Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
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 ENTREPRENDRE & RÉUSSIR PAR L’AGRICULTURE

Nourrir. Soigner. Protéger. Ce sont les mots qui reviennent quand Randy Djeffrey parle de sa ferme. Mais derrière l’entrepreneur agricole se cache d’abord un père de famille, animé par une conviction profonde : accéder à une alimentation saine et suffisante est un droit fondamental. Il a décidé d’en être le garant pour les siens. Dans un Gabon où la sécurité alimentaire reste un défi pour de nombreux foyers, son initiative interpelle, car garantir à sa famille le droit de se nourrir dignement, est aussi un acte citoyen. Rencontre avec un homme qui a choisi de faire de la terre son terrain de lutte.

Ils ont dit

« La famille est le socle de la vie. C’est là que tout commence. La famille traditionnelle essaye de léguer ses traditions et ses valeurs au-delà du temps tandis que la famille moderne s’adapte à la mondialisation, à la consommation, tout en perdant parfois ses valeurs et ses traditions. Je suis un peu des deux, mais on ne doit pas oublier qui on est. » Charles B. Rapontchombo. Père de trois enfants « Le mariage coutumier n’est toujours pas légalisé en raison, à mon avis, de blocages psychologiques liés à l’histoire coloniale qui nous a conditionnés contre nous-mêmes. L’Africain doit assumer son statut d’Africain, se réapproprier son héritage et garder en mémoire nos illustres ancêtres. » Me. Fidèle René Gomes. Avocat au Barreau du Gabon « Le mariage se complique de nos jours en raison des divorces que l’on observe dans la société. Nombre de personnes se demandent même si elles doivent s’engager. Mais, au-delà de ce que l’on voit dans la société, le mariage est une bénédiction. Il rassemble, il unit la famille. Ensemble, nous sommes plus forts. » Arice Sogui. Jeune marié « Aux jeunes qui veulent se marier, je dis : Ne privilégiez pas le matériel, car le jour où l’homme n’a plus rien, l’infidélité s’installe. Je vous conseille d’aimer votre partenaire, de vous rapprocher des personnes sages qui ont de l’expérience, et d’écouter leurs conseils pour pouvoir rentrer dans un foyer.» Delphine Essongue Igamba. Retraitée et Pasteure « Aimez-vous d’abord avant de vous engager. Ce que je dis est peut-être narcissique, mais accordez-vous du temps, adorez-vous, aimez-vous avant d’aimer quelqu’un d’autre, parce-que si vous vous aimez, vous saurez ce que vous pouvez attendre de l’autre. »  Sylvana. Coiffeuse

MARIAGE COUTUMIER

Citations

« Nous devons ne pas perdre espoir. Chacun doit avoir foi en ce qu’il entreprend. Nous devons être convaincus du combat qui est le nôtre. Personne d’autre ne le fera à notre place. Personne d’autre. » Me Fabien Méré, activiste gabonais (1959-2021) « La moindre injustice, où qu’elle soit commise, menace l’édifice tout entier. » Martin Luther King, militant afro-américain des droits civiques (1929-1968) « Les droits sociaux ne concernent pas tout le monde. Je nourris mes enfants grâce à mon maigre salaire de ménagère. » Bernadette, mère de famille et employée de maison « Priver les gens de leurs droits fondamentaux revient à contesterleur humanité même.» Nelson Mandela, militant sud-africain des droits civiques (1918-2013) « Rappelons-nous: un livre, un stylo, un enfant et un professeur peuvent changer le monde » Malala Yousafzai, militante pakistanaise pour l’éducation

Ils ont dit

« Si les textes juridiques garantissent l’accès des jeunes aux droits sociaux, il n’en demeure pas moins que la difficulté se situe au niveau de leur effectivité. » Patrice T. Mezui M’Evoung, Président de la Ligue estudiantine des droits de l’homme à l’Université Omar Bongo « Les victimes des violences domestiques ne sont pas des figurants, des laissés pour compte. Je les exhorte à connaître leurs droits et devoirs et à se joindre à nous pour faire appliquer toutes ces belles lois établies par les autorités, mais qui sont appliquées pour certains et pas pour d’autres. » Jeanne Clarisse Dilaba, Présidente fondatrice de l’ONG Femme Lève Toi « L’école la plus proche de chez moi est située à plusieurs kilomètres. Mes parents n’ayant pas les moyens d’assurer mon transport, je n’ai pas d’autre choix que de rester à la maison. »  Juliana, 13 ans « J’ai un conseil à donner aux jeunes non scolarisés. Que vous soyez lettrés ou illettrés, ayez la volonté d’apprendre parce qu’avoir un métier s’apprend, que ce soit à l’école ou dans le cadre d’une formation. Il faut s’engager à fond et y mettre du cœur. » Mbina Guy, régulateur des transporteurs terrestres

QUELLES SONT LES DIFFERENTES CATEGORIES DE DROITS HUMAINS ?

Les droits humains sont de trois catégories. La première regroupe les droits civils et politiques. La deuxième concerne les droits sociaux, économiques et culturels. La troisième catégorie inclut les droits collectifs. Les droits civils et politiques, encore appelés libertés et droits fondamentaux, concernent le droit à la vie, le droit de vote, l’interdiction de la discrimination, de la torture, des traitements inhumains et de l’esclavage. La liberté de pensée, d’expression, de réunion, d’association, de religion, la protection de la vie privée et le droit à un procès équitable relèvent également de cette catégorie de droits. Les droits sociaux, économiques et culturels, communément appelés droits sociaux, englobent les droits au travail, à l’éducation, à la santé, au logement, à l’alimentation, à l’eau et à l’électricité. La participation à la vie culturelle, aux progrès scientifiques et la protection de la propriété intellectuelle sont d’autres droits sociaux. Les droits collectifs reconnaissent aux peuples le droit de disposer d’eux-mêmes, de leurs richesses et ressources naturelles. Le droit des femmes, des enfants, des migrants, le droit au développement, à la paix et à un environnement propre en sont d’autres composantes majeures. Une nouvelle catégorie de droits, appelée droits numériques, est spécifique aux nouvelles technologies. Elle vise la protection de la propriété intellectuelle, d’une part, et celle de la vie privée qui est mise à mal par la collecte informatique des données, d’autre part.

LES TRENTE DROITS HUMAINS ELEMENTAIRES

Tous egaux en dignite et en droits

La reconnaissance et la protection de la dignité humaine sont au cœur des droits de l’homme. Ce concept, qui remonte à la nuit des temps, a franchi une étape majeure le 10 décembre 1948 avec l’adoption, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). En son article 1er, la DUDH dispose que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Outre leur caractère universel, les droits humains sont inaliénables, imprescriptibles, interdépendants et d’égale importance. Violer un seul droit est une atteinte aux autres droits. En réaliser un est tributaire de la réalisation d’un autre. A titre d’exemple, être en bonne santé impacte notre capacité à nous instruire et à travailler. Inversement, l’instruction et le travail couplés à une alimentation saine et équilibrée sont des facteurs clés de bonne santé. Conçus pour nous protéger contre les injustices, les inégalités et les abus de pouvoir de tous ordres, les droits humains régissent nos rapports avec autrui et les pouvoirs publics, définissent les droits et les devoirs de chacun, l’objectif étant de préserver l’ordre public, la paix et la stabilité. Pour autant, l’effectivité des droits humains au Gabon est mise à mal, entre autres, par l’exercice non démocratique du pouvoir, les inégalités et les injustices sociales. Tout citoyen lésé dans ses droits peut saisir les instances nationales, régionales et/ou internationales compétentes pour s’informer, protéger et défendre ses droits. Au niveau national, les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont garantis par la Constitution et par l’entremise des juridictions de droit commun, la Cour constitutionnelle, le Parlement, la Commission nationale des droits de l’homme, les organisations de la société civile et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale. Le Gabon a été élu en 2020 au Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour un mandat de trois ans. A l’occasion de la 52e session du CDH de l’ONU, tenue à Genève du 27 février au 31 mars 2023, le Gabon a soumis des rapports périodiques sur les avancées en matière de respect des droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels au Gabon

QUI SOMMES-NOUS ?

« Vivre », votre magazine trimestriel sur les droits humains au Gabon, est disponible en ligne. Cette publication didactique, pratique et factuelle traite exclusivement, en toute clarté, impartialité et rigueur, et avec l’appui d’analyses de professionnels du droit, de l’ensemble des droits humains. Ce dispositif inclut les droits sociaux, économiques et culturels, civils, politiques et collectifs. A cet égard, votre magazine traite des événements et des avancées le concernant, d’une part, et de l’évolution des lois promulguées en République gabonaise, d’autre part. Nous prodiguons également des conseils pratiques sur les limites à ne pas franchir dans la jouissance de vos droits. Nul, en effet, ne peut en user s’il ne respecte ses devoirs vis-à-vis d’autrui. « Vivre » est né de la volonté d’une équipe multidisciplinaire, à l’écoute du public et soucieuse de répondre aux questions de celui-ci. Un sacerdoce et une source d’enrichissement permanent. Notre devoir est de vous informer dans les règles de l’art, de collecter des informations fiables et de faire de votre magazine une référence en matière d’information, de communication et de promotion des droits humains et leurs valeurs. Au sommaire de cette édition gratuite, nous nous penchons sur la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la violence domestique sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou économique.

ILS ONT DIT

. « La suspension des réseaux sociaux a un impact direct sur notre travail, notamment en matière de collecte d’informations, de visibilité des contenus et de relation avec l’audience…Aux autorités gabonaises, nous souhaitons rappeler l’importance de la liberté d’informer et de l’accès aux réseaux sociaux. » Roselyne Bekale. Journaliste « Cette mesure est extrême. Si l’Etat considère que certains commentaires, certains posts troublent l’ordre public ou vont à l’encontre des valeurs morales, il devrait suspendre et bloquer les coupables par des moyens techniques via ses services de télécommunication. » Stéphanie « La HAC ne peut pas, par un simple communiqué, suspendre une liberté que les Gabonais ont de par la Constitution. C’est extrêmement grave. Il faut identifier les personnes qui sont des contrevenants aux dispositions légales. Le Code de la Communication est là : la responsabilité est personnelle. Me Francis Aubame. Juriste & Président du Parti des Souverainistes Écologistes « Le gouvernement reste profondément attaché au principe de la liberté d’expression.  Cependant, la liberté ne saurait s’exercer sans responsabilité. C’est pourquoi nous avons engagé un processus de réformes visant à adapter notre cadre juridique aux réalités du numérique. » Charles Edgard Mombo. Porte-Parole du Gouvernement « La réouverture des réseaux sociaux se fera sous contrôle avec un encadrement légal renforcé, la responsabilisation des internautes et la priorité à la cohésion sociale et la sécurité nationale. » Germain Biahodjow. Ministre de la Communication et des Médias