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ACCÈS À L’EAU POTABLE

UN ENJEU CRUCIAL POUR LA SANTÉ ET LA DIGNITÉ

Au Gabon, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste profondément inégal. Selon les dernières statistiques, de nombreux villages n’ont pas de réseau fiable d’eau potable ni d’installations sanitaires adéquates. Cette situation entraîne une augmentation des maladies hydriques évitables, limite l’accès à l’éducation et freine le développement économique des provinces.

Derrière les chiffres, il y a des vies et des droits bafoués. L’eau potable n’est pas un simple service  : elle est le socle de tous les autres droits. Sans eau propre, la santé se dégrade. Sans santé, l’éducation devient impossible. Sans éducation, les opportunités économiques se réduisent. Et sans emploi, la pauvreté s’installe et compromet la dignité individuelle et familiale.

L’indignité silencieuse

Au-delà des chiffres et des normes juridiques, l’absence d’eau potable met les familles face à un dilemme, celles-ci devant souvent choisir entre acheter de l’eau en bouteille ou subvenir à d’autres besoins essentiels comme la nourriture ou la scolarité. Cette réalité touche directement la dignité humaine et renforce les inégalités sociales.

La responsabilité juridique de l’Etat

Le Code civil impose à toute autorité de réparer le préjudice causé à autrui. L’absence de réseau d’eau potable et ses conséquences sur la santé, engage la responsabilité de l’État. Sur le plan international, la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples consacre le droit à l’eau potable comme un droit implicite à la vie et à la dignité. La violation de ce droit peut théoriquement être porté devant ladite Cour.

Au niveau national, la Constitution affirme la protection des droits fondamentaux et la conscience des enjeux environnementaux. Pourtant, sur le terrain, l’accès à l’eau reste inégal selon les provinces et les villages. Les conséquences sont visibles : maladies hydriques, absentéisme scolaire, réduction des opportunités économiques et renforcement de la précarité.

Un enjeu stratégique et national

Garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans tous les villages du Gabon est un défi à la fois technique, politique et moral. Les infrastructures doivent être étendues et entretenues, les campagnes de sensibilisation sur l’hygiène doivent accompagner l’accès à l’eau, et le financement, public ou privé, doit viser la couverture universelle.

Vers l’avenir : une vision prospective

L’amélioration de l’accès à l’eau potable pourrait transformer profondément les villages gabonais. Moins de maladies, plus d’enfants à l’école, des familles libérées de la corvée quotidienne du transport de l’eau. L’eau deviendrait alors un levier de développement local et de justice sociale.

Si l’État et les acteurs privés se mobilisent, les villages pourraient devenir des pôles de développement durable. Les habitants pourraient participer pleinement à la vie économique, sociale et politique du pays, donnant corps aux principes constitutionnels d’égalité et de protection des droits fondamentaux.

L’accès à l’eau potable n’est pas un luxe : c’est un droit fondamental, et son accès universel constitue une priorité nationale incontournable pour la santé, l’éducation et le développement économique du Gabon.

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