Fondatrice et Directrice de Publication

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OUI À L’ÉTAT DE DROIT

Bureau du dialogue national inclusif Gabon

Après trois semaines de travaux, les participants au Dialogue national inclusif (DNI) ont acté et adopté, le 27 avril, le rapport final des assises d’Angondje. Acclamé par le bureau du Dialogue, les commissaires, les personnes ressource et l’assistance, le document s’articule autour des préoccupations et des aspirations des populations qui veulent tourner la page de l’ère Bongo et jouir de conditions de vie dignes à l’abri de la terreur, des injustices et des inégalités. Elaboré au sein des commissions « sociale, économique et politique », le rapport se base sur 38.140 contributions citoyennes qui ont alimenté les travaux en commissions et mis en exergue l’urgence d’améliorer le vécu social des Gabonais, d’édifier un État de droit, de bannir les intérêts particuliers au profit du bien commun. « Le Gabon a une économie à bâtir et se doit de redonner confiance et espoir aux jeunes, aux fonctionnaires, aux entreprises », a déclaré le président de la commission économie, Pr Gabriel Zomo Yebe. Il a recommandé : Pour le Pr Zomo Yebe, redonner confiance aux Gabonais c’est aussi prendre les mesures qui s’imposent pour récupérer « les bâtiments et les ressources de l’État détournés par les étrangers et les Gabonais ; régler le problème de la vie chère ; améliorer la gouvernance budgétaire et financière par une gestion efficace de la dette. Outre ces recommandations, le Pr Yebe a préconisé le développement d’une politique industrielle spécifique qui valorise les productions locales et une politique industrielle commune avec les États de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). À ces recommandations s’ajoutent celles de la présidente de la commission sociale. Le docteur Elsa Ayo Bivigou, qui a foi en l’amélioration conséquente de la qualité et de l’espérance de vie des citoyens gabonais », a plaidé pour une réforme en profondeur des services sociaux basée sur la prise en compte de leurs besoins réels. Elle a recommandé la mise en place d’un système éducatif performant avec des structures adaptées aux enjeux actuels, le développement d’un système d’enseignement supérieur qui soit conforme aux standards internationaux et d’une recherche scientifique contributive au développement socio-économique. Dans le domaine de la santé, il s’agira notamment : Le Gabon devra, par ailleurs, créer des emplois pour les jeunes aux fins de lutter contre l’oisiveté et le chômage ; mettre en place des dispositifs de lutte contre la violence en milieu scolaire ; institutionnaliser le conseil national de la jeunesse ; alléger la procédure d’attribution du titre foncier ; accélérer l’accès de tous au logement, à l’eau et l’électricité ; mettre en place des dispositions contraignantes dans l’attribution de la nationalité gabonaise ; valoriser et préserver le patrimoine culturel et des valeurs, et institutionnaliser le mariage coutumier. Succédant aux commissaires Yebe et Ayo, le président de la commission politique, Pr Noël Bertrand Boudzanga, a recommandé : Le Pr Boudzanga a préconisé par ailleurs : La mise en place d’une administration publique dépolitisée, professionnelle et performante ; le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et du Conseil supérieur de la magistrature ; la création d’une école nationale de journalisme, de prisons et de centres de détention modernes ; et le renforcement de la représentativité du Gabon dans les institutions internationales sont d’autres recommandations de la commission politique. Qualifiées d’innovantes par le rapporteur général du DNI, Murielle Minkoue Mintsa, «toutes les conclusions du dialogue constituent, un pas pour aller plus loin vers la construction du Gabon nouveau, dont l’ambition passe nécessairement par un changement radical de nos mentalités. » S’adressant aux plus hautes autorités du Gabon, le ministre de la Réforme des institutions a formulé « les espoirs des filles et fils du Gabon de voir concrétiser toutes les conclusions issues du dialogue par l’adoption de textes législatifs ou règlementaires qui amélioreront significativement leurs conditions de vie. » « L’esprit de la Concorde a régné pour parvenir à atteindre l’objectif de refondation de notre nation et de notre vivre ensemble, a indiqué le rapporteur général. Elle a lancé un appel « à la mobilisation de tous, comme un seul homme, afin de rendre palpable ce qui apparaissait, il y’a encore quelques semaines, comme un coup d’épée de plus dans l’eau. » Le président du Dialogue national inclusif, Mgr Jean-Patrick Iba-Ba, a rappelé l’objectif du DNI tout en se félicitant du bon déroulement des travaux. Selon l’archevêque métropolitain de Libreville, « ce dialogue a permis de jeter les bases d’un nouveau pacte social. Ses résultats constituent une feuille de route claire et précise pour l’avenir de notre pays. » « Il nous appartient maintenant, aux côtés du gouvernement, de mettre en œuvre ces recommandations avec détermination et persévérance » a déclaré le président du DNI. Il a proposé « que les recommandations, après un travail d’étude de pertinence et de faisabilité par le ministère de la Planification, entre autres, constituent le fondement d’une culture d’orientation de la stratégie nationale de développement économique et social. »

LA COLOMBE DE LA PAIX

L’Archevêque métropolitain de Libreville, Jean Patrick Ibaba, a livré un message de paix et de solidarité à l’ouverture, le 06 avril, de la première séance plénière du bureau du Dialogue national inclusif (DNI). « Le Dialogue national inclusif est l’occasion pour nous tous de nous engager dans une démarche de fondation nationale et de reconstruire notre environnement socio-politique sur des bases nouvelles… Il est donc de notre devoir à tous et à toutes de ne pas le manquer et de saisir cette opportunité unique pour bâtir un Gabon nouveau, uni et prospère. » Le président du DNI a attiré l’attention des participants sur l’objectif de la conférence qui est « de rassembler les Gabonais et les Gabonaises de tous bord sans exclusive pour panser les blessures du passé, construire une nation réconciliée et solidaire, et trouver des solutions innovantes et durables aux défis qui assaillent notre pays. » Rappelant le caractère inclusif du dialogue national et l’importance que revêtent la responsabilité et la sérénité de tous, il a déclaré : « Le peuple gabonais nous observe et exprime une attente légitime de voir enfin ses préoccupations prises en compte. » Ces préoccupations sont contenues dans le rapport de synthèse issu des 38 000 contributions du public au DNI. Selon l’Archevêque de Libreville, la majorité des propositions et suggestions portent, par ordre de priorité, sur les questions sociales, économiques et politiques. Conscient de sa responsabilité ainsi que celle des membres du Bureau qu’il préside, Monseigneur Ibaba a dit : « Rien n’est écrit d’avance. C’est à nous d’écrire ensemble cette nouvelle page du Gabon.  Nous sommes donc tous responsables collectivement lors de ce Dialogue national inclusif. ». La première séance du bureau du DNI s’est poursuivie avec l’installation des présidents et des rapporteurs des commissions et des sous-commissions. Selon le Bureau, 676 participants sont répartis entre ces différents organes. À l’issue de la séance, le rapporteur général du DNI, Murielle Minkoué Mintsa, a présenté le règlement intérieur des assises et le programme des travaux dont la clôture est prévue le 30 août. Certains participants ont manifesté leur étonnement sur les conditions d’adoption du règlement intérieur et les critères d’affectation au sein des commissions « qui ne tiennent pas compte de l’expertise des commissaires. » Selon le rapporteur général, l’article 8 du décret convoquant le DNI confère au bureau du Dialogue le droit d’adopter le règlement intérieur. Pour autant, « le bureau reste ouvert à des propositions pertinentes qu’il n’exclut pas d’intégrer dans le document. » S’agissant des critères d’affectation au sein des commissions, le bureau a mis en avant le souci d’équilibre entre autres.

MANOU MBADINGA

Pour Manou, faire du théâtre est une passion. Depuis une quarantaine d’années, l’acteur et dramaturge gabonais fait du partage de son savoir, de son expérience et de sa pratique sa priorité pour la jeunesse. À son humble avis, les enfants doivent être initiés à l’art théâtral dès le plus jeune âge. Fondateur et animateur d’une cellule théâtrale au sein du Groupe scolaire Les Tsanguettes à Angondje, dans la commune d’Akanda, Manou Mbadinga encadre et encourage les Mwanas à : créer, jouer autrement, se cultiver, s’exprimer et avoir confiance en soi. S’épanouir à travers le théâtre, se mouvoir sur scène, divertir le public est un droit humain fondamental que nul ne peut, ne doit priver les hommes et les femmes qui ont choisi de faire de l’art théâtral leur métier. Hélas, déplore Manou, « le théâtre, qui était présent dans les écoles, est en train de disparaitre. » Et d’enchainer : « Le théâtre, peut rebondir et repartir sur de nouvelles bases. Il est temps que l’école le réintègre, reconnaisse que c’est un outil de la vie et qu’elle fasse la promotion de sa pratique. Le théâtre est important pour l’éducation, le traitement des problèmes sociaux des enfants. » Selon l’acteur, « Quand on parle d’une enfance compliquée c’est parce que l’enfant n’a pas eu certains codes, n’a pas été encadré comme il se doit. D’où, son appel à initier les petits à l’art théâtral dès le jeune âge. L’engagement de Manou aux côtés des jeunes s’est illustré à l’occasion de la célébration, le 27 mars, de la Journée mondiale du Théâtre dans l’enceinte des Tsanguettes où les élèves de cet établissement et du Groupe scolaire Regina Mundi ont, devant un public ravi, déroulé deux pièces de théâtre dont l’une sur les méfaits de la violence à l’école. Les parents, les élèves, le personnel enseignant, les artistes et une équipe du Magazine « Vivre », présents sur les lieux, ne l’oublieront pas de sitôt, les enfants et le dramaturge ayant rappelé au monde l’importance que le théâtre revêt pour la vie d’une part, et le devoir qui incombe aux familles, à l’école et à l’État de faire de sa pratique, du droit de créer et de s’exprimer une réalité concrète d’autre part. Manou rejoint en cela Willem Dafoe. Le comédien, acteur et dramaturge américain souligne dans son message dédié à la Journée mondiale du Théâtre le rôle vital de cet art dans un monde divisé et sa capacité à réunir et à raconter des histoires malgré les restrictions. Il encourage les créateurs à connecter les peuples et les cultures, et à défendre la liberté d’expression.

NE FRANCHISSEZ PAS LA LIGNE ROUGE

Depuis leur avènement dans les années 90 en Occident, et quelques années plus tard en Afrique, « les réseaux sociaux (RS) ont transformé des millions de vies, connecté en quelques secondes le monde entier. À travers un mode de communication et d’information nouveau, ils façonnent l’opinion, les relations sociales, professionnelles et commerciales. Mais des avantages aux dangers, il n’y a qu’un pas.  L’addiction aux réseaux sociaux, en particulier chez les jeunes, revêt des risques considérables pour la santé. À cet égard, la responsabilité individuelle, familiale et collective est engagée à inverser cette tendance pour sauver des vies. Comprendre ce à quoi nous avons affaire ; connaitre, protéger nos droits et devoirs est essentiel pour ne pas sombrer dans l’irréparable. Le public et les réseaux sociaux Les RS sociaux sont, pour ainsi dire, devenus l’ami des grands et des petits. Au niveau personnel, ils permettent de tisser des liens, de communiquer et de maintenir le contact avec la famille et les amis. Sur Whatsapp, Messenger, ou Facebook, les jeunes nouent des relations hors du cercle parental et affirment leur identité. Tiktok, Youtube et Twitter devenu X, font également des émules parmi les friands des vidéos diffusées sur ces plateformes. Au plan professionnel, à travers Facebook ou Linkedin, les entreprises « affirment leur personnalité, développent leur image de marque et font de la publicité ciblée. » Attention à l’usage excessif des réseaux sociaux ! Que vous soyez actif ou passif sur les R.S, ne franchissez pas la ligne rouge. Utilisez les plateformes numériques de manière responsable et réfléchie. Mais qu’est au juste un consommateur actif et passif ? Le consommateur actif « crée et interagit avec ses contacts à travers des commentaires et le partage d’informations. » À l’inverse, « le consommateur passif n’interagit pas. Il consomme du contenu et s’isole progressivement de sa famille, de ses amis et de ses collègues de travail ». L’usage intensif des réseaux sociaux nuit gravement à la santé. Les personnes exposées à ce phénomène développent des maux tels que : la dépendance ou l’addiction à l’écran, l’anxiété, la dépression et des troubles du sommeil. L’usage excessif de ces plateformes favorise également l’isolement social et, partant, la solitude au détriment des relations interhumaines hors ligne. Attention aux dérives ! La désinformation, la diffamation, l’atteinte à la vie privée, l’usurpation d’identité et de données, le harcèlement, le piratage, la diffusion de messages haineux, la cybercriminalité et la publicité sur la consommation de produits interdits aux mineurs (alcool, jeux d’argent, contenus pornographiques) sont autant de dérives auxquelles sont confrontés les utilisateurs des réseaux sociaux y compris les jeunes. Protégez votre vie et celle de vos enfants Les conseils suivants, issus d’experts, vous seront utiles. Ceux-ci incluent : PROJET DE LOI SUR L’ESPACE NUMÉRIQUE Le gouvernement, réuni en conseil des ministres le 26 février 2026, a évoqué et adopté un projet d’ordonnance pris, en application de la Constitution, neuf (9) jours après la suspension des réseaux sociaux annoncée par la HAC le 17 février dernier. Les dispositions énoncées dans le communiqué final du conseil des ministres incluent : la règlementation de l’usage des réseaux sociaux ; l’organisation des communications numériques susceptibles de provoquer un risque grave et immédiat ; l’établissement d’un régime de régulation applicable aux contenus générés et amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle (IA) diffusés via les plateformes numériques.  Le gouvernement entend également :  Cadre juridique antérieur au projet d’ordonnance Ce cadre est toujours en vigueur.  Il est régi par trois textes fondamentaux : le Code pénal pour « les délits de diffamation, d’injures publique ou d’incitation à la haine, La loi n°001/2011 relative « à la protection des données à caractère personnel et la loi n°019/2016 portant Code de la Communication. DROITS ET DEVOIRS DU PUBLIC L’espace public des réseaux sociaux est régi par des lois qui confèrent des droits et devoirs au public. Ce dernier est tenu de les exercer dans le strict respect d’autrui et de l’ordre public. Au chapitre des droits fondamentaux, la loi inclut : Les droits précités s’accompagnent de devoirs qui engagent votre responsabilité à divers niveaux. Conformément à la loi, vous êtes tenu :  Passer outre vos droits et devoirs vous expose, conformément à la loi, à des sanctions administratives, pécuniaires et pénales.

À QUAND LA FIN DE LA SUSPENSION ?

Depuis le 17 février 2026, les réseaux sociaux sont suspendus en République Gabonaise. Près de deux mois après la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC), le public, qui est toujours aussi indigné et stupéfait par cette mesure, attend avec impatience le rétablissement des réseaux sociaux. Tout un pays doit-il être puni à cause des dérives commises par quelques personnes ? Le suspense perdure. Le Tribunal de première instance de Libreville ayant déclaré « son incompétence pour apprécier la légalité des actes pris par la HAC, une autorité administrative indépendante. », renvoie la décision vers la juridiction administrative, en l’occurrence le Conseil d’État, qui tranchera. Qui de Bilié By Nzé, le président du Mouvement EPG, Ensemble pour le Gabon, ou de la HAC aura gain de cause ? Pour mémoire, le premier a porté plainte contre « la suspension totale et indéterminée des réseaux sociaux qui excède les pouvoirs de régulation de la Haute Autorité de la Communication et constitue une mesure générale et disproportionnée, affectant l’ensemble des citoyens mais également les acteurs politiques qui utilisent ces plateformes pour communiquer. »   La décision de la HAC est la première du genre en République gabonaise depuis l’arrivée au pouvoir du président Oligui Nguema le 30 août 2023. Selon le régulateur des médias, la mesure vise à lutter contre des contenus jugés menaçants et diffamatoires pour la dignité humaine, la cohésion sociale et la sécurité nationale. Pour autant. Me. Francis Aubame, expert en droit public, estime « qu’une telle décision, aussi brutale, aussi vaste, qui touche à l’ensemble des réseaux sociaux, porte atteinte à tout le moins à la liberté d’expression des Gabonais, une liberté garantie par la Constitution en son article 14, une liberté garantie aussi par les conventions que le Gabon a signées – le Pacte international des droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, et le Code national de la Communication en son article 3 ».  Evidemment, poursuit-il, « Tout principe comporte une exception. Au nom de la sécurité, au nom de l’ordre public, des dispositions peuvent être prises. Cependant, il faut que ces dispositions soient prises dans les formes légales. La HAC avait-elle pouvoir de prendre une décision générale de suspension des réseaux sociaux ? Je dis d’emblée Non. Ce n’est pas dans ses prérogatives. » Pourquoi ? Selon Me. Aubame, « Il faut identifier les contrevenants aux dispositions légales. Le Code de la Communication est là. La responsabilité est personnelle. Certains Gabonais enfreignent la loi et tout le monde est coupable à la fin. La responsabilité ne se partage pas. Pourquoi vais-je subir les affres des fautes commises par d’autres personnes ?» L’expert indique que « La décision est plus politique que juridique. De ce fait, il faut respecter les procédures juridiques. La HAC ne peut pas, par un simple communiqué, suspendre une liberté que les Gabonais ont de par la Constitution. C’est extrêmement grave. »  Les médias, à l’instar d’autres entreprises qui travaillent en ligne, se disent extrêmement préoccupés de la décision de la HAC. Roselyne Bekale, journaliste et responsable de la Rédaction à Radio TOP FM, s’explique : « Les réseaux sociaux sont des outils essentiels pour la circulation de l’information, l’interaction avec le public et la diffusion rapide de l’actualité. Ils permettent aux médias de toucher un public plus large et plus diversifié, notamment les jeunes qui consomment de plus en plus l’actualité via les plateformes numériques. La suspension des réseaux sociaux a un impact direct sur notre travail. En effet, elle nous oblige à nous adapter et à renforcer l’usage des canaux traditionnels tout en restant vigilants sur la question de l’accès à l’information. »  En cela, conclut-elle, « l’utilisation des réseaux sociaux exige beaucoup de vigilance. Ils sont aussi un espace où circulent de nombreuses fausses informations. Le rôle du journaliste reste donc essentiel : vérifier, regrouper les sources et apporter une information fiable et contextualisée. En somme, les réseaux sociaux sont un outil précieux pour notre travail, mais ils ne remplacent pas les principes fondamentaux du journalisme que sont la rigueur, la vérification et la responsabilité. »  Près de deux mois après la décision du régulateur des médias de suspendre les réseaux sociaux, le Gabon est dans l’attente de la décision du Conseil d’État.

« ÊTRE FILLE MÈRE AUJOURD’HUI »

Être fille-mère au Gabon, c’est faire face aux préjugés, à la stigmatisation et à de lourdes responsabilités à un très jeune âge. Avoir un enfant quand on a moins de 21 ans est un combat quotidien entre angoisse, pression sociale et difficultés financières. Ngwègnango en sait quelque chose. Voici son histoire. « Ma grossesse a été une période mêlée de peur, d’incertitude, mais aussi d’espoir. J’ai traversé des moments de solitude et de questionnements profonds, mais le fait de porter la vie m’a aussi donné une force intérieure que je ne soupçonnais pas. » Comment votre situation a-t-elle évolué au fil du temps ? « Ma situation a évolué à la fois en bien et en mal. Les difficultés ont été nombreuses, surtout sur le plan émotionnel et matériel. Mais cette expérience m’a aussi rendue plus mature, plus responsable et plus déterminée à me battre pour mon avenir et celui de mon enfant. » Comment vivez-vous votre situation au plan personnel et face au regard des autres ? « Personnellement, j’ai appris à m’accepter et à assumer mon parcours. Le regard des autres n’a pas toujours été facile à supporter, mais avec le temps, j’ai compris que l’essentiel était mon bien-être et celui de mon enfant, pas les jugements extérieurs.  Avez-vous souffert en silence ? Dans l’affirmative, pourquoi ? « Oui, j’ai beaucoup souffert en silence à certains moments et je souffre encore à certains moments, par pudeur, par peur d’être jugée ou incomprise. Il n’est pas toujours évident de parler de ses douleurs quand on se sent déjà fragilisée. » Comment vous en êtes-vous sortie ? « Je ne m’en suis pas sortie seule. J’ai bénéficié du soutien de ma famille et de quelques proches. Leur présence morale et matérielle a été essentielle pour m’aider à tenir et à avancer. » Que vous a apporté ce soutien et quels enseignements en tirez-vous ? « Ce soutien m’a apporté du courage, de la confiance et l’envie de ne pas abandonner. J’ai appris que demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais de lucidité et de force. » Êtes-vous une mère épanouie ? « Oui, aujourd’hui je peux dire que je me bats pour être une mère épanouie. Malgré les difficultés, mon enfant est ma plus grande source de motivation, de bonheur et de fierté. » Que faites-vous aujourd’hui dans la vie ? « Aujourd’hui, je m’efforce de construire un avenir stable, que ce soit à travers la lecture, des formations ou des projets personnels, l’objectif étant d’assurer une vie meilleure à mon enfant. » Que souhaiteriez-vous dire pour clore cet entretien ? « Je voudrais dire à toutes les filles-mères qu’elles ne sont pas seules, qu’elles ont de la valeur et qu’elles ont le droit de rêver et de réussir. Chaque parcours est différent, mais avec du courage, du soutien et de la détermination, il est possible de se relever, de réussir et d’avancer. »

JUSTICE ET PROTECTION SOCIALE

Le Gabon s’achemine vers l’ouverture d’un bureau d’assistance juridique pour personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et les femmes victimes de violences et économiquement faibles. Le projet a réuni en octobre 2025 dernier le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Élodie Diane Foué-Foué Sandjo, entourés de leurs collaborateurs respectifs et des principaux responsables des directions et services directement concernés. Les membres du gouvernement sont revenus sur l’intérêt de repenser sinon toiletter les dispositions juridiques et légales relatives à la mise en place d’une clinique juridique en République gabonaise, de définir la qualité des membres du bureau, notamment ceux devant bénéficier d’une assistance juridique. Les participants ont également convenu de : Mettre en place un bureau dynamique d’égale partie réunissant les ministères de la Justice, de la Femme, les techniciens des impôts, les avocats, les greffiers et les huissiers de justice, entre autres. Étendre à toutes les juridictions (pénale, judiciaire, commerciale) l’assistance judiciaire aux ayants-droits. Partager aux acteurs des professions libérales, dont les avocats, la vision politique des plus hautes autorités, en vue de soutenir les personnes vulnérables aux plans social et juridique. Faire des propositions concrètes au gouvernement en vue de l’adoption d’une loi. SOURCE : Ministère de la Justice. Garde des Sceaux. Chargé des Droits Humains

QUI DOIT ÉDUQUER NOS ENFANTS?

L’éducation est un droit fondamental.  Parce qu’elle est un droit, les familles, les enseignants et l’Église ont un rôle essentiel à jouer non pas isolément mais collectivement pour faire valoir ce droit. Le Conseil national des églises pentecôtistes et de réveil (CNEPER), Omega Schools, le Réseau des écoles chrétiennes, s’investissent depuis quelques mois dans un projet d’envergure dont l’enjeu est d’aider les familles et les enseignants à éduquer et façonner l’avenir des enfants. « La responsabilité de l’éducation ne peut être l’apanage d’un seul. Elle doit être partagée. Chacun doit jouer son rôle pour façonner les jeunes générations et les préparer à devenir des citoyens épanouis et engagés dans le développement du pays. » Ces propos, prononcés par le pasteur Jean-Marie Tchibinda, représentant du système ACE pour la Francophonie dans le cadre de la 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, résonnent encore. Et pour cause. La responsabilité partagée s’impose plus que jamais d’autant que des menaces pèsent toujours sur la jeunesse gabonaise. « Dans un monde où tant de maux minent les jeunes – violence, drogues, alcool… – il est essentiel que les éducateurs et les guides spirituels prennent leur responsabilité à cœur », déclaraitJean-Gaspard Obiang, pasteur et président du CNEPER. Des thèmes de réflexion, présentés par 3 participants, servent de cadre à l’action. Ceux-ci ont trait respectivement : Aux valeurs et à la foi chrétienne : source d’aliénation ou de restauration des mentalités ? À l’église et l’école chrétienne : la mission de l’Église ne doit-elle pas s’accompagner d’une éducation scolaire ? À l’ACE : une méthode pédagogique au service de l’éducation : De la méthode et son impact dans la société. Pour le Dr Paul Florent Ongone Ebe, inspecteur pédagogique principal et révérend, « La conquête de l’église dans le domaine de l’éducation est indispensable. Tant que l’église ne disposera pas d’établissements scolaires et universitaires, le diable se fera toujours le plus grand plaisir de détruire des générations … qui plus tard refléteront les modèles de la société. » De son côté, le révérend Mandela Mthembu, vice-président de l’AEE/ACE Afrique, s’est appesanti sur la responsabilité d’éduquer les enfants. « Cette responsabilité est acquise. Les parents ne peuvent échapper à la responsabilité que Dieu leur a donnée.  Selon le Révérend Brad Palmer, directeur Développement Afrique du système ACE, « ACE est un programme chrétien très performant qui fonctionne avec les étudiants de tout âge… L’individualité est l’un des concepts qu’il faut apprendre aux enfants car elle est importante. Le système ACE permet aux enfants de découvrir leurs dons… et de se doter de la capacité de fixer les objectifs au quotidien. » La Convention des éducateurs chrétiens a permis aux participants d’étaler la vision de l’éducation qu’ils veulent pour le Gabon et de comprendre l’intérêt de s’investir dans ce projet afin que l’éducation chrétienne soit prioritaire dans les foyers et les établissements scolaires. Les participants veulent un Gabon : ‘’où les enfants sont instruits selon la voix du Seigneur ; où des hommes et des femmes intègres inculquent l’éducation chrétienne dans les écoles publiques ; où les parents s’impliquent à nouveau dans l’éducation de leurs enfants ; où les papas prennent leur rôle au sérieux…’’  En conséquence, cette responsabilité engage chaque être humain à découvrir « la raison pour laquelle Dieu l’a envoyé sur terre, à avoir foi en Dieu et à être intègre. » La 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, organisé les 4-5 juillet à Libreville, dans les locaux du Radison Blu Hotel, a réuni le ministre de la Transition chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, des leaders ecclésiastiques, des éducateurs chrétiens, des fondateurs d’écoles, des enseignants et des parents d’élèves. JUSTICE ET PROTECTION SOCIALE Le Gabon s’achemine vers l’ouverture d’un bureau d’assistance juridique pour personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et les femmes victimes de violences et économiquement faibles. Le projet a réuni en octobre dernier le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Élodie Diane Foué-Foué Sandjo, entourés de leurs collaborateurs respectifs et des principaux responsables des directions et services directement concernés. Les membres du gouvernement sont revenus sur l’intérêt de repenser sinon toiletter les dispositions juridiques et légales relatives à la mise en place d’une clinique juridique en République gabonaise, de définir la qualité des membres du bureau, notamment ceux devant bénéficier d’une assistance juridique. Les participants ont également convenu de : Mettre en place un bureau dynamique d’égale partie réunissant les ministères de la Justice, de la Femme, les techniciens des impôts, les avocats, les greffiers et les huissiers de justice, entre autres. Étendre à toutes les juridictions (pénale, judiciaire, commerciale) l’assistance judiciaire aux ayants-droits. Partager aux acteurs des professions libérales, dont les avocats, la vision politique des plus hautes autorités, en vue de soutenir les personnes vulnérables aux plans social et juridique. Faire des propositions concrètes au gouvernement EN VUE DE l’adoption d’une loi

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

Les droits humains se sont construits à travers les siècles aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Dès le 13 e siècle, l’Empire du Mandé, actuel Mali, proclame une charte de vie commune sous l’impulsion de l’empereur Soundiata Keita. La Charte du Mandé, datée de l’an 1222, énonce le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité et aux réparations en cas d’offense à ces principes. En outre, ce texte interdit formellement l’esclavage et la discrimination. Transmise par voie orale, puis retranscrite au milieu des années 1960 par l’anthropologue et historien Youssouf Tata Cissé, la Charte est inscrite depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’autres textes non africains, antérieurs à celui du Mali, à savoir le Code Hammourabi, le Cylindre de Cyrus et le Magna Carta, dateraient respectivement de 1750 et 539 avant Jésus-Christ, et 1215. Le premier, du nom du roi Hammourabi de Babylone, l’Irak actuel, portait sur les contrats et les relations familiales, avec une présomption d’innocence et l’importance donnée à la présentation de preuves. . Le second, rédigé par l’empereur Cyrus le Grand de Perse, l’Iran actuel, proclamait notamment l’abolition de l’esclavage et la liberté de choix de religion. En 1215, le roi Jean Sans Terre d’Angleterre limitait ses pouvoirs tout en concédant des droits et des privilèges à ses barons. Ce processus culminera, quatre siècles plus tard, avec l’adoption de textes sur des droits civils et politiques revendiqués par les nobles. Déclaration d’indépendance des Etats-Unis Datée de 1776, la Déclaration américaine revendique les mêmes droits que ceux qui étaient revendiqués cinq siècles plus tôt en Angleterre sur les plans civil et politique. Ce texte confère aux droits de l’homme une portée juridique. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen La Déclaration française, de 1789, reconnaît l’égalité des citoyens devant la loi. A travers son préambule et ses 17 articles, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) énonce un ensemble de droits et les conditions de leur mise en œuvre. Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme Adoptée en 1789 aux Etats-Unis, la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme « Bill of Rights » prend effet en 1791 après sa ratification progressive par les Etats fédérés. Elle garantit, entre autres, la liberté d’expression, de la presse, de religion et de réunion. Elle se compose des 10 premiers amendements à la Constitution américaine. Déclaration universelle des droits de l’homme Née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948. A travers 30 articles, elle proclame les droits auxquels chaque être humain de par le monde a droit sur un pied d’égalité. La DUDH est une source d’inspiration d’une multitude de textes, dont la Constitution gabonaise et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples En 1981, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Son préambule tient compte « des vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser les réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ». Ce texte énonce, par ailleurs, les droits reconnus à toute personne sans distinction aucune et ses devoirs envers la famille, la société, l’Etat, les autres collectivités reconnues et la communauté internationale. Il affirme, par ailleurs, le droit des peuples à lutter pour leur indépendance ». Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels En 2004, les pays africains, y compris le Gabon, ont adopté la Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels. Les Etats se sont engagés « à respecter, protéger, promouvoir et assurer la jouissance de tous les droits contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et à les appliquer pleinement en y consacrant le maximum de ressources ». Quel est le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme ? Le « Program on Women’s Economic, Social and Cultural Rights » ou Programme sur les droits économiques, sociaux et culturels de la femme” a publié le 22 avril 2015 « The African Regional Human Rights System ». Le Système régional africain des droits de l’homme élabore le cadre normatif et les droits reconnus dans le Traité régional des droits humains de la région et décrit comment utiliser ces mécanismes et quelles sont les difficultés que l'on peut rencontrer pendant l'utilisation. C'est un outil d’apprentissage pour les défenseurs et spécialement pour les formateurs de la région qui souhaiteraient donner une formation sur les mécanismes régionaux africains des droits de l’homme. La publication a été écrite par Getahun Atey Kassa du Centre pour les droits de l’homme en Ethiopie. Ceci dit, il faut rappeler que la protection internationale des droits de l’homme en Afrique est également assurée dans certains cas grâce à un système non africain. Ce système est soit universel, soit régional. Cadre international des droits de l’homme La Déclaration universelle des droits de l’Homme et neuf principaux traités forment le cadre international des droits de l’homme. Les traités concernés sont : Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; – Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; 16 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoints (pour les communes disposant d’arrondissements). La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; La Convention relative aux droits de l’enfant ; La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; La Convention relative aux droits des personnes handicapées ; – La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ; La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les pays qui ont souscrit à ce cadre sont tenus de s’y soumettre, à défaut de quoi, il leur sera demandé de … LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

SÉNATORIALES 2025 UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE

SÉNATORIALES 2025   UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE Le calendrier électoral gabonais franchit une nouvelle étape avec le coup d’envoi le 8 novembre 2025 du premier tour des élections sénatoriales auquel succèdera le 29 novembre le second tour du scrutin. L’enjeu est de renouveler intégralement le Sénat pour une décentralisation et une représentativité territoriale accrues. Le processus en cours s’inscrit dans le cadre de la refondation institutionnelle voulue par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Conformément au nouveau découpage électoral, 70 sièges sont à pourvoir au Sénat. Plusieurs partis sont en lice, notamment : l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) arrivée en tête des récentes élections législatives et locales, le Parti démocratique gabonais (PDG), l’Union nationale (UN), le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), des formations indépendantes et des coalitions locales. Dès le 15 décembre, l’élection des sénateurs sera suivie de leur installation au Parlement aux côtés des 145 députés qui les auront précédés le 4 novembre dans l’hémicycle suite aux élections législatives tenues les 27 septembre et 11 octobre. Les tâches qui relèvent de leurs responsabilités les engagent à répondre au mieux aux attentes de la population y compris la bonne gouvernance et l’application effective des lois. De la responsabilité du parlement À travers ses 145 députés et 70 sénateurs qui sont élus respectivement par le peuple au suffrage universel direct, et par les élus locaux au suffrage universel indirect, le Parlement représente le pouvoir législatif. À ce titre, il adopte des lois après examen des projets de loi proposés par le Gouvernement et des propositions de loi initiées par les parlementaires dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, l’emploi, le logement. Le vote de la loi de finances, le contrôle et l’évaluation de l’action du gouvernement et des politiques qu’il met en œuvre, la représentation des citoyens pour faire valoir leurs points de vue et préoccupations relèvent également de la responsabilité du Parlement. En bref, cette institution a le devoir d’œuvrer pour le bien commun de la nation. En cas de désaccord entre ses deux chambres sur le vote d’un texte par exemple, l’Assemblée nationale peut être appelée à se prononcer seule en dernier ressort. Aux côtés du rôle du Parlement, les collectivités territoriales comme les conseils municipaux et départementaux sont chargées de l’application effective des lois à l’échelle locale. Élection et responsabilités du conseil départemental La loi dispose : « Le président et les vice-présidents du conseil départemental sont élus par les conseillers départementaux à la première session du conseil, en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue au premier tour et à la majorité relative au second tour. » «Les conseillers départementaux sont élus pour un mandat de 5 ans par les citoyens gabonais en âge de voter. Ils représentent l’ensemble du département et ont pour mission de planifier le développement local à leur échelle, en coordination avec les autres niveaux de collectivités territoriales. En aucun cas leur action ne se superpose à celle des conseillers municipaux : chacun agit dans le cadre de ses compétences, telles que définies par la loi sur la décentralisation. Le conseil départemental a également pour mission de voter le budget, d’adopte le plan d’investissement du département et de décider de l’implantation des équipements collectifs (sociaux, culturels, sportifs…) destinés aux habitants. Election et responsabilités des maires et des conseillers municipaux Élus pour un mandat de 5 ans, les maires et les conseillers municipaux gèrent les affaires de la commune. Les maires sont chargés de l’exécution des décisions du conseil, de la gestion administrative de la collectivité et de la représentation de la commune. Les maires sont élus par le conseil municipal, tandis que ce dernier est responsable devant les citoyens qui l’élisent dans le cadre des élections municipales. À titre de rappel, le système électoral national a connu des changements majeurs depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023 avec, entre autres, la mise en place d’un nouveau code électoral pour les élections présidentielle, législative et locale de 2025 en vue de clore la période de transition. Celle-ci arrive à son terme le 31 décembre de l’année en cours. Tama Z’Akis