La reconnaissance et la protection de la dignité humaine sont au cœur des droits de
l’Homme. Ce concept, qui remonte à la nuit des temps, a franchi une étape majeure
le 10 décembre 1948 avec l’adoption, dans le cadre de l’Assemblée générale des
Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH).
En son article 1er, la DUDH dispose que : « Tous les êtres humains naissent
libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de
conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de
fraternité. »
Outre leur caractère universel, les droits humains sont inaliénables, imprescriptibles,
interdépendants et d’égale importance. Violer un seul droit est une atteinte aux
autres droits. En réaliser un est tributaire de la réalisation d’un autre.
A titre d’exemple, être en bonne santé impacte notre capacité à nous instruire et à
travailler. De même, l’instruction et le travail couplés à une alimentation saine et
équilibrée sont des facteurs clés de bonne santé.
Conçus pour nous protéger contre les injustices, les inégalités et les abus de pouvoir
de tous ordres, les droits humains régissent nos rapports avec autrui et les pouvoirs
publics, définissent les droits et les devoirs de chacun, l’objectif étant de préserver
l’ordre public, la paix et la stabilité.
Pour autant, l’effectivité des droits humains au Gabon est mise à mal, entre autres,
par l’exercice non démocratique du pouvoir, les inégalités et les injustices sociales.
Tout citoyen lésé dans ses droits peut saisir les instances nationales, régionales et/ou
internationales compétentes pour s’informer, protéger et défendre ses droits.
Au niveau national, les droits de l’Homme et les libertés fondamentales sont garantis
par la Constitution et par l’entremise des juridictions de droit commun, la Cour
constitutionnelle, le Parlement, la Commission nationale des droits de l’homme, les
organisations de la société civile et le Réseau des défenseurs des droits humains en
Afrique centrale.
Le Gabon a été élu en 2020 au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de
l’Organisation des Nations unies (ONU) pour un mandat de trois ans. En janvier
2023, et dans le cadre du 4ème cycle d’examen périodique universel, il est appelé à
soumettre à l’ONU des rapports périodiques sur les avancées du respect des droits
économiques, sociaux et culturels, la Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels au Gabon.
Les 30 ARTICLES FONDAMENTAUX DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
1. Le droit d’être libre et égal
2. Le droit de ne pas être discriminé
3. Le droit à la vie
4. Le droit de ne pas être esclave
5. Le droit de n’être ni torturé ni traité de façon inhumaine
6. Le même droit devant la loi
7. Le droit d’être égal devant la loi
8. Le droit à un traitement équitable devant les tribunaux
9. Le droit de ne pas être détenu injustement
10. Le droit à un procès
11. Le droit à l’innocence jusqu’à preuve du contraire
12. Le droit à la vie privée
13. Le droit à la liberté de circulation et de séjour
14. Le droit à l’asile
15. Le droit à la nationalité
16. Le droit de se marier et de fonder une famille
17. Le droit à la propriété
18. Le droit à la liberté de conscience et de religion
19. Le droit à la liberté d’opinion et d’expression
20. Le droit à la liberté de réunion
21. Le droit à la démocratie
22. Le droit à la sécurité sociale
23. Le droit au travail
24. Le droit au repos et aux loisirs
25. Le droit aux services sociaux
26. Le droit à l’éducation
27. Le droit à la culture et aux arts
28. Le droit à la liberté dans le monde entier
29. Soumis à l’observation de la loi
30. Les droits de la personne ne peuvent lui être enlevés
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