TOP FM nous ouvre ses portes. Roselyne Békalè, journaliste et responsable de la Rédaction, nous reçoit dans le studio situé au premier niveau de la radio numérique. Créée il y a six ans par son président directeur général, Jean-Romain Fanguinoveny, TOP FM, à l’instar de l’ensemble des médias, est toujours aussi consternée par l’annonce de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux, et attend impatiemment que cette mesure soit levée au nom de la liberté d’expression et d’informer. Levons le voile sur notre entretien avec Roselyne Békalè.
« Vivre » – Madame Bekale, de quand date votre passion pour le journalisme ?
Roselyne Bekale – Mon parcours journalistique s’est construit autour de ma passion pour l’information et la communication. Au fil des années, j’ai développé une expérience dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, notamment à travers la production de contenus journalistiques et la couverture de l’actualité nationale. Aujourd’hui, j’exerce en tant que journaliste et responsable de la Rédaction au sein de Top FM. Mon rôle consiste notamment à coordonner le travail de la Rédaction, superviser la production des contenus éditoriaux et veiller à la qualité de l’information diffusée sur nos antennes.

Sous la direction de Monsieur Jean Romain Fanguinoveny, Président Directeur Général de top FM qui ne ménage aucun effort pour hisser Top FM parmi les meilleures Radios de la place. L’environnement professionnel est à la fois dynamique et exigeant. Nous travaillons dans un esprit d’équipe, avec pour objectif de proposer aux auditeurs des informations fiables, équilibrées et accessibles. La Radio étant un média de proximité, nous accordons également une grande importance aux préoccupations des populations et à la couverture de l’actualité nationale et internationale.
Parlez-nous à présent de top FM et sa place dans le paysage médiatique gabonais et son rapport aux réseaux sociaux
Top FM occupe une place importante dans le paysage médiatique gabonais. C’est une radio qui contribue à la diversité de l’offre radiophonique en proposant des programmes variés, allant de l’information au divertissement. Comme d’autres radios privées, elle participe à la pluralité des voix et à l’animation du débat public. Par ailleurs, Top FM a compris l’importance du numérique : les réseaux sociaux lui permettent de toucher un public plus large, d’interagir directement avec les auditeurs et de prolonger l’expérience radio au-delà des ondes.
En votre qualité de journaliste, quelle est l’importance que revêtent les réseaux sociaux pour le métier que vous exercez ?
En tant que journaliste, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place importante dans notre métier. Ils constituent d’abord un outil d’accès rapide à l’information et permettent de suivre l’actualité en temps réel, d’identifier des tendances ou encore de repérer des témoignages et des sources potentielles. Ils sont également un moyen efficace de diffusion de l’information, car ils permettent aux médias de toucher un public plus large et plus diversifié, notamment les jeunes qui consomment de plus en plus l’actualité via les plateformes numériques. Cependant, l’utilisation des réseaux sociaux exige beaucoup de vigilance. Ils sont aussi un espace où circulent de nombreuses fausses informations. Le rôle du journaliste reste donc essentiel : vérifier, regrouper les sources et apporter une information fiable et contextualisée. En somme, les réseaux sociaux sont un outil précieux pour notre travail, mais ils ne remplacent pas les principes fondamentaux du journalisme que sont la rigueur, la vérification et la responsabilité.

Comment avez-vous accueilli la décision de la HAC de suspendre les réseaux sociaux ?
La décision de la HAC de suspendre les réseaux sociaux a suscité beaucoup de réactions, notamment dans le milieu des médias. En tant que journaliste, je l’ai accueillie avec un mélange de compréhension et de préoccupation. Compréhension, parce que les autorités peuvent vouloir prévenir la propagation de fausses informations ou préserver l’ordre public dans certains contextes. Ma préoccupation tient au fait que les réseaux sociaux sont aujourd’hui des outils essentiels pour la circulation de l’information, l’interaction avec le public et la diffusion rapide de l’actualité. Cette suspension a donc un impact direct sur notre travail, notamment en matière de collecte d’informations, de visibilité des contenus et de relation avec l’audience. Elle nous oblige à nous adapter et à renforcer l’usage des canaux traditionnels tout en restant vigilants sur la question de l’accès à l’information.
Quelle est votre interprétation de la décision de la HAC ?
La décision de la Haute Autorité de la Communication peut être interprétée comme une mesure visant à encadrer l’espace médiatique et à réguler l’utilisation des plateformes numériques. En tant que journaliste, je comprends que la HAC agit dans le cadre de ses prérogatives pour préserver l’ordre public et lutter contre les dérives informationnelles. Toutefois, cette décision soulève également des questions sur l’impact qu’elle peut avoir sur la circulation de l’information et sur le travail des professionnels des médias, notamment dans un contexte où les réseaux sociaux sont devenus des outils importants pour informer rapidement le public.
Il est donc essentiel de trouver un équilibre entre la régulation nécessaire et la préservation de la liberté d’informer car la suspension des réseaux sociaux limite la rapidité avec laquelle nous pouvons partager certaines informations et réduit l’accès direct de nos auditeurs à nos contenus en ligne. Cependant, malgré ces contraintes, la Rédaction de Top FM continue d’assurer sa mission d’information à travers ses canaux traditionnels, notamment l’antenne Radio, tout en s’adaptant au contexte actuel. Nous restons mobilisés et attachée à sa mission première : informer le public avec professionnalisme, rigueur et responsabilité. Nous continuons à nous adapter et à exercer notre métier dans le respect des règles en vigueur, tout en restant fidèles aux principes du journalisme.
Pour terminer, que souhaiteriez-vous dire au public et aux autorités gabonaises ?
Au public gabonais, je voudrais dire merci pour la confiance qu’il accorde aux médias.
Nous travaillons chaque jour pour lui fournir des informations fiables, vérifiées et utiles à la société. Son soutien est essentiel pour encourager un journalisme responsable et professionnel.
Aux autorités gabonaises, nous souhaitons rappeler l’importance de la liberté d’informer et de l’accès aux outils de communication, notamment les réseaux sociaux, qui sont devenus indispensables au travail des journalistes aujourd’hui. Le dialogue et la collaboration entre les institutions et les professionnels des médias restent essentiels pour garantir une information de qualité et préserver les principes démocratiques.
