Née en 2001 à Lambaréné, dans le Moyen Ogooué, l’Association des filles-mères du Moyen Ogooué (AFI.M.MO), s’engage corps et âme auprès de ses pupilles. Ȃgées de 14 à 18 ans, ces jeunes mamans souffrent de leurs conditions qui, sans cesse, leur rappelle le jour où tout a basculé. Pour autant, avec l’aide de leurs bienfaitrices, la vie leur sourit de nouveau et lui tend les bras.
Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « le combat que nous menons est comme un sacerdoce, une grande joie de voler au secours des filles-mères. Comprendre le pourquoi du problème, connaitre leurs parents et le milieu dont elles sont issues, s’enquérir de leur niveau scolaire et moyens de subsistance sont au cœur de notre nos priorités. »
« Parce qu’elles sont des milliers, parce-que la pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon, des mécanismes de protection et de prise en charge doivent être mis en place, martèle Patricia Bruant Kessany. Elle appelle les pouvoirs publics et les services sociaux à placer les filles-mères dans des centres d’accueil où un psychologue et un médecin peuvent les suivre.
Selon l’AFI.M.MO, « il faut repenser les internats au sein de chaque lycée en les transformant en points d’accueil et d’hébergement pour la prise en charge effective des filles-mères d’autant qu’elles sont vulnérables, instables et coincées psychologiquement. »
Au-delà, « les filles mères devraient bénéficier d’un appui financier soutenu dans le cadre de la reconduction et l’augmentation de l’aide de la CNAMGS supprimée il y a 3 ans, et la promotion du revenu social agréé à hauteur de 300 000 francs par trimestre et par famille. »
L’AFI.M.MO a été créée en 2001 en vue d’encadrer, accompagner, soutenir et prodiguer des conseils aux filles-mères. Depuis, d’autres provinces lui ont emboité le pas. L’Association les engage, conseils à l’appui, à :
