possible, faire au moins 30 minutes de marche rapide chaque jour) et d’éviter les sodas. Il est tout aussi important de trouver du temps pour un sommeil réparateur. Toutes ces mesures aideront à réduire le risque de maladies cardio-vasculaires. Comment travaillez-vous avec vos patients pour qu’ils adoptent un mode de vie sain ? Le MALADIES CARDIO-VASCULAIRES

« NON À LA PEINE DE MORT »

La peine de mort peut-elle ou non revenir au Gabon ? Selon Me. Francis Aubame, la peine capitale n’est pas la solution. Avec des exemples précis, l’expert en droit public démonte l’irréparable, l’irréversible qui peut, en cas d’erreur judiciaire condamnent des innocents à la mort. Il serait dommage, dit-il, de revenir à la peine de mort qui a été abolie officiellement en 2010 au profit de la condamnation des coupables à la prison à perpétuité.  Me. Francis Aubame – Je suis contre la peine de mort. Je suis contre pour une simple et bonne raison, par Humanité. Vous savez, quand on arrive à la peine de mort, quand des hommes transgressent la loi jusqu’à supprimer la vie de quelqu’un, la société a échoué quelque part. La société ne peut pas se comporter avec la loi du talion. La société d’aujourd’hui ne peut pas se comporter avec le code d’Hamourabi. Prenons le cas des États-Unis où les états du sud appliquent la peine de mort et où les états du nord-est, qui ne l’appliquent pas, enregistrent moins de criminalité. Même si, de manière globale, la criminalité a baissé aux États-Unis, son efficacité n’est pas prouvée. Toutes les études sérieuses montrent qu’elle n’est ni prouvée ni efficace. Alors, que faire ? Il faut faire la prévention. Je prends l’exemple des crimes rituels dans notre pays sur la base desquels le sujet sur la peine de mort est revenu suite au décès d’une jeune enfant. Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, lors des vœux au président de la République, a relancé le débat. Je ne sais pas si le Conseil économique, social, environnemental et culturel en avait discuté au préalable. Son président venait fraîchement d’être nommé. Il arrive avec une proposition. Je ne sais pas s’il y a vraiment eu un débat. Du point de vue de la méthode, il faut dire que ça interroge. Alors oui, émotionnellement c’est difficile. Mais est-ce la solution ? De manière générale, si vous observez les crimes rituels, on trouve rarement les coupables. Un petit exécutant est sacrifié et ça s’arrête là. Le président Omar Bongo disait que le Gabon est un pays de verre. De l’intérieur, on voit ce qui se passe à l’extérieur. De l’extérieur, on voit ce qui se passe à l’intérieur. Mais nous savons que les OPJ, Officiers de police judiciaire, arrivent à savoir qui sont les commanditaires. Mais ça s’arrête aux exécutants. J’ai entendu le président Oligui dire que si la peine de mort est appliquée, elle s’appliquera aux exécutants et aux commanditaires. Mais les commanditaires sont connus. Il manque simplement la volonté politique de les appréhender. Mais pour autant, faut-il la peine de mort ? « Vivre » – Me. Aubame, que préconisez-vous ? Il faut organiser la sécurité dans un pays. Il faut organiser le bien-être. Prenons les pays du nord de l’Europe (Norvège, Suède, etc..). Il y a moins de criminalité parce que les problèmes sociaux sont assez bien réglés. Réglons nos problèmes pour qu’il n’y ait pas de dérive, pour qu’il n’y ait pas de violence. Organisons la société de manière conséquente de sorte que je ne puisse pas aller faire le désordre à gauche pour revenir me camoufler à droite. Autre exemple : aux États-Unis, depuis la réintroduction des cold case, des dossiers qui étaient totalement classés et fermés, grâce aux nouvelles technologies et à l’ADN, etc.., des condamnés qui étaient dans le couloir de la mort ont été libérés parce qu’ils ont été reconnus non coupables. Mais, si la peine de mort avait été exécutée, des innocents seraient partis. C’est un problème qu’il est impossible de réparer. Dès que la personne est morte, le problème est irréversible. La justice peut se tromper, par contre la mort est irréversible. Le Gabon ne peut donc pas revenir à la peine de mort ? Non, mais tout est possible. Revenir à la peine de mort serait vraiment dommage. C’est un recul. Il faut mettre l’accent sur d’autres questions parce que rien ne prouve que la peine de mort agît sur le comportement des hommes pour arrêter la criminalité. Quelles sont les questions profondes que soulève la peine de mort ? Le jugement n’est pas infaillible. Dès qu’on a tué le condamné, la peine de mort est irréversible et le risque d’exécuter des innocents est une réalité. Enfin, dans un monde qui se veut humain, à l’instar des grandes civilisations où l’être humain, où la vie est sacrée, on ne tue pas. Il n’y a pas de loi du talion, il n’y a pas de vengeance d’État contre les criminels au point de les tuer. Il y a des solutions alternatives, incompressibles, telle que la réorganisation de la société pour faire baisser la criminalité. Si je vis bien, je ne vais pas aller voler et tuer mon voisin, et le voisin ne fera pas de même. Qu’est ce qui a motivé l’adoption de la loi sur l’abolition de la peine de mort au Gabon ? En réalité, je crois que le Gabon n’a fait que se conformer à ce qui était devenu une évidence. La peine de mort n’était plus appliquée depuis de très longues années. Elle était dans les textes, mais on ne l’appliquait plus. Le président Omar Bongo, qui à l’époque avait décidé, sous la pression d’ailleurs de la communauté Mpongwè, d’arrêter. Je pense que c’est le chef Ambaye, si ma mémoire est bonne, qui est parti le voir et lui a dit que tuer les gens au bord de mer devenait un spectacle hideux qu’il fallait arrêter. Aujourd’hui, on fait des crimes soi-disant rituels, mais ce n’est pas vraiment dans nos traditions. Le chef Ambaye estimait que la peine de mort salissait le pays sur le plan spirituel. Le président Bongo n’a plus jamais appliqué la peine de mort et en 2009, il s’est conformé à une décision qui avait été prise depuis longtemps. Comment avez-vous accueilli la proposition d’organiser un référendum sur la peine de mort ? « C’est de la distraction. Je pense que le président lit tous les discours avant de répondre. il savait que la question serait posée. S’il a proposé le référendum, c’est qu’il y pense. Je suppose, mais ce n’est pas une bonne chose. Si on fait un référendum, le vif va l’emporter. Oui, le « NON À LA PEINE DE MORT »

C’EST UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

« J’ai accueilli avec stupéfaction l’annonce de la suspension des réseaux sociaux. Une telle décision, aussi brutale et aussi vaste, touche l’ensemble des réseaux sociaux dans notre pays, porte atteinte, à tout le moins, à la liberté d’expression qui est une liberté garantie par la Constitution, notamment en son article 14. Il s’agit également d’une liberté garantie par les conventions que nous avons signées, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme, sans oublier le Code de la Communication en son article 3. Évidemment, tout principe comporte des exceptions. Au nom de la sécurité et de l’ordre public, des dispositions peuvent être prises. Cependant, ces dispositions doivent être adoptées dans le respect des formes légales. La Haute Autorité de la Communication (HAC) avait-elle le pouvoir de prendre une telle décision ? Je dis d’emblée non. La HAC n’a pas le pouvoir de prendre une décision générale de suspension. » « Vivre » – Pourquoi ? « Ce n’est pas dans ses prérogatives. Il faut identifier les personnes qui sont des contrevenants aux dispositions légales. Le Code de la Communication est là : la responsabilité est personnelle. Voyez-vous, certains Gabonais, ou certaines personnes enfreignent la loi, et au final, tout le monde est considéré comme coupable. Or, la responsabilité est personnelle, elle ne se partage pas. Pourquoi devrais-je subir les conséquences des fautes de quelqu’un d’autre ? » L’État ne peut pas se comporter de cette manière, et je crois que la décision est davantage politique que juridique. Il faut respecter les procédures juridiques. La HAC ne peut pas, par un simple communiqué, suspendre une liberté dont les Gabonais jouissent en vertu de la Constitution. Un simple communiqué… Je pense que c’est extrêmement grave. Si la HAC devait avoir le pouvoir de suspendre, même pour un temps limité, cela devrait se faire par une décision constituant un véritable acte juridique, et non par un acte administratif qui n’est qu’une forme de communication destinée à informer. La HAC s’est engagée dans une voie de fait. Une voie de fait, parce qu’elle suspend une liberté alors que les opérateurs et les autres relais ne disposent pas de l’instrument juridique leur permettant de procéder à cette suspension. Je crois que le gouvernement fait trop dans l’improvisation et dans le déni des droits. Nous avions pensé que le 30 août 2023 allait constituer une véritable rupture qui rendrait non seulement la dignité aux Gabonais, mais qui garantirait aussi le respect de leurs droits. Respecter les droits, c’est quoi ? C’est respecter les procédures. Les procédures nous garantissent que nous sommes gouvernés par des autorités qui prennent le soin, avant toute décision ou au cours de celle-ci, de garantir nos droits. Or, les droits des internautes ne sont pas garantis. De même, les droits des opérateurs économiques ne le sont pas, car il existe toute une dimension économique : aujourd’hui, nombre de personnes travaillent grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Qu’en est-il pour elles ? Elles sont pénalisées parce que trois, dix, quinze ou vingt personnes inondent les réseaux sociaux d’insanités. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème sur les réseaux sociaux. L’État a raison de constater qu’il en existe. Nous voyons des individus proférer des propos tribalistes, cherchant à diviser les Gabonais de manière décomplexée. Cependant, pour certains, ces propos sont tolérés parce qu’ils sont proches du pouvoir, alors que pour d’autres, ils ne le sont pas. Prenons des exemples précis : le fameux « nganga national », qui s’est mis à accuser une province de monopoliser les postes au ministère des Finances, s’est retrouvé en prison, mais d’autres personnes tenant les mêmes propos à l’égard d’autres communautés restent tranquilles. On avance parfois le prétexte qu’elles ne sont pas sur le territoire national, mais l’État devrait montrer sa volonté d’arrêter ce genre de personnes. Nous avons des accords et des conventions judiciaires avec la France, par exemple. Quelles sont les commissions rogatoires qui ont été mises en place pour, au moins, démontrer cette volonté d’agir ? Vous constatez qu’il existe deux poids, deux mesures. La décision de la HAC enfreint le principe constitutionnel appliqué par la Cour constitutionnelle gabonaise : le principe de proportionnalité. C’est à dire ? La décision est disproportionnée. Elle doit s’attaquer uniquement à ce qui est nécessaire. Or, le nécessaire, ce sont les personnes ayant enfreint la loi qui doivent être visées. Ce n’est pas facile, mais il faut le faire. Il faut s’organiser pour y parvenir. À présent, on nous parle d’un prochain forum sur les réseaux sociaux. Très bien, mais ce ne sera qu’un forum de plus. Vous savez, en droit parlementaire, on dit que lorsqu’on veut noyer un sujet, on l’envoie en commission. C’est la même logique ici : on veut noyer le sujet en créant un forum qui ne produira rien de plus. Avons-nous les capacités de régler ce problème ? Oui, il existe un arsenal juridique. Que dit la loi ? L’arsenal juridique comprend des sanctions administratives que l’autorité compétente peut appliquer de manière ciblée, des sanctions pécuniaires ainsi que des sanctions pénales. Les textes sont là. D’une part, nous avons le Code de la Communication, qui a une partie sur le numérique. Nous avons également la loi sur la cybercriminalité, la cybersécurité, puisque c’est le fond du problème, ainsi que les dispositions du Code pénal. Maintenant, il faut pouvoir traquer les gens qui se mettent en mal par rapport à la loi. Tout dernièrement, j’ai écouté un monsieur qui proférait des propos extrêmement graves (menaces de mort, soit spirituelles, soit physiques) sur qui serait contre le président Oligui. Cette personne est clairement identifiée, mais elle s’exprime. Et rien ne se passe. Ce n’est pas la première fois que cette personne s’exprime de cette manière. Que cherchons-nous ? La loi n’est pas le problème. Le dispositif légal est là, mais il manque un certain nombre d’obligations légales. Tant que les coupables sont proches du pouvoir, on ne fait rien. Mais quand ils ne sont pas proches du pouvoir, on les arrête. C’est ce que C’EST UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

TOP FM FACE À L’ANNONCE DE LA HAC

TOP FM nous ouvre ses portes. Roselyne Békalè, journaliste et responsable de la Rédaction, nous reçoit dans le studio situé au premier niveau de la radio numérique. Créée il y a trente-deux ans par son président directeur général, Jean-Romain Fanguinoveny, TOP FM, à l’instar de l’ensemble des médias, est toujours aussi consternée par l’annonce de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux, et attend impatiemment que cette mesure soit levée au nom de la liberté d’expression et d’informer. Levons le voile sur notre entretien avec Roselyne Békalè. « Vivre » – Madame Bekale, de quand date votre passion pour le journalisme ?   Roselyne Bekale – Mon parcours journalistique s’est construit autour de ma passion pour l’information et la communication. Au fil des années, j’ai développé une expérience dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, notamment à travers la production de contenus journalistiques et la couverture de l’actualité nationale. Aujourd’hui, j’exerce en tant que journaliste et responsable de la Rédaction au sein de Top FM. Mon rôle consiste notamment à coordonner le travail de la Rédaction, superviser la production des contenus éditoriaux et veiller à la qualité de l’information diffusée sur nos antennes. Sous la direction de Monsieur Jean Romain Fanguinoveny, Président Directeur Général de top FM qui ne ménage aucun effort pour hisser Top FM parmi les meilleures Radios de la place. L’environnement professionnel est à la fois dynamique et exigeant.  Nous travaillons dans un esprit d’équipe, avec pour objectif de proposer aux auditeurs des informations fiables, équilibrées et accessibles. La Radio étant un média de proximité, nous accordons également une grande importance aux préoccupations des populations et à la couverture de l’actualité nationale et internationale.  Parlez-nous à présent de top FM et sa place dans le paysage médiatique gabonais et son rapport aux réseaux sociaux Top FM occupe une place importante dans le paysage médiatique gabonais. C’est une radio qui contribue à la diversité de l’offre radiophonique en proposant des programmes variés, allant de l’information au divertissement. Comme d’autres radios privées, elle participe à la pluralité des voix et à l’animation du débat public. Par ailleurs, Top FM a compris l’importance du numérique : les réseaux sociaux lui permettent de toucher un public plus large, d’interagir directement avec les auditeurs et de prolonger l’expérience radio au-delà des ondes.  En votre qualité de journaliste, quelle est l’importance que revêtent les réseaux sociaux pour le métier que vous exercez ?  En tant que journaliste, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place importante dans notre métier. Ils constituent d’abord un outil d’accès rapide à l’information et permettent de suivre l’actualité en temps réel, d’identifier des tendances ou encore de repérer des témoignages et des sources potentielles. Ils sont également un moyen efficace de diffusion de l’information, car ils permettent aux médias de toucher un public plus large et plus diversifié, notamment les jeunes qui consomment de plus en plus l’actualité via les plateformes numériques.  Cependant, l’utilisation des réseaux sociaux exige beaucoup de vigilance. Ils sont aussi un espace où circulent de nombreuses fausses informations. Le rôle du journaliste reste donc essentiel : vérifier, regrouper les sources et apporter une information fiable et contextualisée. En somme, les réseaux sociaux sont un outil précieux pour notre travail, mais ils ne remplacent pas les principes fondamentaux du journalisme que sont la rigueur, la vérification et la responsabilité.  Comment avez-vous accueilli la décision de la HAC de suspendre les réseaux sociaux ?  La décision de la HAC de suspendre les réseaux sociaux a suscité beaucoup de réactions, notamment dans le milieu des médias. En tant que journaliste, je l’ai accueillie avec un mélange de compréhension et de préoccupation. Compréhension, parce que les autorités peuvent vouloir prévenir la propagation de fausses informations ou préserver l’ordre public dans certains contextes. Ma préoccupation tient au fait que les réseaux sociaux sont aujourd’hui des outils essentiels pour la circulation de l’information, l’interaction avec le public et la diffusion rapide de l’actualité. Cette suspension a donc un impact direct sur notre travail, notamment en matière de collecte d’informations, de visibilité des contenus et de relation avec l’audience. Elle nous oblige à nous adapter et à renforcer l’usage des canaux traditionnels tout en restant vigilants sur la question de l’accès à l’information.  Quelle est votre interprétation de la décision de la HAC ?  La décision de la Haute Autorité de la Communication peut être interprétée comme une mesure visant à encadrer l’espace médiatique et à réguler l’utilisation des plateformes numériques. En tant que journaliste, je comprends que la HAC agit dans le cadre de ses prérogatives pour préserver l’ordre public et lutter contre les dérives informationnelles. Toutefois, cette décision soulève également des questions sur l’impact qu’elle peut avoir sur la circulation de l’information et sur le travail des professionnels des médias, notamment dans un contexte où les réseaux sociaux sont devenus des outils importants pour informer rapidement le public. Il est donc essentiel de trouver un équilibre entre la régulation nécessaire et la préservation de la liberté d’informer car la suspension des réseaux sociaux limite la rapidité avec laquelle nous pouvons partager certaines informations et réduit l’accès direct de nos auditeurs à nos contenus en ligne. Cependant, malgré ces contraintes, la Rédaction de Top FM continue d’assurer sa mission d’information à travers ses canaux traditionnels, notamment l’antenne Radio, tout en s’adaptant au contexte actuel. Nous restons mobilisés et attachée à sa mission première : informer le public avec professionnalisme, rigueur et responsabilité. Nous continuons à nous adapter et à exercer notre métier dans le respect des règles en vigueur, tout en restant fidèles aux principes du journalisme. Pour terminer, que souhaiteriez-vous dire au public et aux autorités gabonaises ?  Au public gabonais, je voudrais dire merci pour la confiance qu’il accorde aux médias.  Nous travaillons chaque jour pour lui fournir des informations fiables, vérifiées et utiles à la société. Son soutien est essentiel pour encourager un journalisme responsable et professionnel. Aux autorités gabonaises, nous souhaitons rappeler l’importance de la liberté d’informer et de l’accès aux outils de communication, notamment les réseaux TOP FM FACE À L’ANNONCE DE LA HAC