Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè
Collaborateurs
Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis
Equipe Technique
Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur
Avoir des droits, les connaitre et en jouir est une aspiration légitime et un droit fondamental de
l’humanité. Proclamé et reconnu dans le monde, ce droit est-il pour autant garanti à tous les êtres
humains sur un pied d’égalité ? Est-il la clé d’un monde meilleur où la vie, la dignité, la sécurité, le bien-être et la liberté de la personne sont sacrés ?
Que disent les textes fondamentaux sur les droits humains ?
La Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples et la Constitution gabonaise sont unanimes : tous les êtres humains ont les mêmes droits. Ils
sont tenus de les respecter et d’en user dans le strict respect de leurs devoirs vis-à-vis d’autrui. Conçu
pour promouvoir la dignité humaine, la sécurité et la paix sociale, le dispositif des droits humains est un
rempart contre les abus de pouvoir de tous ordres, les injustices et les inégalités.
En son Titre II : Des droits, des libertés et des devoirs - Chapitre I : Des droits et libertés fondamentaux, la nouvelle Constitution gabonaise adoptée par voie référendaire le 16 novembre 2024 et promulguée
trois jours plus tard, dispose :
En son article 10 : « La République gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et
imprescriptibles de l’homme qui lient obligatoirement les pouvoirs publics. »
En son article 11 : « Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au
respect de sa dignité et de son intégrité physique et morale. »
En son article 23 : « Chaque citoyen a le droit de travailler et celui d’obtenir un emploi et un salaire
équitable. Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe, de sa race, de sa
religion ou de ses opinions. »
La gangrène de la pauvreté
Paradoxalement, la pauvreté se répand inexorablement en terre gabonaise, pays de moins de 3 millions
d’habitants aux immenses richesses minérales, minières, forestières et fluviales. Selon la Banque
mondiale, environ 34,6% de la population gabonaise vivait sous le seuil de pauvreté en 2024 tandis que
le taux de chômage global était estimé à plus de 36%.
« Nous souffrons », s’indigne un chômeur qui réclame « le respect dû à la personne indépendamment de
son statut social. » Ces mots sont révélateurs de la dure réalité que vivent nombre de Gabonais qui ont
peu ou pas accès à l’emploi et qui, à juste titre, estiment que les droits humains ne sont pas garantis à
tous.
Selon les spécialistes, le respect des droits humains se fonde sur : des actions immédiates et à long
terme, le respect par l’État de ses obligations en matière de droits et d’application de la loi, la
responsabilisation des populations en les incitant à revendiquer et affirmer leurs droits.
Connaître, revendiquer et défendre ses droits est vital. Prenez le temps de lire et de comprendre les
droits contenus dans la Constitution nationale, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples,
et la Déclaration universelle des droits de l’homme, entre autres. Ils sont riches d’enseignements et
peuvent changer vos vies.