La Rédaction

RÉAMÉNAGEMENT DU CALENDRIER INSTITUTIONNEL LA FIN DE LA TRANSITION FIXÉE AU MOIS DE DÉCEMBRE 2025

RÉAMÉNAGEMENT DU CALENDRIER INSTITUTIONNEL LA FIN DE LA TRANSITION FIXÉE AU MOIS DE DÉCEMBRE 2025 Le réaménagement du calendrier institutionnel marquant la fin de la Transition a fait l’objet le 03 novembre d’une déclaration du ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang. Selon le chronogramme, la Transition prendra officiellement fin le 31 décembre 2025. En présence des membres du gouvernement, de la presse nationale et internationale, le ministre a déclaré que « cette démarche s’inscrit dans un cadre légal et transparent afin d’assurer une continuité institutionnelle sans rupture et une fin de transition ordonnée, rénover les enjeux démocratiques et les échéances qui structurent l’action commune. » « Aujourd’hui, nous proposons une approche politique, résolue et inclusive ; une dynamique de progrès mesurés mais ferme ; une gouvernance qui écoute et agit avec discernement ; une vision partagée qui transforme l’incertitude en opportunités et rassure ceux qui nous accordent leur confiance. » Selon le ministre, « ce réaménagement se veut être un acte de discipline et de fidélité à l’État de droit ». Citant « Les articles 73 et 84 de la Constitution, ainsi que les articles 276, 245, 273, 274, 275 du Code électoral qui ont essentiellement guidé ce réaménagement », M. Ndong Obiang a présenté le chronogramme marquant la fin de la Transition à l’issue d’une série d’échéances politiques et institutionnelles. Le calendrier se décline comme suit : 8 novembre 2025 : Élection du 1 er tour des élections sénatoriales. 11 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoints (pour les communes sans arrondissement), des présidents des Conseils départementaux et leurs adjoints. 16 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoins (pour les communes disposant d’arrondissements). 17 novembre 2025 : Mise en place du bureau de l’Assemblée nationale. 23 novembre 2025 : Élection des maires d’arrondissements et leurs adjoints. 25 novembre 2025 : Élection du 2 nd tour des élections sénatoriales. 13-16 décembre 2025 : Mise en place du collège du Conseil économique, social, environnemental et culturel. 19 décembre 2025 : Installation du bureau du Conseil économique, social, environnemental et culturel. 22 décembre 2025 : Session extraordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature. 24 décembre 2025 : Mise en place du Bureau du Sénat. 26 décembre 2025 : Mise en place et élection du président de la Cour constitutionnelle. 30 décembre 2025 : Prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle. 31 décembre 2025 : Fin de la Transition. « Par ailleurs, et conformément à l’article 73 de la Constitution gabonaise, les fonctions des membres du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire. Les ministres concernés devront démissionner avant l’installation du Bureau du Parlement auquel ils appartiennent », a précisé le ministre. Il s’agit du Sénat et de l’Assemblée nationale appelés respectivement Chambre haute et Chambre basse. Instaurée le 30 août 2023 suite au coup d’État du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) qui a mis fin aux 14 ans de pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, la Transition a ouvert la voie à la modification de la Constitution nationale et le retour à l’ordre constitutionnel le 3 mai dernier, date de l’investiture du président élu Oligui Nguema. Annie Mapangou

RÉTROSPECTIVE DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES 2025

RÉTROSPECTIVE DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES 2025 Le Gabon a vécu, entre le 27 septembre et le 11 octobre 2025, un moment charnière de sa vie démocratique avec la tenue des élections législatives et locales de la 5ᵉ République. Le premier tour s’est déroulé le samedi 27 septembre, suivi du second tour le 11 octobre. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures et se sont refermés à 18 heures, marquant deux journées intenses de participation citoyenne. La campagne électorale, ouverte du 17 au 26 septembre pour le premier tour, puis du 1er au 10 octobre pour le second, a animé tout le pays. Sur le terrain, les différentes formations politiques ont rivalisé d’énergie et de stratégies pour convaincre les électeurs. L’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) s’est particulièrement illustrée, confirmant à l’issue du scrutin son statut de nouvelle force politique majeure, désormais majoritaire à la future Assemblée nationale. Face à elle, plusieurs autres partis ont marqué leur présence : le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) d’Alexandre Barro Chambrier, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) dirigé par Blaise Louembe, ainsi que l’Union Nationale (UN) de Paulette Missambo. De nouvelles coalitions et mouvements émergents tels que la Majorité Bloquante de Geoffroy Foumboula et le Front Démocratique Socialiste (FDS) d’Ange Kevin Nzigou ont également pris part activement à la compétition. Entre irrégularités constatées, ferveur électorale et désir profond de renouveau, cette joute électorale aura été un révélateur des nouvelles dynamiques politiques du pays. Revivons en images, les temps forts qui annoncent une 5ᵉ République pleine de promesses et de défis, et qui ont mobilisé l’équipe du Magazine « Vivre » avant et pendant les élections.    Eric Ozwald https://youtu.be/xRx4V9yp46Ehttps://youtu.be/dhmSc2PJ4o0https://youtu.be/2j43jJWG5Gkhttps://youtu.be/JPPmfKbozDchttps://youtu.be/DMXjX4sq4QMhttps://youtu.be/t9ipJEm8QnYhttps://youtu.be/y3UUU38g8R0https://youtu.be/TfcOoVo5lQUhttps://youtu.be/gDrQ6zP4qHM

LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT

LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT « Le Peuple gabonais, Conscient de sa responsabilité devant Dieu, ses Ancêtres et l’Histoire ; Porté par l’esprit du 30 août 2023, entend reprendre sa marche vers l’édification d’un Etat de droit garant des droits et libertés fondamentaux… » Le texte introductif à la nouvelle Constitution nationale approuvée par référendum le 16 novembre 2024, et promulguée le 19 novembre 2024 donne le ton à ce que devrait être le Gabon de demain, celui d’un peuple attaché à sa terre, à ses valeurs sociales et traditionnelles, à sa culture et ses langues nationales, au respect des libertés fondamentales, des droits humains et des devoirs du citoyen. En son Titre I – Chapitre II, la Constitution énonce en son article 9 les 10 valeurs suivantes Le respect de la dignité humaine. Le patriotisme, la loyauté et la probité. La justice, l’impartialité et la dignité. Le travail, le mérite, le sens de la responsabilité et de la redevabilité. La discipline, le civisme et la citoyenneté. La fraternité, la tolérance et l’inclusion. La neutralité, la transparence et l’intégrité. Le dialogue et l’esprit de consensus. La solidarité, l’équité, l’éthique, le partage, le pardon et la réconciliation. Le respect des bonnes mœurs.       En son Titre II – Chapitre I, la Constitution se penche sur les droits et libertés fondamentaux Article 10 La République Gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’Homme, qui lient obligatoirement les pouvoirs publics.       Article 11 Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et morale. Le clonage des êtres humains est interdit. Toutes formes de tortures, de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits.       Article 12 Nul ne peut être humilié, maltraité, torturé, ni faire l’objet de traitements ou de peines cruels, inhumains ou dégradants, même lorsqu’il est en état d’arrestation ou d’emprisonnement. L’esclavage et la traite des personnes  sont interdits sous toutes leurs formes.       Article 13 Les libertés de conscience, de pensée et de libre pratique de la religion et de culte sont garanties à tous.       Article 14 L’Etat garantit aux citoyens l’égal accès à l’information. Toute personne a droit à la liberté d’opinion, d’expression, de    communication et de presse. Elle exerce son droit à l’accès et à la diffusion de l’information quel qu’en soit le support. L’accès aux documents administratifs est ouvert à tout citoyen. Tous les citoyens ont le droit de prendre connaissance des renseignements figurant dans les fichiers, archives ou registres informatiques les concernant, d’être informés des fins auxquelles ils sont destinés et d’exiger que ces données soient rectifiées ou mises à jour, dans les conditions fixées par la loi. La loi encadre l’usage de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication pour sauvegarder l’humanité, l’intimité personnelle et familiale ainsi que le plein exercice des droits.         Article 15 Tout citoyen gabonais est électeur et éligible dans les conditions fixées par la loi. Il doit pouvoir participer à la gestion des affaires publiques soit directement, soit par des représentants élu Elle exerce son droit à l’accès et à la diffusion de l’information quel qu’en soit le support. L’accès aux documents administratifs est ouvert à tout citoyen. L’Etat garantit l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux responsabilités politiques et professionnelles.       Article 16 Nul ne peut être arbitrairement détenu. Nul ne peut être gardé à vue ou placé sous mandat de dépôt s’il présente des garanties suffisantes de représentation, sous réserve des nécessités de sécurité et de procédure. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à l’établissement de sa culpabilité à la suite d’un procès régulier, offrant les garanties indispensables à sa défense. La détention préventive ne doit pas excéder le temps prévu par la loi. Les droits de la défense, dans le cadre de tout procès, sont garantis à tous.       Article 17 Tout citoyen a le droit d’aller et venir librement à l’intérieur du territoire, d’en sortir et d’y revenir. Il peut fixer librement son domicile et sa résidence en tout lieu du territoire national. Il bénéficie de la protection et de l’assistance de l’Etat s’il réside ou séjourne à l’étranger. Tout étranger en situation régulière bénéficie, pour sa personne, sa famille et ses biens, de la protection de la loi. Il est tenu de se conformer aux lois et règlements de la République. Aucun Gabonais ne peut être extradé sauf en vertu des accords internationaux et des lois nationales.   Article 18 Chacun a droit au respect de sa vie privée. Le domicile est inviolable. Les perquisitions ne peuvent être    ordonnées que par le juge ou par les autorités désignées par la loi. Ces mesures ne peuvent être prises que pour parer à des dangers collectifs ou protéger l’ordre public. Toute restriction doit être prévue par la loi pour des raisons de sécurité nationale et d’ordre public.     Article 19 Le secret de la correspondance, des communications postales, électroniques et téléphoniques est inviolable.   Article 20 Tout citoyen a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété sauf nécessité publique constatée, avec juste et préalable indemnisation. Les expropriations immobilières pour cause d’utilité publique sont régies par la loi. Les conditions et modalités d’accès à la propriété sont fixées par la loi. Article 21 Toute personne a droit à la liberté d’association. Le droit de créer des associations, partis politiques, syndicats, sociétés et communautés religieuses est garanti. Ces entités doivent respecter la souveraineté nationale, l’ordre public et l’intégrité morale. Celles dont les activités sont contraires à la loi ou à la cohésion nationale peuvent être interdites.. Article 22 Les citoyens ont le droit de se réunir librement. Les manifestations sur l’espace public doivent être autorisées selon la loi. Article 23 L’Etat reconnaît la liberté d’entreprendre. L’activité économique et les investissements doivent contribuer au LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS   Eleanor Roosevelt Présidente du Comité de Rédaction de la DUDH en 1948. Les droits humains se sont construits à travers les siècles aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Dès le 13 e siècle, l’Empire du Mandé, actuel Mali, proclame une charte de vie commune sous l’impulsion de l’empereur Soundiata Keita. La Charte du Mandé, datée de l’an 1222, énonce le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité et aux réparations en cas d’offense à ces principes. En outre, ce texte interdit formellement l’esclavage et la discrimination. Transmise par voie orale, puis retranscrite au milieu des années 1960 par l’anthropologue et historien Youssouf Tata Cissé, la Charte est inscrite depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’autres textes non africains, antérieurs à celui du Mali, à savoir le Code Hammourabi, le Cylindre de Cyrus et le Magna Carta, dateraient respectivement de 1750 et 539 avant Jésus-Christ, et 1215. Le premier, du nom du roi Hammourabi de Babylone, l’Irak actuel, portait sur les contrats et les relations familiales, avec une présomption d’innocence et l’importance donnée à la présentation de preuves. Le second, rédigé par l’empereur Cyrus le Grand de Perse, l’Iran actuel, proclamait notamment l’abolition de l’esclavage et la liberté de choix de religion. En 1215, le roi Jean Sans Terre d’Angleterre limitait ses pouvoirs tout en concédant des droits et des privilèges à ses barons. Ce processus culminera, quatre siècles plus tard, avec l’adoption de textes sur des droits civils et politiques revendiqués par les nobles. Déclaration d’indépendance des Etats-Unis Datée de 1776, la Déclaration américaine revendique les mêmes droits que ceux qui étaient revendiqués cinq siècles plus tôt en Angleterre sur les plans civil et politique. Ce texte confère aux droits de l’homme une portée juridique. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen La Déclaration française, de 1789, reconnaît l’égalité des citoyens devant la loi. A travers son préambule et ses 17 articles, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) énonce un ensemble de droits et les conditions de leur mise en œuvre. Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme Adoptée en 1789 aux Etats-Unis, la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme « Bill of Rights » prend effet en 1791 après sa ratification progressive par les Etats fédérés. Elle garantit, entre autres, la liberté d’expression, de la presse, de religion et de réunion. Elle se compose des 10 premiers amendements à la Constitution américaine. Déclaration universelle des droits de l’homme Née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948. A travers 30 articles, elle proclame les droits auxquels chaque être humain de par le monde a droit sur un pied d’égalité. La DUDH est une source d’inspiration d’une multitude de textes, dont la Constitution gabonaise et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples En 1981, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Son préambule tient compte « des vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser les réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ». Ce texte énonce, par ailleurs, les droits reconnus à toute personne sans distinction aucune et ses devoirs envers la famille, la société, l’Etat, les autres collectivités reconnues et la communauté internationale. Il affirme, par ailleurs, le droit des peuples à lutter pour leur indépendance ». Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels En 2004, les pays africains, y compris le Gabon, ont adopté la Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels. Les Etats se sont engagés « à respecter, protéger, promouvoir et assurer la jouissance de tous les droits contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et à les appliquer pleinement en y consacrant le maximum de ressources ». Quel est le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme ? Le « Program on Women’s Economic, Social and Cultural Rights » ou Programme sur les droits économiques, sociaux et culturels de la femme” a publié le 22 avril 2015 « The African Regional Human Rights System ». Le Système régional africain des droits de l’homme élabore le cadre normatif et les droits reconnus dans le Traité régional des droits humains de la région et décrit comment utiliser ces mécanismes et quelles sont les difficultés que l'on peut rencontrer pendant l'utilisation. C'est un outil d'apprentissage pour les défenseurs et spécialement pour les formateurs de la région qui souhaiteraient donner une formation sur les mécanismes régionaux africains des droits de l’homme. La publication a été écrite par Getahun Atey Kassa du Centre pour les droits de l’homme en Ethiopie. Ceci dit, il faut rappeler que la protection internationale des droits de l’homme en Afrique est également assurée dans certains cas grâce à un système non africain. Ce système est soit universel, soit régional.. Cadre international des droits de l’homme La Déclaration universelle des droits de l’Homme et neuf principaux traités forment le cadre international des droits de l’homme. Les traités concernés sont : Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ; Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; La Convention relative aux droits de l’enfant ; La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; La Convention relative aux droits des personnes handicapées ; La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ; La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les pays qui ont souscrit à ce cadre sont tenus de s’y soumettre, à défaut de quoi, il leur LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU,« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »

CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU « MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. » Elle croit et a foi en son combat. Militante de la lutte pour les Droits Humains, Claudine Aïcha Tsoumbou entend assumer pleinement son rôle de suppléante aux côtés du candidat Geoffroy Foumboula une fois qu’ils siègeront à l’Assemblée nationale. « Nous allons gagner et œuvrer à la restauration de la dignité des Gabonais.es… » Plus que jamais, le tandem de la plateforme « La Majorité Bloquante », qui a franchi le premier tour des élections législatives, est engagé à représenter, comme il se doit, le Peuple gabonais à l’Assemblée nationale. Entre joie et fierté, projet sociaux et besoins pressants des populations, Aïcha se livre à cœur ouvert à la veille du deuxième tour du scrutin le 11 octobre. Claudine Aïcha Tsoumbou – Mon sentiment est partagé. Le premier est le sentiment de joie que j’éprouve à l’idée d’aller siéger à l’Assemblée nationale et de travailler avec Geoffroy Foumboula. J’y défendrai ce en quoi j’ai toujours loin des instances décisionnelles. Nous allons gagner et nous pourrons, une fois à l’Assemblée nationale, œuvrer à la mise en place de la Commission Vérité – Justice – Réparation. Mon deuxième sentiment est un sentiment de fierté. Je me sens honorée de travailler aux côtés de Geoffroy Foumboula. C’est un ainé. Il est de Kinguele. Il est mon voisin le plus proche, mais je ne suis pas sa suppléante parce que nous sommes voisins. Je le suis parce qu’il connait mon engagement et ma détermination. Je suis fière d’accompagner quelqu’un qui partage les mêmes convictions que moi. Je me retrouve dans tout ce qu’il dit au point que j’ai décidé de faire comme lui. Il est un acteur de la société civile et mon modèle. Quelle est l’importance que représente à vos yeux le rôle qui sera le vôtre ? Le rôle de la femme est de contribuer à la construction du Gabon. Les 30 % du quota de femmes que nous avons obtenu ne doivent pas être un vain mot. Ce quota doit s’inscrire dans les faits et incarner la prise de décision à l'Assemblée nationale, les propositions et l’adoption de lois qui protègent la femme, la jeunesse et le Gabon tout entier. Le rôle de la femme consiste aussi à construire nos édifices y compris l’Assemblée, la mairie et nos circonscriptions. Par ailleurs, la femme est le poumon de l’économie nationale. Je m’explique. La majorité des commerçantes au Gabon sont des femmes. Elles vendent à l'étalage, tiennent des salons de coiffure et font de la manicure-pédicure. Lorsque les femmes sont assises derrière leur étal, elles gagnent à peine de quoi se nourrir, dépensent 1 300 à 1 500 francs par jour pour payer les taxes à la municipalité, et se demandent à quoi servent ces taxes. Les femmes étant le poumon de l'économie gabonaise, il est hors de question qu’elles continuent à produire sans manger le fruit de leur travail. La Majorité Bloquante entend œuvrer à l’inscription dans les faits du quota de 30% de femmes et du projet de loi qui vise à protéger la commerçante afin qu’elle bénéficie des allocations familiales et des primes de la rentrée scolaire pour ses enfants parce qu'être commerçante est un statut. La femme dans la 5 ème République doit être dans toutes les sphères décisionnelles. En tant que femme, le plaisir est le mien d’aller à l’Assemblée pour travailler au nom du Peuple gabonais, veiller au bon fonctionnement de la construction de mon pays, parce que je ne serai plus un citoyen normal comme tous les autres. Je serai un citoyen à part entière. J’ai l’obligation de veiller sur moi et d'être un modèle pour la femme, la jeune fille, les mamans dans les commerces et dans les marchés, parce que ce sont elles qui m'envoient à l'Assemblée, à l'hémicycle, parler au nom du Peuple. Je souhaiterais que toutes les femmes qui ont posé leur candidature aux élections raisonnent comme moi. Nous ne sommes plus là pour nous, mais nous sommes là pour le Peuple gabonais. À la lumière des besoins pressants de la population gabonaise, quel est le projet de « La Majorité Bloquante » pour y répondre ? Le projet est clair : mettre le gouvernement face à ses responsabilités et contrôler son action. Venons-en aux besoins pressants des populations. La Majorité Bloquante a des candidats dans les cinq arrondissements de Libreville. Les populations qui y vivent connaissent les mêmes difficultés et les mêmes réalités. Notre première action sera de situer les populations gabonaises vivant sur les terres appartenant à l’État sur les déguerpissements, les conditions de déguerpissement et de vie à court et moyen termes parce que ces questions reviennent dans chaque causerie. Trois autres problèmes concernent l’eau, son arrivée à la pompe et dans nos foyers, la crise sanitaire et les conditions de passage des étudiants du deuxième cycle à l’université. Je suis d’avis qu’il faille suspendre les examens de 2026. Cela ne sert à rien d’ajouter des bacheliers alors que notre pays n’a pas trouvé de solution au dossier des étudiants de 2024 et 2025. Il faut résoudre ce problème de même que celui du chômage. Que prévoit l’État ? Quelle est la place des Droits Humains dans le projet de La Majorité Bloquante, notamment dans le domaine de la restauration du bien-être et de la dignité des Gabonais ? La question des Droits Humains a toute sa place dans le projet de La Majorité Bloquante. À titre de rappel, le projet de loi portant amélioration des conditions de vie des défenseurs des Droits Humains a été introduit et voté à l’Assemblée de la Transition sous l’impulsion de Geoffroy Foumboula. En étant au Parlement, nous travaillerons et veillerons à l’amélioration des projets de lois votés antérieurement et des conditions de vie des populations, et à la restauration de la dignité des Gabonai.es. La dignité ne peut être restaurée si le citoyen n’est pas considéré. Considérer le citoyen revient à le mettre face à ses devoirs et responsabilités et à mettre également L’État face à ses devoirs et CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU,« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »

ILS ONT DIT

« Nous avons un président qui a démilitarisé son régime. Il a été régulièrement élu et il est aimé des populations. Il aime son pays et invite la société civile à être vigilante. Donc, je peux dire que pour le moment le cadre est propice à l’amélioration des conditions de vie pour les personnes physiques et morales. »  Eric Mboudy. Secrétaire général adjoint du REDHAC « Le droit ne pas être lu lorsque nous avons commis un délit ou une infraction. Nous devons connaitre nos droits. Mais qui doit nous aider à les connaitre ? C’est le ministère de la Justice qui se doit d’organiser des formations qui ne se limitent dans des hôtels huppés, mais des formations qui viennent dans nos quartiers. » Claudine Aïcha Tsoumbou. Membre de la Majorité Bloquante « La République gabonaise souffre encore d’un manque de vision claire en matière de politique sociale. Trop de familles vivent dans la précarité, trop de jeunes sont sans perspectives, trop de citoyens voient leurs droits fondamentaux bafoués comme en témoignent plusieurs réalités préoccupantes. » Flavienne Adiahenot Meporewa. Membre du Parti l’Union Nationale « Femme africaine et épanouissement. On a l’impression que ça n’a l’air de rien mais on se rend compte que cette notion est la base même de l’évolution de la femme. On a plusieurs niveaux d’épanouissement. Pour la femme africaine, on parle de son développement spirituel, intellectuel, émotionnel, de santé, de tout ce qui va lui permettre d’éclore dans la société. » Dr Carine Ouattara. Coach en Développement Personnel « Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et moral. » Article 11 de la Nouvelle Constitution « Les libertés de conscience, de pensée et de libre pratique de la religion et de culte sont garanties à tous. » Article 13 de la Nouvelle Constitution

RÉSULTATS PROVISOIRES DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BȂTISSEURS EN TÊTE MAIS….

PUBLICATION DES RÉSULTATS PROVISOIRES DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BȂTISSEURS EN TÊTE MAIS… Après une campagne électorale de dix jours, suivie le 27 septembre 2025 des premières élections législatives et locales de la 5 ème République, le ministre de l’Intérieur a annoncé, au cours d’un point de presse le 28 septembre, les résultats provisoires des législatives. Selon Hermann Immongault, « Les résultats concernent uniquement les législative en raison de l’organisation du second tour prévu le samedi 11 octobre. » L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) du président Oligui Nguema arrive en tête dans plusieurs sièges, mais elle est devancée par le PDG, l’ancien parti au pouvoir, à Okondja dans le Haut Ogoué. Les deux partis seront face à face lors du second tour. Le ministre a par ailleurs annoncé la proclamation à une date ultérieure des résultats des locales, « le calcul proportionnel des sièges nécessitant un temps supplémentaire et une restitution fidèle du choix des électeurs. » Reconnaissant des difficultés d’organisation dans certaines zones, Hermann Immongault a relevé « trois cas graves qui imposent une reprise des scrutins législatifs à une date qui sera fixée ultérieurement après saisine de la Cour Constitutionnelle. » Les zones concernées sont le premier arrondissement de Ntoum (Estuaire), le premier siège du département de Lékoni-Lékori (Haut Ogooué) et les deux sièges du département de la Douigny (Nyanga) où l’absence des urnes et des retards dans la distribution du matériel électoral ont été relevés dans les bureaux de vote. Plus de 900 000 électeurs ont accompli leur devoir civique. Le nombre de candidatures pour les législatives et les locales se situent respectivement à plus de 1.600 et plus de 1.800. Tama Z’Akis

QUELLE EST LA PLACE ET QUEL EST LE TRAITEMENT DE L’ARTISTE DANS NOTRE SOCIÉTÉ ?

QUELLE EST LA PLACE ET QUEL EST LE TRAITEMENT DE L’ARTISTE DANS NOTRE SOCIÉTÉ ? Après avoir dans un premier temps, répondu aux questions de savoir ce qu’est l’art, et ce qu’est un artiste, examinons sans fard, la place qu’occupe l’artiste dans notre société. Il est évident qu’en ce qui concerne la place de l’artiste dans notre très chère société gabonaise, nous sommes dans un vrai capharnaüm. Et pourtant ce n’est pas faute de talents. Que ce soit dans le cadre de l’ÉNAM (École Nationale d’Art et de Manufacture) en pleine décrépitude (en apparence du moins) ou grâce aux initiatives personnelles de certains, artistes ou pas, notre société ne peut se plaindre d’un manque de talents parmi la plupart des artistes gabonais, même si souvent le pire le dispute au moins bon, voire au meilleur. Pourquoi la situation n’est-elle pas tranchée afin que nous soyons dans un environnement où existeraient des structures adéquates afin que quand une manifestation d’ordre purement artistique est annoncée, toute personne intéressée soit sûre qu’elle pourra assister à une performance se déroulant dans un cadre adéquat (concerts, expositions, théâtre, ballet, etc…) avec des intervenants d’un niveau au minimum moyen sinon plus, avec un accueil au niveau, une sono au top, un éclairage correcte, des dépliants de qualité… ? Pourquoi la situation n’est pas tranchée, disais-je ? Tout simplement parce que les pouvoirs publics jusqu’à ce jour ne s’impliquent pas de manière décisive. Je me contenterai de donner l’exemple des droits d’auteur par chez nous où ce projet joue les arlésiennes. Il est évoqué depuis au moins une quarantaine d’années mais peine à prendre corps faisant regretter à des anciens comme Hilarion NGUEMA l’époque de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique) quand au moins une fois l’an sinon plus, ils percevaient leurs droits en espèces sonnantes et trébuchantes. Il y a d’abord eu l’ANPAC, (Agence Nationale de Promotion Artistique et Culturelle) aujourd’hui c’est le BUGADA (Bureau Gabonais du Droit d’Auteur) qui s’y colle avec semble- t-il avec le même résultat. Aujourd’hui, un artiste gabonais (compositeur, chanteur, rappeur, slameur …) peut faire des millions de vues et ne rien toucher tout simplement à cause de l’absence d’une structure adéquate dédiée. L’un d’eux m’a confié que pour ne pas être perdant dans ce cas, il vaut mieux avoir cette structure dédiée à l’étranger. Ne parlons pas des artistes peintres et autres sculpteurs (EKORE, MBOUROU et autres anonymes…) qui ont dû leur survie à des institutions de la place telles que BICIG pour ne citer que celle-là. De la responsabilité des pouvoirs publics Pourquoi les pouvoirs publics ne jouent-ils pas leur rôle à fond afin d’éviter à des compatriotes méritants des fins de mois difficiles en mettant en place le cadre approprié afin que l’âme gabonaise puisse avoir droit de cité. Il est tout à fait normal que grâce à son talent, les frères cap-verdiens et antillais se soient appropriés feu Oliver NGOMA. Ce qui ne l’est pas par contre c’est que pour atteindre ces hauteurs, il ait été contraint, à son corps défendant, tout comme pour la majorité de ses semblables chanteurs, d’être un homme-orchestre et de ne devoir sa réussite non pas seulement à des prédispositions naturelles et à un travail acharné, mais plutôt à sa capacité de jouer à travers une débauche d’énergie, les rôles de producteur, technicien du son, réalisateur de clips, promoteur et j’en passe. La jeune génération de chanteurs, musiciens et autres réalisateurs de films sont à ce jour logés à la même enseigne. Encore heureux que la révolution numérique nous ait apporté la démocratie des moyens en permettant à qui le veut, d’être vu par des milliers sinon des millions de personnes sans bourse délier. Mais il n’en demeure pas moins que l’incontournable technique du streaming manque cruellement d’un encadrement approprié au niveau national. J’ose espérer que ces manquements ne résultent pas d’une mesquinerie uniquement assumée en privé comme me l’a confié un jeune chanteur qui me disait qu’un « responsable » lui avait déclaré : « Vous avez déjà le succès, si en plus vous avez l’argent, que va-t-il nous rester ? » Je ne me pose même pas la question de savoir si cela est vrai ou pas car dans l’affirmative ce serait tellement grave que je préfère le déni absolu. Cela ne devrait pas être. Arrêtons les guéguerres qui nous tirent vers le bas et n’oublions pas qu’une société évolue en fonction de son aptitude à gérer ses contradictions en les convertissant en quelque chose de positif dans l’intérêt du plus grand nombre. OSONS AVOIR UNE VISION édégo

FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA « JE ME PRESENTE POUR REDONNER SENS A LA JUSTICE SOCIALE ET AUX DROITS HUMAINS »

FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA « JE ME PRÉSENTE POUR REDONNER SENS À LA JUSTICE SOCIALE ET AUX DROITS HUMAINS. » Militante de l’Union Nationale (UN) et députée de la Transition, Flavienne Adiahenot-Meporewa est candidate aux élections législatives pour le 2ème siège _ LITTORAL dans le 4ème arrondissement de Libreville. Portée par un engagement citoyen de longue date, elle revient sur son regard critique de la politique sociale actuelle, les raisons de sa candidature et les grandes lignes de son programme Flavienne Adiahenot-Meporewa – Pour la candidate que je suis, la République gabonaise souffre encore d’un manque de vision claire en matière de politique sociale. Trop de familles vivent dans la précarité, trop de jeunes sont sans perspectives, trop de citoyens voient leurs droits fondamentaux bafoués comme en témoignent plusieurs réalités préoccupantes. L’accès aux soins de santé : de nombreux foyers gabonais, notamment dans les quartiers populaires et en zones rurales, peinent à consulter un médecin ou à bénéficier d’un traitement adapté faute de moyens financiers et d’infrastructures suffisantes. La santé ne doit pas être un privilège. Je propose la mise en place d’une Couverture Santé Universelle renforcée. La CNAMGS est la structure, mais la Couverture Santé Universelle est la vision, dont la CNAMGS est censée être le moteur. » Le chômage des jeunes diplômés : malgré leur dynamisme et leurs compétences, une grande partie de la jeunesse se heurte à l’absence d’opportunités professionnelles. Ce gâchis de talents alimente frustration et désillusion. Je défends l’adoption d’une loi favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, incluant des stages rémunérés obligatoires, des incitations fiscales pour les entreprises qui recrutent, et des programmes de microfinancement dédiés aux entrepreneurs de moins de 35 ans. Ces propositions sont faisables au Gabon. Aujourd’hui, les stages ne sont pas rémunérés par obligation, il n’existe pas de dispositif fiscal spécifique pour l’embauche des jeunes, et les mécanismes de financement restent trop complexes. Pourtant, ces mesures sont appliquées avec succès dans d’autres pays africains. Les rendre effectives par une loi serait une avancée majeure pour valoriser nos jeunes talents. Quelles sont les autres réalités qui vous préoccupent ?​ Les inégalités dans les allocations sociales : si l’indemnité allouée aux personnes vivant avec un handicap a été revue durant la Transition, les allocations familiales, elles, tardent à évoluer. « On ne peut pas demander aux familles d’assumer seules le poids de la pauvreté et du coût de la vie », martèle-t-elle, appelant à une réforme des prestations sociales en faveur des enfants et des familles nombreuses. Les faillites d’entreprises publiques et privées : les liquidations de sociétés comme AIR GABON, les faillites de la POSTEBANK ou de la SOGEC ont laissé des milliers de travailleurs, d’épargnants et de familles dans l’incertitude. Ces dossiers ne doivent pas rester des sujets tabous, enterrés dans le passé. Ils méritent un traitement spécial, car ils touchent à la confiance même des citoyens envers l’État et ses institutions. Je propose l’ouverture de mécanismes de compensation et de relance pour protéger les victimes de ces faillites. Parlez-nous de votre combat et de votre candidature aux législatives ​ Je n’en suis pas à mon premier combat. Ma candidature est née d’un militantisme constant. Militante depuis 2010, je me suis illustrée par mon engagement au sein de l’Union Nationale et par mes actions de proximité dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville. Je ne me présente pas pour une carrière. Je me présente parce que je crois que le Parlement doit redevenir la maison du peuple. Je revendique un militantisme marqué par des luttes sociales et des échecs transformés en leçons de résilience. Chaque revers m’a rendue plus forte, chaque victoire a renforcé ma conviction que rien n’est impossible quand on agit pour le bien commun. Quels sont les axes majeurs de votre projet législatif ?​ Mon projet se base sur 6 axes majeurs en tête desquels la justice sociale. Je veillerai à ce qu’elle soit renforcée par le biais de l’amélioration à l’accès à la santé, à l’éducation et aux services publics essentiels. Les 5 autres axes de mon projet visent à : Mettre la jeunesse au cœur de l’action à travers le développement de l’insertion professionnelle, le soutien des initiatives entrepreneuriales et l’appui aux jeunes, l’objectif étant de leur permettre d’avoir un rôle actif dans la gouvernance locale et nationale. Garantir les droits humains en veillant à l’application effective des libertés fondamentales et de l’équité devant la loi. Assurer la transparence et la redevabilité par l’instauration d’un contrôle rigoureux des politiques publiques et la lutte contre les privilèges sont au cœur de ce volet. Répondre aux priorités locales à travers notamment l’amélioration des infrastructures, de la sécurité et de l’emploi dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, la restructuration et la relance des dispensaires. Proposer une loi sur la politique de la ville afin d’encadrer le développement urbain, lutter contre les inégalités territoriales et offrir à chaque citoyen, dans chaque quartier, un cadre de vie digne, sûr et durable Inscrire dans le budget des crédits spécifiques pour l’eau et l’électricité : il faut faire de ces services essentiels une priorité nationale car « Une nation sans eau courante ni énergie fiable ne peut se développer. J’en fais une priorité absolue de mon programme législatif. Ces crédits, inscrits dans un fonds spécial contrôlé par l’Assemblée nationale, permettront d’étendre et de moderniser les réseaux, tout en prévoyant des tarifs sociaux pour les familles vulnérables. En guise de conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux Gabonais ?​ Mon message est un appel à l’unité et à la responsabilité collective. Je lance un message solennel aux électeurs : Je ne prétends pas détenir toutes les solutions, mais je vous promets sincérité, proximité et engagement. Ma candidature est un acte de foi en notre capacité collective à bâtir un Gabon plus juste, digne et prospère. Je tends la main à chaque citoyen pour que nous transformions nos douleurs en force, nos attentes en actions et nos rêves en victoires. Ensemble, écrivons une nouvelle page de notre histoire commune. Propos recueillis par Flavienne L. Issembè

COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES

CONSEILS PRATIQUES COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES Au Gabon comme ailleurs, voter n’est pas seulement un droit : c’est un pouvoir. Un pouvoir discret, mais déterminant. Pourtant, nombreux sont les citoyens qui ignorent encore la portée réelle de leur vote, ou la différence entre élections législatives et locales. Élections législatives. Élections locales. Qui élit-on ? Voter aux législatives et aux locales, c’est choisir les candidats et candidates qui fixeront les règles du pays. Lors des élections législatives, on élit les députés et les sénateurs. Ces parlementaires siègent respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat. Leur mission est d’élaborer les lois, de débattre des politiques nationales et de contrôler l’action du gouvernement. Ils influencent directement des domaines cruciaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi, la fiscalité et la sécurité. Les élections locales concernent notre vie de tous les jours. Elles permettent d’élire les maires et les conseillers départementaux. Ces élus gèrent des questions de proximité tel que les routes, les écoles, les dispensaires, les marchés, l’état civil et la salubrité publique. Leur action ou leur inaction se ressent immédiatement dans notre environnement. Mais alors, comment choisir un bon candidat ? D’abord, en se renseignant. Il ne suffit pas de voter pour un nom connu ou un logo. Il faut écouter les propositions, comparer les programmes, vérifier le sérieux des engagements. Un bon candidat est celui qui connaît les réalités du terrain, propose des solutions concrètes, et reste accessible. Pour les législatives, on attend d’un député qu’il soit capable de défendre les intérêts de sa circonscription à l’échelle nationale. Pour les locales, on attend d’un maire ou d’un conseiller qu’il s’implique sur le terrain, soit proche des citoyens et améliore concrètement la vie dans nos quartiers et villages. Ainsi, les élections législatives définissent les grandes lignes de la politique nationale, tandis que les élections locales façonnent notre quotidien de manière tangible. L’une agit sur les lois et les institutions, l’autre sur notre environnement direct. Mais dans les deux cas, c’est le citoyen qui détient la clé du changement. Refuser de voter, c’est abandonner ce pouvoir. Y prendre part, c’est affirmer sa place dans la société et contribuer activement à la construction du Gabon de demain. L’ÉLECTEUR – QUI EST-IL ET POURQUOI VOTE-T-IL ? L’électeur gabonais est un citoyen de 18 ans ou plus, inscrit sur les listes électorales et jouissant de ses droits civiques. Son vote, loin d’être symbolique, est un acte décisif pour désigner les candidats aux élections qui influencent directement son quotidien. À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, dans un contexte tendu marqué par des soupçons de favoritisme et d’exclusions, voter devient un acte de vigilance démocratique. S’abstenir, c’est laisser les autres choisir pour soi. Pourquoi voter ? À l’heure où des critiques s’élèvent contre la Commission nationale d’organisation des élections (CNOCER), accusée de favoritisme, d’erreurs de gestion, voire d’exclusion de certains candidats, voter devient un acte de vigilance démocratique. Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a reconnu « l’existence d’informations troublantes » et promis un dépouillement public, signe d’un engagement pour plus de transparence. Mais la meilleure garantie de cette transparence réside dans la participation massive et éclairée des électeurs. Chaque voix compte Face aux enjeux, un électeur bien informé est un électeur puissant. Voter, c’est défendre un projet de société. C’est dire oui à une vision du Gabon. Comprendre pourquoi on vote, c’est comprendre ce que l’on défend : l’égalité des chances, l’accès aux services publics, la bonne gouvernance locale, la justice sociale. Voter, c’est refuser les dérives d’un système parfois miné par le désintérêt, les erreurs ou la manipulation. S’informer, c’est résister. Participer, c’est construire. En résumé Être électeur, ce n’est pas juste glisser un bulletin dans une urne. C’est revendiquer sa place dans la construction d’un Gabon plus juste, plus efficace, plus proche de ses citoyens. C’est aussi transmettre un message aux générations futures : nous avons choisi de participer. Alors, le 27 septembre, votons. Pour nous. Pour nos enfants. Pour demain. Florène Okome Pambo

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