Journalistes Seniors

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Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

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Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
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La Rédaction

COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES

CONSEILS PRATIQUES COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES Au Gabon comme ailleurs, voter n’est pas seulement un droit : c’est un pouvoir. Un pouvoir discret, mais déterminant. Pourtant, nombreux sont les citoyens qui ignorent encore la portée réelle de leur vote, ou la différence entre élections législatives et locales. Élections législatives. Élections locales. Qui élit-on ? Voter aux législatives et aux locales, c’est choisir les candidats et candidates qui fixeront les règles du pays. Lors des élections législatives, on élit les députés et les sénateurs. Ces parlementaires siègent respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat. Leur mission est d’élaborer les lois, de débattre des politiques nationales et de contrôler l’action du gouvernement. Ils influencent directement des domaines cruciaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi, la fiscalité et la sécurité. Les élections locales concernent notre vie de tous les jours. Elles permettent d’élire les maires et les conseillers départementaux. Ces élus gèrent des questions de proximité tel que les routes, les écoles, les dispensaires, les marchés, l’état civil et la salubrité publique. Leur action ou leur inaction se ressent immédiatement dans notre environnement. Mais alors, comment choisir un bon candidat ? D’abord, en se renseignant. Il ne suffit pas de voter pour un nom connu ou un logo. Il faut écouter les propositions, comparer les programmes, vérifier le sérieux des engagements. Un bon candidat est celui qui connaît les réalités du terrain, propose des solutions concrètes, et reste accessible. Pour les législatives, on attend d’un député qu’il soit capable de défendre les intérêts de sa circonscription à l’échelle nationale. Pour les locales, on attend d’un maire ou d’un conseiller qu’il s’implique sur le terrain, soit proche des citoyens et améliore concrètement la vie dans nos quartiers et villages. Ainsi, les élections législatives définissent les grandes lignes de la politique nationale, tandis que les élections locales façonnent notre quotidien de manière tangible. L’une agit sur les lois et les institutions, l’autre sur notre environnement direct. Mais dans les deux cas, c’est le citoyen qui détient la clé du changement. Refuser de voter, c’est abandonner ce pouvoir. Y prendre part, c’est affirmer sa place dans la société et contribuer activement à la construction du Gabon de demain. L’ÉLECTEUR – QUI EST-IL ET POURQUOI VOTE-T-IL ? L’électeur gabonais est un citoyen de 18 ans ou plus, inscrit sur les listes électorales et jouissant de ses droits civiques. Son vote, loin d’être symbolique, est un acte décisif pour désigner les candidats aux élections qui influencent directement son quotidien. À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, dans un contexte tendu marqué par des soupçons de favoritisme et d’exclusions, voter devient un acte de vigilance démocratique. S’abstenir, c’est laisser les autres choisir pour soi. Pourquoi voter ? À l’heure où des critiques s’élèvent contre la Commission nationale d’organisation des élections (CNOCER), accusée de favoritisme, d’erreurs de gestion, voire d’exclusion de certains candidats, voter devient un acte de vigilance démocratique. Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a reconnu « l’existence d’informations troublantes » et promis un dépouillement public, signe d’un engagement pour plus de transparence. Mais la meilleure garantie de cette transparence réside dans la participation massive et éclairée des électeurs. Chaque voix compte Face aux enjeux, un électeur bien informé est un électeur puissant. Voter, c’est défendre un projet de société. C’est dire oui à une vision du Gabon. Comprendre pourquoi on vote, c’est comprendre ce que l’on défend : l’égalité des chances, l’accès aux services publics, la bonne gouvernance locale, la justice sociale. Voter, c’est refuser les dérives d’un système parfois miné par le désintérêt, les erreurs ou la manipulation. S’informer, c’est résister. Participer, c’est construire. En résumé Être électeur, ce n’est pas juste glisser un bulletin dans une urne. C’est revendiquer sa place dans la construction d’un Gabon plus juste, plus efficace, plus proche de ses citoyens. C’est aussi transmettre un message aux générations futures : nous avons choisi de participer. Alors, le 27 septembre, votons. Pour nous. Pour nos enfants. Pour demain. Florène Okome Pambo

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE 4 ANCIENS CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE UNE ALERTE POLITIQUE FACE À UN PROCESSUS ÉLECTORAL PRÉCIPITÉ Trois mois après la dernière élection présidentielle du 12 avril qui a vu l’installation d’un nouveau pouvoir exécutif, le paysage politique gabonais semble déjà à nouveau sous tension. Quatre anciens candidats, Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Thierry Yvon Michel N’goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga ont uni leurs voix lors d’une conférence de presse conjointe le 31 juillet dernier, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive inquiétante du processus électoral en cours. Alors que le pays s’achemine vers les élections législatives et locales prévues respectivement les 27 septembre et 7 octobre prochains, les quatre hommes ont décidé de tirer la sonnette d’alarme face à un calendrier qu’ils jugent précipité, désorganisé et potentiellement vecteur de tensions politiques. Leur message : le Gabon court le risque d’un nouveau cycle d’instabilité si les règles du jeu électoral ne sont pas rapidement révisées. « Il est encore temps d’agir pour éviter une nouvelle crise », ont-ils martelé devant un parterre de journalistes nationaux et internationaux. Des propositions claires pour un scrutin apaisé Au-delà de la critique, les quatre anciens candidats ont présenté une série de propositions concrètes pour corriger les failles du processus et redonner confiance aux citoyens et aux acteurs politiques : Prolonger le délai de dépôt des candidatures jusqu’au 25 août, afin de permettre aux postulants de finaliser leurs dossiers administratifs dans des conditions plus sereines, tout en garantissant une meilleure organisation des élections. Réformer la composition des commissions électorales locales, en demandant notamment le retrait des magistrats de l’ordre administratif. Une mesure censée préserver l’impartialité judiciaire dans la gestion des contentieux électoraux. Assurer une représentation politique équilibrée dans l’organisation du scrutin, pour garantir une supervision crédible et acceptée de tous. Organiser, sans tarder, une concertation nationale entre majorité et opposition, en vue de dégager un consensus fort sur les règles du jeu électoral et éviter toute contestation future. Une coalition d’anciens rivaux : simple alliance de circonstance ou front politique en gestation ? En s’exprimant d’une seule voix, ces anciens adversaires du scrutin présidentiel envoient un signal politique fort. Au-delà des critiques techniques, leur posture interroge : s’agit-il d’un regroupement temporaire face à une urgence nationale, ou les prémices d’un nouveau front politique structuré ? À l’heure où la démocratie gabonaise cherche encore ses marques après une transition post-présidentielle délicate, l’initiative de ces quatre figures pourrait bien peser sur la suite du processus. Leur capacité à fédérer d’autres forces, à maintenir une ligne commune et à proposer une vision politique alternative sera scrutée de près. Leur cri d’alerte résonne aujourd’hui. Mais demain, seront-ils toujours ensemble ? Et surtout, seront-ils entendus ?   Eric Ozwald

ILS ONT DIT

« L’Art est le produit qu’un homme ou une femme offre à ses contemporains et qui, très souvent, lui survit à travers les siècles. L’art est un refuge…En général, l’art magnifie le réel. C’est ainsi que les uns et les autres, d’horizons divers, de cultures différentes, en arrivent à se retrouver voyageant ensemble dans la même classe de la psyché humaine sans rien trouver à redire. C’est ça la magie et l’essence même de l’art ! » Edego Nous avons la grâce d’être le seul pays à avoir la Pierre de Mbigou. Cependant nous sommes inquiets car si notre génération disparait, il n’y aura pas de relève. Il faut former des sculpteurs. Je demande aux autorités de s’investir davantage afin de nous permettre de dispenser des cours dans les écoles, lycées et collèges. Je suis sûr et certain que si nous arrêtons, on n’entendra plus parler de la Pierre de Mbigou. » Evariste Domba. Sculpteur de Pierre de Mbigou «En République gabonaise, l’art ne nourrit pas nos ménages. Certaines personnes ne comprennent pas l’art. Les droits d’auteur, par exemple, ne sont pas valorisés. Je tiens néanmoins à féliciter le ministère de la Culture et des Arts qui organise des ateliers et permet aux artistes de mettre en lumière leurs talents à travers ce qu’ils proposent aux citoyens gabonais. J’aimerais avoir une salle d’exposition permanente où les personnes payeront les entrées pour découvrir ce que nous proposons. » Rhaïna Kengue.Conceptrice d’objets issus de matériaux naturels « Pour que la dignité de l’artiste devienne réalité, il faut légaliser, il faut que des barèmes de production soient institutionalisés. Toute personne qui fait appel à un artiste pour telle ou telle prestation doit avoir le barème légal et national pour récompenser la prestation d’un artiste. Il faut aussi reconnaitre le travail et l’œuvre de l’artiste, et se dire qu’un masque, par exemple, ne peut coûter en dessous d’une certaine somme. »   Dominique Douma. Dramaturge & Écrivain « La liberté est le souffle qui anime toute création artistique, le socle sur lequel se construisent nos aspirations les plus profondes. C’est cette alliance puissante entre le cinéma et la liberté que nous célébrons une fois de plus. »   Pauline Mvele Nambane.Directrice du Festival International Cinéma Liberté de Libreville

CINÉMA ET BONNE GOUVERNANCE

Site du Festival International Cinéma Liberté de Librevile. Baie des Rois 22-29 juin 2025 « Le Festival international Cinéma Liberté de Libreville (FICLL) se positionne désormais comme une plateforme influente de promotion de la liberté et de la bonne gouvernance au Gabon, avec une vraie dynamique en faveur des jeunes talents ». C’est, du moins, l’avis des organisateurs et des invités à la 2ème édition dudit festival au nombre desquels des représentants du gouvernement, de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS) et de l’Institut français du Gabon (IFG). « Le cinéma est un témoin, un cri, un pont entre les hommes. Il donne une voix à ce qu’on n’écoute pas assez. Il éclaire les zones d’ombre, il interpelle et réconcilie. Le thème de la liberté est un appel à défendre la liberté d’expression, la liberté de création, la liberté d’opérer, de dire et de montrer. Cette liberté, nous devons la protéger partout, et plus particulièrement dans le continent africain. » Ces propos du secrétaire général du ministère du Rayonnement culturel et des Arts gabonais, Jean Clary Outoumou, prononcés à l’occasion du récent FICLL, remettent au goût du jour une autre vérité fondamentale mise en exergue par la Directrice du Festival, Pauline Mvele Nambane. « La liberté est le souffle qui anime toute création artistique, le socle sur lequel se construisent nos aspirations les plus profondes. C’est cette alliance puissante entre le cinéma et la liberté que nous célébrons une fois de plus. » « Nous avons des scénaristes émérites, de même les acteurs, réalisateurs… des qualités hors du commun qui nous garantissent de produire de nouvelles œuvres impérissables… », se félicite Jean-Claude Mpaka, représentant du ministre de la Communication et des Médias.  De l’avis du Directeur général adjoint de l’IGIS, Samson Elibigui, « ce festival est un acte de foi en l’art, en la liberté d’expression et en l’imaginaire gabonais et africain. »  « À travers l’IGIS, l’État gabonais réaffirme son engagement à soutenir les initiatives culturelles. Le cinéma gabonais n’est pas en marge, il est en marche, audacieux et professionnel », a martelé Samson Elibigui. L’IFG, en tant que partenaire technique et financier, « accompagne la création, la formation et les étudiants en valorisant les patrimoines vivants et en contribuant de manière structurée au secteur cinématographique… Nous réussirons à faire de Libreville une terre du cinéma », a indiqué le Directeur général, Bernard Rubi. Des masters class aux concours d’art oratoire et de courts métrages, le FICLL sert de cadre à l’identification des talents. Dans le domaine du cinéma par exemple, Teshene Miller, Benoît Baderhwa et Fred Doukaga, réalisateurs des courts métrages « Le cahier des anomalies », « La norme » et « Les rouages d’un système », emportent des prix y compris un voyage pour le premier et des sommes d’argent pour le second et le troisième. Les critères de sélection se basent notamment sur l’originalité de la thématique, la mise en scène, le jeu des acteurs et un ensemble d’éléments techniques y compris la lumière, le cadrage, le montage, la qualité du son et l’étalonnage qui renvoie à la couleur et aux images. Les Master Class ont édifié les participants sur des thèmes comme les consultations poétiques, l’art de la narration visuelle et l’éclairage cinéma en extérieur jour, l’intelligence culturelle, la liberté de filmer en Afrique. L’art oratoire s’est conclu sur la victoire de trois lauréats : Céfora Mboumba, Jéhojada et Mensome Privat. Les critères de sélections sont l’éloquence face au public, la présentation qualitative des arguments, la gestuelle appropriée, la ponctualité, les références par rapport aux citations et aux proverbes utilisés par les différents orateurs, À travers son film titré Afrotopia, David Mboussou parle à la fois de tourisme, de médecine traditionnelle et d’identité gabonaises, de développement durable, de développement du patrimoine naturel et culturel. 

LE SCULPTEUR DE MBIGOU

LE SCULPTEUR DE MBIGOU La Pierre de Mbigou est une roche tendre de type stéatite, connue pour sa malléabilité et sa facilité à être sculptée. Elle est extraite dans la région de Mbigou, une ville de la province de la Ngounié au Gabon. Les artisans et artistes locaux utilisent cette pierre pour créer des œuvres d’art uniques, notamment des sculptures de personnages, d’animaux et autres représentations symboliques.  Ils utilisent cette pierre pour exprimer leur créativité, fruit d’une longue tradition artistique et d’une expression créative chez les peuples du sud du Gabon. 

DROITS ET DEVOIRS DE L’ARTISTE GABONAIS

DROITS ET DEVOIRS DE L’ARTISTE GABONAIS Longtemps relégué à la marge, le secteur artistique gabonais bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle. Avec l’adoption du rapport n°018-2023 portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel, l’État pose un cadre juridique clair aux droits et obligations de celles et ceux qui contribuent à la richesse culturelle du pays.   Quels sont les droits fondamentaux de l’artiste gabonais ?   Les droits fondamentaux de l’artiste sont énumérés au chapitre 24, en son titre 5. Ceux-ci incluent : Le droit de propriété intellectuelle : l’artiste jouit du droit d’auteur et des droits voisins selon les lois en vigueur. Le droit à un contrat clair : chaque prestation artistique doit être encadrée légalement. Le droit au dédommagement en cas de rupture abusive du contrat. Le droit à une rémunération équitable (forfaitaire ou proportionnelle). Le droit à des espaces d’expression artistique propices au développement de l’art. Le droit à la visibilité dans les événements et médias sous tutelle de l’État. Le droit à la formation dans le domaine culturel et artistique. Le droit à la sécurité sociale, via une affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).   Base légale complémentaire   Outre le rapport n°018-2023 portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel, d’autres textes soutiennent la reconnaissance des droits de l’artiste. Notamment : La Constitution gabonaise qui garantit la liberté de création artistique (article 1, alinéa 17). Le Code de la communication (2016) qui encadre l’expression artistique dans les médias. La Charte africaine des droits de l’homme (article 17) qui reconnaît à chaque individu le droit à la culture. La Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2005), ratifiée par le Gabon, encourage les États à protéger les artistes et leur liberté d’expression.   Mise en œuvre du statut de l’artiste : défis et attentes   Le statut est voté, mais sa mise en œuvre concrète tarde. La création d’un guichet unique, l’enregistrement des artistes à la CNSS et les décrets d’application sont encore attendus.   Le statut de l’artiste ne confère pas que des droits, mais également des devoirs. Comme le souligne le texte officiel, l’artiste est désormais un acteur économique, social et éthique, responsable devant la loi et la société.   Quels sont les devoirs attachés au statut de l’artiste ?   Tout artiste ou acteur culturel est tenu de respecter : Les obligations fiscales en vigueur. Le respect de l’ordre public et de la dignité humaine dans ses œuvres. Le secret professionnel, notamment dans le cadre de collaborations sensibles. La déclaration de ses revenus artistiques.   À retenir   Le statut de l’artiste gabonais garantit un équilibre entre droits et devoirs, protégeant sa création et sa dignité. Le cadre juridique propre à l’artiste contribue à professionnaliser un secteur longtemps marginalisé. La mise en œuvre effective des droits de l’artiste reste la clé pour en faire des réalités concrètes. L’artiste devient un acteur reconnu, mais aussi responsable, dans la société gabonaise. « Le statut de l’artiste n’est pas qu’une formalité : c’est une étape majeure vers la reconnaissance, la dignité et la protection de ceux qui donnent vie à la culture de notre pays. »     Florène O. PAMBO

L’ART AU FÉMININ

L’ART AU FÉMININ Orty, Marie-Joelle, Rhaïna, et d’autres sont de celles qui croient au potentiel de la femme d’exister, de s’émanciper et de faire la différence. À travers « Féminin Créatif », elles s’attèlent à promouvoir l’art sous toutes ses facettes. Le culinaire, l’artisanat, la bijouterie, la décoration, la peinture et d’autres domaines artistiques mobilisent cette jeune association née il y a à peine un an. Bienvenue dans l’univers d’Orty, Marie-Joelle et Rhaïna qui osent pour aller au bout de leurs rêves.     Annie Mapango

SALUT L’ARTISTE !

SALUT L’ARTISTE ! Il est des hommes et des femmes qui ont foi en la vie, en leur étoile, en leur créativité. Les artistes sont de ceux-là. À travers leurs œuvres ils marquent les esprits et les époques. Adulés ou haïs, ils ou elles sont un pan indispensable de la société qu’ils observent, analysent et dépeignent à travers leurs œuvres pour éveiller et éclairer les consciences. Mais qui est cet homme, qui est cette femme, qui ose défier les codes ? Quel est son rôle dans la société ? Quels sont ses droits et ses devoirs ?   Les mots ne manquent pas pour définir le personnage hors du commun et unique en son genre qu’est l’artiste. À travers ses œuvres – fruit de sa créativité, de son imaginaire et de son sens de l’observation de la société – il conte l’histoire de la vie, sa beauté, ses travers, et invite à la réflexion et à l’action. De par le rôle qu’il joue, il est et demeure ce créateur, ce libre penseur dont les œuvres véhiculent des messages qui éveillent les consciences ; émeuvent, calment ou perturbent l’âme.   Perturbateur, il l’est car il véhicule la vérité. Si d’aucuns estiment que « la justesse n’est pas toujours bonne à dire car elle dérange, d’autres en revanche, en particulier l’artiste et les amoureux de l’art, sont d’avis qu’il est un pan indispensable de la société. Le prix à payer est lourd. Nombre d’artistes croupissent dans la misère pour avoir osé dénoncer un régime, un système en place, parfois au prix de leur vie.   Loin de baisser les bras, l’artiste persévère et ne manque pas de rappeler à la société que tout être humain a des droits dont celui de créer. L’œuvre qui jaillit de l’esprit, fruit d’un travail de longue haleine, ne gagnerait-elle pas enfin à être reconnue et appréciée à sa juste valeur afin que ses auteurs jouissent d’un salaire décent, de meilleures conditions de vie et de la sécurité qui va avec.   Arraché au prix d’énormes sacrifices. À travers des interviews, témoignages, articles, portraits et points de vue d’artistes engagés et du public, toutes couches sociales confondues, « Vivre » lève le voile sur l’artiste. Ses œuvres, ses conditions de vie et la place de choix qu’il/elle mérite.   Dominique Douma, écrivain, comédien et homme de théâtre gabonais de renommée nationale et internationale, invite le public y compris les gouvernants « à prêter attention aux messages artistiques pour que demain soit peut-être meilleur…Nous ne sommes pas les ennemis de la société. Nous sommes plutôt des guides de la société. »   La rédaction

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ « Peuple Gabonais, je vous aime. Je vous invite à rêver grand. Malgré les défis du monde, cultivons l’espoir, la solidarité et la détermination pour bâtir un Gabon nouveau, un Gabon qui illumine l’avenir par son unité, sa vitalité et son esprit d’innovation. Le chemin vers la prospérité sera long, mais avec le travail, la discipline, l’effort et la foi en notre pays, nous déplacerons des montagnes. Ce devoir, je le prends avec confiance, fort du soutien que le peuple gabonais m’a manifesté.  Il s’exercera avec le concours et le patriotisme de chacun d’entre vous. »      La nouvelle ère qui commence sous le premier mandat de Brice Clotaire Oligui Nguema, marque le début d’un changement notoire dans la gouvernance politique, sociale et économique de la République gabonaise. Outre l’espoir et la solidarité, d’autres valeurs essentielles participent de l’édification du Gabon nouveau. C’est du moins ce que révèle la suite de l’allocution de son investiture en tant que président de la République, chef de l’État et du gouvernement le 3 mai 2025 sur le site du stade de l’Amitié d’Angondje dans la commune d’Akanda. Sur un ton humble et ferme, l’ancien président de la Transition a déclaré : « La 5ème République exige la fin de l’impunité, de la corruption, du laxisme et de la paresse. L’administration doit être performante.  Chaque citoyen investi de l’autorité de droit doit remplir sa mission dans le respect des lois et règlements en vigueur, afin d’établir un véritable État de droit. »    Face aux 40 000 places du centre sportif occupées par le peuple, la première Dame, Zita Oligui Nguema, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, les anciennes autorités politiques de la Transition, les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité au Gabon, les représentants des organisations et de la presse nationales, régionales et internationales, l’ancien président a déroulé son programme.   La fin de la Transition, initiée avec l’élection présidentielle du 12 avril 2025, marque l’entrée du Gabon dans la 5ème République. Elle sera complétée par l’organisation des élections législatives le 27 septembre, des locales le 11 octobre 2025, des sénateurs les 8 et 29 novembre 2025. Le Parlement sera élu dès le 4 novembre 2025 pour l’Assemblée nationale tandis que l’élection du Sénat est programmée pour le 15 décembre 2025.  D’autres évènements, annoncés par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, touchent à la mise en place, le 1er décembre 2025, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la désignation et la prestation de serment des juges institutionnels respectivement les 19 et 23 décembre 2025.                    Dieudonné Aba’A Owono, Président de la Cours Constitutionnelle, ouvre la cérémonie d’nvestiture du président Oligui Nguéma Les priorités socio-économiques de la nouvelle République Les priorités politiques ne sauraient à elles seules répondre aux attentes des populations gabonaises. Pour l’avoir compris, l’ancien chef de la garde républicaine a annoncé une série de mesures qui sont au cœur de ses préoccupations, en particulier :    La lutte contre la vie chère. La promotion de la santé et de l’éducation. L’accès à l’eau, à l’énergie et au logement. Le renforcement de la sécurité.    À ces priorités sociales s’en ajoutent celles affairantes au redressement de l’économie nationale. Notamment:    La transformation des matières premières. La reconstruction du tissu industriel. La modernisation des services publics. La mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’employabilité des jeunes. Le développement des infrastructures de qualité (routes, ponts, chemins de fer, équipements énergétiques).   Le retour dans le concert des nations Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 30 avril 2025 à Addis-Abeba a décidé du retour du Gabon dans la grande famille africaine. Se félicitant de cette réintégration, le président Oligui Nguema, a salué l’implication de Son Excellence João Lourenço, président de la République d’Angola, président en exercice de l’Union africaine.  Il a exprimé la profonde gratitude du Gabon aux facilitateurs désignés de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Président Faustin-Archange Touadéra, qui n’a ménagé aucun effort pour mener à bien leur mission et remercié la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de la coopération islamique, le Commonwealth et l’Union européenne « qui ont été aux côtés du Gabon durant ces 19 mois de transition. » À l’endroit du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’État a confirmé tenir les engagements du Gabon tout en s’engageant à poursuivre le dialogue avec les deux institutions, l’objectif étant de restructurer la dette extérieure gabonaise.   Brice Clotaire Oligui Nguema a, par ailleurs, annoncé « le souhait du Gabon d’organiser en 2027 le huitième sommet de la coordination de l’Union africaine et d’accueillir, en 2030, le 22ème Sommet de la Francophonie à Libreville.      Flavienne L. Issembè  

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX « SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. » À peine élu avec 90,35% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel dimanche 13 avril 2025 à l’unité et à la reconstruction du Gabon, et à servir la Nation en se remettant au travail. « Il n’y a pas de félicité sans effort. Demain est un jour de travail. Nous devons désormais tourner la page de l’élection présidentielle. Je vous invite à reprendre vos activités. Soyons des bâtisseurs, des bâtisseurs de paix et de justice », a déclaré l’homme providentiel du 30 août 2023 depuis le quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) à Okala, dans la Commune d’Akanda au Nord de Libreville. « J’en appelle à la sagesse des uns et des autres, de tous les bâtisseurs et de tous ceux qui m’ont accordé leur suffrage d’attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle pour célébrer la victoire du peuple Gabonais ». Dans un moment d’intense émotion et à genoux, Brice Clotaire Oligui Nguema a remercié le Très-Haut avant de prendre dans ses bras son épouse, Zita. Outre Brice Clotaire Oligui Nguema, sept autres candidats, qu’il a salués pour leur engagement démocratique, briguaient le fauteuil présidentiel. Il s’agit de : Alain Claude Billie-By-Nze : 3,02 % Joseph Lapensée Essingone : 0,56 % Chaning Zenaba Gninga : 0,38 % Stéphane Germain Iloko Boussengui : 0,33 % Alan Simplice Boungoueres : 0,32 % Axel Stophène Ibinga Ibinga : 0,13 % Thierry Yvon Michel N’Goma : 0,09 % La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle intervient au lendemain du scrutin. Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, sur 908 916 électeurs inscrits, 636 606 ont voté. Le nombre de bulletins blancs est de 25 859. Le taux de participation se situe à 70,4 %. La Rédaction LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République.  Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires.  Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.   L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU   Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale. Parcours politique et institutionnel.   Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale. Les grands axes de son projet de société   Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs : La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable. La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie. La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie. Le Fonds Souverain du Pardon National    Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.   À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.   Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.   « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.   Proximité avec les populations    Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.   « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »