Loin du tumulte de la ville et des quartiers riches, des milliers d’enfants de moins de 18 ans vivent dans des conditions inhumaines qui, loin de s’atténuer, s’aggravent au fil des jours, des mois, des années. Ils naissent et grandissent dans les quartiers sous-intégrés de nos grandes villes et de nos villages où ils ont peu ou pas accès au minimum vital, à une alimentation saine, à l’eau potable, à la santé et à l’instruction. Les données récentes de la Direction générale des statistiques et de l’UNICEF révèlent que « la pauvreté infantile s’exprime de manière multidimensionnelle à travers un taux élevé de malnutrition chronique (17 % chez les moins de 5 ans) et ses conséquences sur le retard de croissance qui touche 14,4% de ce groupe d’âge. » En outre, le taux de mortalité infantile est d’environ 28 à 48 décès pour 1 000 naissances. Le phénomène de la pauvreté est exacerbé, d’une part, par le manque de protection sociale de milliers d’enfants faute de mécanismes de soutien institutionnel suffisants et, d’autre part, par le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans qui oscille, selon les estimations, entre 36 et 40%. Malgré des conditions de vie extrêmement difficiles, nombre de jeunes rêvent néanmoins du jour où des familles d’accueil ou d’adoption aimantes viendront les sortir d’une vie de misère qui n’aura que trop duré. Résolument tournés vers un avenir plus serein qui, espèrent-ils, les aidera à devenir des êtres responsables dotés des capacités professionnelles requises, du savoir et de la connaissance indispensable des aides publiques, des mécanismes de prise en charge de la maladie et de protection sociale. Ce volet majeur participe du droit de tout être humain de protéger et défendre ses droits à travers, l’information, l’éducation et la participation. Le Code de l’Enfant, pour ne citer que lui, offre un cadre de travail approprié pour l’action. Le Code de l’Enfant Dès les premières pages du document, le lecteur s’imprègne de la définition de l’enfant – un être humain âgé de moins de dix-huit ans – et des droits attachés à personne qui garantissent sa protection sans distinction de race, d’ethnie, de couleur, du sexe, de la langue, de la religion, de l’opinion politique, de la nationalité, de l’origine sociale et du handicap. Les droits fondamentaux de l’enfant incluent notamment l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit à la vie ; à l’éducation ; à la survie et au développement ; à la non-discrimination ; à une opinion ; à l’information ; à la confidentialité et à la participation. Le Code garantit également les droits à la scolarisation et à l’état civil. La scolarisation est obligatoire et gratuite pour tout enfant âgé de 5 à 16 ans, 16 ans étant également l’âge minimum d’accès à l’emploi. Dans le domaine de l’état civil, tout enfant a droit à un nom, une nationalité et à une reconnaissance juridique dès sa naissance. L’enfant victime d’injustices, de traitements inappropriés, peut recourir à la justice et à des associations de défense de ses droits. Sachez, par ailleurs, que le Code l’Enfant dispose en son article 37 que « Tout enfant âgé de moins de 5 ans, vivant sur le territoire gabonais, a droit à la gratuité des vaccins obligatoires ; et en son article 38 que « Tout enfant âgé de 12 à 18 ans a droit à une éducation sur la gestion de la phase pubertaire et la santé de la reproduction, notamment le contrôle du cycle menstruel, les risques des rapports sexuels non protégés. » La connaissance de ses droits et leur mise en œuvre effective peut changer des vies, en particulier celles des enfants qui sont l’avenir de notre nation. Pour de plus amples informations sur les droits de l’enfant, veuillez consulter le Code de l’Enfant et la Constitution nationale @ https://journal-officiel.ga