Fondatrice et Directrice de Publication

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PHÈDRE BILOGHÉ NGOUA

Jeune, passionné et créative, elle croit en son rêve, à sa destinée en tant qu’artiste. Depuis sa tendre enfance, Phèdre Biloghé Ngoua crée des personnages et joue la comédie. Après des études d’art dramatique en Afrique du Sud, elle se lance dans la comédie et la mise en scène, et crée la structure artistique Le Théâtre et l’Esprit. Assoiffée de créativité, Phèdre s’emploie à transmettre son savoir aux comédiens afin de les rendre plus crédibles dans leur jeu et de promouvoir leur compréhension dans ce domaine.  Tout un art, une discipline, un savoir-faire nés de l’esprit de cette jeune compatriote de 29 ans.

UN AN D’ATTENTISME, ÇA SUFFIT !

Après un an d’attentisme, les partis politiques et les organisations de la société civile (OSC) sortent de leur réserve. Face aux événements en cours, y compris le référendum à venir sur la nouvelle Constitution nationale qui divise les Gabonais.es, le Copil Citoyen et le Cercle Omega  montent au créneau pour faire le point et tirer les leçons d’une année à nulle autre pareille. Le porte-parole du Copil Citoyen, Joanna Boussamba, partage son sentiment de joie et de libération : « Pour une fois on n’a plus le nom des Bongo à la tête du Gabon. Si l’on avait demandé à chaque Gabonais d’imaginer ce scénario, personne n’aurait pu imaginer cela ! » De son côté, le coordonnateur général du Copil Citoyen, Joël-Patrick Dinzambou, juge louables les actes des autorités de la transition, en particulier la levée du drapeau, l’attribution de bourses aux apprenants, de postes budgétaires aux enseignants et la création d’emplois pour les jeunes. » Dans les rangs du Cercle Omega, le président du parti, Robert Marcel Tchoreret, déclare : « Nous avons un sentiment de satisfaction. Nous avons constaté que les Gabonais ont adhéré à l’action du CTRI. Ils ont exprimé au président de la République leur attachement à ce qu’il a déjà réalisé en un an avec l’ensemble du CTRI et des forces de défense et de sécurité associés, bien entendu, aux civils qui ont apporté leur pierre à l’édifice. Le sentiment est profond et positif. Nous disons simplement au CTRI, au président de la République, de continuer sur cette voie. » Pour autant, la joie qui se dégage chez les uns et les autres est en en demi-teinte. Robert Marcel Tchoreret, déplore que les personnes qui auraient dues être sanctionnées ne l’aient pas été. « Le CTRI a voulu unifier, pardonner, en disant que ceux qui ont pris les fonds publics auront le courage de venir rendre cet argent. Le CTRI a lancé des appels. Je crois que certains coupables se disent qu’ils sont intouchables, mais nul ne peut être intouchable dans une république parce que dans une République, il y a la loi. Que chacun puisse comprendre que le Gabon n’appartient à personne. Le Gabon appartient à tous. Donc, nous devons poser des actes pour le bien de tous et le salut de notre pays. » « Nous ne pouvons pas avoir de Gabonais dignes si la majorité n’a ni emploi ni pouvoir d’achat », estime Joël-Patrick Dinzambou. « Si les personnes concernées n’ont pas de pouvoir d’achat, elles ne sont pas libres. Elles se font facilement acheter. Qu’est-ce qui peut justifier, par exemple, qu’un policier demande 500 ou 1 000 francs quand il fait des contrôles ? C’est le pouvoir d’achat. Il est obligé d’arnaquer. Là, nous avons un problème de corruption, de bonne gouvernance. » Abordant la question sur la restauration des institutions, Joanna Boussamba indique que « Le Copil Citoyen aurait souhaité en voir un peu plus dans ce domaine. Mais, certains visages perdurent alors que, parfois, leurs noms sont impliqués dans des dossiers. » Elle dénonce aussi la campagne référendaire prématurée en faveur du «Oui» ou du «Non» et « la pollution visuelle avec l’image du Président qui est utilisée à tout va. » Elle alerte le public et les autorités de la Transition sur le risque d’un retour aux méthodes du précédent régime basées « sur le culte de la personnalité qui n’a rien apporté à notre pays. » Yasmina Marat-Abyla, juriste en droit international et présidente de l’ONG Benedicta Cantal pour la défense des droits des détenus et des personnes incarcérées indique : « Il ne faut pas prendre à la légère le projet de Constitution. La Constitution doit nous rassembler. Elle ne doit pas être discriminatoire. On est tous Gabonais. » Se déclarant, par ailleurs, ravie du coup d’état du 30 août 2023 et de la libération de certains prisonniers, Yasmina Marat-Abyla dénonce, d’une part, « les conditions de détention qui ne se sont pas véritablement améliorées » et, d’autre part, « les dérives et les abus des forces de sécurité à l’endroit des jeunes. » Selon la juriste, « plusieurs sont morts pour n’avoir pas respecté le couvre-feu. » Elle invite les forces de sécurité à respecter le droit et les conventions internationales.

À L’AUNE DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES

Le 29 octobre 2022, le Consortium de la société civile pour la transparence électorale et la démocratie au Gabon (Coted-Gabon) a présenté aux médias sa proposition de réforme du Code électoral gabonais pour éviter de nouvelles violences électorales. La plateforme politique « Gabon d’abord » a initié le 3 janvier 2023 des ateliers de formation des points focaux d’Owendo, de Libreville et d’Akanda, en vue de les préparer à faire face aux vicissitudes du processus électoral dans les domaines des inscriptions sur les listes électorales, des réclamations et de la sécurisation des votes. Du 8 au 11 février 2023, la Cour constitutionnelle a organisé une campagne d’information des acteurs politiques et des populations dans la perspective des élections à venir qu’elle souhaite pacifiques et transparentes. Du 13 au 23 février 2023, à l’invitation du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, la concertation réunissant la majorité présidentielle et des partis d’opposition s’est conclue sur le retour des élections à un tour et l’harmonisation de tous les mandats électifs à cinq ans. Les 27 et 28 avril 2023, le Centre de recherche et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI) de l’Université Omar Bongo (UOB) a organisé, en partenariat avec l’Ecole supérieure privée de Management EM Gabon, les Journées d’étude sur la thématique « Droit et pratiques électoraux à l’aune des élections générales au Gabon. » Du 6 au 8 juillet 2023, s’est tenu au Musée des arts, rites et tradition du Gabon, le SAMEAU, le Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique sous le thème « Déontologie et éthique des médias numériques en période électorale au Gabon ». À l’initiative de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), une conférence-débat sur la thématique « Vivre ensemble à l’aune des périodes préélectorale, électorale et postélectorale », s’est tenue le 4 août 2023 au ministère de l’Economie à Libreville.

L’AVENIR EN QUESTION

Les Gabonais qui vivent majoritairement sous le seuil de pauvreté aspirent plus que jamais à une alternance démocratique. Une alternance qui aboutirait à des retombées positives sur le vécu social en termes d’emploi, de logement, d’éducation et de santé.  Entre angoisse et scepticisme, Ferdinand, un staffeur au chômage, raconte son mal de vivre. « J’ai 51 ans. Je sais d’où je viens, mais j’ignore où vont mes enfants. Je me débrouille comme je peux pour subvenir aux besoins de ma famille.»  Les mots qui suivent tranchent avec l’apparence zen du quinquagénaire d’Owendo qui appelle à « l’amélioration effective des conditions de vie des populations gabonaises. » À son avis, ce point devrait être au cœur des priorités du président de la République. Attentive aux propos de l’ami de son grand-père, Nelly enchaine : « Depuis la fin de mes études supérieures en 2017, je vis un profond chagrin. Je n’arrive pas avoir un stage ou un emploi. »  Diplômée en secrétariat et en comptabilité, cette mère de famille de deux enfants travaille dans un bar. « Les temps sont durs. Mais, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Nous voulons vivre en paix. À condition, dit-elle, que tout change. »  L’espoir se lit également dans le regard de Thérence, un enseignant de 40 ans en activité. Pour autant, il pointe du doigt le chômage qui est en nette augmentation : « La situation est d’autant plus difficile que notre pays manque de structures pour encadrer les Gabonais.es qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat. » Le travail, l’éducation scolaire, la santé et le logement sont au cœur des préoccupations des populations gabonaises dont le tiers sur environ 2 200 000 habitants vit sous le seuil de pauvreté.  L’amélioration des conditions de vie à laquelle Nelly, Thérence et Ferdinand aspirent relève des droits énoncés à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme y compris : « Le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien- être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires.»  « Le droit à la sécurité de la personne en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.»  « Le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.» « Le droit au repos, aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques. »  Malgré quelques acquis obtenus d’arrache pied à travers d’innombrables luttes, le chemin vers l’instauration d’un Etat de droit et d’une véritable démocratie au Gabon est encore loin devant nous.

UN GÉNÉRAL SORT DE L’OMBRE

« Pour changer le système, il faut être dans le système. Le peuple gabonais demande que ses droits soient garantis. Nous, forces de défense et de sécurité avons choisi d’être du côté du peuple et de la liberté. » Ainsi parle Brice Clotaire Oligui Nguema, le général de brigade actuellement au pouvoir au Gabon.  Formé à l’académie royale militaire de Meknès au Maroc, l’ancien aide de camp du défunt président Omar Bongo Ondimba a été affecté en 2009 en qualité d’attaché militaire aux ambassades du Gabon au Maroc et au Sénégal.  Rappelé dans son pays après l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo Ondimba survenu en 2018, il est nommé l’année suivante chef du service de renseignement de la garde républicaine avant de devenir Commandant en chef de cette même garde. Il assurera également la sécurité du président de la République. De l’avis de certains acteurs politiques, son arrivée au pouvoir marque un tournant dans la vie politique gabonaise et la fin de la 2ème République. Au sein du public, les avis sont partagés. Si d’aucuns y voient « un miracle, un signe du destin » et s’en félicitent, d’autres, en revanche, s’interrogent sur les intentions réelles du président de la transition.  Âgé de 48 ans, le général Oguili Nguema est marié et père de famille. Il a fait ses études au Lycée d’état de Port Gentil et à l’Université des sciences et techniques de Masuku au Gabon. 

DROITS ET DEVOIRS

Être propriétaire ou locataire d’un bien immobilier comporte une série de droits et devoirs à respecter vis-à-vis de l’autre stipulé dans le contrat de bail. Passé outre celui-ci, des sanctions s’en suivront. Mais qu’est au juste un contrat de bail ? Un contrat de bail ou un contrat de location est un document par lequel bailleur ou le propriétaire s’engage à remettre son bien en échange d’un loyer pendant une durée déterminée. Quels sont vos droits en tant que locataire ? En tant que locataire, vous avez le droit de : Quels sont vos devoirs en tant que locataire ? Vous devez aussi : Si vous ne respectez pas vos obligations en tant que locataire telles que : non payement du loyer ou des charges, absence d’assurance habitation, etc… le propriétaire est en droit de vous adresser des rappels. Quels sont vos droits en tant que propriétaire ? Quels sont vos devoirs envers votre locataire ? Vous devez : D’autres droits s’appliquent aussi bien au locataire et au propriétaire dans des conditions particulières. Il s’agit, entre autres, des droits de chacune des parties pendant une vente. En tant que propriétaire, lorsque vous décidez de vendre votre bien, vous devez soit le vendre au locataire ou lui demander de quitter les lieux. Dans ce cas le locataire jouit du droit de préemption qui fait de lui l’acheteur prioritaire du bien. Néanmoins, le locataire doit être informé, au moins 6 mois avant (3 mois avant dans le cas d’une location meublée), de votre souhait de vente. Le locataire a deux mois pour donner suite à votre souhait de vente. Pendant cette période vous ne pouvez ventre le bien à autrui, toutefois vous avez le droit de faire visiter le bien à autrui bien qu’occupé si, et si seulement si, les visites ont lieu les jours ouvrables. Le locataire vous délivre une autorisation écrite d’entrer dans le domicile s’il est absent. En cas de refus de sa part, rappelez-lui tout simplement vos droits à ce sujet. Pour les différents motifs énoncés, le locataire doit être prévenu par lettre avec accusé de réception, par huissier ou en main propre contre émargement.

VIVRE DÉCEMMENT : J’Y CROIS

Les jeunes aspirent à se faire une place dans la société et à vivre décemment. Ce désir, tout à fait légitime, est perceptible chez de nombreux Gabonais issus de différents milieux sociaux. Abdanna Ssir, 28 ans, nous livre sa vérité sur le vivre décemment et la pauvreté.

« L’ÉCOLE MÉRITE MIEUX »

Après un parcours scolaire et universitaire réussi, et un stage dans une banque de la place, Abdanna Ssir se tourne vers l’avenir. Ce jeune étudiant gabonais en management des entreprises et développement commercial a décidé de s’orienter vers le monde de la communication du marketing et du management. Dans quelques mois, il fera ses premiers pas dans le marché de l’emploi. Nous l’avons rencontré pour recueillir son point de vue sur la crise de l’école.

L’EAU ET L’ÉLECTRICITÉ DANS NOS VIES

Le Gabon est exposé à des coupures intempestives d’eau et de courant. Parcourir de longues distances pour aller chercher de l’eau ou se tourner, moyennant paiement, vers des particuliers-distributeurs d’eau, est devenu le lot quasi quotidien de nombre de foyers. Pour éclairer leur maison, les populations se rabattent sur les lampes torche ou à essence, ou les lampes solaires. Les privations dues aux délestages remettent au goût du jour ce que chacun de nous est en droit de savoir. Le Directeur de l’eau et de l’électricité à la mairie centrale de Libreville apporte son éclairage.   Vivre – Monsieur Rick Mbo, quelle est l’importance que revêtent l’eau et l’électricité dans nos vies ?   R. Mbo – En tant que source d’énergie, l’eau est indispensable à deux niveaux. Elle contribue, d’une part, à assurer la croissance verte d’un pays et, d’autre part, à satisfaire les besoins de l’homme. Elle est indispensable à toutes nos activités. Pour ce qui de l’électricité, la disponibilité de cette énergie sous-tend la fourniture des services essentiels comme l’éducation, en apportant la lumière dans les écoles et les ménages, en garantissant, d’une part, la sécurité sanitaire des aliments par la réfrigération et, d’autre part, l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC).   Quels sont les besoins actuels du Gabon en général, et d’une ville comme Libreville, en eau potable et électricité ?   Libreville est aujourd’hui confrontée à de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable, surtout dans les quartiers sous-intégrés, en raison notamment d’une urbanisation mal maîtrisée et du recul des politiques publiques en matière d’équipements sociaux. Cette crise pénalise énormément les populations de la capitale car nous pouvons constater que même le centre-ville qui abrite toutes les grandes infrastructures du pays manque de ce précieux liquide. C’est dire que le niveau de la crise pour le secteur d’approvisionnement en eau et électricité est assez inquiétant.   Pour l’eau : il faut renouveler des kilomètres du réseau d’adduction d’eau, procéder à son renforcement et son extension, et assurer la réparation des fuites dans les bâtiments administratifs. Les taux sont de l’ordre de 25% en zone rurale où nous cherchons à atteindre 85%, et de 45% en zone urbaine où nous cherchons à atteindre 95%.   Pour l’électricité, les taux de couverture sont légèrement plus élevés en zone rurale qu’en zone urbaine comparativement à l’alimentation en eau. Ils se situent à 35% en zone rurale où nous cherchons à atteindre 90 à 95 %, et à 50% en zone urbaine où nous cherchons à atteindre 95%.   Pourquoi pas 100% ?        L’alimentation en eau et électricité est plus compliquée dans les zones urbaines. Je m’explique : les villes se développent au fur et à mesure.  Prenons le cas de Bambou Chine dans le 6ème arrondissement de Libreville qui est en grande partie couvert par la forêt. Il n’y avait ni eau courante, ni électricité, ni école publique, ni structure de santé. Un autre exemple : la zone de Bel Air dans le 1er arrondissement de Libreville. Le côté gauche est approvisionné en eau et électricité tandis que le côté droit n’a pas d’eau.   Comment la mairie travaille-t-elle avec la Société d’énergie et d’eau et le Conseil national de l’eau et de l’électricité ?   En tant que collectivité territoriale, la Mairie a pour missions de satisfaire les besoins de la population à travers : la couverture des domaines de l’Etat civil, de l’urbanisme, des logements, écoles, équipements, activités culturelles d’une part ; des secteurs sociaux y compris la santé et la protection de police d’autre part. La Marie intervient en cas de besoin auprès des populations. Etant plus proche de celles-ci, elle communique les besoins au Conseil national de l’eau et de l’électricité (CNEE) qui les fait exécuter par les moyens financiers mis à sa disposition par l’État et par la Contribution spéciale eau et électricité (CSEE) sur les factures auprès de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).    Tout est-il aussi parfait que vous le dites ?     Je répondrai à cette question en prenant pour exemple le Projet d’alimentation en eau et électricité de tous les marchés. En 2011-2012, le CNEE a bénéficié d’un texte qui lui accordait les pleins pouvoirs. Le Conseil reçoit un budget de l’État. Paradoxalement, il fonctionne comme une entreprise privée. La Mairie était le vice-président du CNEE jusqu’en 2011-2012. Elle travaillait avec différents partenaires. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Elle doit se référer au CNEE même pour travailler avec la SEEG.   Quel est l’impact de cette crise sur l’approvisionnement en eau et électricité ?   La Mairie a du mal à répondre aux sollicitations des populations. Les choses ont bien changé depuis LUMEN. Ce groupement d’intérêt économique, qui tire son nom d’un insecte qui donne la lumière, avait une convention avec la Mairie de 1999 à 2015. La Mairie était chargée du contrôle du travail de LUMEN. La convention, dénoncée par le CNEE, a conduit à la fermeture du groupe.   Du temps de LUMEN, il n’y avait pas de problème d’éclairage. La Mairie avait des moyens didactiques, des ordinateurs, des véhicules fournis par LUMEN. Aujourd’hui, elle ne les a plus tout comme elle n’a plus d’équipes sur le terrain. Imaginez, au moment où je vous parle, je partage le même bureau que des membres de mon équipe.    Quelles sont les solutions à la crise de l’eau et de l’électricité ?   Les solutions à la crise sont la volonté politique et les moyens à mettre en œuvre. Le projet PIAEPAL, Programme Intégré pour l’Alimentation en Eau Potable et Assainissement du Grand Libreville financé par la BAD à hauteur de 77 milliards de francs CFA, a pour but d’étendre le réseau d’eau potable et d’électricité. La phase de réalisation est en cours à Bambou Chine (Zeng Ayong), Igoumié (Owendo) et au Cap Esterias (Akanda). Au niveau de l’intérieur, la Commission nationale des travaux d’intérêt public pour l’eau et l’électricité (CNTIPPEE) gère tous les projets de l’Etat dans les domaines de l’eau, l’électricité, des routes et Internet).   Que souhaiteriez-vous dire en guise … L’EAU ET L’ÉLECTRICITÉ DANS NOS VIES