La Rédaction

À PROPOS DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES

Le même rituel a lieu en période pré-électorale. Tout citoyen doit s’inscrire au préalable sur la liste électorale. L’enrôlement, qui s’étale sur un mois, peut être prolongé quand les circonstances l’exigent.  Au-lendemain de cette opération, le public gabonais a accompli, le 26 août 2023, son devoir citoyen dans le cadre des élections générales dédiées aux présidentielles, aux législatives et aux locales.  Muni d’un bulletin de vote unique, chaque votant a procédé, sous le regard vigilant des contrôleurs, à l’élection couplée des candidats à la présidentielle et aux législatives issus du même parti. Pour les candidats présidentiables n’ayant pas de parti, les électeurs ont dû voter pour le candidat de leur choix et renoncer à élire un député. Nombre de prétendants indépendants à la magistrature suprême en ont fait les frais. Muni d’un autre bulletin, le public a élu les conseillers municipaux et départementaux. Le scrutin s’est déroulé entre 8 heures et 18 heures, voire au-delà, dans les centres de vote ouverts pour la circonstance. Les établissements scolaires ont prêté main forte à cette activité.

ALERTE SUR LE CHÔMAGE ET LA SANTÉ

ALERTE SUR LE CHÔMAGE ET SES CONSÉQUENCES SUR LA SANTÉ Dr. Jean Marc Ngome Ndong * Le chômage désigne une situation dans laquelle une personne qui veut travailler cherche un emploi et ne parvient pas à en trouver un. L’état des lieux dans ce domaine est plus qu’alarmant. En effet, depuis les années 2000, la quête d’un emploi est devenue un véritable cauchemar pour de nombreux Gabonais et Gabonaises, créant une psychose généralisée perceptible lors de toutes les occasions d’offre d’emploi. Le taux du chômage, qui est le pourcentage de chômeurs dans la population active est à 40 % au Gabon, alors qu’il atteint 35 % dans certains autres pays d’Afrique. Ce fort taux du chômage, couplé à l’absence d’une politique efficace de prise en charge des populations, provoque inévitablement de lourdes conséquences sur leur état de santé. Dans ce contexte, on peut aisément reconnaître que le chômage présente incontestablement des effets nocifs sur la santé mentale, physique et sociale de nos concitoyens. Les addictions, les dépendances et les compulsions à l’alcool, aux drogues, à la cigarette et autres substances trouvent généralement leur origine directe ou indirecte dans le chômage et sont le reflet de l’angoisse, l’ennui et la dépression qu’elles causent sur les individus. Axel Kombila Kombila, sociologue au chômage et porte-parole du Mouvement national des chômeurs gabonais et affiliés (MNCGA), déclare que « ces substances sont un refuge pour le chômeur face à la précarité et, partant, l’incapacité de subvenir à ses besoins primaires et secondaires ». En l’absence de soins ou de prise en charge efficace, les risques sur la santé physique des populations se traduisent par : Des affections organiques, notamment les cancers du poumon, du foie, du rein et du tube digestif pour ce qui concerne la consommation excessive du tabac, de l’alcool et des drogues. On trouve aussi d’autres affections organiques telles que l’insuffisance rénale et hépatique, des atteintes neurologiques partant des neuropathies simples aux accidents vasculaires cérébraux Des affections métaboliques, notamment l’hypertension artérielle, le diabète et tout autre déséquilibre biologique ou physiologique. Des maladies infectieuses et/ou transmissibles. On y trouve des personnes porteuses du virus du sida, du virus de l’hépatite B ou autres maladies transmissibles. Des atteintes psychologiques et mentales sont possibles chez des populations vulnérables, partant du simple stress aux états de névroses diverses, aboutissant à des états psychotiques conduisant parfois au suicide. Les troubles sociaux ne sont pas en reste. En effet, les troubles du comportement observés chez les chômeurs peuvent occasionner des états de violences diverses (agressions, viols, violences domestiques…). Toutes ces atteintes sont accentuées par l’absence d’une réelle politique d’insertion professionnelle des chômeurs et d’une de prise en charge sociale, psycho-psychiatrique et médicale efficace. À cet effet, l’insuffisance ou l’inexistence de structures da santé, la difficulté d’accès à la gratuité des soins, les limites de la sensibilisation active et les limites en moyens financiers contribuent négativement à maintenir et à accroître les risques d’atteinte de la santé des chômeurs. Au Gabon, dans le cadre de la lutte contre le chômage et l’insertion des jeunes dans le monde de l’emploi, les autorités compétentes, dont le Pôle national de promotion de l’emploi, ont mis sur pied un nouveau système d’aide à l’accès à l’emploi. Ce système qui vise, à terme, à permettre l’insertion professionnelle de 60 000 jeunes Gabonaises et Gabonais, dont 20 000 par an entre 2021 et 2023, demeure encore inefficace, au regard de l’affluence observée dans la qualité et la quantité des demandes d’emploi. Depuis près de trente ans, l’ONG « Agir pour le Gabon », qui lutte contre l’abus et le trafic des stupéfiants, œuvre à interpeller les pouvoirs publics pour la mise en place de stratégies spécifiques de lutte efficaces. Dans cette perspective, elle tisse des liens et collabore avec certaines institutions du pays, notamment la mairie d’Owendo avec qui l’ONG travaille main dans la main tel que décidé récemment, lors de la conférence de presse conjointe tenue le 28 juin à Libreville, à l’occasion de la journée mondiale contre l’abus et le trafic des stupéfiants. Cette conférence de presse aura donc permis au Dr Alphonse Louma, en sa qualité de président de « Agir pour le Gabon », de réitérer ces propos qu’il ne cesse de marteler sur l’Hôpital psychiatrique de Melen, « seul hôpital du genre, qui ne dispose pas de structure d’accueil des personnes vulnérables. » La mairie d’Owendo s’est d’ailleurs engagée, à cette occasion, à œuvrer pour l’organisation d’activités réservées aux jeunes. Ces initiatives louables, qui sont une voie de secours à apporter aux chômeurs et aux jeunes désœuvrés, peuvent se multiplier et atteindre l’ensemble des couches sociales. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le Conseil des ministres du 25 juin a approuvé « un décret restreignant à 30 % le quota de la main-d’œuvre étrangère » fixé à raison de 5 % pour le personnel d’exécution, 10 % pour les techniciens supérieurs et 15% pour les cadres. Ce quota répond à l’urgence « de valoriser la main-d’œuvre gabonaise et faire coïncider la délivrance des autorisations d’emploi aux besoins du marché ».  Mieux encore, le Gabon a adhéré le 22 mai au premier programme pays du travail décent pour la période 2024-2027, témoignant ainsi de son engagement à améliorer les conditions de travail des nationaux à travers le renforcement des droits des travailleurs et la promotion du dialogue social. Au final, dans le contexte politique actuel, caractérisé par la restauration des institutions et la valorisation du citoyen gabonais, la prise en compte du chômage est non seulement un moyen de prévention des affections médicales, mentales et psychiatriques, mais aussi une solution pour la sureté et la sécurité des populations exposées quotidiennement à toutes les formes d’agression physique, voire à la mort. Cette lutte passe nécessairement par l’insertion professionnelle des chômeurs, la prise en charge sociale des effets induits par le chômage et la prise en charge médicale, psychologique ou psychiatrique des personnes vulnérabilisées par le chômage, ainsi que la mise en œuvre d’une véritable politique exprimée spécifiquement par les pouvoirs publics. *Le Dr Jean-Marc Ngome Ndong est médecin du travail, spécialiste de la prévention.

LES ÉLECTIONS AU FIL DU TEMPS

1956 Premières élections municipales   Léon Mba est élu maire de Libreville par un corps électoral restreint constitué  des membres des formations politiques en lice et des autorités coloniales. 1957 Premières élections législatives au suffrage universel  L’ensemble des citoyens sont appelés à voter conformément au principe démocratique de la souveraineté du peuple. Décembre 1960 Candidature unique de Léon Mba à la présidence de la République.  1967-1990 Albert Bernard Bongo, successeur de Léon Mba, est le candidat unique à l’élection présidentielle. 1993-2022 Pluralité de candidatures représentant les partis majeurs.  Les résultats font néanmoins l’objet de contestations et de violences. 2023 Élections générales  du 26 août  Après l’introduction du bulletin unique, l’élection du président se fait automatiquement avec celle du député issu du même parti.

CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2023

1Ali Bongo Ondimba, président sortant et candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) 2 Albert Ondo Ossa, candidat des partis d’opposition 3 Alexandre Barro Chambrier 4 Raymond Ndons Sima : Alternance 2023 5 Mike Steeve Dave Jocktane : Alternance 2023 6 Paulette Missambo, présidente de l’Union Nationale (UN) 7 Victoire Issembè-Lasseni Duboze, indépendante. 8 Jean Delor Biyogue Bi Ntougou, indépendant. 9 Jean Romain Fanguinoveny, président de Rassemblement pour le Gabon (RPG). 10 Pierre-Claver Maganga Moussavou, président du Parti social-démocrate (PSD). 11 Joachim Mbatchi Pambo, président du Forum pour la défense de la République (FDR). 12 Jean Victor Mouanga Mbadinga, président du Mouvement d’émancipation socialiste pour le peuple (MESP). 13 Gérard Ella Nguema Mitoghe, président du Front populaire gabonais (FPG). 14 Gervais Oniane, président du parti centriste Union pour la République (UPR) 15 Axel Stophène Ibinga Ibinga, indépendant. 16 Abel Mbombe Nzoundou, indépendant. 17 Thierry Yvon Michel N’goma, indépendant. 18 Emmanue Mve Mba, indépendant. 19 Thérence Gnembou Moutsona, indépendant. CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2023 1Ali Bongo Ondimba, président sortant et candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) 2 Albert Ondo Ossa, candidat des partis d’opposition 3 Alexandre Barro Chambrier 4 Raymond Ndons Sima : Alternance 2023 5 Mike Steeve Dave Jocktane : Alternance 2023 6 Paulette Missambo, présidente de l’Union Nationale (UN) 7 Victoire Issembè-Lasseni Duboze, indépendante. 8 Jean Delor Biyogue Bi Ntougou, indépendant. 9 Jean Romain Fanguinoveny, président de Rassemblement pour le Gabon (RPG). 10 Pierre-Claver Maganga Moussavou, président du Parti social-démocrate (PSD). 11 Joachim Mbatchi Pambo, président du Forum pour la défense de la République (FDR). 12 Jean Victor Mouanga Mbadinga, président du Mouvement d’émancipation socialiste pour le peuple (MESP). 13 Gérard Ella Nguema Mitoghe, président du Front populaire gabonais (FPG). 14 Gervais Oniane, président du parti centriste Union pour la République (UPR) 15 Axel Stophène Ibinga Ibinga, indépendant. 16 Abel Mbombe Nzoundou, indépendant. 17 Thierry Yvon Michel N’goma, indépendant. 18 Emmanue Mve Mba, indépendant. 19 Thérence Gnembou Moutsona, indépendant.

DES LISTES ÉLECTORALES AU BUREAU DE VOTE

DES LISTES ÉLECTORALES AU BUREAU DE VOTE Le même rituel a lieu en période pré- électorale. Tout citoyen doit s’inscrire au préalable sur la liste électorale. L’enrôlement, qui s’étale sur un mois, peut être prolongé quand les circonstances l’exigent.    Au-lendemain de cette opération, le public gabonais a accompli, le 26 août 2023, son devoir citoyen dans le cadre des élections générales dédiées aux présidentielles, aux législatives et aux locales. Munis d’un bulletin de vote unique, chaque votant a procédé, sous le regard vigilant des contrôleurs, à l’élection couplée des candidats à la présidentielle et aux législatives issus du même parti. Pour les candidats présidentiables n’ayant pas de parti, les électeurs ont dû voter pour le candidat de leur choix et renoncer à élire un député.    Nombre de prétendants indépendants à la magistrature suprême en ont fait les frais. Muni d’un autre bulletin, le public a élu les conseillers municipaux et départementaux. Le scrutin s’est déroulé entre 8 heures et 18 heures, voire au-delà, dans les centres de vote ouverts pour la circonstance. Les établissements scolaires ont prêté main forte à cette activité.

ILS ONT DIT

« Je vais travailler avec l’ensemble des partis politiques. Que tout le monde soit mis à contribution, et que le processus soit inclusif. » Raymond Ndong Sima – Premier ministre de la Transition « Je serai la présidente de tous les Sénateurs, l’ouverture et la transparence seront ma méthode.» Paulete Missambo – Présidente du Sénat « Du moment où l’opportunité nous est donné, tous les Gabonais confondus, de dessiner la voie du Gabon, nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie. » Geofroid Foumboula Libeka L’AVIS DU PUBLIC SUR LA TRANSITION « Le comité mis en place par Monsieur Oligui est un comité qui a pour but de promouvoir la dignité de l’Homme gabonais. » Rebecca « Le pays avait un besoin d’alternance. C’est une bonne chose que le pouvoir soit aux mains des militaires. » Warden «C’est une grande première. On attend de voir évoluer la situation.» Joe

DE LA DISSOLUTION AU

Institutions dissoutes Le GouvernementLe SénatL’Assemblée nationaleLa Cour constitutionnelleLe Centre gabonais des électionsLe Conseil économique, social et environnemental Rétablissement des Institutions Outre le rétablissement provisoire de la Cour constitutionnelle, le CRTI a annoncé :Le rétablissement progressif des autres institutions, la reprise des vols domestiques etle respect des engagements internationaux du Gabon à l’égard des bailleurs de fonds nationaux et internationaux. Le Comité de transition a par ailleurs instruit les secrétaires généraux des ministères et administrations publiques, ainsi que tous les directeurs généraux d’assurer la reprise du service sur l’ensemble du territoire national.  PREMIÈRES NOMINATIONS DU CTRI Secrétaire général de la présidence Guy Rossatanga Rignault Porte-parole de la présidence Télésphore Obame Ngomo Maire de Libreville Général de brigade Jude Ibrahim Rapotchombo Président de la Cour Constitutionnelle Dieudonné Aba’A Oyono, magistrat Huit autres juges suprêmes sont nomméspar province ESTUAIRE Roger Patrice Nkoghe HAUT OGOOUÉ Bruno Lependa MOYEN OGOOUÉ Hervé Tako Vendakambano NGOUNIE Christian Bignoumba Fernandez NYANGA Euloge Moussavou Bouassa Nzambi OGOOUÉ IVINDO Sosthene Momba OGOOUÉ LOLO Marie Blanche Bendje Babiri OGOOUÉ MARITIME Afriquita Dolores Agondjo Banyena WOLEU-NTEM Dieudonné Aba’A Oyono NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT, DES PRÉSIDENTS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Président Jean-François Ndongou Premier vice-président François Ndong Obiang Deuxième vice-président Amiral Gabriel Mali Odjoua Troisième vice-président Florentin Moussavou Quatrième vice-président Geoffroy Foumboula Libeka Makosso BUREAU DU SÉNAT Présidente Paulette Missambo Premier vice-président Luc Oyoubi Deuxième vice-président Général Jean Ekoua Troisième vice-président Marc Ona Essangui Quatrième vice-président Révérend pasteur George B. Ngoussi

L’ESSOR VERS LA FÉLICITÉ

Un parfum de félicité plane sur le Gabon depuis l’irruption sur le devant de la scène politique du général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Commandant en chef de la garde républicaine devenu président de la transition depuis le 4 septembre. À la tête d’un groupe d’officiers supérieurs des forces de défense et de sécurité nationales, réunis au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (C.T.R.I), le général a mis fin, le 30 août 2023, aux 14 ans de règne d’Ali Bongo Ondimba et annulé les résultats tronqués des élections générales du 26 août. Les communiqués du Comité pour la transition, diffusés à la télévision ont conquis les Gabonais. Les foyers, les rues de Libreville et de l’intérieur du pays n’ont jamais autant vibré de joie et de liberté, et scandé : « Démocratie. Indépendance. Renouveau. » Les mesures du général Oligui Nguema annonçant, par ailleurs, la dissolution des institutions, le retour à l’ordre constitutionnel et à la démocratie, et la restauration de la dignité des Gabonais donnent des raisons d’espérer en des lendemains meilleurs libérés de la peur, de la violence et des fraudes électorales.  Les Gabonais sont dans l’expectative.

SANTÉ ET DROITS DES MALADES

SANTÉ ET DROITS DES MALADES Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité ». Au-delà de cette définition, l’OMS établit que « la jouissance du meilleur état de santé qu’il soit possible d’atteindre » est un droit fondamental de tout être humain, quel qu’il soit.   Si le droit à la santé est un concept assez connu au Gabon, le droit des malades, par contre, l’est peu. Ce concept est encadré par l’ordonnance no 6/2017 du 27 février 2017 portant réforme hospitalière en République gabonaise. Il est régi par les articles 33, 34 et 35 du chapitre 4 de ladite ordonnance.   L’article 33 renvoie à la liberté du malade de choisir son établissement hospitalier et son praticien. Toutefois, ce droit connaît des limites au Gabon en raison des capacités techniques des établissements hospitaliers et de leur mode de tarification et des critères d’autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux.   L’article 34 est relatif à l’établissement d’une charte du patient indiquant les droits et les devoirs du malade vis-à-vis de l’établissement et des personnels de santé. Cette charte est établie par un arrêté conjoint des ministres de la Santé et de la Protection sociale.   L’article 35 renseigne sur la notion du droit à l’information du malade par le personnel de santé en ce qui concerne son état sanitaire.   Les différents types de droits du malade :   De prime abord, le droit du malade renvoie au concept du consentement. En effet, le consentement du malade est obligatoire pour tout ce qui concerne les modalités encadrant son traitement. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peuvent être pratiqués sans son consentement libre et éclairé. Le malade a des droits dits fondamentaux qui encadrent les conditions d’accès aux soins médicaux. Il s’agit de :   La liberté de choisir son médecin et/ou son établissement. Le droit au secret médical. Le droit à la non-discrimination. Le droit au respect de la vie privée, de l’intimité et de la dignité du malade. Le droit à la prise en charge de la douleur du malade.   Le droit des malades renvoie aussi au droit à leur information. Un malade peut demander à tout moment, à son médecin traitant, des informations concernant son état de santé et les traitements qui lui sont prescrits. Il peut notamment poser des questions concernant la nécessité d’un traitement ou ses conséquences.   Enfin, en cas de préjudice physique, moral ou matériel à la suite d’un acte médical, toute personne malade a droit à une indemnisation. A cet égard, elle peut saisir la justice afin d’obtenir réparation. De même, quel que soit le produit mis à sa disposition, tout consommateur a des droits. Quels sont-ils ? Où s’informer et comment les protéger ? Eclairage dans les pages suivantes.   Darrel Sylvie  

LES DROITS DU CONSOMMATEUR À LA SANTÉ

LES DROITS DU CONSOMMATEUR À LA SANTÉ Le Gabon s’est doté au cours des onze dernières années d’un dispositif juridique visant la protection de la santé des consommateurs. Le décret 0292/PR/MAEPDR du 18 février 2011, modifié par le décret 0667/PR/MAEPDR du 10 juillet 2013, porte création de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa). Le travail de l’Agasa consiste à lutter contre la commercialisation des denrées alimentaires impropres à la consommation à travers la prévention, l’évaluation et la gestion des risques sanitaires et nutritionnels présents dans les aliments. L’objectif est de mettre sur le marché des denrées alimentaires saines, sûres, salubres et nutritives.     Afin de renforcer la sécurité alimentaire des Gabonais, le gouvernement a approuvé et lancé le 17 mai 2017 une nouvelle Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNSAN) dont l’effectivité s’échelonne sur la période allant de 2017 à 2025. Cette dernière consacre l’objectif d’éliminer l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes et de garantir la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’ensemble de la population d’ici à 2025. Cette politique se fonde, entre autres, sur :   Le 9 août 2004, l’Etat a mis en place, par décret n° 665/PR/MEFBP, la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) afin que cette dernière veille sur les droits et intérêts du consommateur. Il est clairement mentionné dans l’article 3 dudit décret que la DGCC est chargée, entre autres, de garantir la qualité des biens et services ; de concevoir les normes de référence en matière de qualité et de sécurité des produits ; et d’assurer la défense et la protection des intérêts des consommateurs. Au-delà du droit touchant à la consommation alimentaire, l’Etat s’appuie sur des textes qui ciblent l’ensemble des droits du consommateur à travers notamment la Directive N° 02/ 19-UEAC-639-CM-33 du 8 avril 2019 portant harmonisation de la protection du consommateur au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).      En son article 1 , la Directive fixe le cadre général de la protection du consommateur dans les Etats de la Cemac afin d’assurer à ce dernier un niveau élevé de qualité de vie. Outre les différents droits du consommateur sur lesquels nous reviendrons, il nous paraît opportun de définirla notion de consommateur.     Conformément à l’article 2, le consommateur est toute personne physique qui acquiert ou utilise pour la satisfaction de ses besoins non professionnels des produits, biens ou services qui sont destinés à son usage personnel ou familial ou à l’usage d’une collectivité. Concernant les personnes morales, le juge leur étendra la définition du consommateur au cas par cas, en considération de leur faiblesse économique et La Directive, en son article 3, mentionne de façon explicite les droits fondamentaux du consommateur que sont, pour n’en citer que quelques-uns :   L’article 4 de la Directive mentionne le fait que la réalisation de l’objectif général visé doit se faire dans le strict respect de certains principes directeurs parmi lesquels :   la reconnaissance de la vulnérabilité du consommateur la prévention des atteintes aux intérêts des consommateurs la précaution en cas d’incertitude scientifique sur les dangers et les risques liés à un bien ou un service ; et l’absence de discrimination dans l’application des dispositions en vigueur.     Selon l’article 10 de la Directive, en cas de litige qui survient suite à un manquement aux droits du consommateur, la juridiction compétente est celle du domicile ou de la résidence du consommateur dans l’Etat membre de la CEMAC. Ce chapitre sur les droits du consommateur nous amène à parler des aliments que nous consommons et des risques sanitaires qu’ils peuvent causer pour peu que notre alimentation soit malsaine et déséquilibrée.   Darrel Sylvie

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