Le droit de vote et le droit d’éligibilité aux élections sont des piliers fondamentaux de la démocratie. Ils doivent s’accomplir dans le strict respect de la loi et des devoirs vis-à-vis d’autrui. La Constitution gabonaise de 1991, actuellement en vigueur, reconnait et garantit ces droits en son article 4, au chapitre intitulé Titre Premier « De la République et de la Souveraineté. »
« Sont électeurs, dans les conditions prévues par la Constitution et par la loi, tous les Gabonais des deux sexes, âgés de dix‐huit (18) ans révolus, jouissant de leurs droits civils et politiques. Et « sont éligibles, dans les conditions prévues par la Constitution et par la loi, tous les Gabonais des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. »
Les élections donnent la possibilité aux citoyens, qu’ils soient électeurs ou éligibles, à l’exception des personnes inaptes ou condamnées par la justice, de faire valoir leur droit, d’exprimer leur volonté et de contribuer au développement social, économique, culturel et politique de leur pays. Pour autant, ces droits proclamés et consacrés dans la loi fondamentale sont-ils protégés et préservés ?
Craignant de nouvelles violences pendant et/ou après les élections, des acteurs politiques, des membres de la société civile, des enseignants ou encore Doria, une étudiante en droit, ont lancé des appels à la paix. À un autre niveau, son condisciple Dylan, soucieux «de la gestion du processus électoral », a suggéré « que les connaissances des autorités qui ne maitrisent pas ce domaine soient renforcées.»
Adèka, un septuagénaire encore en activité, n’a pas voté : « Il en sera ainsi tant qu’il y aura des ingérences extérieures qui, estime-t-il, sont une entrave à la souveraineté nationale et une menace pour la sécurité intérieure

