LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE FACE
À LA PRESSE
DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL.
AFFAIRE SYLVIA VALENTIN BONGO…
LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE FACE
À LA PRESSE
DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL.
AFFAIRE SYLVIA VALENTIN BONGO…
Le conseiller spécial, porte-parole de la présidence de la République, a tenu une conférence de
presse au siège même du Palais du bord de mer le 07 novembre 2025. L’évolution de l’actualité
nationale et internationale du président Oligui Nguema était au cœur des échanges entre la presse
et Théophane Nzame-Nze Biyoghe qui, d’entrée de jeu, s’est prononcé sur l’agenda diplomatique
du chef de l’État.
« Le président de la République poursuit, à travers une diplomatie active et ouverte une ambition
claire, celle de repositionner le Gabon dans le concert des nations en affirmant une voix souveraine
crédible et attachée au dialogue. Son récent séjour à Rome s’inscrit pleinement dans cette dynamique
diplomatique de conviction et de développement. »
À preuve, lors de son récent séjour en Italie, le président a signé trois accords avec GKSD Investment
Holding portant sur la construction d’un centre hospitalier moderne et la réalisation d’une Smart City
sur 100.000 hectares avec 25.000 logements répondant aux besoins des infrastructures sanitaires,
universitaires, énergétiques, entre autres.
Ces accords traduisent sa volonté de faire de la diplomatie économique un levier de transformation
national. Sa visite à Rome illustre ainsi, une diplomatie gabonaise plus stratégique, plus pragmatique,
plus visible et résolument tournée vers le développement et le bien-être des Gabonais.
Au plan national, le porte-parole a relevé cinq points majeurs, à savoir : le calendrier institutionnel de
la Transition ; les violences en milieu scolaire ; la fourniture de l’énergie ; l’économie et les récentes
tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et son fils
Noureddin Bongo Valentin.
Théophane Nzame-Nze Biyoghe a tenu à préciser que : « Le président de la République suit avec une
attention constante, l’évolution de l’avis public et les attentes des Gabonais. »
Réaménagement du calendrier institutionnel de la Transition
La mise à jour du calendrier institutionnel de la Transition vise à clarifier la feuille de route nationale,
à lever toute incertitude et à structurer les étapes finales du processus en cours d’achèvement. Ce
chronogramme, rendu public le 3 novembre 2025, par le ministre de la Réforme et des Relations
avec les institutions, François Ndong Obiang, précise les principales échéances des mois de novembre
et décembre 2025, marquant ainsi la mise en place progressive des institutions prévues par la
nouvelle Loi fondamentale et le nouveau Code électoral.
« Ce réaménagement, fondé sur un impératif de responsabilité et de fidélité à l’État de droit, traduit
la volonté du chef de l’État de conduire la Transition à son terme dans la clarté, la discipline et la
cohérence afin qu’elle consacre un processus abouti et porteur de transformation durable pour notre
pays », a ajouté le porte-parole.
Recrudescence des violences scolaires
Selon Théophane Nzame-Nze Biyoghe, « Le président de la République a exprimé sa profonde
préoccupation face à la recrudescence des comportements contraires aux valeurs de respect, de
discipline et de solidarité. Il appelle à une réponse globale, alignant fermeté et prévention à travers le
renforcement de l’autorité éducative, la mobilisation des parents et des enseignants afin que la mise
en place du dispositif d’accompagnement pour la jeunesse soit effective. L’objectif est clair : offrir à
chaque gabonais un cadre d’épanouissement fondé sur l’éducation, la culture, le sport et la formation
professionnelle. »
Cette orientation s’inscrit dans la vision présidentielle d’une jeunesse au cœur de la refondation
nationale, actrice de paix, de cohésion et de développement.
Fourniture d’eau et d’électricité
Ce volet, qui est pris en compte par le pilier numéro 1 du projet de société du président de la
République, demeure une priorité nationale, a indiqué le conseiller spécial.
Aujourd’hui, le secteur de l’énergie subit les effets d’un sous-investissement prolongé sur plusieurs
décennies et d’équipements vieillissants. Pour y remédier, le président de la République a engagé
une série de réformes structurelles portant sur la modernisation des infrastructures, l’amélioration
de la gouvernance et la séparation prochaine de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en
deux entités distinctes : Une faisant dans l’eau et l’autre dans l’électricité.
« Dans le Grand Libreville, les récentes perturbations observées sont liées à la phase de transition
énergétique en cours marquée par le remplacement des anciennes centrales au fioul par une nouvelle
unité de 150 méga watt au gaz fourni par Karpowership. »
Poursuivant son propos, M. Nzame-Nze Biyoghe a précisé que : « Depuis le 26 octobre dernier, la
situation s’est progressivement stabilisée grâce à la mobilisation des équipes du ministère de l’Accès
universel à l’eau et à l’énergie, de la SEEG et de Karpowership. Quelques délestages ponctuels
peuvent encore survenir en raison d’interventions de maintenance sur des infrastructures anciennes.
Pour renforcer la stabilité du réseau, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’ajout temporaire
d’une centrale flottante de 40 méga watt, l’augmentation du volume de gaz fourni par Perenco et
l’harmonisation technique du réseau. »
Ces efforts traduisent la volonté du président de la République de bâtir un Gabon souverain sur le
plan énergétique garantissant, à chaque citoyen, un accès continu, fiable et durable à l’électricité.
Crédibilité financière
À en croire le conseiller spécial, « Le décaissement de 28,3 milliards de Francs CFA pour honorer la
dette du Gabon auprès des institutions multilatérales constitue un signal fort de redressement et de
crédibilité financière. Cette démarche traduit la volonté du chef de l’État de restaurer la confiance
avec nos partenaires internationaux et de démontrer la fiabilité du Gabon dans la gestion de ces
engagements. Elle s’inscrit dans une stratégie de redressement macro-économique fondée sur
l’assainissement des finances publiques, la stabilisation de la dette et la relance des investissements
productifs. »
La coopération entre le Gabon et le FMI veillera à préserver les volets sociaux de la politique
nationale, notamment les programmes en faveur des populations en général, et de la jeunesse en
particulier.
Tentatives de déstabilisation
Au sujet des récentes tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo
Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin, le conseiller spécial a expliqué que : « La Présidence
de la République observe la situation avec sérénité et froideur. Elle note qu’un schéma apparaît
clairement aujourd’hui, celui qui consiste à mener des attaques alignées sur les déplacements du chef
de l’État à l’international contre l’image du Gabon et de ses institutions... L’État demeure concentré
sur sa mission première, celle de servir le peuple gabonais. Le procès s’ouvrira 10 novembre prochain
et la justice sera rendue au nom du peuple gabonais. Ainsi, le nombre d’initiatives malheureuses… ne
saurait empêcher que la justice soit rendue au nom du peuple gabonais au terme du procès qui
s’ouvre le 10 novembre. »
À travers une diplomatie active de réformes économiques ambitieuses et une action résolue en
faveur de la stabilité nationale, le président de la République tient à incarner un leadership fondé sur
la clarté, le courage et la responsabilité. Son objectif demeure constant : bâtir un Gabon fort,
souverain et prospère où le développement s’aligne sur la justice et où chaque citoyen trouve sa
place dans le projet de la Nation.
Annie Mapangou
SÉNATORIALES 2025
UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE
SÉNATORIALES 2025
UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE
Le calendrier électoral gabonais franchit une nouvelle étape avec le coup d’envoi le 8 novembre 2025 du
premier tour des élections sénatoriales auquel succèdera le 29 novembre le second tour du scrutin.
L’enjeu est de renouveler intégralement le Sénat pour une décentralisation et une représentativité
territoriale accrues. Le processus en cours s’inscrit dans le cadre de la refondation institutionnelle
voulue par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Conformément au nouveau découpage électoral, 70 sièges sont à pourvoir au Sénat. Plusieurs partis
sont en lice, notamment : l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) arrivée en tête des récentes
élections législatives et locales, le Parti démocratique gabonais (PDG), l’Union nationale (UN), le
Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), des formations indépendantes et des coalitions
locales.
Dès le 15 décembre, l’élection des sénateurs sera suivie de leur installation au Parlement aux côtés des
145 députés qui les auront précédés le 4 novembre dans l’hémicycle suite aux élections législatives
tenues les 27 septembre et 11 octobre. Les tâches qui relèvent de leurs responsabilités les engagent à
répondre au mieux aux attentes de la population y compris la bonne gouvernance et l’application
effective des lois.
De la responsabilité du parlement
À travers ses 145 députés et 70 sénateurs qui sont élus respectivement par le peuple au suffrage
universel direct, et par les élus locaux au suffrage universel indirect, le Parlement représente le pouvoir
législatif. À ce titre, il adopte des lois après examen des projets de loi proposés par le Gouvernement et
des propositions de loi initiées par les parlementaires dans divers domaines tels que l’éducation, la
santé, l’emploi, le logement.
Le vote de la loi de finances, le contrôle et l’évaluation de l’action du gouvernement et des politiques
qu’il met en œuvre, la représentation des citoyens pour faire valoir leurs points de vue et
préoccupations relèvent également de la responsabilité du Parlement.
En bref, cette institution a le devoir d’œuvrer pour le bien commun de la nation. En cas de désaccord
entre ses deux chambres sur le vote d’un texte par exemple, l’Assemblée nationale peut être appelée à
se prononcer seule en dernier ressort. Aux côtés du rôle du Parlement, les collectivités territoriales
comme les conseils municipaux et départementaux sont chargées de l’application effective des lois à
l’échelle locale.
Élection et responsabilités du conseil départemental
La loi dispose : « Le président et les vice-présidents du conseil départemental sont élus par les
conseillers départementaux à la première session du conseil, en son sein, à bulletin secret et à la
majorité absolue au premier tour et à la majorité relative au second tour. »
«Les conseillers départementaux sont élus pour un mandat de 5 ans par les citoyens gabonais en âge de
voter. Ils représentent l’ensemble du département et ont pour mission de planifier le développement
local à leur échelle, en coordination avec les autres niveaux de collectivités territoriales. En aucun cas
leur action ne se superpose à celle des conseillers municipaux : chacun agit dans le cadre de ses
compétences, telles que définies par la loi sur la décentralisation.
Le conseil départemental a également pour mission de voter le budget, d’adopte le plan
d’investissement du département et de décider de l’implantation des équipements collectifs (sociaux,
culturels, sportifs…) destinés aux habitants.
Election et responsabilités des maires et des conseillers municipaux
Élus pour un mandat de 5 ans, les maires et les conseillers municipaux gèrent les affaires de la
commune. Les maires sont chargés de l’exécution des décisions du conseil, de la gestion administrative
de la collectivité et de la représentation de la commune.
Les maires sont élus par le conseil municipal, tandis que ce dernier est responsable devant les citoyens
qui l’élisent dans le cadre des élections municipales.
À titre de rappel, le système électoral national a connu des changements majeurs depuis le coup d’État
militaire du 30 août 2023 avec, entre autres, la mise en place d’un nouveau code électoral pour les
élections présidentielle, législative et locale de 2025 en vue de clore la période de transition. Celle-ci
arrive à son terme le 31 décembre de l’année en cours.
Tama Z’Akis
RÉAMÉNAGEMENT DU CALENDRIER INSTITUTIONNEL
LA FIN DE LA TRANSITION FIXÉE A DÉCEMBRE 2025
RÉAMÉNAGEMENT DU CALENDRIER INSTITUTIONNEL
LA FIN DE LA TRANSITION FIXÉE A DÉCEMBRE 2025
Le réaménagement du calendrier institutionnel marquant la fin de la Transition a fait l’objet le 03
novembre d’une déclaration du ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions,
François Ndong Obiang. Selon le chronogramme, la Transition prendra officiellement fin le 31
décembre 2025.
En présence des membres du gouvernement, de la presse nationale et internationale, le ministre a déclaré que « cette démarche s’inscrit dans un cadre légal et transparent afin d’assurer une continuité institutionnelle sans rupture et une fin de transition ordonnée, rénover les enjeux démocratiques et les échéances qui structurent l’action commune. »
« Aujourd’hui, nous proposons une approche politique, résolue et inclusive ; une dynamique de progrès mesurés mais ferme ; une gouvernance qui écoute et agit avec discernement ; une vision partagée qui transforme l’incertitude en opportunités et rassure ceux qui nous accordent leur confiance. »
Selon le ministre, « ce réaménagement se veut être un acte de discipline et de fidélité à l’État de droit ». Citant « Les articles 73 et 84 de la Constitution, ainsi que les articles 276, 245, 273, 274, 275 du Code électoral qui ont essentiellement guidé ce réaménagement », M. Ndong Obiang a présenté le chronogramme marquant la fin de la Transition à l’issue d’une série d’échéances politiques et institutionnelles. Le calendrier se décline comme suit :
- 8 novembre 2025 : Élection du 1 er tour des élections sénatoriales.
- 11 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoints (pour les communes sans
arrondissement), des présidents des Conseils départementaux et leurs adjoints.
- 16 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoins (pour les communes disposant
d’arrondissements).
- 17 novembre 2025 : Mise en place du bureau de l’Assemblée nationale.
- 23 novembre 2025 : Élection des maires d’arrondissements et leurs adjoints.
- 25 novembre 2025 : Élection du 2 nd tour des élections sénatoriales.
- 13-16 décembre 2025 : Mise en place du collège du Conseil économique, social,
environnemental et culturel.
- 19 décembre 2025 : Installation du bureau du Conseil économique, social, environnemental
et culturel.
- 22 décembre 2025 : Session extraordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature.
- 24 décembre 2025 : Mise en place du Bureau du Sénat.
- 26 décembre 2025 : Mise en place et élection du président de la Cour constitutionnelle.
- 30 décembre 2025 : Prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle.
- 31 décembre 2025 : Fin de la Transition.
« Par ailleurs, et conformément à l’article 73 de la Constitution gabonaise, les fonctions des membres
du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire. Les ministres
concernés devront démissionner avant l’installation du Bureau du Parlement auquel ils
appartiennent », a précisé le ministre. Il s’agit du Sénat et de l’Assemblée nationale appelés
respectivement Chambre haute et Chambre basse.
Instaurée le 30 août 2023 suite au coup d’État du Comité pour la transition et la restauration des
institutions (CTRI) qui a mis fin aux 14 ans de pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, la Transition a ouvert la
voie à la modification de la Constitution nationale et le retour à l’ordre constitutionnel le 3 mai
dernier, date de l’investiture du président élu Oligui Nguema.
Annie Mapangou
RÉTROSPECTIVE DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES 2025
RÉTROSPECTIVE DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES 2025
Le Gabon a vécu, entre le 27 septembre et le 11 octobre 2025, un moment charnière de sa vie démocratique avec la tenue des élections législatives et locales de la 5ᵉ République. Le premier tour s’est déroulé le samedi 27 septembre, suivi du second tour le 11 octobre. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures et se sont refermés à 18 heures, marquant deux journées intenses de participation citoyenne.
La campagne électorale, ouverte du 17 au 26 septembre pour le premier tour, puis du 1er au 10 octobre pour le second, a animé tout le pays. Sur le terrain, les différentes formations politiques ont rivalisé d’énergie et de stratégies pour convaincre les électeurs. L’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) s’est particulièrement illustrée, confirmant à l’issue du scrutin son statut de nouvelle force politique majeure, désormais majoritaire à la future Assemblée nationale.
Face à elle, plusieurs autres partis ont marqué leur présence : le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) d’Alexandre Barro Chambrier, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) dirigé par Blaise Louembe, ainsi que l’Union Nationale (UN) de Paulette Missambo. De nouvelles coalitions et mouvements émergents tels que la Majorité Bloquante de Geoffroy Foumboula et le Front Démocratique Socialiste (FDS) d’Ange Kevin Nzigou ont également pris part activement à la compétition.
Entre irrégularités constatées, ferveur électorale et désir profond de renouveau, cette joute électorale aura été un révélateur des nouvelles dynamiques politiques du pays. Revivons en images, les temps forts qui annoncent une 5ᵉ République pleine de promesses et de défis, et qui ont mobilisé l’équipe du Magazine « Vivre » avant et pendant les élections.
Eric Ozwald
CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU
« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »
CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU
« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »
Elle croit et a foi en son combat. Militante de la lutte pour les Droits Humains, Claudine Aïcha Tsoumbou entend assumer pleinement son rôle de suppléante aux côtés du candidat Geoffroy Foumboula une fois qu’ils siègeront à l’Assemblée nationale. « Nous allons gagner et œuvrer à la restauration de la dignité des Gabonais.es... » Plus que jamais, le tandem de la plateforme « La Majorité Bloquante », qui a franchi le premier tour des élections législatives, est engagé à représenter, comme il se doit, le Peuple gabonais à l’Assemblée nationale. Entre joie et fierté, projet sociaux et besoins pressants des populations, Aïcha se livre à cœur ouvert à la veille du deuxième tour du scrutin le 11 octobre.
Claudine Aïcha Tsoumbou - Mon sentiment est partagé. Le premier est le sentiment de joie que j’éprouve à l’idée d’aller siéger à l’Assemblée nationale et de travailler avec Geoffroy Foumboula. J’y défendrai ce en quoi j’ai toujours loin des instances décisionnelles. Nous allons gagner et nous pourrons, une fois à l’Assemblée nationale, œuvrer à la mise en place de la Commission Vérité - Justice - Réparation. Mon deuxième sentiment est un sentiment de fierté. Je me sens honorée de travailler aux côtés de Geoffroy Foumboula. C’est un ainé. Il est de Kinguele. Il est mon voisin le plus proche, mais je ne suis pas sa suppléante parce que nous sommes voisins. Je le suis parce qu’il connait mon engagement et ma détermination. Je suis fière d’accompagner quelqu’un qui partage les mêmes convictions que moi. Je me retrouve dans tout ce qu’il dit au point que j’ai décidé de faire comme lui. Il est un acteur de la société civile et mon modèle.
Quelle est l’importance que représente à vos yeux le rôle qui sera le vôtre ?
Le rôle de la femme est de contribuer à la construction du Gabon. Les 30 % du quota de femmes que nous avons obtenu ne doivent pas être un vain mot. Ce quota doit s’inscrire dans les faits et incarner la prise de décision à l'Assemblée nationale, les propositions et l’adoption de lois qui protègent la femme, la jeunesse et le Gabon tout entier. Le rôle de la femme consiste aussi à construire nos édifices y compris l’Assemblée, la mairie et nos circonscriptions.
Par ailleurs, la femme est le poumon de l’économie nationale. Je m’explique. La majorité des commerçantes au Gabon sont des femmes. Elles vendent à l'étalage, tiennent des salons de coiffure et font de la manicure-pédicure. Lorsque les femmes sont assises derrière leur étal, elles gagnent à peine de quoi se nourrir, dépensent 1 300 à 1 500 francs par jour pour payer les taxes à la municipalité, et se demandent à quoi servent ces taxes. Les femmes étant le poumon de l'économie gabonaise, il est hors de question qu’elles continuent à produire sans manger le fruit de leur travail.
La Majorité Bloquante entend œuvrer à l’inscription dans les faits du quota de 30% de femmes et du projet de loi qui vise à protéger la commerçante afin qu’elle bénéficie des allocations familiales et des primes de la rentrée scolaire pour ses enfants parce qu'être commerçante est un statut.
La femme dans la 5 ème République doit être dans toutes les sphères décisionnelles. En tant que femme, le plaisir est le mien d’aller à l’Assemblée pour travailler au nom du Peuple gabonais, veiller au bon fonctionnement de la construction de mon pays, parce que je ne serai plus un citoyen normal comme tous les autres. Je serai un citoyen à part entière. J’ai l’obligation de veiller sur moi et d'être un modèle pour la femme, la jeune fille, les mamans dans les commerces et dans les marchés, parce que ce sont elles qui m'envoient à l'Assemblée, à l'hémicycle, parler au nom du Peuple. Je souhaiterais que toutes les femmes qui ont posé leur candidature aux élections raisonnent comme moi. Nous ne sommes plus là pour nous, mais nous sommes là pour le Peuple gabonais.
À la lumière des besoins pressants de la population gabonaise, quel est le projet de « La Majorité Bloquante » pour y répondre ?
Le projet est clair : mettre le gouvernement face à ses responsabilités et contrôler son action. Venons-en aux besoins pressants des populations. La Majorité Bloquante a des candidats dans les cinq arrondissements de Libreville. Les populations qui y vivent connaissent les mêmes difficultés et les mêmes réalités. Notre première action sera de situer les populations gabonaises vivant sur les terres appartenant à l’État sur les déguerpissements, les conditions de déguerpissement et de vie à court et moyen termes parce que ces questions reviennent dans chaque causerie. Trois autres problèmes concernent l’eau, son arrivée à la pompe et dans nos foyers, la crise sanitaire et les conditions de passage des étudiants du deuxième cycle à l’université. Je suis d’avis qu’il faille suspendre les examens de 2026. Cela ne sert à rien d’ajouter des bacheliers alors que notre pays n’a pas trouvé de solution au dossier des étudiants de 2024 et 2025. Il faut résoudre ce problème de même que celui du chômage. Que prévoit l’État ?
Quelle est la place des Droits Humains dans le projet de La Majorité Bloquante, notamment dans le domaine de la restauration du bien-être et de la dignité des Gabonais ?
La question des Droits Humains a toute sa place dans le projet de La Majorité Bloquante. À titre de rappel, le projet de loi portant amélioration des conditions de vie des défenseurs des Droits Humains a été introduit et voté à l’Assemblée de la Transition sous l’impulsion de Geoffroy Foumboula. En étant au Parlement, nous travaillerons et veillerons à l’amélioration des projets de lois votés antérieurement et des conditions de vie des populations, et à la restauration de la dignité des Gabonai.es. La dignité ne peut être restaurée si le citoyen n’est pas considéré. Considérer le citoyen revient à le mettre face à ses devoirs et responsabilités et à mettre également L’État face à ses devoirs et responsabilités y compris le respect de l’être humain. Les responsabilités sont partagées.
Lorsque nous parlons de déguerpissement, l’État a le droit de récupérer ce qui lui revient de droit, mais l’État a aussi l’obligation de respecter l’être humain parce qu’un État qui vient dépouiller son peuple d’un toit n’est pas un État. Il a le devoir de s’assurer des conditions dans lesquelles vivent les populations. Ceci nous renvoie à la question des Droits Humains. Respecter l’être humain c’est restaurer sa dignité. Restaurer la dignité des Gabonais, c’est protéger le député, le sénateur, le villageois, le ministre et le président de la République.
Qu’en est-il de la question fondamentale du titre foncier ?
J’étais exilée au Cameroun. On me disait à chaque fois, intègre-toi, adapte-toi. Lorsqu’on m’envoyait un peu d’argent, j’en mettais de côté pour acheter un terrain. Un jour, j’ai décidé d’en acheter un. Quelqu’un m’a dit : « qui es-tu pour acheter un terrain au Cameroun. Nos frères n’ont même pas fini de s’installer et de construire et c’est à toi que nous allons vendre un terrain » ? Le Gabon a vendu nos terres à des expatriés qui sont détenteurs de titres fonciers. J’en appelle à : la restauration de la dignité des Gabonais. Chaque Gabonais mérite d’avoir un titre foncier. Le droit coutumier doit prévaloir. Les frères expatriés doivent restituer les terres des Gabonais aux Gabonais. L’État devrait mettre en place des mécanismes pour la restitution des terres aux nationaux, quitte à dédommager les expatriés.
Propos recueillis par Flavienne L. Issembè
PUBLICATION DES RÉSULTATS PROVISOIRES DES LÉGISLATIVES
L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BȂTISSEURS EN TÊTE MAIS…
Après une campagne électorale de dix jours, suivie le 27 septembre 2025 des premières élections législatives et locales de la 5 ème République, le ministre de l’Intérieur a annoncé, au cours d’un point de presse le 28 septembre, les résultats provisoires des législatives. Selon Hermann Immongault, « Les résultats concernent uniquement les législative en raison de l’organisation du second tour prévu le samedi 11 octobre. »
L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) du président Oligui Nguema arrive en tête dans plusieurs sièges, mais elle est devancée par le PDG, l’ancien parti au pouvoir, à Okondja dans le Haut Ogoué. Les deux partis seront face à face lors du second tour.
Le ministre a par ailleurs annoncé la proclamation à une date ultérieure des résultats des locales, « le calcul proportionnel des sièges nécessitant un temps supplémentaire et une restitution fidèle du choix des électeurs. »
Reconnaissant des difficultés d’organisation dans certaines zones, Hermann Immongault a relevé « trois cas graves qui imposent une reprise des scrutins législatifs à une date qui sera fixée ultérieurement après saisine de la Cour Constitutionnelle. »
Les zones concernées sont le premier arrondissement de Ntoum (Estuaire), le premier siège du département de Lékoni-Lékori (Haut Ogooué) et les deux sièges du département de la Douigny (Nyanga) où l’absence des urnes et des retards dans la distribution du matériel électoral ont été relevés dans les bureaux de vote.
Plus de 900 000 électeurs ont accompli leur devoir civique. Le nombre de candidatures pour les législatives et les locales se situent respectivement à plus de 1.600 et plus de 1.800.
Tama Z'Akis
LA CAMPAGNE EST LANCÉE
LES PARTIS POLITIQUES MOBILISENT LEURS BASES DANS TOUT LE PAYS
LA CAMPAGNE EST LANCÉE
LES PARTIS POLITIQUES MOBILISENT LEURS BASES DANS TOUT LE PAYS
La campagne électorale pour les législatives et les locales est officiellement ouverte depuis le 17 septembre 2025 à minuit. Après un démarrage timide, lié à des contraintes d’ordre technique, les partis politiques en tête desquels l’UDB, le PDG, l’UN, le RPM ont lancé les hostilités avec des meetings grandeur nature dans différentes localités du Gabon.
À Libreville, le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) d’Alexandre Barro Chambrier, candidat au 1er siège du 4ème arrondissement, a réuni ses partisans à Awendjé. Dans la même circonscription, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) a mobilisé autour de Axel Jesson Denis Ayenoue, tête de liste désignée pour les municipales.
De son côté, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et président de la plateforme Ensemble pour le Gabon (EPG), a décidé de ne pas briguer de mandat. Il a choisi de soutenir de jeunes acteurs politiques, à l’image de ceux de l’Union Nationale (UN), dont Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et Maître Sarah Ognyane, figures montantes du parti
Nouvel acteur de la scène électorale, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), parti du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, fait ses premiers pas dans l’arène. Dans la Ngounié, son secrétaire général, Mays Mouissi, affronte Yves Fernand Manfoumbi pour le siège du département de la Dola.
Parmi les visages du renouveau à Libreville, on retrouve Maître Anges Kevin Nzigou, candidat ambitieux à la mairie centrale, déterminé à mettre fin aux équilibres ethniques sous les couleurs du Front démocratique socialiste (FDS). Dans le 6ème arrondissement, la candidate indépendante Haresse Kengue se présente sous le slogan : « Le 6ème mérite mieux ».
Dans le Moyen-Ogooué, au 2ème arrondissement de Lambaréné, une alliance inédite se dessine avec la paire UDB - PDG : Séraphin Akure Davain, candidat investi par le PDG, et sa suppléante Brigitte Koumba, issue de l’ancien parti au pouvoir.
Sur un autre front, après plusieurs obstacles institutionnels, Jean Rémy Yama a finalement vu sa candidature validée par le ministère de l’Intérieur. Il conduira la liste du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP) dans le département de Mulundu, province de l’Ogooué-Lolo, pour les élections locales.
Dans l’Ogooué-Maritime, les populations restent perplexes après la sortie de Féfé Onanga, qui a publiquement prédit l’échec électoral des anciens PDGistes désormais ralliés à l’UDB. Cette transhumance politique fait planer le spectre d’une éventuelle défaite de certains candidats investis par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Eric Ozwald
CONSEILS PRATIQUES
COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES
CONSEILS PRATIQUES
COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES
Au Gabon comme ailleurs, voter n’est pas seulement un droit : c’est un pouvoir. Un pouvoir discret, mais déterminant. Pourtant, nombreux sont les citoyens qui ignorent encore la portée réelle de leur vote, ou la différence entre élections législatives et locales.
Élections législatives. Élections locales. Qui élit-on ?
Voter aux législatives et aux locales, c’est choisir les candidats et candidates qui fixeront les règles du pays.
Lors des élections législatives, on élit les députés et les sénateurs. Ces parlementaires siègent respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat. Leur mission est d’élaborer les lois, de débattre des politiques nationales et de contrôler l’action du gouvernement. Ils influencent directement des domaines cruciaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi, la fiscalité et la sécurité.
Les élections locales concernent notre vie de tous les jours. Elles permettent d’élire les maires et les conseillers départementaux. Ces élus gèrent des questions de proximité tel que les routes, les écoles, les dispensaires, les marchés, l’état civil et la salubrité publique. Leur action ou leur inaction se ressent immédiatement dans notre environnement.
Mais alors, comment choisir un bon candidat ?
D’abord, en se renseignant. Il ne suffit pas de voter pour un nom connu ou un logo. Il faut écouter les propositions, comparer les programmes, vérifier le sérieux des engagements. Un bon candidat est celui qui connaît les réalités du terrain, propose des solutions concrètes, et reste accessible.
Pour les législatives, on attend d’un député qu’il soit capable de défendre les intérêts de sa circonscription à l’échelle nationale.
Pour les locales, on attend d’un maire ou d’un conseiller qu’il s’implique sur le terrain, soit proche des citoyens et améliore concrètement la vie dans nos quartiers et villages.
Ainsi, les élections législatives définissent les grandes lignes de la politique nationale, tandis que les élections locales façonnent notre quotidien de manière tangible. L’une agit sur les lois et les institutions, l’autre sur notre environnement direct. Mais dans les deux cas, c’est le citoyen qui détient la clé du changement.
Refuser de voter, c’est abandonner ce pouvoir. Y prendre part, c’est affirmer sa place dans la société et contribuer activement à la construction du Gabon de demain.
L’ÉLECTEUR - QUI EST-IL ET POURQUOI VOTE-T-IL ?
L’électeur gabonais est un citoyen de 18 ans ou plus, inscrit sur les listes électorales et jouissant de ses droits civiques. Son vote, loin d’être symbolique, est un acte décisif pour désigner les candidats aux élections qui influencent directement son quotidien.
À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, dans un contexte tendu marqué par des soupçons de favoritisme et d’exclusions, voter devient un acte de vigilance démocratique. S’abstenir, c’est laisser les autres choisir pour soi.
Pourquoi voter ?
À l’heure où des critiques s’élèvent contre la Commission nationale d’organisation des élections (CNOCER), accusée de favoritisme, d’erreurs de gestion, voire d’exclusion de certains candidats, voter devient un acte de vigilance démocratique.
Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a reconnu « l’existence d’informations troublantes » et promis un dépouillement public, signe d’un engagement pour plus de transparence. Mais la meilleure garantie de cette transparence réside dans la participation massive et éclairée des électeurs.
Chaque voix compte
- Face aux enjeux, un électeur bien informé est un électeur puissant.
- Comprendre pourquoi on vote, c’est comprendre ce que l’on défend : l’égalité des chances, l’accès aux services publics, la bonne gouvernance locale, la justice sociale.,
- Voter, c’est refuser les dérives d’un système parfois miné par le désintérêt, les erreurs ou la manipulation.
- S’informer, c’est résister. Participer, c’est construire.
En résumé
Être électeur, ce n’est pas juste glisser un bulletin dans une urne. C’est revendiquer sa place dans la construction d’un Gabon plus juste, plus efficace, plus proche de ses citoyens. C’est aussi transmettre un message aux générations futures : nous avons choisi de participer.
Alors, le 27 septembre, votons. Pour nous. Pour nos enfants. Pour demain.
Eric Ozwald
FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA
« JE ME PRÉSENTE POUR REDONNER SENS AUX DROITS HUMAINS. »
FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA
« JE ME PRÉSENTE POUR REDONNER SENS AUX DROITS HUMAINS. »
Militante de l’Union Nationale (UN) et députée de la Transition, Flavienne Adiahenot-Meporewa est candidate aux élections législatives pour le 2ème siège _ LITTORAL dans le 4ème arrondissement de Libreville. Portée par un engagement citoyen de longue date, elle revient sur son regard critique de la politique sociale actuelle, les raisons de sa candidature et les grandes lignes de son programme
Flavienne Adiahenot-Meporewa L’accès aux soins de santé : de nombreux foyers gabonais, notamment dans les quartiers populaires et en zones rurales, peinent à consulter un médecin ou à bénéficier d’un traitement adapté faute de moyens financiers et d’infrastructures suffisantes. La santé ne doit pas être un privilège. Je propose la mise en place d’une Couverture Santé Universelle renforcée. La CNAMGS est la structure, mais la Couverture Santé Universelle est la vision, dont la CNAMGS est censée être le moteur. »
Pour la candidate que je suis, la République gabonaise souffre encore d’un manque de vision claire en matière de politique sociale. Trop de familles vivent dans la précarité, trop de jeunes sont sans perspectives, trop de citoyens voient leurs droits fondamentaux bafoués comme en témoignent plusieurs réalités préoccupantes.
L’accès aux soins de santé : de nombreux foyers gabonais, notamment dans les quartiers populaires et en zones rurales, peinent à consulter un médecin ou à bénéficier d’un traitement adapté faute de moyens financiers et d’infrastructures suffisantes. La santé ne doit pas être un privilège. Je propose la mise en place d’une Couverture Santé Universelle renforcée. La CNAMGS est la structure, mais la Couverture Santé Universelle est la vision, dont la CNAMGS est censée être le moteur. »
Le chômage des jeunes diplômés : malgré leur dynamisme et leurs compétences, une grande partie de la jeunesse se heurte à l’absence d’opportunités professionnelles. Ce gâchis de talents alimente frustration et désillusion. Je défends l’adoption d’une loi favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, incluant des stages rémunérés obligatoires, des incitations fiscales pour les entreprises qui recrutent, et des programmes de microfinancement dédiés aux entrepreneurs de moins de 35 ans.
Ces propositions sont faisables au Gabon. Aujourd’hui, les stages ne sont pas rémunérés par obligation, il n’existe pas de dispositif fiscal spécifique pour l’embauche des jeunes, et les mécanismes de financement restent trop complexes. Pourtant, ces mesures sont appliquées avec succès dans d’autres pays africains. Les rendre effectives par une loi serait une avancée majeure pour valoriser nos jeunes talents.
Quelles sont les autres réalités qui vous préoccupent ?
Les inégalités dans les allocations sociales : si l’indemnité allouée aux personnes vivant avec un handicap a été revue durant la Transition, les allocations familiales, elles, tardent à évoluer. « On ne peut pas demander aux familles d’assumer seules le poids de la pauvreté et du coût de la vie », martèle-t-elle, appelant à une réforme des prestations sociales en faveur des enfants et des familles nombreuses.
Les faillites d’entreprises publiques et privées : les liquidations de sociétés comme AIR GABON, les faillites de la POSTEBANK ou de la SOGEC ont laissé des milliers de travailleurs, d’épargnants et de familles dans l’incertitude. Ces dossiers ne doivent pas rester des sujets tabous, enterrés dans le passé. Ils méritent un traitement spécial, car ils touchent à la confiance même des citoyens envers l’État et ses institutions. Je propose l’ouverture de mécanismes de compensation et de relance pour protéger les victimes de ces faillites.
Parlez-nous de votre combat et de votre candidature aux législatives
Je n’en suis pas à mon premier combat. Ma candidature est née d’un militantisme constant. Militante depuis 2010, je me suis illustrée par mon engagement au sein de l’Union Nationale et par mes actions de proximité dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville. Je ne me présente pas pour une carrière. Je me présente parce que je crois que le Parlement doit redevenir la maison du peuple. Je revendique un militantisme marqué par des luttes sociales et des échecs transformés en leçons de résilience. Chaque revers m’a rendue plus forte, chaque victoire a renforcé ma conviction que rien n’est impossible quand on agit pour le bien commun.
Quels sont les axes majeurs de votre projet législatif ?
Mon projet se base sur 6 axes majeurs en tête desquels la justice sociale. Je veillerai à ce qu’elle soit renforcée par le biais de l’amélioration à l’accès à la santé, à l’éducation et aux services publics essentiels.
Les 5 autres axes de mon projet visent à :
-
Garantir les droits humains
en veillant à l’application effective des libertés fondamentales et de l’équité devant la loi.
-
Assurer la transparence et la redevabilité
par l’instauration d’un contrôle rigoureux des politiques publiques et la lutte contre les privilèges sont au cœur de ce volet.
- Répondre aux priorités locales
à travers notamment l’amélioration des infrastructures, de la sécurité et de l’emploi dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, la restructuration et la relance des dispensaires.
- Proposer une loi sur la politique de la ville
afin d’encadrer le développement urbain, lutter contre les inégalités territoriales et offrir à chaque citoyen, dans chaque quartier, un cadre de vie digne, sûr et durable
-
Inscrire dans le budget des crédits spécifiques pour l’eau et l’électricité : il faut faire de ces services essentiels une priorité nationale car
« Une nation sans eau courante ni énergie fiable ne peut se développer. J’en fais une priorité absolue de mon programme législatif. Ces crédits, inscrits dans un fonds spécial contrôlé par l’Assemblée nationale, permettront d’étendre et de moderniser les réseaux, tout en prévoyant des tarifs sociaux pour les familles vulnérables.
Quels sont les axes majeurs de votre projet législatif ?
Mon message est un appel à l’unité et à la responsabilité collective. Je lance un message solennel aux électeurs : Je ne prétends pas détenir toutes les solutions, mais je vous promets sincérité, proximité et engagement. Ma candidature est un acte de foi en notre capacité collective à bâtir un Gabon plus juste, digne et prospère. Je tends la main à chaque citoyen pour que nous transformions nos douleurs en force, nos attentes en actions et nos rêves en victoires. Ensemble, écrivons une nouvelle page de notre histoire commune.
Propos recueillis par Flavienne L. Issembè
DISCOURS À LA NATION DU 30 AOUT 2025 DU CHEF DE L'ETAT
DISCOURS À LA NATION DU 30 AOUT 2025 DU CHEF DE L'ETAT
Gabonaise, Gabonais,
Compagnons de la Libération,
Mes chers Compatriotes,
Mesdames et Messieurs,
Amis de la liberté,
Le 30 août 2023, un souffle de liberté a balayé notre Nation. Aujourd’hui, deux ans après, je m’adresse à vous avec l’émotion de celui qui a vécu ce moment historique en première ligne et avec la responsabilité de maintenir cet élan de Liberté que nous avons célébré dans une parfaite communion.
Cette nuit-là, mû par un idéal de justice et de restauration de la dignité gabonaise, nos forces de défense et de sécurité ont écrit une page glorieuse de notre histoire.
L’esprit qui nous a guidé n’était ni la haine, ni l’ambition personnelle, mais l’amour profond de la patrie et la volonté inébranlable de redonner au peuple gabonais sa dignité, sa souveraineté confisquée.
Cet esprit patriotique, c’est aussi, celui de nos ancêtres qui ont défendu cette terre contre toutes les formes d’oppression. Animé par cet amour inconditionnel de la patrie, ainsi que l’envie de construire un Gabon souverain et prospère pour tous ses enfants, nous avons décidé mes frères d’armes et moi de mettre fin définitivement à l’oppression des gabonais.
Cette commémoration est l’occasion pour moi de rendre une fois de plus un hommage mérité à tous ces valeureux soldats, réunis au sein du Comité Pour La Transition Et La Restauration Des Institutions(CTRI) qui, par leur courage et leur professionnalisme, ont permis cette libération sans effusion de sang, avec l’aide de DIEU.
Vous avez montré au monde qu’il est possible de changer le cours de l’histoire sans violence, avec honneur et dignité. Votre détermination silencieuse, votre discipline exemplaire et votre amour de la patrie resteront gravés à jamais dans la mémoire collective de notre Nation. Votre bravoure est à l’image des illustres combattants de notre pays, dont un digne fils de la Nyanga, j’ai cité le grand guerrier NYONDA MAKITA, encore appelé par ses proches MAVOUROULOU.
Il était le symbole vivant de notre refus de l’asservissement. Quand il accepta finalement de se rendre en 1911, ce ne fut pas par faiblesse, mais par amour pour son peuple qu’il voulait épargner d’un massacre, malgré le venin de la trahison de certains.
Comme NYONDA MAKITA qui refusa de plier devant l’envahisseur, nous devons aujourd’hui, refuser de nous plier devant toutes formes modernes de servitudes, qui nieraient notre dignité de peuple libre. Son combat doit inspirer le nôtre pour la souveraineté de notre génération et des générations futur
POPULATION DE LA NYANGA,
MES CHERS COMPATRIOTES,
Le choix de votre province pour accueillir cette célébration du 30 Aout n’est pas fortuit. Outre la résistance avec NYONDA MAKITA et la fronde depuis le référendum de 1958, votre terre symbolise, notre histoire commune, notre diversité culturelle, nos richesses naturelles.
Choisir la NYANGA, c’est aussi rappeler que la délocalisations de la célébration de la fête de la Libération traduit notre aspiration à une réelle indépendance économique des collectivités locales et, partant, du Gabon.
Mes chers compatriotes,
L’esprit patriotique qui m’a guidé avec mes compagnons, n’était pas seulement motivé par la volonté de recouvrer notre souveraineté politique, mais aussi notre souveraineté économique.
Je reste profondément convaincu qu’une indépendance politique, sans souveraineté économique, n’est qu’un leurre, dissimulant une nouvelle dépendance.
Nous pouvons disposer d’un Drapeau, d’un Hymne national, d’une Constitution, mais si nous ne contrôlons pas notre économie, nous ne serons jamais véritablement libres.
La maîtrise de notre économie passe par la transformation locale de nos ressources naturelles, afin de créer une valeur ajoutée, génératrice d’emplois et de richesse.
Le Gabon ne peut plus continuer à être un puit sans fin dont on extrait tout, sans véritable bénéfice pour les gabonais.
Dorénavant, nous devons transformer notre bois en meubles, notre pétrole en carburant raffine, nos minerais en métaux et en alliage précieux, notre or en bijoux finis, notre cacao en chocolat gabonais, notre marbre en carreaux et notre potasse en engrais.
Nous ne serons plus des exportateurs de matières premières, mais des producteurs de richesses transformées.
Dans cette dynamique, le partage de production deviendra un levier stratégique qui garantira au Gabon une part juste et équitable dans l’exploitation de ses ressources.
A tous ceux qui accepteront ce principe, les portes du Gabon vous seront largement ouvertes.
Mes chers compatriotes,
L’heure n’est plus aux divisions stériles dont se servent les ennemis de notre souveraineté économique, afin de faire échouer notre combat.
Voilà pourquoi, je n’ai de cesse de lancer cet appel solennel, à tous les Gabonais : UNISSONS-NOUS ! C’est dans l’unité que nous devons construire notre avenir.
Dans la cinquième République, « GABON D’ABORD », qui implique la préférence nationale, ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité que les pays amis doivent accepter, dans le respect de nos lois et règlements.
A cet effet, j’attends du Gouvernement la stricte application des textes en matière de droit du travail en République gabonaise, en respectant les conventions internationales et notre constitution, dont l’article 17 garantit à l’étranger en situation régulière la protection.
Gabonaises, Gabonais,
Mes Chers Compatriotes,
Amis De La Liberté
Le coup de la libération n’était que le premier pas d’un long voyage vers la souveraineté totale de notre nation.
Dans cette souveraineté, une attention particulière sera également portée sur la sécurité intérieure, la sûreté à nos frontières et l’intégrité de notre territoire.
Nous allons de ce fait, moderniser notre outil de défense en augmentant le budget alloué aux forces de défense et de sécurité, afin de les doter d’équipements de dernière génération et de renforcer leur formation.
En plus de ces efforts, je crois fermement qu’en cultivant le patriotisme, l’unité, le sacrifice et la paix valeurs caractérisant l’âme de notre Nation, nous continuerons à avancer.
Peuple Gabonais,
Bonne fête de la Libération á TOUTES et á TOUS.
Vive l’unité nationale !
Vive la 5ème République !
Vive le Gabon souverain !
Que Dieu vous bénisse.
Honneur et Fidélité à la patrie.
Je vous remercie.
LE « COUP DE LIBÉRATION »
ENTRE ESPOIR POPULAIRE ET EXIGENCES DE REFONDATION
LE « COUP DE LIBÉRATION »
ENTRE ESPOIR POPULAIRE ET EXIGENCES DE REFONDATION
Le 30 août 2023 n’est pas une date comme les autres au Gabon. Ce jour-là, aux premières lueurs du matin, un groupe de militaires annonçait la fin du régime d’Ali Bongo Ondimba, fraîchement déclaré vainqueur d’une élection présidentielle vivement contestée. Si l’événement porte les traits d’un coup d’État, pour nombre de Gabonais, il s’agit d’un « Coup de Libération » qu’ils assimilent non à une prise du pouvoir par la force, mais à la reprise d’un destin national longtemps confisqué.
Un soulagement exprimé dans les rues
Dès les premières heures, les images ont circulé : des citoyens émus, dansant, chantant, brandissant des drapeaux. Dans les quartiers populaires comme dans les centres urbains, les mots revenaient en boucle : justice, soulagement, espoir. Pour une majorité de Gabonais, ce tournant marquait la fin d’un système perçu comme fermé, inégalitaire et usé, et le début d’un processus de réappropriation du pouvoir par le peuple.
Une transition scrutée, des attentes élevées
Sous l’égide du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), la période qui a suivi a été placée sous le signe de la rédemption républicaine. Des engagements forts ont été pris : audit des comptes publics, refonte des institutions, relance des services essentiels, préparation d’élections transparentes. Mais une transition n’est pas une fin en soi. Elle est une promesse.
Cette promesse, le peuple gabonais la surveille car libérer n’est pas suffisant. Il faut reconstruire, restaurer la confiance dans la justice, redonner à l’école son rôle d’ascenseur social, créer des opportunités d’emploi réelles pour la jeunesse, renforcer la cohésion sociale, et repenser les rapports entre l’État et les citoyens.
Un devoir de mémoire, une vigilance citoyenne
La date du 30 août, désormais historique, devrait devenir un marqueur civique, une journée d’éveil, de rappel des engagements et de dialogue entre gouvernants et gouvernés. Non pas pour célébrer un coup de force, mais pour honorer un sursaut national, une volonté collective de rupture avec les pratiques du passé.
Le changement ne se décrète pas, il se construit, patiemment, avec le concours de tous. Et si ce jour fut une libération, le véritable défi reste de transformer cet élan populaire en réformes concrètes, durables et inclusives. Un pays ne se refonde pas en un an, mais chaque jour compte.
Florène Okome Pambo
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE 4 ANCIENS CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE
UNE ALERTE POLITIQUE FACE À UN PROCESSUS ÉLECTORAL PRÉCIPITÉ
UNE ALERTE POLITIQUE FACE À UN PROCESSUS ÉLECTORAL PRÉCIPITÉ
Trois mois après la dernière élection présidentielle du 12 avril qui a vu l’installation d’un nouveau pouvoir exécutif, le paysage politique gabonais semble déjà à nouveau sous tension. Quatre anciens candidats, Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Thierry Yvon Michel N’goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga ont uni leurs voix lors d’une conférence de presse conjointe le 31 juillet dernier, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive inquiétante du processus électoral en cours.
Alors que le pays s’achemine vers les élections législatives et locales prévues respectivement les 27 septembre et 7 octobre prochains, les quatre hommes ont décidé de tirer la sonnette d’alarme face à un calendrier qu’ils jugent précipité, désorganisé et potentiellement vecteur de tensions politiques. Leur message : le Gabon court le risque d’un nouveau cycle d’instabilité si les règles du jeu électoral ne sont pas rapidement révisées.
« Il est encore temps d’agir pour éviter une nouvelle crise », ont-ils martelé devant un parterre de journalistes nationaux et internationaux.
Des propositions claires pour un scrutin apaisé
Au-delà de la critique, les quatre anciens candidats ont présenté une série de propositions concrètes pour corriger les failles du processus et redonner confiance aux citoyens et aux acteurs politiques :
- Prolonger le délai de dépôt des candidatures jusqu’au 25 août, afin de permettre aux postulants de finaliser leurs dossiers administratifs dans des conditions plus sereines, tout en garantissant une meilleure organisation des élections.
- Réformer la composition des commissions électorales locales, en demandant notamment le retrait des magistrats de l’ordre administratif. Une mesure censée préserver l’impartialité judiciaire dans la gestion des contentieux électoraux.
- Assurer une représentation politique équilibrée dans l’organisation du scrutin, pour garantir une supervision crédible et acceptée de tous.
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- Organiser, sans tarder, une concertation nationale entre majorité et opposition, en vue de dégager un consensus fort sur les règles du jeu électoral et éviter toute contestation future.
Une coalition d’anciens rivaux : simple alliance de circonstance ou front politique en gestation ?
En s’exprimant d’une seule voix, ces anciens adversaires du scrutin présidentiel envoient un signal politique fort. Au-delà des critiques techniques, leur posture interroge : s’agit-il d’un regroupement temporaire face à une urgence nationale, ou les prémices d’un nouveau front politique structuré ?
À l’heure où la démocratie gabonaise cherche encore ses marques après une transition post-présidentielle délicate, l’initiative de ces quatre figures pourrait bien peser sur la suite du processus. Leur capacité à fédérer d’autres forces, à maintenir une ligne commune et à proposer une vision politique alternative sera scrutée de près.
Leur cri d’alerte résonne aujourd’hui. Mais demain, seront-ils toujours ensemble ? Et surtout, seront-ils entendus ?
Eric Ozwald
LANCEMENT DE L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BȂTISSEURS
LANCEMENT DE L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BȂTISSEURS
Au terme d’une cérémonie haute en couleurs au Palais des sports de Libreville, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé, le 05 juillet, l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) en présence de son épouse Zita Oligui Nguema, des militants du parti, des membres du gouvernement, d’anciens militants du Parti démocratique gabonais (PDG), de dignitaires de la République et du public venus de tous horizons.
Le chef de l’État a déclaré prendre date avec l’histoire de notre Nation. « Nous posons ensemble les fondations d’un édifice politique nouveau guidé par la vision de bâtir un pays prospère dont le socle doit rester l’Unité nationale. »
Citant l’économiste et sociologue allemand Max Weber - « les partis politiques sont les enfants de la démocratie et du suffrage universel » - Brice Clotaire Oligui Nguema a indiqué « qu’il apparait dans l’ordre de l’évidence que tout homme politique qui s’inscrit dans la conquête ou le maintien et la stabilité du pouvoir ne devrait pas s’interdire d’en avoir ou d’y adhérer. »
Tourner la page du PDG
Déclarant qu’il ne souhaite pas créer un parti électoraliste qui instrumentalise les élections, le président fondateur de l’UDB a affirmé « vouloir tourner la page du PDG. » Il a annoncé « l’organisation de primaires internes pour désigner les candidats du parti » et s’est engagé à « laisser le dernier mot à la base », l’objectif étant de légitimer et consolider la démocratie.
« L’UDB est un parti politique qui exprime l’amour, l’attachement à la Patrie, à l’union sacrée de l’État et de l’entreprise, à la liberté et l’égalité des chances, la solidarité et la responsabilité envers autrui. L’équité, la justice sociale, la laïcité, la promotion d'une politique écologique industrielle et du dialogue social sont d'autres valeurs idéologiques du parti. »
Offrir une vie meilleure aux Gabonais
L'Union des démocrates bâtisseurs, comme se plaisent à dire ses membres, se propose de construire, dans l'unité, un « Gabon durable » qui saura donner la sécurité physique et psychique à tous. Sa devise « Inclusivité - Développement - Félicité »
et son slogan « Ensemble, bâtissons le Gabon Nouveau digne d’envie » reflètent la foi du président Oligui Nguema aux capacités collectives et individuelles à offrir à chaque Gabonaise et à chaque Gabonais une vie meilleure, pour notre essor vers la félicité.
La création de l’UDB intervient près de trois mois après l'élection présidentielle du 12 avril 2025 que l’homme providentiel du 30 août 2023 a remportée avec 94,85 % des suffrages sous la bannière du Rassemblement des bâtisseurs. La mise en place du nouveau parti politique précède, par ailleurs, de quelques mois les prochaines échéances électorales législatives, départementales, municipales et sénatoriales prévues entre le 27 septembre et le 11 octobre 2025.
Le président Oligui Nguema a désigné l’actuel ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, secrétaire général de l’UDB. Brice Lacruche Alihanga, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, devient membre du Conseil stratégique national de l’UDB pour le Haut-Ogooué.
Annie Mapangou
ORGANIGRAMME DU PARTI DE L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BÂTISSEURS
ORGANIGRAMME DU PARTI DE L’UNION DÉMOCRATIQUE DES BÂTISSEURS
Président fondateur
- Brice Clotaire Oligui Nguema
Vice-Présidence
- Aurélie Ntoum (Estuaire – G1)
- Élodie Diane Fouefoue (Haut-Ogooué – G2)
- Séraphin Akoure Davin (Moyen-Ogooué – G3)
- Serge Maurice Mabiala (Ngounie – G4)
- Ulrich Manfoumbi Manfoumbi (Nyanga – G5)
- Germain Biadjo (Ogooué-Ivindo – G6)
- Armande Nongo Moulingui (Ogooué-Lolo – G7)
- Régis Onanga Ndiaye (Ogooué-Maritime – G8)
- Maurice Ntosue (Woleu-Ntem)
- Firmin Nguema – Diaspora
Secrétariat Général
- Mays Mouissi – Secrétaire général
- Sosthène Nguema-Nguema – Secrétaire général adjoint
Assemblée constitutive
Président : Marc Louis Ropivia
Vice-présidents
- Ulrich Manfoumbi Manfoumbi
- Justine Mintsa
- Élodie Flore Fouéfoué
- Julien Assoumou Akue
- Serge Maurice Mabiala
Rapporteur général
Germain Biadjo
Adjoints
- Emmanuel Berre
- Dimitri Ango Mba
- Lucie Daker Ackendengue
- Fidèle Bekale
- Luc Ondias Souna
Organes spécialisés
Université du leadership citoyen – Dirigée par Franck Idiata
Commission de la bonne gouvernance interne
- Commission de l’Innovation – Pr Fortuné Matsiengui
- Commission d’Éthique – Muriel Minkoué Mintsa
- Commission de Discipline – Firmine Badjina Moudouma
- Commission d’Expertise sectorielle – Ultry Onkenkali
Ligues spécifiques
- Ligue des femmes bâtisseuses – Laurence Ndong
- Ligue des jeunes – Anicet Ango
Gestion des finances
Trésorier général : Aurélien Marcel Mintsa
LA 5ÈME RÉPUBLIQUE EST EN MARCHE
LA 5ÈME RÉPUBLIQUE EST EN MARCHE
Il est le 1er président de la 5ème République et le 4ème après Léon Mba, Omar et Ali Bongo Ondimba. Le résultat de l’élection présidentielle qu’il a remporté le 12 avril 2025 avec 90,35 % des voix est, de son propre avis, le reflet « de la détresse et des problèmes des Gabonais » qu’il entend résoudre sur 7 ans. Souvenons-nous de son allocution le lundi 14 avril 2025 à l’occasion de la levée du drapeau au palais présidentiel.
«Je m’engage à résoudre sur sept ans les problèmes des Gabonais. Pour ce faire, j’ai besoin d’une présidence qui m’accompagne, de gens qui travaillent, qui exécutent et qui comprennent le chef. » Et Brice Clotaire Oligui Nguema d’ajouter : « J’ai besoin de tous les magistrats pour mettre en place des textes au cours de la première année. » Selon l’ancien président de la Transition, 1006 textes sont concernés. Le premier est celui afférent à l’administration qu’il faut mettre au plus vite aux mains du vice-président du gouvernement.
Ayant à cœur la détresse de ses compatriotes et le développement socio-économique de son pays, l’ancien président de la Transition a lancé l’initiative « BȂTISSONS ENSEMBLE L’ÉDIFICE NOUVEAU. » Il entend ériger un havre de paix et de justice, restaurer la dignité des Gabonais.es et faire de son pays un État de droit. Il s’agira plus spécifiquement :
-
- De réduire les inégalités sociales
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- D’améliorer l’accès à l’eau, l’électricité, l’emploi, la santé et l’éducation.
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- De promouvoir l’entreprenariat et l’innovation.
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- De diversifier l’économie nationale.
-
- De développer l’agriculture.
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- De moderniser les infrastructures routières, portuaires, ferroviaires et aéroportuaires.
Le coût du projet, d’un montant de 7 000 milliards de francs CFA, devrait stimuler le développement économique et garantir la viabilité de l’initiative sur le long terme. Dans cette optique, un accent particulier est mis sur les facteurs indispensables à sa réussite y compris :
-
- La promotion du partenariat public-privé (PPP).
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- La transparence dans la gestion des fonds.
-
- La mise en place de mécanismes de contrôle efficaces des dépenses.
-
- L’adhésion de tous les Gabonais.es au projet.

« Nous sommes des Bâtisseurs de Paix et de Justice », a déclaré le chef de l’État au soir de sa victoire face aux sept autres candidats à la présidentielle : Alain Claude Bilie-By-Nze, Joseph Lapensée Essingone, Chaning Zenaba Gninga, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Alain Simplice Bounguere, Axel Stophène Ibinga Ibinga et Thierry Yvon N’Goma.
Une nouvelle ère commence. La refondation des institutions étatiques, la restauration de l’ordre constitutionnel et de la dignité humaine promises par Brice Clotaire sont en marche. Les Gabonais y compris les anciens candidats à la présidentielle, qui ont salué la victoire de M. Oligui Nguema, sont-ils prêts à répondre à son appel ? Nous en saurons davantage dans les jours, les semaines, voire les mois qui viennent.
Flavienne L. Issembè
MICRO-TROTTOIR SUR L’INVESTITURE
DU PRÉSIDENT OLIGUI NGUEMA
MICRO-TROTTOIR SUR L’INVESTITURE
DU PRÉSIDENT OLIGUI NGUEMA
« Un président élu démocratiquement ! Une prestation de serment à ciel ouvert ! C’est une première. Un moment inoubliable. Les Gabonais peuvent rêver grand. Nous espérons que le président Oligui Nguema restera le même, fidèle à l’image qu’il affiche depuis la Transition. »
L’émotion, mêlée à la joie et la fierté d’être Gabonais, se lisait sur les visages en cette journée du 03 mai 2025 où le public, toutes catégories sociales confondues, a fait le plein du stade de l’Amitié à Libreville, dans la Commune d’Akanda. De cette émotion est née l’espoir de voir, enfin, le Gabon bâtir l’édifice nouveau dans l’unité, la paix et la bonne gouvernance.
Eric Ozwald
BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT
LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ
BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT
LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ
« Peuple Gabonais, je vous aime. Je vous invite à rêver grand. Malgré les défis du monde, cultivons l’espoir, la solidarité et la détermination pour bâtir un Gabon nouveau, un Gabon qui illumine l’avenir par son unité, sa vitalité et son esprit d’innovation. Le chemin vers la prospérité sera long, mais avec le travail, la discipline, l’effort et la foi en notre pays, nous déplacerons des montagnes. Ce devoir, je le prends avec confiance, fort du soutien que le peuple gabonais m’a manifesté. Il s’exercera avec le concours et le patriotisme de chacun d’entre vous. »
La nouvelle ère qui commence sous le premier mandat de Brice Clotaire Oligui Nguema, marque le début d’un changement notoire dans la gouvernance politique, sociale et économique de la République gabonaise. Outre l’espoir et la solidarité, d’autres valeurs essentielles participent de l’édification du Gabon nouveau. C’est du moins ce que révèle la suite de l’allocution de son investiture en tant que président de la République, chef de l’État et du gouvernement le 3 mai 2025 sur le site du stade de l’Amitié d’Angondje dans la commune d’Akanda.
Sur un ton humble et ferme, l’ancien président de la Transition a déclaré : « La 5ème République exige la fin de l’impunité, de la corruption, du laxisme et de la paresse. L’administration doit être performante. Chaque citoyen investi de l’autorité de droit doit remplir sa mission dans le respect des lois et règlements en vigueur, afin d’établir un véritable État de droit. »
Face aux 40 000 places du centre sportif occupées par le peuple, la première Dame, Zita Oligui Nguema, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, les anciennes autorités politiques de la Transition, les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité au Gabon, les représentants des organisations et de la presse nationales, régionales et internationales, l’ancien président a déroulé son programme.
La fin de la Transition, initiée avec l’élection présidentielle du 12 avril 2025, marque l’entrée du Gabon dans la 5ème République. Elle sera complétée par l’organisation des élections législatives le 27 septembre, des locales le 11 octobre 2025, des sénateurs les 8 et 29 novembre 2025. Le Parlement sera élu dès le 4 novembre 2025 pour l’Assemblée nationale tandis que l’élection du Sénat est programmée pour le 15 décembre 2025.
D’autres évènements, annoncés par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, touchent à la mise en place, le 1er décembre 2025, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la désignation et la prestation de serment des juges institutionnels respectivement les 19 et 23 décembre 2025.

Dieudonné Aba’A Owono, Président de la Cours Constitutionnelle
Les priorités socio-économiques de la nouvelle République
Les priorités politiques ne sauraient à elles seules répondre aux attentes des populations gabonaises. Pour l’avoir compris, l’ancien chef de la garde républicaine a annoncé une série de mesures qui sont au cœur de ses préoccupations, en particulier :
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- La lutte contre la vie chère.
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- La promotion de la santé et de l’éducation.
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- L’accès à l’eau, à l’énergie et au logement.
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- Le renforcement de la sécurité.
À ces priorités sociales s’en ajoutent celles affairantes au redressement de l’économie nationale. Notamment:
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- La transformation des matières premières.
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- La reconstruction du tissu industriel.
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- La modernisation des services publics.
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- La mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’employabilité des jeunes.
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- Le développement des infrastructures de qualité (routes, ponts, chemins de fer, équipements énergétiques).
Le retour dans le concert des nations
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 30 avril 2025 à Addis-Abeba a décidé du retour du Gabon dans la grande famille africaine. Se félicitant de cette réintégration, le président Oligui Nguema, a salué l’implication de Son Excellence João Lourenço, président de la République d’Angola, président en exercice de l’Union africaine.
Il a exprimé la profonde gratitude du Gabon aux facilitateurs désignés de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Président Faustin-Archange Touadéra, qui n’a ménagé aucun effort pour mener à bien leur mission et remercié la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de la coopération islamique, le Commonwealth et l’Union européenne « qui ont été aux côtés du Gabon durant ces 19 mois de transition. »
À l’endroit du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’État a confirmé tenir les engagements du Gabon tout en s’engageant à poursuivre le dialogue avec les deux institutions, l’objectif étant de restructurer la dette extérieure gabonaise.
Brice Clotaire Oligui Nguema a, par ailleurs, annoncé « le souhait du Gabon d’organiser en 2027 le huitième sommet de la coordination de l’Union africaine et d’accueillir, en 2030, le 22ème Sommet de la Francophonie à Libreville.
Flavienne L. Issembè
C'EST OFFICIEL
C'EST OFFICIEL
« Un président élu démocratiquement ! Une prestation de serment à ciel ouvert ! C’est une première. Un moment inoubliable. Les Gabonais peuvent rêver grand. Nous espérons que le président Oligui Nguema restera le même, fidèle à l’image qu’il affiche depuis la Transition. »
L’émotion, mêlée à la joie et la fierté d’être Gabonais, se lisait sur les visages en cette journée du 03 mai 2025 où le public, toutes catégories sociales confondues, a fait le plein du stade de l’Amitié à Libreville, dans la Commune d’Akanda. De cette émotion est née l’espoir de voir, enfin, le Gabon bâtir l’édifice nouveau dans l’unité, la paix et la bonne gouvernance.
BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % DES VOIX
« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »
BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % DES VOIX
« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »
À peine élu avec 90,35% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel dimanche 13 avril 2025 à l’unité et à la reconstruction du Gabon, et à servir la Nation en se remettant au travail.
« Il n’y a pas de félicité sans effort. Demain est un jour de travail. Nous devons désormais tourner la page de l’élection présidentielle. Je vous invite à reprendre vos activités. Soyons des bâtisseurs, des bâtisseurs de paix et de justice », a déclaré l’homme providentiel du 30 août 2023 depuis le quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) à Okala, dans la Commune d’Akanda au Nord de Libreville.
« J’en appelle à la sagesse des uns et des autres, de tous les bâtisseurs et de tous ceux qui m’ont accordé leur suffrage d’attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle pour célébrer la victoire du peuple Gabonais ».
Dans un moment d’intense émotion et à genoux, Brice Clotaire Oligui Nguema a remercié le Très-Haut avant de prendre dans ses bras son épouse, Zita.
Outre Brice Clotaire Oligui Nguema, sept autres candidats, qu’il a salués pour leur engagement démocratique, briguaient le fauteuil présidentiel. Il s’agit de :
- Alain Claude Billie-By-Nze : 3,02 %
- Joseph Lapensée Essingone : 0,56 %
- Chaning Zenaba Gninga : 0,38 %
- Stéphane Germain Iloko Boussengui : 0,33 %
- Alan Simplice Boungoueres : 0,32 %
- Axel Stophène Ibinga Ibinga : 0,13 %
- Thierry Yvon Michel N’Goma : 0,09 %
La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle intervient au lendemain du scrutin. Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, sur 908 916 électeurs inscrits, 636 606 ont voté.
Le nombre de bulletins blancs est de 25 859. Le taux de participation se situe à 70,4 %.
La Rédaction
LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE
LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE
Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République. Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires. Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.
L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU
Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale.
Parcours politique et institutionnel.
Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale.
Les grands axes de son projet de société
Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs :
La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable.
La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie.
La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie.
Le Fonds Souverain du Pardon National
Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.

À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.
Transparence et gouvernance responsable
L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.
« La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.
Proximité avec les populations
Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.
« Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.
Espoir et développement
Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.

UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON TRANSPARENT
Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.
Transparence et gouvernance responsable
L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.
« La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.
Proximité avec les populations
Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.
« Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.
Espoir et développement
Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.

L’audace féminine au cœur de la présidentielle
Dans l’arène politique dominée par les hommes, une femme s’habille avec audace et détermination. Née en juillet 1988, Chaning Zenaba Gninga ne se contente pas d’être la seule candidate à briguer la magistrature suprême. Elle ambitionne de transformer en profondeur l’appareil d’État à travers l’innovation et la modernisation.
Originaire de la province de la Nyanga, dans le sud du Gabon, cette cheffe d’entreprise s’est déjà imposée dans le monde des affaires. Visionnaire et entrepreneure, elle a su créer des emplois et investir dans divers secteurs clés de l’économie nationale.
Insuffler un souffle nouveau
Muni d’un programme ambitieux, Chaning Gninga se propose :
- De construire 50 écoles, du primaire à l’université, dans les zones enclavées.
- D’initier 10 000 jeunes aux métiers essentiels d’ici 2028.
- De réformer la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).
- De construire des hôpitaux de référence dans chaque province et village du pays…
Le projet de la candidate s’inscrit dans une logique de transformation durable. Elle promet des logements sociaux pour les familles démunies et veut faire du « Made in Gabon » une véritable force économique en allégeant la fiscalité des entreprises locales.
Lutte contre la corruption
Son principal cheval de bataille reste la lutte contre la corruption. Son message est clair et sans appel. « Quand je serai présidente de la République, aucun franc ne sera volé ! » Un pari audacieux, une promesse forte. Reste à savoir si les Gabonais seront prêts à lui confier les rênes du pays.

L’audace d’un entrepreneur
Né le 27 février 1981 à Port-Gentil, Axel Stophène Ibinga est un visage familier de la scène politique gabonaise. Déjà candidat à la présidentielle de 2023, cet entrepreneur audacieux et ambitieux retente sa chance en portant un projet résolument tourné vers l’action et le redressement économique du pays.
Homme d’affaires aguerri, il a su, dès l’âge de 23 ans, se frayer un chemin dans le monde exigeant de l’entrepreneuriat. Fondateur et dirigeant d’AX Capital Investment Gabon, il a bâti un empire économique qui génère des emplois et soutient l’essor du secteur privé gabonais. Son parcours illustre un engagement indéfectible en faveur du développement, avec une approche centrale sur l’autonomisation des citoyens par le travail et l’innovation.
« La République au travail »
Convaincu que l’avenir du Gabon repose sur une économie forte et inclusive, Axel Stophène Ibinga défend un projet de société ambitieux intitulé « La République au travail ». Ce programme repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment :
- L’emploi pour tous : garantir des opportunités professionnelles équitables et lutter contre le chômage, notamment chez les jeunes.
- Une justice réformée : renforcer l’État de droit, assurer une justice indépendante et accessible à tous.
- Une fiscalité repensée : alléger la pression fiscale sur les entreprises locales pour stimuler l’investissement et encourager l’entrepreneuriat.
- Un redressement économique durable : favoriser l’industrialisation, la diversification économique et la valorisation des ressources locales.
Avec une vision pragmatique et une expérience solide dans le monde des affaires, Axel Stophène Ibinga se positionne comme un candidat du renouveau, déterminé à faire du travail et du mérite les piliers d’une République plus prospère et plus juste.

LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ ALIMENTAIRE
Né le 03 mars 1975 dans la province du Haut-Ogooué, précisément dans la commune de Ngounie, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est mis en disponibilité de l’armée pour se présenter en tant que civil à l’élection présidentielle du 12 avril. Il place la bataille politique contre le chômage des jeunes, la précarité alimentaire et le déficit infrastructurel au centre de ses priorités.
Un engagement pour l’emploi des jeunes
L’homme du 30 août 2023 entend favoriser la création d’opportunités professionnelles à travers l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé. Il aspire à l’émergence d’un tissu économique capable d’absorber la main-d’œuvre locale et d’offrir aux jeunes Gabonais des perspectives d’avenir solides.
Vers l’autosuffisance alimentaire
Brice Clotaire Oligui Nguema plaide pour une relance agricole afin de réduire la dépendance du pays aux importations et garantir un accès plus abordable aux denrées de première nécessité. Il met en avant la nécessité de moderniser le secteur agricole et de renforcer la production locale pour assurer la sécurité alimentaire du pays.
Des infrastructures au service du développement
Le développement des routes, des hôpitaux, l’accès à l’eau et à l’électricité sont d’autres priorités du candidat. Autant de chantiers qu’il souhaite accélérer afin de désenclaver les zones reculées et améliorer le quotidien des populations gabonaises. Selon Oligui Nguema, un investissement massif dans ces secteurs permettra d’assurer une croissance durable et inclusive.

POUR UN GABON ÉQUITABLE
À 52 ans, Dr. Thierry Yvon Michel N’Goma se présente une nouvelle fois à l’élection présidentielle après sa participation au scrutin d’août 2023. Homme de terrain et fervent défenseur des droits sociaux, il ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique au Gabon à travers un programme articulé autour de trois axes fondamentaux : la santé, l’éducation et la sécurité.
Médecin de formation et profondément engagé dans la cause sociale, il place le bien-être des citoyens au cœur de son projet.
Son programme repose sur un principe clé : l’accessibilité universelle aux services essentiels. Thierry N’Goma milite pour la gratuité complète des soins hospitaliers, convaincu que la santé ne devrait pas être un privilège, mais un droit fondamental garanti à tous, sans distinction de revenus.
Pour le droit à l’eau, l’électricité et le logement
Au-delà du secteur sanitaire, Thierry N’Goma ambitionne d’améliorer le quotidien des Gabonais en rendant l’eau et l’électricité gratuites, considérant ces ressources comme des nécessités vitales et non comme des commodités réservées à une élite. Selon lui, l’accès universel à ces services est une condition sine qua non pour assurer un cadre de vie digne et propice au développement personnel et collectif.
Son engagement se traduit également par une mesure forte basée sur la gratuité des logements sociaux pour les familles les plus démunies. Conscient de la précarité qui touche encore une partie de la population, il entend faire de l’accès au logement un droit inaliénable et un levier essentiel pour lutter contre l’insécurité et la marginalisation sociale.
Avec ces propositions audacieuses et un programme résolument tourné vers l’inclusion et la justice sociale, Thierry Yvon Michel N’Goma se positionne comme un candidat du renouveau, porteur d’une vision où l’État joue pleinement son rôle dans la protection et l’amélioration des conditions de vie des Gabonais.

POUR LA JEUNESSE ET LA FORMATION
Né dans la commune de Mimongo dans la province de la Ngounié, Dr. Stéphane Germain Iloko Boussengui met en avant deux grands axes pour « ramener le Gabon sur la voie du développement », à savoir : la formation et la jeunesse.
Estimant que le pays doit revoir son système éducatif afin d’éviter de « former des futurs chômeurs diplômés », le candidat prône une réorientation vers des formations techniques et adaptées aux besoins du marché de l’emploi.
Selon l’ancien international gabonais, « Il faut réorienter la formation sur des axes techniques pour favoriser l’emploi immédiat. »
Jeunesse. Santé. Éducation. Autosuffisance alimentaire.
Dr. Iloko Boussengui met également l’accent sur le développement du capital jeunesse. Pour lui, une jeunesse bien formée et active est la clé d’une croissance économique optimale. Il se positionne ainsi comme le candidat d’un renouveau axé sur la compétence et l’efficacité.
Le candidat, qui a tourné le dos à la Plateforme Ensemble pour le Gabon, insiste sur l’importance de la santé, de l’éducation et de la nutrition, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du développement.
« La santé est au cœur de ma campagne… Je parle aussi de l’éducation, de la nutrition – nous mangeons mal et ne sommes pas autosuffisants –, ainsi que des problèmes d’eau et d’électricité », déclare le médecin.
Dans cette perspective, Dr. Iloko Boussengui entend mettre en place des politiques favorisant une meilleure qualité de vie pour les Gabonais.
Éric Ozwald
RÉFLEXION SUR LES ÉLECTIONS
RÉFLEXION SUR LES ÉLECTIONS
L’école joue un rôle déterminant dans la promotion des connaissances et la prise de décision. Loin de se limiter à son environnement, elle s’invite désormais sur le terrain. À titre d’exemple, l’Université Omar Bongo (UOB), à travers ses centres de recherche, accueille dans ses murs divers acteurs pour faire le point sur l’état du Gabon et proposer des pistes de solutions.
Les journées d’étude sur la thématique « Droit et pratiques électoraux à l’aune des élections générales au Gabon » s’inscrivent dans cette optique. Des enseignants-chercheurs et praticiens du droit électoral ont, du 26 au 28 avril 2023, éclairé le public sur le droit électoral gabonais à travers cinq axes majeurs. Ceux-ci incluent :
- Les aspects théoriques du droit électoral.
- Les pratiques électorales.
- Les acteurs de gestion, de sécurisation, de participation des élections et de soutien ou d’appui aux élections.
- Le droit et la pratique du règlement des litiges électoraux.
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Les perspectives sur les meilleures règles et pratiques électorales.
Dans un discours magistral, le directeur du CRECAPPI, le Pr Télésphore Ondo, a décliné les enjeux du droit électoral.
« Le premier enjeu est relatif au respect du concept de l’Etat de droit. Les acteurs politiques et les institutions intervenant dans la matière électorale doivent être au fait des règles et procédures du droit électoral, et s’y soumettre.»
« Notre devoir est d’outiller les candidats pour qu’ils connaissent leurs droits et obligations et les électeurs pour qu’ils fassent leur choix en toute connaissance de cause et respectent leur vote en empruntant les voies des lois démocratiques. »
« Le deuxième enjeu du droit électoral concerne le renouvellement de l’élite gouvernante, plus généralement de l’alternance démocratique au pouvoir et, au-delà, le passage d’un ordre politique ancien à un ordre politique nouveau. Comment opérer ce changement ? »
Le recteur de l’UOB, le Pr Mesmin Noël Soumaho, a relevé « la pertinence de la thématique des journées au regard de l’actualité brûlante marquée par la réforme de la Constitution nationale et de la loi électorale dans le cadre de la concertation politique tenue du 13 au 23 février 2023 à l’initiative du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.
« Le fruit des débats et réflexions conduira certainement à formuler des propositions originales et adaptées à notre société pour pacifier définitivement les joutes électorales et renforcer ainsi la légitimité des gouvernants et du vivre ensemble. Tel est le rôle de l’université considérée comme le Temple du Savoir et, singulièrement, de l’UOB dont la devise est : Savoir. Progrès. Universalité », a conclu le Pr Soumaho.
Le président d’EM Gabon, le Pr Franck Idiata, s’est engagé « à financer les acquis de ces journées rapidement en vue de leur publication avant les élections, afin de fournir aux décideurs politiques, aux acteurs politiques dans leur ensemble, mais aussi à la population, des outils d’appréciation et d’aide à la décision. »
En cette année électorale cruciale, les Gabonais.es sont appelé.es à faire valoir leur droit de vote dans le cadre des élections générales. Ces élections permettent d’élire simultanément le président de la République, les députés et les représentants locaux dans les mairies et les départements.
Les journées d’étude de l’UOB sont les 3e d’une série initiée en 2021 par le Centre de recherche et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI). Les deux premières étaient consacrées à la Constitution nationale et au Sénat. À travers ses travaux, le Centre de recherche apparait comme une plateforme de propositions et de contributions au développement de la démocratie dans notre pays.
Eric Ozwald
DES LISTES ÉLECTORALES AU
BUREAU DE VOTE
DES LISTES ÉLECTORALES AU BUREAU DE VOTE
Le même rituel a lieu en période pré- électorale. Tout citoyen doit s’inscrire au préalable sur la liste électorale. L’enrôlement, qui s’étale sur un mois, peut être prolongé quand les circonstances l’exigent.
Au-lendemain de cette opération, le public gabonais a accompli, le 26 août 2023, son devoir citoyen dans le cadre des élections générales dédiées aux présidentielles, aux législatives et aux locales. Munis d’un bulletin de vote unique, chaque votant a procédé, sous le regard vigilant des contrôleurs, à l’élection couplée des candidats à la présidentielle et aux législatives issus du même parti. Pour les candidats présidentiables n’ayant pas de parti, les électeurs ont dû voter pour le candidat de leur choix et renoncer à élire un député.
Nombre de prétendants indépendants à la magistrature suprême en ont fait les frais. Muni d’un autre bulletin, le public a élu les conseillers municipaux et départementaux. Le scrutin s’est déroulé entre 8 heures et 18 heures, voire au-delà, dans les centres de vote ouverts pour la circonstance. Les établissements scolaires ont prêté main forte à cette activité
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EMPLOI : LES RECRUTEMENTS S’ACCÉLÈRENT
DANS LA FONCTION PUBLIQUE
EMPLOI : LES RECRUTEMENTS S’ACCÉLÈRENT
DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Depuis le 24 novembre 2023, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a levé le gel sur les examens et concours dans différents établissements publics, sur les recrutements dans la fonction publique, les titularisations, avancements, stages et reclassements des agents de ce secteur. Cette mesure a occasionné, d’une part, des demandes d’embauche pléthoriques et, d’autre part, des candidatures multiples aux différents concours.
À titre d’exemple, sur 2796 inscriptions au concours de l’Ecole nationale d’art et manufacture (ENAM), seules 826 places étaient disponibles tandis que plus de 10 000 postes budgétaires ont été répartis entre 6 ministères : Éducation nationale, Santé, Communication et Médias, Habitat et Urbanisme, Intérieur et Sécurité, et Défense nationale.
Malgré la levée des mesures précitées, les demandeurs d’emploi sont au désarroi et la précarité bat son plein. Vivre s’est tourné vers le Mouvement national des chômeurs et affiliés (MNCA) pour parler du vécu des demandeurs d’emploi, de l’impact de la précarité sur leur vie… Suivons Axel Kombila Kombila, sociologue au chômage. Il est le porte-parole du Mouvement national des chômeurs et affiliés.
Annie Mapangou
À LA CROISÉE DES CHEMINS
À LA CROISÉE DES CHEMINS
Scène surréaliste et inédite que celle du communiqué largement diffusé le mercredi 30 août 2023, qui fera date dans l’histoire du Gabon. Que d’échanges téléphoniques au sein du cercle familial et entre amis pour se convaincre de la véracité de cette déclaration d’un officier de l’armée ! Beaucoup demeurant incrédules, dubitatifs quant à cet événement dont nous ne pouvons pleinement mesurer la portée à l’aune d’une année. Un régime réputé inamovible aux mains d’une famille qui a présidé pendant plus d’un demi siècle aux destinées d’une nation. Cinquante-six ans très exactement ! L’enfant qui avait donc 8 ans en 1967, année au cours de laquelle Albert Bernard Bongo prend le pouvoir, en avait 64 en 2023.
Nous pouvons donc comprendre le paroxysme des émotions ayant poussé certains à fondre en larmes, se remémorant probablement les tourments, les souffrances indélébiles qu’eux-mêmes ou certains de leurs proches ont eu à subir. D’autres ne sont, hélas, plus là pour vivre ce moment de ferveur durant les semaines qui ont suivi.
En faisant abstraction de toute analyse partisane des nombreux laudateurs, de la liesse populaire, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’homme providentiel du 30 août, peut-il répondre aux multiples attentes sociales de ses compatriotes, à la reconstruction, à la restauration des multiples infrastructures, à la cherté de la vie, au chômage endémique. Tels sont les chantiers, non exhaustifs, auxquels il doit s’atteler.
Libreville, du moins sur le front de mer depuis l’aéroport, est une façade qui n’est, hélas, pas à l’image de l’hinterland. Port-Gentil, la capitale économique, qui a apporté tant au Gabon grâce à l’or noir, est dans un état de délabrement inimaginable pour une si petite ville. Le président pourra-t-il tenir les engagements pris, tant ils sont multiformes ?
Les Gabonais ont applaudi certaines mesures relatives notamment au rétablissement des bourses au secondaire, après une suspension de sept ans, ainsi que la mise à disposition de milliers de postes budgétaires, sans oublier la revalorisation des pensions retraites. Un certain nombre de signes visibles, tant sur le plan économique que sur le plan financier, sont perceptibles. Prenons le cas de l’amélioration des recettes douanières et fiscales au cours des cinq premiers mois qui ont suivi le coup d’État.
Les données publiées par le ministère de l’Économie et des Participations le 17 novembre 2023 laissent entrevoir de belles performances des recettes budgétaires, notamment douanières. Les projections évoquaient 27,68 milliards de francs CFA. En définitive, ce sont 44,85 milliards qui ont été engrangés. La ville de Bitam, à elle seule, a enregistré 265,2 millions de francs CFA de recettes douanières en janvier 2024 contre 26,7 millions en janvier 2023. Ce résultat a été rendu possible grâce au logiciel « Sydonia World » qui prévient tout risque de fraude.
Il est à noter également un regain de confiance des bailleurs de fonds, nommément la Banque africaine de développement et la Banque Mondiale, à l’égard du Gabon, qui devrait par ailleurs apurer, dans les délais prescrits, la dette accumulée par les administrations précédentes. Concernant la vie chère, les mesures du gouvernement, par le biais de subventions, ont porté prioritairement sur les produits alimentaires (huile, cuisses de poulet) et les matériaux de construction (ciment, fer à béton). Cette initiative traduit la détermination des autorités à maintenir des coûts abordables pour la plupart des ménages.
Dans l’éventail des réalisations susmentionnées, le CTRI ne peut faire abstraction d’une dure réalité : celle de la dette nationale qui s’élève à 7 100 milliards de francs CFA. Le coût global des axes stratégiques prioritaires est de 3 021 milliards. Il faudrait donc que les autorités puissent à la fois répondre aux besoins sociaux, aux indispensables infrastructures de développement tout en assainissant les finances publiques
De plus, les exportations de notre pétrole représentent toujours plus de 50% du prduit intérieur brut (PIB). Qu’adviendrait-il si le prix du baril s’effondre non seulement en termes d’investissement mais surtout de paiement de la dette ?
S’il est indéniable que des mesures urgentes ont été prises depuis près d’un an par les autorités de la transition, la tournée républicaine a permis au chef de l’État d’être en contact avec ses concitoyens, de mesurer l’état réel de dénuement de certaines localités de l’arrière-pays et de mettre à disposition de celles-ci, sans exclusive, des montants substantiels à la hauteur de leurs besoins réels afin de parer au plus urgent.
Un contrôle rigoureux de ces financements s’impose afin d’éviter les travers d’un temps pas si lointain. Toutefois, si ces initiatives ne relancent pas l’emploi, ne diversifient pas l’économie, n’assurent pas un réel mieux-être, tous ces efforts porteront un coup rude au crédit de confiance à l’égard des autorités de la transition.
Une répartition équitable des fruits d’une éventuelle croissance est indispensable. Enfin, il est une question qui ne peut être éludée, c’est celle du référendum sur la nouvelle Constitution nationale qui divise les Gabonais.
Il est indéniable que tous les citoyens doivent être pleinement imprégnés du contenu et des contours du référendum. La campagne d’information et de sensibilisation en cours tombe à point nommé.
Adia Renomiè
LE GÉNÉRAL OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT
LE GÉNÉRAL OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT
Au lendemain du coup d’état pacifique, sans violence ni effusion de sang, survenu au Gabon le 30 août à l’aube, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema a prêté serment le lundi 4 septembre 2023 en tant que président de la transition au palais présidentiel du bord de mer de Libreville.
Devant les juges de la Cour constitutionnelle et de nombreux invités*, il a jugé important ‘’que les gabonais de toutes les couches sociales s’accordent pour adopter une nouvelle constitution par référendum, un nouveau code électoral et un code pénal fiables qui garantissent à tous les mêmes chances.’’
‘‘Le Gabon mérite une gouvernance assainie plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains, de libertés fondamentales, de démocratie et d’état de droit’’.
Le président de la transition s’est engagé, pour qu’à l’issue de la transition, le Gabon soit doté ‘‘d’institutions fortes, démocratiques et crédibles’’. Il veillera également, ‘’avec l’accord de tous les gabonais et des partenaires au développement, à ce que le pouvoir soit remis aux civils en organisant, dans la paix sociale, de nouvelles élections libres, transparentes et crédibles.’’
Donnant force à son discours, le président de la transition a cité les défunts présidents Omar Bongo et Jerry Rawlings.
- « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes entrain de faire. Il nous observe, il dit amusez-vous, mais le jour où il voudra aussi nous sanctionner, il le fera. »
- « Lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, c’est l’armée qui lui rend sa dignité et sa liberté.
Le président de la transition a également cité le militant des droits de l’homme Desmond Tutu, qui disait : « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur.
« Dans un moment d’intense émotion, le général Oligui Nguema a adressé une pensée spéciale aux Gabonais de la diaspora et « aux compatriotes qui auraient aimé vivre ce jour mais nous ont précédés dans l’au-delà. Je pense à tous les partisans du changement : Simon Oyono Aba, Martine Oulabou, Pierre-Louis Agondjo-Okawe, Pierre Mamboundou Mamboundou et André Mba Obame, pour ne citer que ceux-là. »
La politique et l’administration étant des domaines de souveraineté nationale, le général Oligui Nguema a déclaré avoir entrepris des consultations avec les forces vives de la nation. ‘’Leurs préoccupations sont légitimes et limpides. Nous allons nous atteler avec le gouvernement qui va être mis en place à donner à tous des raisons d’espérer une vie meilleure.’’
Se félicitant « des temps heureux, rêvés par nos ancêtres, qui arrivent enfin chez nous », l’auteur du coup d’état qui a renversé le régime d’Ali Bongo Ondimba a estimé « qu’il faut un changement profond, issu de notre réflexion commune. »
Des mécanismes seront mis en place ‘’afin de faciliter le retour au pays de tous les exilés politiques, rétablir la bourse pour les élèves du secondaire, amnistier les prisonniers d’opinion, financer l’économie nationale avec les partenaires locaux et les institutions financières locales.’’
La création d’une synergie avec l’accompagnement des banques locales pour le paiement des pensions des retraité.es, la révision des conditions d’attribution de la nationalité gabonaise et les lois du foncier sont d’autres mesures annoncées par le général Oligui Nguema.
*La presse, des représentants de la société civile, des confessions religieuses et du monde des affaires, ainsi que des dignitaires de l’ancien régime étaient à la prestation de serment du général Oligui Nguema.
Flavienne L. Issembè
RECONSTRUIRE LE GABON : LE DÉFI DE LA TRANSITION
RECONSTRUIRE LE GABON : LE DÉFI DE LA TRANSITION
Monument de la Libération : inauguré le 30 août 2024, à l'occasion de l'an 1 du coup d'État du CTRI
«Construisons ensemble notre pays. Cette construction ne concerne pas exclusivement les infrastructures. Il s’agit, pour moi, d’envisager quelque chose de plus grand et de plus profond que les routes et les bâtiments… » Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition.
Construire est une œuvre de longue haleine. Cette assertion peut s’appliquer au projet de restauration du Gabon où le cours de l’histoire a pris un nouveau tournant le 30 août 2023. Depuis ce jour mémorable, les autorités de la Transition ont engagé le Gabon sur la voie de la reconstruction nationale qui s’annonce tout aussi, voire plus titanesque que les ruines héritées du précédent régime.
Afin de relever ce défi, l’État s’est doté d’un Plan national de développement de la transition (PNDT) évalué à 4 600 milliards de francs CFA. Cette somme sera investie dans 293 projets au cours de la période 2024-2026. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et en faveur de l’amélioration effective des conditions de vie des couches sociales démunies, l’objectif étant de promouvoir la dignité des Gabonais.es à travers, entres autres :
- L’accès à l’éducation, aux soins de santé, au logement et à des emplois sécurisés et de qualité pour tous.
- La fourniture pérenne d’eau et d’électricité.
- Le développement des infrastructures y compris la réhabilitation/construction de bâtiments administratifs, du réseau routier et de voiries urbaines.
- L’exploitation des gisements de fer de Belinga et de Baniaka.
- Le développement de l’industrie du bois.
Au-delà du bois, des mines et du pétrole, l’État entend développer les autres secteurs de l’économie nationale (agriculture, énergie, numérique, pêche, tourisme). Par ailleurs, pour répondre aux besoins les plus urgents des 9 provinces du pays, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé « la mise à disposition d’une enveloppe de 63 milliards francs CFA afin de leur permettre de s’autonomiser et de relancer leurs activités. »
Dans le domaine de la santé, 5 pôles de spécialités d’excellence sont en construction, respectivement dans l’Estuaire, l’Ogooué-Maritime, le Moyen-Ogooué, le Haut Ogooué et le Woleu-Ntem.
À un autre niveau, l’accès au logement s’améliore progressivement avec la mise à disposition des 500 parcelles à Igoumié dans la commune d’Owendo, dans la banlieu-sud de Libreville.
Fruit d’un partenariat public-privé, cette opération devrait se poursuivre «avec la mise en exploitation de 40 hectares en plus, pour 800 parcelles de 500 m² viabilisés avec titres fonciers et la construction de 1 900 logements sociaux de 2 et 3 chambres pour les fonctionnaires, en suivant le modèle conçu pour les militaires où la prime de logement mensuelle constituera l’hypothèque permettant de financer l’acquisition du logement. »
Construire un pays est une œuvre de longue haleine. Nul à lui seul ne peut relever ce défi, d’où les appels à la solidarité du président de la transition lors de la tournée républicaine et à l’occasion de l’an 64 de l’indépendance nationale.
« Nous allons changer ce pays et le reconstruire. Si d’autres militaires l’ont fait avant nous, Rawlings au Ghana, Al-Sissi en Égypte, le président Kagame au Rwanda, nous sommes capables de le faire ici. »
Au-delà de la construction des infrastructures, le général Oligui Nguema « entend faire émerger un nouveau type de Gabonais en formatant les mauvaises mentalités. »
La mise en place « d’un cadre législatif solide basé sur des lois fortes, la restauration des institutions, qui commande l’intérêt supérieur de la Nation, et la future Constitution nationale sont une opportunité pour reconstruire le Gabon et instaurer un véritable État de droit qui, bien plus qu’un simple concept pour le CTRI, est l’idéal de démocratie auquel nous devons tous aspirer. »
« L’État de droit garantit notre liberté et notre justice en assurant à chaque Gabonais, quel qu’il soit, la possibilité de s’exprimer librement et de vivre dignement. Car, il n’y a pas de démocratie sans liberté d’expression, mais également sans respect de la loi. »
Flavienne L. Issembè
CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2023
CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2023
1. Ali Bongo Ondimba, président sortant et candidat du Parti démocratique gabonais (PDG)
2. Albert Ondo Ossa, candidat des partis d’opposition
3. Alexandre Barro Chambrier, candidat du parti Héritage et Modernité
4. Raymond Ndong Sima, indépendant
5. Mike Steeve Dave Jocktane, plateforme Alternance 2023
6. Paulette Missambo, présidente de l’Union Nationale (UN)
7. Victoire Issembè-Lasseni Duboze, indépendante
8. Jean Delor Biyogue Bi Ntougou, indépendant
9. Jean Romain Fanguinoveny, président du Rassemblement pour le Gabon (RPG)
10. Pierre-Claver Maganga Moussavou, président du Parti social-démocrate (PSD)
11. Joachim Mbatchi Pambo, président du Forum pour la défense de la République (FDR)
12. Jean V. Mouanga Mbadinga, président du Mouvement d’émancipation socialiste pour le peuple
13. Gérard Ella Nguema Mitoghe, président du Front populaire gabonais (FPG)
14. Gervais Oniane, président du parti centriste Union pour la République (UPR)
15. Axel Stophène Ibinga Ibinga, indépendant
16. Abel Mbombe Nzoundou, indépendant
17. Thierry Yvon Michel N’goma, indépendant
18. Emmanue Mve Mba, indépendant
19. Thérence Gnembou Moutsona, indépendant
NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT,
DES PRÉSIDENTS
DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION
NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT,
DES PRÉSIDENTS
DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION
L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Président
Jean-François Ndongou
Premier vice-président
François Ndong Obiang
Deuxième vice-président
Amiral Gabriel Mali Odjoua
Troisième vice-président
Florentin Moussavou
Quatrième vice-président
Geoffroy Foumboula Libeka Makosso
LE SÉNAT
Présidente
Paulette Missambo
Premier vice-président
Luc Oyoubi
Deuxième vice-président
Général Jean Ekoua
Troisième vice-président
Marc Ona Essangui
Quatrième vice-président
Révérend pasteur George B. Ngoussi
MEMBRES DE L’ÉQUIPE
Fondatrice – Directrice
Flavienne Louise Issembè
Journalistes seniors
Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè
Collaborateurs et Collaboratrices
Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis
Equipe WEB
Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager
Cadreurs et/ou Photographes
Andy G. Amiaganault
Herman Oke Mve
Alain Wolbert
Delvane BKG