Eric Ozwald

VIOLENCE À DOMICILE

Derrière les portes, loin des regards, ou en présence de leurs proches, les victimes des violences domestiques crient au secours. Nombre d’entre elles, meurtries, ont rejoint l’organisation non gouvernementale (ONG) Femme Lève-Toi et en sont devenues des membres actifs. Darleine et Télésphore sont de ceux-là. L’ONG les a aidés à se relever, à se reconstruire, à donner un sens à leur vie et à secourir d’autres victimes. Qu’est-ce que la violence domestique et quelles sont les séquelles que vous en avez gardées? Darleine : La violence domestique se définit comme le fait de subir des actes de violence en milieu familial. Les violences domestiques sont physiques, verbales, psychologiques, morales, sexuelles et mêmes financières. J’ai subi toutes ces formes de violences de la part de mon époux. Pour un oui ou pour un non, pour un mot mal placé, il en venait à ces actes de violence. Subir des violences au plan moral vous marque à vie. J’ai des flashbacks. J’ai subi des traumatismes. Par la grâce de Dieu, j’arrive à reprendre le dessus, à oublier. Pour ce qui est des séquelles physiques, je ne m’en suis rendu compte que bien après. Lors d’une dispute, mon époux m’avait giflée à l’œil droit. Pendant une semaine, je n’arrivais pas à l’ouvrir. Quand je venais à la lumière du jour, c’était horrible. C’était très douloureux. Télésphore : J’ai d’abord subi des violences verbales de mon épouse pour la simple raison que je vivais une situation financière difficile. Quand ma femme parlait, ses enfants applaudissaient. C’est un choc psychologique mais je m’interdisais de réagir, de frapper une femme. Je lui donnais des conseils. Au plan physique, j’ai pris un coup de vieux. Sur le plan psychologique, les violences provoquent des chocs. Tenez, quand on me parle du mariage, ça me refroidit. J’ai des angoisses. Quand vous êtes blessé, même si ça cicatrise, toutes les fois que vous regardez la cicatrice, vous vous en souvenez. Avez-vous consulté un psychologue pour vos troubles psychologiques ? Darleine : J’ai dû voir un psychologue parce que je n’arrivais pas à surmonter la douleur. J’en suis arrivée au point d’avoir des pensées suicidaires. La seule chose qui me retenait ce sont mes trois enfants. Je me suis dit : si je meurs, comment feront-ils ? Le père n’en est pas un. Quant à mes parents, ce n’est pas à eux de s’en occuper. C’est à moi de m’en occuper. Par la grâce de Dieu, on m’a mise en contact avec une psychologue qui m’a suivie pendant un mois et demi, deux mois. C’est elle qui m’a aidée à surmonter cette épreuve, à reprendre le dessus, à pouvoir espérer me remarier un jour. Télésphore : Je suis suivi par un psychologue qui travaille avec l’OFLT. Je dois dire que ma rencontre avec cette ONG, mes entretiens avec la présidente et les séances de prière m’ont aidé à me remettre, à reprendre une vie normale. Je crois que ça ira. J’ai appris à ne pas vivre mon traumatisme de l’intérieur, à pardonner à mon ennemi. Avant je n’y arrivais pas. J’étais dans une colère noire. Mais, maintenant, je crois que je suis libre. Pendant combien de temps avez-vous été victime de violence domestique et quand vous êtes-vous dit : ça suffit ? Darleine : J’ai été victime de violence pendant toute la période qu’a duré mon mariage. J’ai vécu six ans de calvaire. A la septième année, je suis devenue active au sein de l’OFLT. Le déclic a eu lieu après un atelier de renforcement des capacités. Accompagner les victimes tout en bénéficiant des techniques d’accompagnement des victimes m’a libérée. Je me suis dit : « Je suis moi-même victime. Les choses qu’on me raconte je les vis également. Je ne peux pas à la fois lutter contre les violences et les subir. Une fois ma décision prise, j’ai dit à mon mari : « Je ne veux plus de toi. Je veux divorcer. » Télésphore : Je me suis marié en avril 2010. Le 14 avril 2014, j’ai décidé de partir de la maison. J’avais découvert des choses qui n’étaient pas normales. Je suis tombé malade. C’était difficile. L’hôpital m’a recommandé de faire une échographie abdominale. Je me suis rapproché de la présidente et je lui ai demandé ce que l’ONG pouvait faire pour moi. Elle est revenue vers moi et m’a remis une enveloppe. J’ai fait les examens et j’ai découvert que j’avais une hépatite B. L’une de mes filles avait commencé à débloquer parce qu’elle avait perdu sa mère, ma première épouse. Elle n’a pas pu supporter. Elle voyait sa mère. Et le déclic dont vous parliez s’est produit. Une fois rentré à la maison, j’ai dit à ma femme : « Je ne peux plus continuer comme ça, je pars et je ne reviendrai pas sauf si tu changes de comportement. » Vos enfants ont-ils été victimes de la violence de votre mari ? Darleine : Oui. Le premier est une victime. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai quitté la maison. J’étais enceinte de six mois de ma fille, la troisième. Le premier avait 2 ans et le deuxième à peine 1 an. Il sortait même d’une hospitalisation. Le premier, qui était chez ma mère, lui a raconté ce qui se passait : « Mamie, quand on est à la maison, papa tape maman tous les jours et elle crie : Martial laisse-moi. » Ma mère a dit à mon mari : « Attention à ma fille. Je n’aime pas la façon dont tu la traites. » Monsieur s’est enflammé. Il a frappé l’enfant le lendemain en revenant du travail parce qu’il estimait qu’il n’avait pas le droit d’en parler à sa grand-mère. L’enfant hurlait: « Maman, c’est comment ? Maman, viens ! » Je suis allée vers lui, j’ai arraché la spatule. J’ai tapé mon mari. J’ai quitté la maison avec les enfants, j’ai soulevé un sac où j’ai mis quelques-unes de nos affaires et je suis partie chez la petite sœur de ma mère. Je pleurais. Arrivée à son domicile, VIOLENCE À DOMICILE

CNAMGS

Caisse Nationale d'Assurance Maladie et de Garantie Sociale

Créée en 2007, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) est citée en exemple en Afrique et au-delà. Le Gabon s’est, en effet, engagé à mettre au profit de sa population un régime obligatoire et universel d’assurance maladie, devenant ainsi le premier pays en Afrique subsaharienne à couvrir l’ensemble de la population, notamment les plus défavorisés. Ce saut qualitatif a permis à la CNAMGS de contribuer à l’amélioration du système de santé au Gabon. Le statut de Gabonais économiquement faible (GEF) favorise l’accès aux soins de santé de cette tranche de la population et, partant, au droit à la santé. De nombreux citoyens s’en félicitent malgré des perturbations dans l’exécution optimale de la prise en charge des affiliés à la Caisse. Au cœur de Libreville, notre reportage nous conduit vers les Gabonais affiliés ou pas à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). « La CNAMGS a changé ma vie. Celui qui a créé cette structure est une bonne personne. » Ainsi parle Thérèse Manghandzi. Cette veuve de 71 ans, mère de cinq enfants et grand-mère de plusieurs petits-fils, est affiliée à la CNAMGS depuis dix ans. De son côté, Valérie Moubele Youmah nous livre son expérience avec la CNAMGS : « J’étais avec une collègue dans une pharmacie. Elle achetait des médicaments. J’ai été surprise de voir la réduction des prix sur l’ordonnance. Cette structure a changé beaucoup de choses dans ma vie. Désormais, j’achète les médicaments à moindre coût. Une partie des médicaments est aux frais de la CNAMGS et l’autre aux frais du client. Dieu merci ! Heureusement qu’il ya la Caisse ! Sur un total de 18 000 CFA par exemple, je dépense moins de 4 000. » Le quotidien des Gabonais est quelque peu soulagé depuis la création de la CNAMGS. Toutefois, remarque Manfoula Lebola, « la CNAMGS ne couvre pas tous les médicaments et ne prend pas en charge les médicaments les plus coûteux, les antibiotiques. C’est inconcevable. » Ce témoignage met en évidence les insuffisances observées par les Gabonais en ce qui concerne la CNAMGS. Des améliorations et des efforts doivent encore être consentis par les autorités compétentes en vue de la prise en charge complète des médicaments. Quand des Gabonais non affilés à la CNAMGS parlent de leur situation Malgré une couverture quasi totale de la population gabonaise, la CNAMGS est une notion abstraite pour certains citoyens. Bien qu’il sache que la CNAMGS est une facilité qui permet de se procurer des médicaments à coût réduit, M. Mihindou ne sait quelles pièces fournir pour être assuré. En outre, il n’a aucune idée de la localisation des agences de proximité de cette structure. Excelle Ossarakabi Mipata, une jeune étudiante en communication, déclare « ne pas avoir assez d’informations sur la procédure à suivre pour être assuré ». Sean Shannon Dembe Gnolo, la vingtaine révolue, se dit découragé. En effet, une partie de la population n’entreprend aucune démarche d’immatriculation à la CNAMGS parce qu’elle juge le processus long. L’assurance maladie universelle par le biais de la CNAMGS est une expérience innovante et prometteuse. Elle tient sa spécificité des revenus qui proviennent en partie des taxes sur les opérateurs de téléphonie mobile et des transactions de financement des soins de santé des Gabonais économiquement faibles (GEF). L’autre innovation est celle du choix d’adhésion progressive pour tendre vers une couverture universelle. Le Gabon a pris l’option de commencer par les populations les plus vulnérables pour passer ensuite aux agents du secteur public, aux salariés des secteurs privé et parapublic et aux travailleurs indépendants. L’innovation tient au fait que la plupart des pays commencent par les salariés des secteurs public et parapublic. Cependant, cette stratégie gagnerait à être réorientée en tenant compte des recommandations formulées, l’objectif étant de promouvoir le bien-être de la population. L’immatriculation à la CNAMGS en tant que GEF impose d’avoir au moins 16 ans et des revenus mensuels inférieurs au salaire minimum interprofessionnel garanti qui est actuellement de 80000 F CFA. Les frais liés à leur prise en charge incluent les soins externes, les hospitalisations, les médicaments et les évacuations sanitaires. A cette mesure s’ajoute celle afférente au renforcement de la couverture sanitaire à d’autres groupes vulnérables tels que les filles mères, les handicapés et les sinistrés.

COMMENT LES GABONAIS PERÇOIVENT-ILS L’HÔPITAL ?

Centre hospitalier universitaire de Libreville

Qu’il soit public ou privé, l’hôpital est l’un des lieux les plus fréquentés par les Gabonais. Cependant, on note au sein de la population un sentiment d’insatisfaction qui dépeint son malaise grandissant face à l’état des lieux. L’hôpital est-il là pour soigner ou pour conduire à la mort ? C’est la question angoissante que se posent nombre de compatriotes. Notre reportage nous plonge dans un environnement où des hommes et des femmes s’expriment à cœur ouvert sur les dérives et les insuffisances de l’hôpital. Valérie Moubele Youmah, une institutrice, évoque une de ses visites dans une structure sanitaire. « Quand je suis malade, je me rends à l’hôpital général parce que les coûts sont abordables. Hélas ! Je suis mal reçue. » Ce paradoxe met en lumière le fonctionnement de la structure. Thérèse Manghandzia a vécu une expérience similaire. Cette veuve de 71 ans se confie sans état d’âme : « Quand tu te rends dans les structures publiques, tu es reçu comme un malpropre. » Ces témoignages, les premiers d’une longue série, nous invitent à un questionnement sur les rapports entre les populations et les établissements sanitaires publics. Se pose aussi le problème de la capacité de ces structures à répondre efficacement aux besoins des clients. L’accès aux soins de santé au Gabon : le grand écart entre le secteur public et le secteur privé Au Gabon, comme dans d’autres pays, la politique de santé se traduit par un ensemble de lois, de décrets, de programmes et d’organismes qui soutiennent l’action publique. Le but est évidemment de soigner les citoyens dans des conditions idoines. Malheureusement, cette volonté d’agir n’est pas une réalité dominante. Valérie Moubelet Youmah, fonctionnaire, la cinquantaine révolue, fait part de son expérience : « J’ai accès aux services de santé du secteur public et du secteur privé. Cependant je préfère le second bien qu’il soit coûteux. Au secteur public, tu as le temps de mourir. » A son tour, une femme d’un âge respectable laisse échapper un sentiment de tristesse. Un cas parmi tant d’autres qui explique le désamour entre les Gabonais et le secteur de la santé qui est censé être un véritable point de soutien à la population. L’accès aux soins est l’un des problèmes les plus épineux. Il concerne toutes les couches sociales. Néanmoins, les démunis sont les plus désavantagés. Les carences du secteur public  Etudiante à l’Université Omar Bongo et mère d’une fille, Manfoula livre son témoignage : « Je vis au kilomètre 8 (PK8), sans eau potable. On consomme de l’eau de pluie. Etudiante sans bourse, je n’ai pas de travail. Je peine à prendre le taxi pour la fac. Au Gabon, les structures sanitaires sont peu équipées. C’est la faute de l’Etat, car un médecin sans outil de travail ne peut faire des miracles. » La politique nationale de santé, tout particulièrement le dispositif d’accès aux soins, est confronté à de nombreuses carences : manque de structures sanitaires de proximité, sous-effectifs, inégale répartition du personnel, sous-équipement, budgets insuffisants, absence de contrôle, service de recouvrement inopérant, manque de médicaments et de plateaux techniques, etc. Une population vivant dans des conditions exécrables ne peut se soigner dignement. La situation est aggravée par l’existence d’une médecine à double vitesse dominée par la quête du profit. Les médecins qui sont envoyés par l’Etat gabonais dans les hôpitaux du service public ouvrent des cliniques et délaissent leurs postes de fonctionnaires pour se muer en directeurs d’une clinique offrant des soins de santé très coûteux pour une population à majorité économiquement faible. Le changement commence au service d’accueil  Il est de notoriété publique que dans nos administrations, le service accueil est toujours pointé du doigt. Thérèse Manghandzi évoque sa mésaventure : « Quand tu arrives pour te faire soigner et que tu demandes des renseignements, on te répond mal. Une dame m’a dit récemment : « Maman, tu m’embêtes. Va d’abord. » Un témoignage qui révèle le manque de dévouement du personnel de santé qui, paradoxalement, a décidé de se mettre au service des autres et d’en faire sa vocation.

LE QUOTIDIEN DES « INVISIBLES »

  « Ils sont des centaines de milliers, mais on ne les voit pas, ils vivent parmi nous, mais ils sont à l’écart. Victimes d’une sorte d’omerta médiatique, les écartés de notre cadre de vie et de cadre de vue, les invisibles sont tous ceux que vous ne verrez généralement pas sur les médias au Gabon. Ces gabonaises et gabonais, ces individus qui font tache, sont les habitants des matitis. On les trouve dans toutes les métropoles d’Afrique, et même dans celles comme Libreville. »   Extrait de l’œuvre « Les Matitis » de Hubert Freddy Ndong Mbeng.   Selon l’Observatoire international des maires sur le vivre ensemble, Libreville est la ville la plus peuplée du Gabon avec une population estimée à 850 000 habitants et 6 arrondissements subdivisés en 117 quartiers. De Derrière-la-Prison à Cocotier en passant par Malaba au PK12, où la vie au quotidien est une épreuve, un parcours du combattant pour les habitants, notre reportage a fait une immersion dans les profondeurs de ces agglomérats de la capitale où le braquage est une norme, où les glissements de terrain emportent des maisons et endeuillent des familles.   Profil et mode de vie des habitants des matitis   Dans un quartier populaire dénommé Derrière-la-Prison (DP), communément appelé Boston par ses habitants qui font référence à cette ville des États-Unis où la violence et le crime sont élevés, M. Okoumba Asseko, résident depuis 2014, nous fait découvrir le quotidien de DP. « Les conditions de vies sont difficiles à Derrière-la-Prison, les gens qui y vivent sont pauvres, démunis, braqueurs. » Ces profils d’habitants révèlent une réalité peu reluisante.   « Le prix des loyers est accessible. Ici, beaucoup de gens sont propriétaires. Les bailleurs sont humains, ils connaissent les conditions de vie des habitants du matiti. C’est le pauvre qui vient vivre ici et le bailleur le comprend », affirme M. Okoumba Asseko.   C’est le pauvre qui vit dans les matitis, c’est le rejeté de la société qui n’a pas d’éducation qu’on retrouve dans ces quartiers sous-intégrés. M. Okoumba Asseko a fait son constat : « Nous retrouvons des constructions anarchiques, des toilettes dans la cuisine, des logements en tôles, le salon du voisin est le lieu de passage de tout le monde. »   Un logement, mais au prix des vies humaines   Les maisons sont construites de façon anarchique. Etudiant en communication résidant au quartier Malaba, Mboumba Mafouana nous raconte son expérience : « À Malaba, il y a des éboulements. Une pluie diluvienne a emporté un vieillard. Il était déjà couvert de boue. Les sapeurs-pompiers sont arrivés autour de 11 heures le lendemain. »   L’accès à ces quartiers est pratiquement impossible pour des interventions de sauvetage. Quand surviennent des catastrophes, les ruelles sont inaccessibles pour les véhicules. Le jeune étudiant ajoute : « Malaba est un quartier où la majorité des constructions sont faites sur des collines. Pour se frayer un chemin, des engins viennent faire des travaux. » Les infrastructures telles que les dispensaires ou les centres médicaux n’existent pas dans ces quartiers.   Le matiti, c’est la mort facile. À Malaba, tout est à haut risque d’après notre étudiant : « La majorité, c’est des maisons inachevées recouvertes de bâches pour être à l’abri ou de vieilles maisons qui menacent de s’écrouler au moindre vent. »   Le vice, la prostitution, les beuveries, les jeux d’argent et le vol sont les activités auxquelles s’adonnent les jeunes des matitis.   À Cocotier depuis quatre ans, Eureka Idomba, étudiant dans une école supérieure, nous partage son expérience : « La pauvreté dans ce quartier entraîne la délinquance et la prostitution. Un boutiquier prostitue des mineures à cause d’un sachet de riz ou d’un quart de litre d’huile. »   L’inaction des pouvoirs publics a tendance à faire de ce quartier l’un des plus dangereux de Libreville. Eureka Idomba témoigne : « Le niveau d’insécurité est effrayant, il n’existe pas d’heure pour les braquages. ». L‘étudiant en profite pour aborder la question du faible taux de scolarisation des jeunes de son quartier : « Il est devenu rare de voir un enfant de Cocotier réussir à l’école. »   De Derrière-la-Prison à Malaba, en passant par Cocotier, le constat est accablant : habitat précaire, absence d’infrastructures sociales, insécurité, délinquance juvénile, déperdition scolaire et chômage. Dans les matitis, les habitants luttent entre le désespoir et l’espoir.   Okoumba Asseko, Idomba et Mboumba Mafouana rêvent simplement de logements décents, d’eau et d’électricité accessibles, d’écoles et de centres médicaux.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

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Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

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Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

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CONTACTS

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