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EXPLOITATIONS FORESTIÈRES ET ENVIRONNEMENT

QUEL IMPACT SUR LES DROITS DES COMMUNAUTÉS ?

Dans les villages autour des forêts gabonaises, la vie est rythmée par la cueillette, la chasse, la médecine traditionnelle. Pourtant, ces communautés locales, gardiennes de l’équilibre écologique, sont souvent les premières victimes des exploitations forestières. Leur souffrance, bien que silencieuse, est profonde aux plans économique, psychologique et culturel.

Quand la forêt disparait, les vies se fragmentent

Pour les familles autochtones, la forêt n’est pas une ressource abstraite, mais un espace de survie et de sens. Quand les arbres tombent, c’est toute une partie de leur identité qui s’effrite. « Ma grand‑mère me disait que chaque arbre est un parent ». « Aujourd’hui, nous devons enterrer ces parents », confie un frère de la communauté peul.

Le droit à l’information et à la consultation bafoué

Le Code forestier gabonais prévoit que les populations locales soient consultées sur les projets les affectant. À l’international, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) garantit le droit à la consultation libre, préalable et éclairée (CLPE).  Dans les marchés de Port‑Gentil ou les quartiers de Franceville, parler de dette publique peut sembler abstrait. Mais dans les foyers, c’est une réalité concrète qui se traduit par des « choix impossibles » : nourrir la famille ou payer l’électricité ? Soigner un enfant ou envoyer l’autre à l’école ? Dans ce contexte, le silence des plus faibles résonne comme un échec collectif.

Le droit à un niveau de vie décent ignoré

La Constitution gabonaise (article 14) garantit le droit à un niveau de vie suffisant, et le PIDESC (article 11) impose l’accès à une alimentation adéquate et à des services essentiels. Pourtant, la montée des prix et la contraction budgétaire liée au remboursement de la dette publique pressurent les budgets des ménages. Les effets sur la santé mentale sont bien réels : anxiété, stress constant, sentiment d’insécurité permanente.

La dette qui pèse, les citoyens qui souffrent

Les décisions de politique économique prises au sommet souvent sans transparence ni consultation réelle se traduisent par une réduction des subventions, une augmentation des coûts des biens essentiels, et des coupes dans les services publics. Les populations économiquement faibles, sans protection sociale solide, se retrouvent à la marge.

Silence des droits économiques

Mais dans de nombreux cas, cette consultation n’est qu’une formalité : on informe les communautés, sans jamais les écouter vraiment. Le résultat ? Un sentiment d’injustice, de dépossession et une détresse morale profonde qui traverse les générations.

Une disparition silencieuse des moyens de subsistance

La déforestation modifie le paysage et impacte l’accès à l’eau, aux plantes médicinales et aux gibiers. Elle remet en cause la sécurité alimentaire et la santé. Pourtant, les compensations promises restent rarement à la hauteur de la perte subie. Cette fragmentation sociale n’est pas qu’économique. Elle est psychologique, voire culturelle.

Les communautés locales ne demandent pas l’arrêt total de l’exploitation, mais un équilibre juste et respectueux de leurs droits humains, sociaux et environnementaux. Le silence imposé sur leur souffrance doit être rompu, non seulement pour leur dignité, mais pour l’avenir même de la gestion durable des ressources naturelles.

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