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INÉGALITÉS ÉCONOMIQUES & PAUVRETÉ

FRACTURE DES REVENUS ET COÛT DE LA VIE

Le Gabon, pays situé sur la côte ouest de l’Afrique centrale, vit un paradoxe économique étonnant. Malgré un produit intérieur brut (PIB) par habitant d’environ 9 303 dollars des Etats Unis, d’immenses richesses minières et pétrolières, notre pays est en proie à une fracture sociale profonde. Les Gabonais économiquement faibles et les jeunes chômeurs payent un lourd tribut.

Si le revenu semble élevé sur le papier, sa répartition est extrêmement inégale. Une minorité de Gabonais jouit de l’essentiel des revenus des richesses nationales, tandis qu’un tiers environ vit sous le seuil de pauvreté, en particulier les jeunes de moins de 25 ans. Cette frange de la population qui, de surcroît, est la plus touchée par le chômage vit un profond sentiment d’exclusion. 

Exaspérés par les conditions de vie extrêmement difficiles, une majorité de Gabonais.es se tournent vers le secteur informel pour exercer de petits métiers sans protection sociale aucune. Les fruits de leur travail leur rapportent des revenus volatils et insuffisants face aux chocs économiques.

Du fait des inégalités, de la pauvreté et du coût de la vie, notre pays présente une situation complexe qui est exacerbée par :

  • La dépendance aux importations : près de 80% des produits alimentaires sont importés, rendant les prix sensibles aux crises mondiales.
  • L’offre insuffisante de logements et les coûts disproportionnés des loyers par rapport aux salaires.
  • Le coût du transport urbain et interurbain qui pèse lourdement sur le budget quotidien des ménages.
  • L’accès inabordable à l’énergie et à l’eau potable dans certains quartiers périphériques (Nzeng-Ayong, Cité-Mébiame, etc.)

Les conséquences sociales des inégalités économiques conduisent à une fracture financière et multidimensionnelle comme en témoignent les difficultés d’accès aux services sociaux.

Les coûts d’accès aux services de santé sont onéreux malgré l’existence de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). À l’échelle de l’éducation nationale, on ne parlera jamais assez du fossé entre les établissements scolaires privés aux effectifs raisonnables et ceux du secteur public saturés. Dans le domaine du logement les populations démunies occupent des habitations dans des zones sous intégrées, encore appelées « Mapanes », augmentant ainsi le taux de risques sanitaires et sécuritaires.

Les solutions à la crise

La situation inhérente aux inégalités économiques, à la pauvreté et au coût de la vie demeure complexe en République gabonaise. Pour autant, la tendance peut s’inverser à condition que l’État réduise sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur et du pétrole, et transforme ses richesses naturelles en pouvoir d’achat réel pour le citoyen moyen.

La lutte contre la vie chère, intensifiée au cours des 2 dernières années, s’est accompagnée de la stabilisation/suspension des prix sur certains produits de première nécessité et la création d’une Centrale d’Achat (CEAG) en vue de soulager les Gabonais.es économiquement faibles. Les contrôles sur le terrain se multiplient pour garantir l’application des prix fixés dans les supermarchés, les marchés et les quincailleries, notamment à Libreville.

La nécessité de développer la production agricole pour réduire la dépendance aux importations dont le coût est estimé à plus de 500 milliards de francs CFA par an, est souvent évoquée comme solution à long terme. Malgré les efforts engagés, beaucoup reste à faire pour inscrire dans les faits les réformes nationales

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