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LA CONFÉRENCE TOASTMASTERS 2026

‎« Le Gabon comme tous les autres pays a besoin de leadership. L’Afrique a besoin de leadership pour que nous puissions sortir de la situation dans laquelle nous sommes. Toastmasters est le lieu où on fabrique des leaders. »Amadou Djibo Gazibo, nouveau Directeur de la Croissance des Clubs Toastmasters‎Libreville, la capitale gabonaise, a abrité du 21 au 23 mai la Conférence internationale Toastmasters 2026.L’événement s’est achevé sur l’engagement des participants à faire de l’excellence et du leadership des priorités pour une transformation effective du continent africain.‎‎Placée sous le thème‎« Leadership et Influence à l’ère africaine », la Conférence, tenue à l’initiative du Comité d’organisation présidée par la gabonaise Yvette Ngwevilo Rekangalt et de l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI), a réuni 200 délégués venus des 12 pays du District 130. Des leaders, des experts, des entrepreneurs, des communicateurs et des passionnés d’art oratoire ont, 3 jours durant, échangé autour du thème et des opportunités de developpement du continent africain.‎‎« Nous sommes venus célébrer l’excellence, nous sommes venus célébrer l’amitié, nous sommes venus célébrer le développement d’une Afrique qui a décidé d’avoir un leadership performant », a déclaré, dans son mot de bienvenue, Yvette Ngwevilo Rekangalt.‎‎« Cette conférence n’est pas simplement un événement annuel. Elle est le symbole vivant de notre unité, de notre diversité et de notre engagement collectif envers l’excellence », a indiqué, de son côté, Stéphane Nzesseu, Directeur du District 130.‎‎L’Afrique qui parle. L’Afrique qui agit.‎‎Le professeur Bonaventure Mvé Ondo, philosophe, politologue et auteur d’ouvrages, a animé un débat sur la thématique « L’Afrique qui parle, l’Afrique qui agit ». « L’Afrique n’est pas en panne d’argent, elle est en panne de pensées… », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Un peuple qui ne produit plus ses propres concepts finit toujours par vivre dans les concepts des autres. »‎‎Selon le Pr Mve Ondo, « Le problème n’est pas d’utiliser les outils des autres ou même les langues des autres. Le problème commence lorsqu’une civilisation devient uniquement utilisatrice et cesse d’être conceptrice. »‎À travers des ateliers de formation, des concours d’éloquence et des panels d’experts de haut niveau, la conférence a permis aux participants de renforcer leurs compétences en communication et en leadership. L’enjeu est de valoriser le dynamisme entrepreneurial en conjuguant apprentissage et réseautagestratégique pour former une nouvelle génération de leaders africains. ‎La Conférence s’est achevée avec le renouvellement des instances dirigeantes dans le cadre des élections aux postes de directeurs des divisions A, B, C, D, E, F, G et H, du directeur chargé de la qualité et du nouveau directeur du District 130. ‎Nicolas Bokpe succèdera officiellement le 01 juillet 2026 à Stéphane Nzesseu à ce poste pour le mandat 2026-2027.‎‎Après Libreville en 2026, la conférence se tiendra en 2027 au Bénin, suivi du Burkina Faso en 2028 et du Congo-Brazzaville en 2029, sauf changement de programme.

FRACTURE NUMÉRIQUE

Selon la Banque mondiale, le Gabon se distingue comme le pays le plus connecté d’Afrique subsaharienne avec un taux de pénétration internet dépassant 70% et des investissements massifs dans la fibre optique qui ont fait baisser les coûts de connexion. Ce Top 10 africain des technologies de l’information et de la communication (TIC) reflète un développement avancé, particulièrement à Libreville et Port-Gentil où la bande passante est fluide et abordable.  Mais, ce leadership masque une fracture numérique criante. L’accès à internet, aisé en ville, limité ou inexistant à l’intérieur, se mue en handicap majeur. Entre éducation en ligne inaccessible, télémédecine compromise et opportunités économiques hors d’atteinte, les disparités sociales et territoriales qui gangrènent la société gabonaise s’accentuent, creusant davantage l’écart entre les villes, où les enfants peuvent accéder aux métiers du futur, et les villages, où les enfants décrochent, non par manque de capacité, mais par manque d’infrastructures et d’accès. Couplé à l’éducation et à la formation professionnelle, le numérique pourrait devenir un catalyseur de développement et d’équité territoriale, et un outil de justice sociale permettant aux habitants des provinces de participer pleinement au développement national à travers la vente de leurs produits agricoles et artisanaux en ligne, l’accès à des micro‑crédits et à des formations professionnelles à distance. À terme, l’information et les marchés numériques permettront aux petites entreprises locales de se développer, de créer des emplois et de réduire l’exode rural. Il y a donc urgence d’étendre durablement la couverture numérique dans tous les villages et de garantir une connexion stable, afin que chaque jeune ait accès au savoir et aux opportunités numériques. D’autres priorités incluent : Le numérique n’est plus un simple outil de divertissement ou d’échanges entre proches et avec le monde. Aujourd’hui, cet espace est devenu un outil de travail indispensable. Derrière chaque compte se cachent un entrepreneur, un vendeur, un créateur, une mère ou un père nourrissant sa famille au jour le jour, des apprenants qui suivent des cours en ligne, un journaliste qui fait de la recherche et informe le public. Suspendre, même temporairement, les réseaux sociaux, paralyse l’économie numérique. Moteur de croissance essentiel, ce domaine représente « l’ensemble des activités économiques, de production et de services s’appuyant sur les TIC et Internet. Priver le public, les élèves et les enseignants des réseaux sociaux revient donc à débrancher le moteur en plein vol ; à limiter l’accès aux outils pédagogiques, à l’information et la communication ; et à s’isoler du monde. Des revenus sont anéantis, en particulier ceux pour qui le numérique est un outil de survie vitale et une partie intégrante de la vie au quotidien. La restriction d’accès ne reste jamais abstraite. Elle se ressent immédiatement chez la petite vendeuse qui prend ses commandes sur WhatsApp ou dans la presse en ligne où la rapidité de la circulation des informations et l’accès du public à ses contenus sont extrêmement réduits. Entre sécurité publique et droit d’accès aux réseaux sociaux Jusqu’où l’État peut-il aller sans toucher aux droits des citoyens et comment peut-il protéger la société sans fragiliser ceux qui en dépendent pour vivre ? Si l’État a le devoir de protéger la population, il se doit également d’éviter que les mesures de protection ne créent d’autres formes d’exclusion, un équilibre mal géré pouvant rapidement se transformer en fracture sociale. Toute décision concernant les réseaux sociaux a un impact direct sur la vie réelle. La vraie question n’est peut-être pas de savoir s’il faut réguler ou non, mais comment réguler sans couper les gens de leurs moyens de vivre, d’apprendre et de communiquer. À l’instar de ce qui se fait dans tous les pays, l’État peut encadrer les communications numériques pour protéger la sécurité publique, mais ce pouvoir n’est pas sans limites. Les textes internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’Homme rappellent que toute restriction doit être justifiée, nécessaire et proportionnée. En d’autres termes, on ne peut pas limiter un droit sans raison forte et sans mesurer l’impact réel sur la population. Mais, sur le terrain, la règle juridique et la réalité vécue ne se rencontrent pas toujours facilement. Analyse juridique de la suspension des réseaux sociaux Selon le juge Okili, qui a bien voulu répondre aux questions du magazine « Vivre », cette mesure s’inscrit dans le cadre légal de protection de l’ordre public, mais elle doit respecter les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité.Le juge cite, entre autres, la restriction de la liberté d’expression et du droit à l’information qui limite la circulation des messages et des contenus. Et Me. Okili d’ajouter : « Le droit à l’éducation est indirectement impacté, car de nombreux étudiants utilisent les réseaux sociaux comme support pédagogique. De même, la liberté économique et le droit au travail sont touchés, particulièrement pour les jeunes micro-entrepreneurs et les professionnels du numérique, qui voient leurs activités paralysées. Du point de vue juridique, toute mesure de suspension doit être proportionnée et limitée dans le temps et l’étendue. Les autorités doivent démontrer qu’aucune alternative moins intrusive n’était possible. » De la légalité de l’action D’après le juge, la légalité de l’action peut être contestée devant la HAC ou la Cour constitutionnelle. Des recours internationaux restent envisageables, notamment devant la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples. En outre, dit-il, « La suspension des réseaux sociaux au Gabon peut se justifier légalement par la protection de l’ordre public, mais ses effets sur les droits fondamentaux nécessitent une évaluation stricte. Une suspension prolongée et générale pourrait être considérée comme disproportionnée, affectant la liberté

RETRAITE ET ENTREPRENEURIAT

Peut-on travailler après la retraite ? OUI, mais à une condition. Il faut se préparer très tôt, 10 à 20 ans avant de cesser son activité professionnelle. EYNING CONSEIL RETRAITE, une structure spécialisée dans la sécurisation de la retraite, organise des séminaires et des formations dans le but d’aider les intéressé.es à se lancer dans l’entrepreneuriat. À ce niveau, l’activité doit être simple et maîtrisée, et procurer une stabilité financière car, si la pension est une bonne chose, elle ne suffit pas à elle seule à la vie du retraité en raison, entre autres, des retards de paiement, du coût élevé du niveau de vie et de la hausse des dépenses de santé.  Alors préparez-vous dès maintenant à une belle vie après la retraite

JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Quelle est la place du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse ? La question était au cœur de la célébration en différé, le 08 mai 2026, de la Journée mondiale de la Presse organisée à la Maison Georges Rawiri, siège de Gabon 1ère, par le ministère de la Communication et des Médias en partenariat avec le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) du Gabon. La journée a réuni les membres du gouvernement y compris le ministre de la Communication et des Médias ; les représentants de l’UNESCO et de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ; les professionnels des médias et nombre d’invités. « Cette journée n’est pas une fête ordinaire, elle est un rappel historique. En effet, elle commémore la 33ème année de la Déclaration de Windhoek, en Namibie, qui a réaffirmé une idée simple et essentielle : Pas de démocratie sans une presse libre, pluraliste et indépendante », a déclaré le représentant de la presse.  « Mais, 33 ans après, quelle est la place du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse ? », s’est interrogé Brice Ntoutoume.   Il a rappelé le bond remarquable qui a hissé le Gabon, en 2024, à la 56ème place du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières, juste derrière les États-Unis d’Amérique. Deux ans après, notre pays se classe au 43ème rang mondial. « Ce recul doit nous interpeller, car il est le signe que la vigilance ne doit jamais faiblir… Il est donc nécessaire et urgent que le politique rectifie le tir », a martelé le journaliste. Le représentant de la presse a lancé un appel à l’accélération de la révision du statut particulier du communicateur et du Code de la Communication, l’objectif étant « de garantir une visibilité et une indépendance réelles des professionnels des médias, et de leur permettre d’informer les décideurs, d’éduquer les masses et divertir le public. » Pour Brice Ntoutoume, « L’avenir ne saurait être en paix sans une prise en considération des acteurs majeurs de la stabilité que sont les journalistes. Dans notre société, malgré la véracité des faits qu’ils se doivent de relayer, certains sont encore contraints. Nous nous mettons au silence au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ». Le journaliste « étant protégé et valorisé sous d’autres cieux », notre confrère a émis le souhait qu’il en soit de même pour les journalistes gabonais à l’ère de la VÈME République. Reconnaissant que la liberté de la presse est un combat permanent, Brice Ntoutoume a invité tous les acteurs de l’écosystème médiatique national à défendre les droits de la presse, notamment ceux afférents à la liberté d’expression et d’opinion, d’informer et d’être informée, car « Sans une presse libre, il n’y a pas de débat public. Et sans débat public et contradictoire, il n’y a pas de démocratie. » De son côté, l’UNESCO a souligné son engagement auprès du gouvernement gabonais dans le secteur des médias et la promotion des deux défis majeurs que sont les droits de l’homme et le développement national. « La liberté d’expression et la liberté de médias sont des droits indispensables pour la démocratie, pour la transparence des institutions publiques et la participation citoyenne », a déclaré Patricio Zambrano Restrepo. Saluant les changements survenus en 33 ans dans la façon de communiquer, le représentant de l’UNESCO a mis l’accent sur le rôle majeur des réseaux sociaux dans l’information des citoyens et des citoyennes. Il a révélé, chiffres à l’appui, que « Plus de 60% de la population mondiale s’informe principalement via les plateformes numériques. Il a alerté sur les risques de désinformation et de fausses nouvelles qui sont sources de chaos et de troubles sociaux, et plaidé pour la création d’un cadre juridique multisectoriel impliquant les médias, les associations, les pouvoirs publics, les plateformes numériques et la société civile. L’enjeu est « de constituer un équilibre durable entre les droits fondamentaux, les intérêts généraux, le respect d’autrui et surtout la vérité. » Répondant aux attentes de la presse, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a tenu à les rassurer sur les avancées relatives « aux textes importants que le gouvernement a adoptés le 26 février 2026, notamment : les ordonnances sur la régulation des réseaux sociaux, les projets de loi sur le statut particulier des professionnels de la communication et l’accès à l’information publique. » « Les textes sont déjà disponibles dans la navette institutionnelle entre le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat. Nous attendons notre passage devant le Parlement pour solliciter la ratification de ces textes importants qui vont modifier le paysage médiatique », a indiqué le ministre qui s’est, par ailleurs,exprimé sur le recul du rang du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse. « La dégradation du positionnement actuel du Gabon n’est pas une fatalité. Elle tient à quelques contingences, ce qui est normal dans la vie d’une nation. Le mieux ne s’est pas fait ailleurs en matière de liberté de la presse. Je peux dire que le meilleur s’est fait au Gabon, parce que le Gabon reste l’un des rares pays qui a constitutionnalisé, depuis 2024, ses droits fondamentaux, notamment la liberté de la presse. » Selon le ministre, la liberté de la presse doit être exercée au Gabon comme partout ailleurs, dans le respect de l’éthique et la déontologie de la profession, ainsi que dans le respect des lois et règlements en vigueur.  Au-delà des allocutions, la cérémonie s’est poursuivie avec la remise des certificats de reconnaissance, entre autres, à François Ndjimbi et Pierre Noël Botsika Bobé. Les autres récipiendaires qui n’ont pas pu prendre part à cet événement sont : Brigitte Anguilet, Désiré Ename, François Duc Moukouangui, Victor Mbenga Effa et Paul Mbadinga Matsiendi. Rodrigue Bekale de l’Association de l’Union gabonaise de la presse sportive (AUGPS), a remis une attestation au ministre de la Communication et des Médias en signe de reconnaissance « de ses efforts depuis sa prise de fonction. » Brice Ntoutoume a qualifié « d’avancée majeure l’inscription du droit d’accès à l’information dans la nouvelle Constitution nationale » et lancé un appel à l’accélération des réformes engagées « pour JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

OLIGUI INAUGURE LA NOUVELLE CITÉ DE LA DÉMOCRATIE

Le Chef de l’État gabonais, accompagné de la Première Dame, Zita Oligui Nguema a présidé, le dimanche 03 mai 2026, la cérémonie inaugurale du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, sis à la Cité de la Démocratie, en présence de 6 chefs d’État* et d’anciens présidents africains, de chefs de délégations étrangères, de membres du Corps diplomatique et des dignitaires de la République. Le 03 mai coïncide avec le premier anniversaire de l’investiture du chef de l’État, commémorant « une année d’action, de réformes et de stabilité retrouvée. » La Cité de la Démocratie, lieu emblématique des grands rendez-vous politiques et diplomatiques, devient un symbole de continuité institutionnelle, d’ambition nationale et de renouveau. La cérémonie a été marquée par la décoration de plusieurs personnalités allant du grade de Grand officier à celui de Grand-Croix dans l’Ordre du mérite gabonais. Succédant à la décoration des récipiendaires, place a été donnée aux activités suivantes : Pourquoi la renaissance du Palais des Congrès ? Le nouveau Palais des Congrès a été édifié en hommage à l’ancien président Omar Bongo Ondimba, « figure marquante de l’histoire politique gabonaise, reconnu à travers le monde pour son rôle dans la préservation de la paix, la stabilité et la cohésion nationale. » Cette infrastructure majeure, associée à son nom, rappelle l’importance qu’il attachait « au dialogue, à la continuité institutionnelle et à la recherche permanente de solutions concertées pour le pays. » Avec une capacité d’accueil de 3000 places, le Palais a été équipé pour en faire une infrastructure d’accueil des évènements multilatéraux de très haut niveau et d’envergure internationale. Diplomatie Au-delà de l’œuvre architecturale, la Cité de la Démocratie représente un acte stratégique de repositionnement diplomatique du Gabon qui marque son retour sur la scène internationale, avec pour ambition de devenir un centre diplomatique majeur en Afrique, un acteur influent en Afrique centrale et un interlocuteur crédible à l’échelle internationale. *L’événement a réuni notamment les présidents Évariste Ndayishimiye du Burundi, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, John Dramani Mahama du Ghana, Faustin-Archange Touadéra de la République centrafricaine, Julius Maada Bio de Sierra Leone et Carlos Manuel Vila Nova de Sao Tomé-et-Principe. Cette invitation traduit le poids diplomatique du Gabon dans la région, sans oublier le soutien politique et institutionnel de ses partenaires. Politique À ce niveau, les points forts enregistrés sous la nouvelle gouvernance incluent le renforcement de l’image et de la légitimité de l’État, l’unité nationale et la réforme des institutions. Pour autant, des limites liées à une communication excessive, un décalage avec les réalités sociales et une reproduction des anciennes pratiques politiques, pourraient freiner les attentes de rupture exprimées par une partie de la population. En effet, la renaissance de la Cité de la Démocratie, que d’aucuns qualifient « d’utile et stratégique pour consolider le pouvoir et renforcer l’autorité de l’État », apparait pour le moins ambiguë, la ligne entre l’action publique réelle et la communication politique étant floue. D’où, cette question cruciale : peut-on juger l’efficacité politique d’un régime à partir de ses infrastructures, ou doit-ont prioriser son impact concret sur les conditions de vie des populations ? Bâtie initialement pour accueillir le Sommet historique de l’Organisation de l’Union africaine en 1977, la première version du Palais des Congrès passe le flambeau au Palais Omar Bongo Ondimba.  Placée sous le sceau de la continuité et du renouveau, et tournée vers l’avenir, la nouvelle Cité de la Démocratie est à l’image de la vision du président de la République de faire du Gabon un carrefour international de réflexion et d’action, et un pôle moderne d’accueil des rencontres de haut niveau, alignées sur les standards internationaux.

GRANDE CONFÉRENCE ANNUELLE LBV26

Libreville accueille, du 21 au 23 mai 2026, la Conférence Toastmasters International placée sous le thème « Leadership et influence à l’ère africaine. L’annonce de l’évènement est intervenue le 15 avril au siège de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI) à l’occasion d’une conférence de presse de la présidente du Comité d’organisation, Yvette Ngwevilo Rekangalt, et du Chargé d’études du directeur général adjoint de l’Agence, Glaine Yebesse. L’événement réunira des leaders, des entrepreneurs et des décideurs venus de toute l’Afrique centrale pour trois jours de formations et de compétitions intensives en art oratoire et networking stratégique. « C’est une première en Afrique et il faut s’en réjouir. C’est une occasion à ne pas rater pour justement apprendre un peu plus ce qui peut nous valoriser, nous donner de la confiance en nous-mêmes, nous permettre de gravir des échelons là où nous travaillons et d’apprendre parce qu’on ne cesse jamais d’apprendre, et Toasmasters est justement le lieu où se forment les leaders », a déclaré la présidente du comité d’organisation de la conférence. Pourquoi le choix du Gabon ? Pour Mme Rekangalt,le Gabon mérite que cette conférence se déroule sur son territoire afin que notre pays, « qui est peut-être le plus petit en termes de population, puisse s’en sortir avec chaque gabonais qui apprend l’éloquence, sait ce que servir veut dire, servir son pays, son entreprise, servir sa famille, et qui apprend ou développe son intégrité. » Qui est concerné par cette rencontre à l’échelle internationale ? Selon Mme Rekangalt : « La conférence intéresse tous ceux qui veulent gagner en compétences, en leadership ou en art oratoire, mais elle concerne particulièrement les entreprises parce-que, justement, le personnel en entreprise a besoin de maîtriser la connaissance de son produit pour générer de la productivité qui, elle-même, va générer la propension à améliorer le chiffre d’affaires… » « Nous avons besoin d’augmenter le flux d’investissement dans notre pays. Comment y parvenir si ce n’est par l’utilisation de l’art de la parole », a-t-elle ajouté en substance. La Grande Conférence des Toastmasters dispense des formations, notamment dans les domaines de la communication stratégique, l’influence persuasive et la maîtrise de présentation. Elle se distingue aussi par deux pôles importants : le leadership et la communication orale. Les points forts de la Conférence Le Comité d’organisation de l’évènement en a présenté trois, à savoir : Les travaux de la conférence se clôtureront sur un panel tout à fait spécifique ayant pour thème : « Gabon, terre d’opportunités », animé par l’ANPI. Par ailleurs, des pagnes ont été choisis pour le dress code de la Grande Conférence avec des couleurs qui sont représentées dans chacun : le noir, symbole d’élégance, de mystère, de tristesse ; le rouge, couleur du sang, de la passion, du cœur, de la tendresse, de la bienveillance ; le blanc, couleur des jumeaux et de la pureté. Toastmasters International est une organisation mondiale à but non lucratif créée en 1924 aux États-Unis. Avec plus de 360.000 membres dans 145 pays, elle est la référence mondiale en matière de développement personnel. Le Gabon, qui en est membre depuis 2024, compte cinq clubs. Dernier pays de la sous-région à avoir adhéré à Toastmasters, il est aussi le premier à organiser la conférence. La Grande conférence du District 130 de Toastmasters international est composée de 12 pays : Bénin, Burkina-Faso, Congo, Cameroun, Centre-Afrique, Gabon, Guinée-Équatoriale, Niger, Nigéria, République Démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principé, Tchad.

L’usage des RS sous ordonnances

Le journal officiel a publié dans son édition du 08-15 avril 2026 les ordonnances portant règlementation de l’usage des réseaux sociaux en République gabonaise. Cette étape succède à la suspension, le 17 février, des réseaux sociaux suivie de l’adoption le 26 février, en conseil des ministres, desdits textes et à la tenue, le 01 avril, d’une conférence de presse conjointe du porte-parole du gouvernement et du ministre de la Communication et des Médias. Charles Edgard Mombo et Germain Biahodjow se sont expliqués sur la réforme en cours, les dérives observées depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et la nécessité d’un équilibre entre liberté d’expression et responsabilité numérique. Selon M. Mombo, « l’espace numérique est confronté à une prolifération de contenus de nature à troubler l’ordre public, à fragiliser la cohésion nationale et à porter atteinte aux institutions de la République. Le gouvernement de la 5ème République n’a pas d’autre choix que d’agir avec responsabilité. La suspension temporaire de certains réseaux sociaux, décidée par les autorités compétentes, s’inscrit dans une logique préventive. » « Le gouvernement, en aucun cas, ne remet en cause la liberté d’expression qui demeure un droit fondamental garanti par notre Constitution. Le gouvernement reste profondément attaché à ce principe. Cependant, la liberté ne saurait s’exercer sans responsabilité. C’est pourquoi nous avons engagé un processus de réformes visant à adapter notre cadre juridique aux réalités du numérique », a ajouté le ministre. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que la gouvernance actuelle souhaite bâtir un environnement numérique sécurisé, éthique et respectueux des valeurs de la République. Pour ce faire, des discussions sont en cours avec les plateformes numériques afin de définir des mécanismes de régulation efficaces et adaptés. Ilo a indiqué que le gouvernement envisage d’organiser prochainement un forum national sur les réseaux sociaux qui réunira l’ensemble des parties prenantes – institutions, experts, société civile et acteurs du numérique – afin de construire une réponse collective et durable. « Notre ambition est claire : garantir à chaque citoyen un espace d’expression libre, mais aussi sûr et responsable. Le Gabon avance, avec détermination, vers un équilibre entre liberté et sécurité, modernité et responsabilité », a-t-il dit. Le ministre de la Communication et des Médias a, pour sa part, annoncé que les autorités optaient pour un rétablissement progressif des réseaux sociaux suite aux restrictions imposées il y a plus d’un mois par la Haute Autorité de la Communication. Cette décision reflète un équilibre entre ouverture numérique et encadrement d’usage. Germain Biahodjow a également dit à la presse que la réouverture des réseaux sociaux se fera sous contrôle avec un encadrement légal renforcé, la responsabilisation des internautes et la priorité à la cohésion sociale et la sécurité nationale. Le ministre de la Communication et des Médias a par apporté des précisions sur les ordonnances de l’État. La première, identifiée sous le N°0011/PR/2026 du 26 février 2026, porterèglementation de l’usage des réseaux sociaux en République Gabonaise. Pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution nationale, le texte énumère, entre autres mesures :   Ordonnance N°0012/PR/2026 du 26 février 2026. Le texte modifie certaines dispositions de la loi N°019/2016 du 09 août 2016 sur le Code de la Communication. Les activités de communication audiovisuelle, écrite, numérique et cinématographique sont libres en République gabonaise, sous réserve du respect de l’ordre public et des textes en vigueur. Les professionnels exerçant ces métiers sont tenus au respect de leurs droits et devoirs. Dans le cas contraire, ils encourent des sanctions administratives, pénales et pécuniaires. L’ordonnance astreint également tout hébergeur de contenus numériques à coopérer avec les autorités compétentes dans le cadre d’une enquête administrative ou judiciaire. Des attributions de la HAC Les pouvoirs de la Haute Autorité de la Communication sont élargis dans le cadre de l’Ordonnance n°0013/PR/2026 du 26 février 2026 portant modification de certaines dispositions de la loi N°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la Hante Autorité de la Communication. À travers cette ordonnance, la HAC peut contrôler, réguler et sanctionner les plateformes numériques. Les nouvelles ordonnances sur l’encadrement des réseaux sociaux marquent une réforme profonde du numérique au Gabon. Elles visent, entre autres, la responsabilisation des utilisateurs, l’encadrement des influenceurs, la lutte contre les abus (fake news, l’IA, la diffamation, etc.), la protection des citoyens. Cependant, elle soulève des critiques par rapport à la liberté d’expression et la définition quelque fois ambigüe du « contenu illicite. »

JOURNÉE MONDIALE DU THÉȂTRE

Le théâtre joue un rôle crucial dans le paysage culturel national.  Considéré comme un divertissement par bon nombre de personnes, il est un outil puissant du droit à la liberté d’expression, de critique sociale et de préservation de l’identité culturelle. À travers le théâtre, les artistes expriment leurs visions, partagent des récits uniques sur le monde et mettent en lumière les enjeux de la société à travers l’humour, le drame ou la satire. Les enfants des Groupes scolaire Les Tsanguettes et Regina Mundi, situés respectivement à Angondje et Okala dans la Commune d’Akanda, se sont prêtés au jeu de la scène à l’occasion, le 27 mars, de la Journée mondiale du Théâtre. Manou Mbadinga, acteur gabonais et fondateur d’une cellule théâtrale dans l’enceinte même des Tsanguettes est l’initiateur du projet.  Se félicitant de la prestation des élèves et de l’importance que revêt le théâtre pour l’éducation, Manou a néanmoins déploré de voir le théâtre disparaitre dans les écoles. « Je sais que les programmes scolaires réservent une place pour les arts, mais si le cours est prévu, l’organisation fait défaut. » L’artiste a lancé un vibrant appel à la formation des enfants au pied de la vie. « Il faut déjà poser une base dès la petite enfance, car quand on parle d’une adolescence compliquée, c’est parce-que l’enfant n’a pas eu certains codes et n’a pas été vraiment encadré. » La chargée de la Communication du bureau de l’Association des parents d’élèves (APE) des Tsanguettes, Leila Mouloungou Mounguengui, s’est dite heureuse du cadre choisi pour les festivités de cette journée : « C’est un plaisir de voir les enfants avoir le courage de s’exprimer devant les grandes personnes car, on sait que ce n’est pas toujours facile. » Selon Leila, le théâtre contribue à : « l’éveil de l’enfant face au stress, l’expression et la confiance en soi face au public. » Abondant dans le même sens, Yacine, 8 ans, estime que « le théâtre lui permet de s’exprimer devant le public pour ne pas être intimidée. » Pour le Directeur du Groupe scolaire les Tsanguettes, Alpin Nicaise Mboumba, « Le théâtre permet aux enfants d’avoir une bonne capacité de mémoire et de se libérer de la timidité, car parler en public n’est pas donné à tout le monde. » La Journée mondiale du Théâtre est célébrée pour promouvoir l’art théâtral et sensibiliser le public à son importance culturelle et sociale. Créée en 1961 par l’Institut International du Théâtre (ITI), elle est célébrée pour la première fois, le 27 mars 1962, à l’occasion de l’ouverture de la saison du « Théâtre des Nations », à Paris. Cette date symbolique marque le début d’une célébration annuelle qui rassemble artistes, institutions et passionné.es du monde entier pour honorer le théâtre dans toute sa diversité.

INÉGALITÉS ÉCONOMIQUES & PAUVRETÉ

Le Gabon, pays situé sur la côte ouest de l’Afrique centrale, vit un paradoxe économique étonnant. Malgré un produit intérieur brut (PIB) par habitant d’environ 9 303 dollars des Etats Unis, d’immenses richesses minières et pétrolières, notre pays est en proie à une fracture sociale profonde. Les Gabonais économiquement faibles et les jeunes chômeurs payent un lourd tribut. Si le revenu semble élevé sur le papier, sa répartition est extrêmement inégale. Une minorité de Gabonais jouit de l’essentiel des revenus des richesses nationales, tandis qu’un tiers environ vit sous le seuil de pauvreté, en particulier les jeunes de moins de 25 ans. Cette frange de la population qui, de surcroît, est la plus touchée par le chômage vit un profond sentiment d’exclusion.  Exaspérés par les conditions de vie extrêmement difficiles, une majorité de Gabonais.es se tournent vers le secteur informel pour exercer de petits métiers sans protection sociale aucune. Les fruits de leur travail leur rapportent des revenus volatils et insuffisants face aux chocs économiques. Du fait des inégalités, de la pauvreté et du coût de la vie, notre pays présente une situation complexe qui est exacerbée par : Les conséquences sociales des inégalités économiques conduisent à une fracture financière et multidimensionnelle comme en témoignent les difficultés d’accès aux services sociaux. Les coûts d’accès aux services de santé sont onéreux malgré l’existence de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). À l’échelle de l’éducation nationale, on ne parlera jamais assez du fossé entre les établissements scolaires privés aux effectifs raisonnables et ceux du secteur public saturés. Dans le domaine du logement les populations démunies occupent des habitations dans des zones sous intégrées, encore appelées « Mapanes », augmentant ainsi le taux de risques sanitaires et sécuritaires. Les solutions à la crise La situation inhérente aux inégalités économiques, à la pauvreté et au coût de la vie demeure complexe en République gabonaise. Pour autant, la tendance peut s’inverser à condition que l’État réduise sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur et du pétrole, et transforme ses richesses naturelles en pouvoir d’achat réel pour le citoyen moyen. La lutte contre la vie chère, intensifiée au cours des 2 dernières années, s’est accompagnée de la stabilisation/suspension des prix sur certains produits de première nécessité et la création d’une Centrale d’Achat (CEAG) en vue de soulager les Gabonais.es économiquement faibles. Les contrôles sur le terrain se multiplient pour garantir l’application des prix fixés dans les supermarchés, les marchés et les quincailleries, notamment à Libreville. La nécessité de développer la production agricole pour réduire la dépendance aux importations dont le coût est estimé à plus de 500 milliards de francs CFA par an, est souvent évoquée comme solution à long terme. Malgré les efforts engagés, beaucoup reste à faire pour inscrire dans les faits les réformes nationales

OÙ EN EST L’INSERTION SOCIALE

Quelle est la place des personnes vivant avec un handicap dans la société gabonaise ? Faiblement représentées à divers niveaux de la sphère nationale, elles doivent se battre pour faire valoir leurs droits y compris le droit d’être électeur ou candidat, ainsi que le droit d’accès au bureau de vote L’adoption en 2025 des nouvelles lois sur les partis politiques et le découpage électoral changera-t-elle la donne ? Olivier Indouma, président de la Fédération nationale des associations des personnes handicapées, livre sa vérité sur la situation et appelle à l’inclusion sociale effective de ce groupe dont la voix compte.