La Rédaction

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ « Peuple Gabonais, je vous aime. Je vous invite à rêver grand. Malgré les défis du monde, cultivons l’espoir, la solidarité et la détermination pour bâtir un Gabon nouveau, un Gabon qui illumine l’avenir par son unité, sa vitalité et son esprit d’innovation. Le chemin vers la prospérité sera long, mais avec le travail, la discipline, l’effort et la foi en notre pays, nous déplacerons des montagnes. Ce devoir, je le prends avec confiance, fort du soutien que le peuple gabonais m’a manifesté.  Il s’exercera avec le concours et le patriotisme de chacun d’entre vous. »      La nouvelle ère qui commence sous le premier mandat de Brice Clotaire Oligui Nguema, marque le début d’un changement notoire dans la gouvernance politique, sociale et économique de la République gabonaise. Outre l’espoir et la solidarité, d’autres valeurs essentielles participent de l’édification du Gabon nouveau. C’est du moins ce que révèle la suite de l’allocution de son investiture en tant que président de la République, chef de l’État et du gouvernement le 3 mai 2025 sur le site du stade de l’Amitié d’Angondje dans la commune d’Akanda. Sur un ton humble et ferme, l’ancien président de la Transition a déclaré : « La 5ème République exige la fin de l’impunité, de la corruption, du laxisme et de la paresse. L’administration doit être performante.  Chaque citoyen investi de l’autorité de droit doit remplir sa mission dans le respect des lois et règlements en vigueur, afin d’établir un véritable État de droit. »    Face aux 40 000 places du centre sportif occupées par le peuple, la première Dame, Zita Oligui Nguema, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, les anciennes autorités politiques de la Transition, les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité au Gabon, les représentants des organisations et de la presse nationales, régionales et internationales, l’ancien président a déroulé son programme.   La fin de la Transition, initiée avec l’élection présidentielle du 12 avril 2025, marque l’entrée du Gabon dans la 5ème République. Elle sera complétée par l’organisation des élections législatives le 27 septembre, des locales le 11 octobre 2025, des sénateurs les 8 et 29 novembre 2025. Le Parlement sera élu dès le 4 novembre 2025 pour l’Assemblée nationale tandis que l’élection du Sénat est programmée pour le 15 décembre 2025.  D’autres évènements, annoncés par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, touchent à la mise en place, le 1er décembre 2025, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la désignation et la prestation de serment des juges institutionnels respectivement les 19 et 23 décembre 2025.                    Dieudonné Aba’A Owono, Président de la Cours Constitutionnelle, ouvre la cérémonie d’nvestiture du président Oligui Nguéma Les priorités socio-économiques de la nouvelle République Les priorités politiques ne sauraient à elles seules répondre aux attentes des populations gabonaises. Pour l’avoir compris, l’ancien chef de la garde républicaine a annoncé une série de mesures qui sont au cœur de ses préoccupations, en particulier :    La lutte contre la vie chère. La promotion de la santé et de l’éducation. L’accès à l’eau, à l’énergie et au logement. Le renforcement de la sécurité.    À ces priorités sociales s’en ajoutent celles affairantes au redressement de l’économie nationale. Notamment:    La transformation des matières premières. La reconstruction du tissu industriel. La modernisation des services publics. La mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’employabilité des jeunes. Le développement des infrastructures de qualité (routes, ponts, chemins de fer, équipements énergétiques).   Le retour dans le concert des nations Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 30 avril 2025 à Addis-Abeba a décidé du retour du Gabon dans la grande famille africaine. Se félicitant de cette réintégration, le président Oligui Nguema, a salué l’implication de Son Excellence João Lourenço, président de la République d’Angola, président en exercice de l’Union africaine.  Il a exprimé la profonde gratitude du Gabon aux facilitateurs désignés de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Président Faustin-Archange Touadéra, qui n’a ménagé aucun effort pour mener à bien leur mission et remercié la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de la coopération islamique, le Commonwealth et l’Union européenne « qui ont été aux côtés du Gabon durant ces 19 mois de transition. » À l’endroit du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’État a confirmé tenir les engagements du Gabon tout en s’engageant à poursuivre le dialogue avec les deux institutions, l’objectif étant de restructurer la dette extérieure gabonaise.   Brice Clotaire Oligui Nguema a, par ailleurs, annoncé « le souhait du Gabon d’organiser en 2027 le huitième sommet de la coordination de l’Union africaine et d’accueillir, en 2030, le 22ème Sommet de la Francophonie à Libreville.      Flavienne L. Issembè  

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX « SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. » À peine élu avec 90,35% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel dimanche 13 avril 2025 à l’unité et à la reconstruction du Gabon, et à servir la Nation en se remettant au travail. « Il n’y a pas de félicité sans effort. Demain est un jour de travail. Nous devons désormais tourner la page de l’élection présidentielle. Je vous invite à reprendre vos activités. Soyons des bâtisseurs, des bâtisseurs de paix et de justice », a déclaré l’homme providentiel du 30 août 2023 depuis le quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) à Okala, dans la Commune d’Akanda au Nord de Libreville. « J’en appelle à la sagesse des uns et des autres, de tous les bâtisseurs et de tous ceux qui m’ont accordé leur suffrage d’attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle pour célébrer la victoire du peuple Gabonais ». Dans un moment d’intense émotion et à genoux, Brice Clotaire Oligui Nguema a remercié le Très-Haut avant de prendre dans ses bras son épouse, Zita. Outre Brice Clotaire Oligui Nguema, sept autres candidats, qu’il a salués pour leur engagement démocratique, briguaient le fauteuil présidentiel. Il s’agit de : Alain Claude Billie-By-Nze : 3,02 % Joseph Lapensée Essingone : 0,56 % Chaning Zenaba Gninga : 0,38 % Stéphane Germain Iloko Boussengui : 0,33 % Alan Simplice Boungoueres : 0,32 % Axel Stophène Ibinga Ibinga : 0,13 % Thierry Yvon Michel N’Goma : 0,09 % La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle intervient au lendemain du scrutin. Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, sur 908 916 électeurs inscrits, 636 606 ont voté. Le nombre de bulletins blancs est de 25 859. Le taux de participation se situe à 70,4 %. La Rédaction LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République.  Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires.  Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.   L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU   Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale. Parcours politique et institutionnel.   Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale. Les grands axes de son projet de société   Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs : La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable. La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie. La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie. Le Fonds Souverain du Pardon National    Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.   À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.   Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.   « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.   Proximité avec les populations    Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.   « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »

LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE

LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République.  Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires.  Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.   L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU   Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale. Parcours politique et institutionnel.   Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale. Les grands axes de son projet de société   Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs : La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable. La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie. La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie. Le Fonds Souverain du Pardon National    Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.   À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.   Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.   « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.   Proximité avec les populations    Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.   « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON TRANSPARENT   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon. Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens. « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il. Proximité avec les populations   Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays. « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   L’audace féminine au cœur de la présidentielle   Dans l’arène politique dominée par les hommes, une femme s’habille avec audace et détermination. Née en juillet 1988, Chaning Zenaba Gninga ne se LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE

PRESSE ET POLITIQUE

REGARD DU PR. PAMPHILE MEBIAME-AKONO SUR LA COMMUNICATION ENTRE LA PRESSE ET LE POLITIQUE Pamphile Mebiame-Akono est linguiste. Il est le premier Gabonais à être professeur titulaire en pragmatique des interactions verbales. Il commence sa carrière à l’Université Omar Bongo en 2001. Son intérêt pour la fabrication du discours dans l’espace publique et, partant, pour la communication nous a tout naturellement mené à lui pour un entretien sur la communication entre la presse et le politique.   De fil en aiguille, le Pr Mebiame-Akono s’interroge sur une question que d’aucuns, y compris des journalistes, se posent. La question a trait à la capacité de la presse d’être le quatrième pouvoir, libre dans ses propos et indépendant du système politique quel qu’il soit. Pour autant, l’universitaire relève une note d’espoir et conclut par des conseils on ne peut plus utiles. 

LIBERTÉ D’EXPRESSION. ACCÈS AUX SOURCES D’INFORMATION. TRAITEMENT DE LA PRESSE

LIBERTÉ D’EXPRESSION. ACCÈS AUX SOURCES D’INFORMATION. TRAITEMENT DE LA PRESSE Le journalisme est un métier fascinant et passionnant. Ceux et celles qui travaillent dans la presse ont des droits et des devoirs dont le premier les astreint à dire la vérité, être rigoureux dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Les droits et devoirs de la presse s’appliquent à tous les journalistes d’où qu’ils viennent et où qu’ils soient.  Mais, si la liberté chère aux hommes et femmes des médias est culturellement ancrée dans certaines sociétés, notamment en Occident, au Gabon, le chemin est encore semé d’embûches.  https://www.youtube.com/watch?v=XHOmBV4js_E

LE DROIT A LA SECURITE DES ELEVES EN MILIEU SCOLAIRE

LE DROIT À LA SÉCURITÉ DES ÉLÈVES EN MILIEU SCOLAIRE Depuis quelques jours, LEKA ne veut plus à aller à l’école. Elle souffre d’un mal profond. Victime de harcèlement, elle s’est confiée à sa mère. Cette dernière a saisi l’établissement afin que des mesures fermes soient prises contre les responsables.   Outre le harcèlement, bien d’autres actes de violence sont perpétrés en milieu scolaire. Nombre d’élèves voient ainsi leurs droits bafoués au péril de leur sécurité, dignité et bien-être. Mais qu’est au juste la sécurité de la personne ?   La sécurité est un état indispensable qui permet à l’individu et à la communauté de réaliser ses aspirations. Le droit  la considère comme étant « l’un des besoins les plus fondamentaux de la personne humaine en société qui, avec le besoin de justice, seraient véritablement le but poursuivi par la règle de droit, instrument normatif qui permet d’aménager ou envisager la vie des hommes en société dans un certain ordre ».   Selon le Pr Patrice Jourdain, « au sens des droits fondamentaux et des droits de l’homme, on peut bien parler d’un droit à la sécurité dans le prolongement du droit à la sureté. Mais ce droit n’a de force juridique que dans la mesure où il protège les citoyens contre les atteintes de l’État, d’une part, et qu’il impose aux pouvoirs publics de garantir leur sécurité, d’autre part ». C’est précisément ce dernier aspect qui intéresse notre analyse, c’est-à-dire, la garantie par les pouvoirs publics du droit à la sécurité des personnes, particulièrement celui des élèves en milieu scolaire contre toutes formes de violences, quelles qu’elles soient.    Les droits de l’élève ne sont guère différents de ceux du citoyen prévus à l’article premier de la Constitution Gabonaise du 26 mars 1991 et qui sont d’ailleurs davantage précisées par les dispositions de l’article 4 de la loi organique n°003/2018 du 08/02/2019 portant Code de l’Enfant en République Gabonaise, qui énoncent que : « La protection de l’enfant repose sur les principes fondamentaux ci-après consacrés par la Constitution de la République Gabonaise et les instruments juridiques internationaux portant notamment sur : l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit à la vie ; le droit à l’éducation ; le droit à la survie et au développement ; le droit à la non-discrimination ; le droit à une opinion ; le droit à l’information ; le droit à la confidentialité ; le droit à la protection ; le droit à la participation. Cette protection garantit les droits et libertés de l’enfant sans distinction … ».    Ces textes démontrent quel niveau d’obligation ont les pouvoirs publics concernant la garantie des droits fondamentaux du citoyen, notamment, ceux de l’élève, qui au demeurant, est un enfant dont il faut d’abord et avant tout assurer la protection. Il est cependant triste de constater à quel point le droit à la sécurité de l’élève est foulé aux pieds dans l’environnement scolaire du fait d’un certain nombre d’atteintes se manifestant sous divers formes de violence et commis soit par les élèves eux-mêmes ou par le personnel d’encadrement, particulièrement le personnel enseignant.   Une étude, récemment menée par Romaric Franck Quentin De Mongaryas et Euloge Bibalou, sur les « Violences en milieu scolaire au Gabon. Regards croisés autour de l’analyse de contenu des mémoires professionnels des étudiants en fin de cycle à l’ENS de Libreville », démontre que les différentes atteintes au droit à la sécurité des élèves sont notamment commises soit par les élèves eux-mêmes ou par les enseignants. Les différentes causes, formes et manifestations que revêtent ces violences ainsi que leurs conséquences y sont révélées. Pour ce qui est des violences entre élèves, « les causes résultent de plusieurs réalités y compris la démission parentale, la consommation des drogues, les effectifs pléthoriques, les mauvaises notes en classe, le bruit, l’aspect physique des élèves. La violence s’exerce aussi pour des raisons d’auto-défense, pour se faire respecter ou comme condition d’appartenance à un groupe. »   « S’agissant des formes les plus courantes, ces violences sont principalement d’ordre physique et verbal. Les violences verbales renvoient généralement aux brimades, harcèlements, injures, moqueries, menaces, rumeurs, chantages, etc. En ce qui concerne les violences physiques, leurs auteurs prospectent, repèrent puis filent leurs victimes pour les agresser et les dépouiller en groupe dans des coins isolés. D’autres encore arrachent des objets, prennent la fuite devant les enseignants, et quand il y a résistance, ils se battent à l’arme blanche. »   L’étude évoque de nombreuses conséquences issues des violences entre élèves. Aux dommages physiques s’ajoutent « des troubles psychologiques, à savoir : sentiment d’insécurité, manque de confiance, traumatismes, anxiété, repli sur soi, désespoir, tristesse, honte, colère, peur, pleurs, irritabilité, isolement, exclusion sociale, abandon scolaire.  Les violences perpétrées par les enseignants à l’endroit des élèves dans l’environnement scolaire sont pour la plupart verbales. Ce sont en l’occurrence  les injures, menaces, humiliations et autres moqueries. Ce qui peut expliquer l’absentéisme de l’élève au cours de l’enseignant, son manque de confiance en soi, sa démoralisation, son inhibition et le repli sur soi ».   Une autre étude sur l’état des lieux des violences en milieu scolaire (VMS), menée en 2019 par le Bureau de l’UNICEF au Gabon et présentée en septembre 2021 aux pouvoirs publics a permis de documenter le profil des violences par sexe et selon les différentes entités géographiques du pays. Ainsi, 80 % d’élèves enquêtés ont déclaré avoir été victimes de violences verbales et psychologiques. Respectivement, 56 % d’enseignants et 60 % du personnel administratif ont également subi ce type de violence. Pour ce qui est de la prévalence des violences physiques en milieu scolaire, il ressort que près de 59 % des acteurs du système éducatif, quel que soit le groupe d’appartenance, ont été victimes de cette forme de violence. De même, concernant les violences sexuelles, 18 % d’apprenants et 13 % d’enseignants ou personnel administratif ont déclaré en être victimes. A en croire l’UNICEF, en dépit de ces taux de prévalences élevées, près de 70 % des victimes de VMS n’engagent aucun recours quelle que soit la forme de la violence subie à l’école.   Garantir le droit à la sécurité en milieu scolaire   LE DROIT A LA SECURITE DES ELEVES EN MILIEU SCOLAIRE

ACCÈS DES JEUNES DES MILIEUX DÉFAVORISES AUX DROITS SOCIAUX

ACCÈS DES JEUNES DES MILIEUX DÉFAVORISÉS AUX DROITS SOCIAUX Toute personne, en particulier les jeunes, doit pouvoir jouir de ses droits pour s’épanouir, mener une vie digne et décente. Il existe de nombreux textes afférents aux droits des jeunes dans notre pays. En s’appuyant sur des instruments régionaux et internationaux garantissant les droits des jeunes, le Gabon s’est doté, au cours des vingt-cinq dernières années, d’un arsenal juridique visant la protection de leurs droits fondamentaux.   Ce dispositif inclut la loi 39/2010 du 25 novembre 2010 portant régime judicaire de protection des mineurs, le décret 243 du 12 avril 2002 instituant la distribution des manuels scolaires et l’arrêté 12 du 30 novembre 1985 portant création d’une école pour enfants sourds-muets. D’autres textes tels que la Constitution, le Code civil et le Code de protection sociale dans la sous-région d’Afrique centrale visent la promotion de l’épanouissement des jeunes.   Paradoxalement, de nombreux jeunes sont confrontés à la dure réalité du chômage, aux problèmes de logement, de santé et d’éducation. Les jeunes des milieux défavorisés, groupe le plus exposé à la maladie et aux tentations de tous ordres, en savent quelque chose.   Juliana, 13 ans, vit dans un chantier forestier à Bitam, au nord du Gabon. « L’école la plus proche de chez moi est située à plusieurs kilomètres. Mes parents n’ayant pas les moyens d’assurer mon transport, je n’ai pas d’autre choix que de rester à la maison. »    « Les droits sociaux ne concernent pas tout le monde », déplore Maman Bernadette. Cette mère de famille de 53 ans et femme de ménage dans une école dit ne bénéficier d’aucune aide de l’État. « Je nourris mes enfants grâce à mon maigre salaire de ménagère. »   Yann Stephen Otsika, paire éducateur de 26 ans, estime, quant à lui, que « les jeunes des quartiers défavorisés, tout comme ceux des milieux ruraux, ont un accès limité à la santé, à l’éducation et à l’emploi du fait de l’absence de formation, de campagnes d’information et de sensibilisation à la citoyenneté, à la santé sexuelle et aux droits humains ».   Joseph, un jeune Librevillois au chômage, affirme que « les jeunes des quartiers défavorisés n’ont pas accès aux besoins primaires, y compris l’eau et l’électricité, car les problèmes inhérents à leur environnement, tels que la violence et la discrimination, ne favorisent guère leur épanouissement social». Pour Patrice Thérence Mezui M’Evoung, le président de la Ligue estudiantine des droits de l’homme à l’Université Omar Bongo (UOB), « si les textes juridiques garantissent l’accès des jeunes aux droits sociaux, il n’en demeure pas moins que la difficulté se situe au niveau de leur effectivité. Il n’y a pas un réel suivi des autorités publiques dans l’application des droits sociaux ». Un avis que partage sa condisciple Aya Mivingou Fall, qui dénonce « le manque de vulgarisation des droits sociaux ». Mais, selon une autre étudiante, Estere Matsemba, dans le domaine de la santé, par exemple, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) facilite l’accès aux soins dans les hôpitaux publics aux Gabonais économiquement faibles. Pour Jerry Bibang Bi Ondo, secrétaire permanent du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix, au niveau de l’école, il y a des établissements publics, comme le lycée Paul Emane Eyeghe d’Oloumi, qui accueillent les jeunes défavorisés. Au regard de toutes ces réactions, l’accès aux droits sociaux pour les jeunes des milieux défavorisés est mitigé. C’est un contraste, quand on sait que le Gabon, peuplé d’à peine 2 millions d’habitants, regorge d’immenses richesses du sol et du sous-sol et de terres arables. D’après le Fonds monétaire international (FMI), « le Gabon, troisième économie de l’Afrique centrale, est l’un des pays les plus riches d’Afrique avec un produit intérieur brut (PIB) de 8000 USD par habitant ». Mais, bon nombre de Gabonais vivent dans la précarité. S’il est vrai que des avancées sont enregistrées au plan juridique, en termes de promotion des droits sociaux des jeunes, et que l’accès aux soins s’est amélioré depuis l’avènement de la CNAMGS, beaucoup reste encore à faire pour que les droits sociaux soient étendus à toutes les couches de la société.       Adiza Adamou

LES DROITS DE LA VEUVE ET DE L’ORPHELIN : Non à la Spoliation!

LES DROITS DE LA VEUVE ET DE L’ORPHELIN Non à la Spoliation ! En Afrique en général, et au Gabon en particulier, les veuves et leurs enfants sont souvent victimes de spoliation sitôt la mort du chef de famille. Cela entraîne des frustrations et des conflits familiaux. La spoliation est le fait de déposséder ou de dépouiller quelqu’un de quelque chose, au moyen de la force, de la violence, de la fraude ou de la ruse.    La mort du mari et du père est déjà un évènement douloureux en soi. Elle constitue malheureusement pour la veuve et l’orphelin le début d’un calvaire interminable. À cet égard, du fait de la récurrence des cas de spoliation des veuves, une commission interministérielle a été créée en 2005 en vue de gérer la situation de la captation des biens de la veuve.   La mise en place de cette commission sera suivie en 2006 de la création du ministère de la Famille et des Affaires sociales chargé de la Protection de la veuve et de l’orphelin. Deux ans plus tard, en 2008, naissait la Direction de la protection de la veuve et de l’orphelin pour permettre aux veuves et aux orphelins de jouir pleinement de leurs droits.   Des citoyens persistent à s’accommoder, hélas, pour ne citer qu’un exemple, de mœurs moyenâgeuses par des atteintes graves aux droits élémentaires de la veuve a déclaré, à juste titre, Simone Mensah, vice-présidente de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, lors de la 8e édition de la Journée internationale des veuves célébrée le 23 juin depuis 2011. Lorsque les lois ne sont pas méconnues, a-t-elle poursuivi, « elles sont tout simplement bafouées.   Bien souvent, les veuves et les orphelins sont victimes de sévices, de menaces, de violences physiques ou psychologiques et préfèrent se taire par peur de représailles ». Pourtant, selon la loi n°2/2015 du 25 juin 2015 modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°19/89 du 30 décembre 1989 portant adoption de la deuxième partie du Code civil, il est désormais interdit d’expulser du domicile conjugal le conjoint survivant et les orphelins, ou d’exercer des actes de violence et de spoliation vis- à-vis de ces derniers. De même, comme l’a expliqué la magistrate Honorine Nzet Bitéghé, présidente de l’Observatoire des droits de la femme et de la parité (Odefpa), selon le Code civil nouveau, le conseil de famille a été supprimé au profit du conseil successoral. Aussi, les héritiers légaux sont les enfants, la ou les conjoints survivants si le de cujus (défunt) était polygame, le père et la mère du défunt, s’ils sont encore en vie.   Les frères, oncles, tantes et autres parents du défunt n’entrent donc pas dans la succession tant que les héritiers légaux n’ont pas eu gain de cause. Ceux qui ne s’y soumettent pas encourent des sanctions prévues par la loi, à condition qu’il y ait des plaintes. C’est l’une des nombreuses avancées du Code pénal gabonais révisé, tel qu’adopté par le Parlement. L’article 267 offre une protection aux orphelins contre toute tentative de spoliation.  Violer les droits de la veuve et l’orphelin est moralement inacceptable, juridiquement illégal et pénalement répréhensible.   Selon les services de la Prévoyance sociale au Gabon, près de 1000 plaintes ont été enregistrées entre 2015 et 2018 pour des cas de spoliation. Quelques services étatiques accompagnent les veuves et les orphelins : la Caisse nationale de sécurité sociale, (CNSS), la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), la Direction générale de la protection de la veuve et de l’orphelin (DGPVO), la Direction générale de la promotion de la femme (DGPF). Du côté de la société civile, il y a la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO), sans oublier les organisations non gouvernementales (ONG), les associations et les orphelinats.   Désormais, la personne qui a été spoliée des biens successoraux peut adresser une plainte au procureur de la République. Ce dernier l’envoie avec un « soit transmis » auprès d’une unité de police judicaire, pour qu’une enquête soit diligentée.   Toutes les personnes concernées par les actes de spoliation, que ce soit le/la plaignant(e) ou le/ la mise en cause, sont entendues et déférées au parquet de la République. Le coupable est passible d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’une amende de 10 millions de francs CFA.   Avec ces dispositions, l’espoir est permis de voir les victimes briser le silence et traîner en justice leurs bourreaux afin d’obtenir réparation des torts subis.     Lira Moviwa

ENVIRONNEMENT SCOLAIRE ET SECURITE

ENVIRONNEMENT SCOLAIRE ET SÉCURITÉ Les questions relatives à l’éducation et, de manière plus exhaustive, à l’environnement scolaire demeurent d’actualité et devraient être, pour le moins, prioritaires au sein des instances décisionnelles. Chaque citoyen est concerné par ce dossier car ce ne sont pas moins de 270.921 de nos jeunes concitoyens qui empruntent le chemin de l’école pour la seule province de l’Estuaire. Ils y passent près du tiers de leur journée et quasiment les deux tiers de l’année.   Quelle est la réalité de leur quotidien ? Existe-t-il des principes fondamentaux, des normes visant à protéger et à défendre l’apprenant au sein de cette institution ? Cette école symbolise-t-elle toujours ce lieu d’épanouissement tant vanté ?   La population de l’Estuaire avoisine 896 000 habitants. Les 270 921 écoliers, collégiens et lycéens représentent 30 % de cette estimation globale, exemption faite de la population estudiantine. Aucune province du Gabon n’a une telle concentration démographique. De ce fait, nous pouvons partir du principe que les problèmes qui se posent au sein des diverses communes sont similaires à ceux existant à l’échelle des entités scolaires, notamment celles ayant de lourds effectifs. Les chiffres sont souvent plus éloquents que les discours. Le lycée Léon Mba et le lycée de l’Estuaire (Paul Indjendje Gondjout) ont, chacun, un effectif supérieur à la population des villes telles que Mbigou, Mayumba ou Minvoul. Partant de cette réalité, et en dépit du personnel d’encadrement scolaire, la mise en place de dispositions relatives aux droits des apprenants s’imposait. Nous pourrions même dire qu’elles sont l’équivalent de la Constitution à l’échelle d’un État. Dans chaque école, sur toute l’étendue du territoire national, il existe un document auquel le responsable d’établissement se réfère. Il s’agit du règlement intérieur qui formalise et précise les règles générales permanentes relatives à la discipline, aux obligations auxquelles doivent souscrire les élèves ainsi que le personnel de tout établissement. Le règlement intérieur décline les droits des apprenants mais aussi leurs devoirs. En effet, ces deux notions sont indissociables ; c’est l’essence même du mot synallagmatique liant les administrateurs d’une école (proviseurs, principaux, censeurs, personnel d’encadrement) aux administrés (élèves) puisque ces derniers sont soumis à l’autorité administrative.    Le règlement intérieur découle lui-même du droit puisqu’il est un sous-ensemble du droit civil. L’essentiel de ses articles sont relatifs aux individus, à leurs liens et aux relations entre ces derniers. Cela fait écho aux préoccupations majeures de chaque parent d’élève dont : La sécurité de sa progéniture. L’organisation des études. Le comportement. Le cadre de vie et la santé.   Tout ceci concourt à préparer l’élève aux principes généraux de l’éthique qui, dans l’espace commun de l’école, ne sauraient se soustraire au socle de l’égalité entre apprenants. Cette institution est une source de connaissance et d’expérience dont le but est de préparer l’individu à la formation à la citoyenneté. Il ne faudrait pas, pour autant, croire que, forts de ces règles, les lieux qui dispensent un enseignement aux jeunes sont un havre de quiétude. Loin s’en faut ! Depuis près d’une vingtaine d’années, un ensemble d’infractions en milieu scolaire prennent des proportions alarmantes dont l’issue est souvent tragique, comme l’attestent les faits énumérés ci-après :   le 20 décembre 2016, un élève du lycée Léon Mba succombe à une agression à l’arme blanche. le 3 mars 2017, le complexe Léon Mba est le cadre d’agressions en bandes organisées. le 1erdécembre 2017, un élève assassine un de ses condisciples à Oyem. le 11 décembre 2017, une jeune élève est violemment agressée au compas par sa condisciple. le 29 janvier 2020, un élève poignarde mortellement un autre à Tchibanga.   Tous ces actes dramatiques occasionnent non seulement de l’anxiété chez les parents, mais, surtout, l’angoisse quasi quotidienne des plus jeunes élèves, donc les plus fragiles face à ce fléau. Cette violence ne se restreint pas à l’agression physique. Il en existe une autre beaucoup plus pernicieuse d’ordre psychique. Elle porte profondément atteinte à l’estime que l’on peut avoir de soi. Les insultes, les intimidations, les brimades et plus récemment la cyber intimidation sont le lot quotidien de bien des élèves. Cette violence prend diverses formes. La tutelle, c’est-à-dire le ministère de l’Education nationale, est préoccupée par celle-ci.   Afin de juguler ce fléau, des mesures fermes ont été engagées. Celles-ci incluent notamment : la fermeture de certains établissements, des fouilles systématiques devant les portails et dans les salles de classe, l’exclusion définitive avec remise de tout auteur d’actes de violence aux autorités judiciaires.   L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) par l’entremise de la Commission nationale, a organisé les 28 et 29 janvier 2021 un séminaire de formation axé sur les moyens de prévention de ces violences. Des agents de police accoutumés à la réalité du terrain ont fait part de leur expérience. Des unités d’assistance et de prévention des risques de violence se déploient dans plusieurs établissements. Elles sont un gage d’amélioration du taux de réussite dans un espace sécurisé qui rime avec discipline.   L’une des missions premières de l’école n’est-elle pas d’assurer une éducation de qualité qui ne saurait s’accommoder d’un climat d’insécurité ?         Adia Renomiè

L’ACTE DE NAISSANCE – UN SESAME POUR LA VIE

L’ACTE DE NAISSANCE – UN SESAME POUR LA VIE En République gabonaise, comme dans tous les Etats modernes, après la naissance d’un enfant, plusieurs informations sont recueillies auprès des parents pour la constitution d’un document légal : l’acte de naissance. Il s’agit d’un document indispensable dont doit disposer tout enfant. Ce dernier devra s’en servir durant toute son existence.   Qu’est-ce qu’un acte de naissance ?   L’acte de naissance est le premier document juridique attestant de l’identité d’un enfant. Distinct du certificat de naissance et de la déclaration de naissance, il énonce la date, le lieu et si possible l’heure de la naissance, le sexe, les prénoms et noms de l’enfant. Les prénoms, noms, âges, lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère et, s’il y a lieu, les prénoms, noms, professions et domicile des déclarants (article 167 du Code civil gabonais).   Quel est le délai pour déclarer la naissance en vue de l’établissement de ce document ?   Au Gabon, les déclarations de naissance sont faites dans les deux semaines suivant l’accouchement pour un enfant né dans les communes et les chefs-lieux de district et dans les autres un mois (article 169 du nouveau Code civil gabonais). Entendez par « les autres » hors des communes et chefs-lieux de district.   A qui s’adresser pour déclarer la naissance de son enfant ?   En se référant à l’article 169 du Code civil gabonais, les déclarations de naissance sont faites devant les maires, les préfets ou les sous-préfets, investis du pouvoir d’officier d’état civil.   Qui peut déclarer une naissance et faire une demande d’acte de naissance ?   En lieu et place du père ou de la mère, ou de leur représentant légal, le médecin ou la sage-femme ayant assisté à l’accouchement peuvent faire les déclarations de naissance (article 171 nouveau du Code civil gabonais).   Quelles pièces faut-il fournir en vue de l’établissement d’un acte de naissance ?   Les pièces à fournir sont :   une copie de la pièce d’identité en cours de validité du père ; une copie de la pièce d’identité en cours de validité de la mère ; une copie de la carte de séjour encours de validité de, du, des parents étrangers ; une copie du certificat d’accouchement ; deux timbres à 1000 francs CFA.   Quelle est la procédure à suivre lorsque l’enfant n’a pas été déclaré dans les délais prescrits par l’article 169 nouveau du Code civil gabonais ?   Il arrive que pour des raisons indépendantes de la volonté des parents, la naissance d’un enfant n’ait pu être déclarée dans les délais requis par la loi. Dans ce cas, l’officier d’état civil, et ce conformément à l’article 172 du Code civil gabonais, ne peut l’enregistrer qu’en transcrivant un jugement supplétif d’acte de naissance rendu par le tribunal civil du lieu de naissance de l’enfant.   Quelles sont les pièces à fournir en vue de l’établissement d’un jugement supplétif d’acte de naissance ?   Il faut joindre à la demande adressée au

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