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LE GABON CÉLÈBRE LE RETRAITÉ ET LA PERSONNE ÀGÉE

Le palais des congrès accueille la 1ère édition de la jnrpa « Entrer dans l’ère de la cinquième République, c’est reconnaître que le développement d’un pays se mesure à la dignité qu’il accorde à ses aînés, à ses bâtisseurs. »   Marie-Josée Azizet, Représentante des retraités à l’occasion de la 1ère JNRPA Sous le haut parrainage du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Ministère des Affaires sociales, de la Protection de l’Enfance et de la Femme a organisé, le 1er octobre 2026, la première édition de la Journée nationale du retraité et de la personne âgée (JNRPA), sous le thème : « Le bien-être du retraité et de la personne âgée à l’ère de la cinquième République. » Le palais des Congrès de Libreville a servi de cadre à la cérémonie. Symbole de l’engagement du Gabon pour la dignité humaine et la justice sociale, l’évènement a réuni autour des ainés le vice-président du gouvernement, le ministre des Affaires sociales, les membres du gouvernement et du corps diplomatique, des parlementaires, des invités, les retraités et personnes âgées venus nombreux. « Les retraités sont le socle vivant de notre nation. » Entre hommage aux aînés, reconnaissance envers l’État, main tendue à la jeunesse, les allocutions du jour ont marqué les esprits. « La retraite est trop souvent perçue à tort comme un crépuscule ou une sentence exécutoire. J’affirme au contraire que les retraités constituent le socle vivant de notre nation. Ils en sont les fondations. Ils sont les bâtisseurs d’hier, les gardiens de notre mémoire collective et la boussole morale de notre société. Nous pouvons en être fiers », a déclaré la représentante des retraités. Estimant que l’acte de comprendre le bien-être de nos personnes âgées est un devoir de mémoire, un acte de justice sociale, Marie-Josée Azizet a indiqué : « qu’honorer nos aînés n’est pas regarder vers le passé, c’est sceller l’unité de toute une nation main dans la main, des plus anciens, des plus jeunes, sous les couleurs de la Mère Patrie…transmettre aux jeunes pour bâtir ensemble, c’est cela la vraie solidarité intergénérationnelle. » Le porte-voix des retraités a, par ailleurs, salué « les avancées concrètes » dans la régularisation du versement des pensions et exprimé leur profonde reconnaissance à l’État qui en retour peut compter sur « la sagesse, l’expérience et les prières ferventes des aînés pour accompagner l’essor de la 5ème République sous la gouvernance éclairée du président de la République. »   « Se projeter dans l’avenir » La Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo, a fait l’éloge du vivre plus longtemps, fruit « des progrès réalisés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de la protection sociale. » Cependant, a-t-elle dit, « une société qui gagne en longévité doit être une société qui se prépare, qui doit anticiper les transformations démographiques avenir et mettre en place des politiques publiques capables de garantir à tous une vieillesse digne, active, en bonne santé et sécurisé. » Fatou Aminata Lo a relevé l’urgence d’anticiper les besoins futurs du système de santé ; de préparer le système de protection sociale ; de repenser l’emploi et le parcours de vie pour une vie plus longue ; d’adapter les villes, les logements et les territoires pour qu’ils soient accessibles pour les personnes de tous les âges, de renforcer la solidarité intergénérationnelle tout en préparant toutes les générations. « L’Agenda 2030 des Nations unies nous engage à ne laisser personne de côté. Il nous invite à bâtir des sociétés où l’âge n’est ni un facteur d’exclusion, ni une source d’inégalités, mais une étape naturelle de la vie vécue dans la dignité, dans le respect et dans la pleine jouissance des droits humains », a martelé la représentante du système des Nations unies. « Aucun aîné ne doit être laissé de côté » « Ce 1er octobre marque un tournant institutionnel majeur pour le Gabon », a déclaré le ministre des Affaires sociales. Se référant au décret n°0377/PR/MASEEF du 11 septembre 2026 instituant la Journée nationale du retraité et de la personne âgée,Armande Longo a indiqué que le texte vient « réparer une omission, une injustice envers ceux qui ont tout donné à ce pays et qui dans leur silence nous regardaient et attendaient le moment de leur prise en compte. » Selon le ministre, le grand âge ne doit plus contraindre les aînés à des parcours de soins complexes ou inaccessibles. « Il faut structurer, professionnaliser et réguler les services d’aide et d’accompagnement à domicile au Gabon. Nous devons former des auxiliaires de vie, valoriser ces métiers de l’humain et soutenir les familles. » Parlant de l’étroite collaboration du ministère des Affaires sociales avec le ministère de la Santé, Armande Longo a indiqué qu’ils œuvrent à l’amélioration de la prise en charge dans les gériatries et à la décentralisation de l’accès aux soins dans l’ensemble des 9 provinces afin qu’aucun aîné ne soit laissé de côté, de Libreville jusqu’au village le plus reculé de l’arrière-pays. L’État reconnaissant À toutes celles et tous ceux qui ont servi la nation, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rendu un hommage appuyé. « Le Gabon d’aujourd’hui est en partie l’héritage de vos efforts. En retour notre république doit être une nation qui protège ses aînés, qui les écoute et qui les respecte, une nation qui leur permette de transmettre, car une société qui perd le lien avec ses anciens, perd progressivement, le lien avec sa mémoire. » Le représentant du président de la République a donné un aperçu des réformes engagées par le gouvernement au niveau de la Caisse nationale des pensions et des prestations familiales (CPPF) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Selon Hermann Immongault, les résultats sont perceptibles. Il a notamment cité : Du côté de la CNSS, les réformes initiées en 2025 permettront d’ici fin 2027 : À ces avancées s’ajoute le projet de construction de maisons de retraités et de maisons de vie.  « Nous avons besoin de votre expérience, de votre mémoire, de votre bénédiction. Comme le dit la sagesse africaine, celui qui plante un arbre ne mange pas toujours de son fruit. Vous avez planté. À nous de faire grandir, protéger ce qui a été construit et préparer … LE GABON CÉLÈBRE LE RETRAITÉ ET LA PERSONNE ÀGÉE

 « LE BEL ÂGE » OUVRE OFFICIELLEMENT SES PORTES

Une vue du bel âge

La Maison d’Assistance et de Vie « Le Bel Âge » a officiellement ouvert ses portes le 1er octobre 2026, au cours d’une cérémonie marquant la célébration de la première édition de la Journée nationale du Retraité et de la Personne Ȃgée (JNRPA), à son siège situé à Akanda, dans le 1er arrondissement de Libreville. Des parents, des personnes âgées, des invités y compris un prêtre, venu bénir les lieux, se sont joints au personnel et aux résidents. Le Bel Ȃge, qui a pour slogan « La Vie Continue », est spécialisé dans l’hébergement des personnes âgées, à court, moyen et long terme. L’établissement dispose de plusieurs atouts indispensables au soulagement des personnes âgées : expérience et sagesse ; cohésion sociale, savoir-faire et créativité ; stabilité, repères, bien-être et sérénité. Selon le fondateur et directeur général de la structure, Charles Yeno Nkendjo, « Le Bel Âge est une structure d’accueil qui s’occupe principalement des personnes âgées qui ne peuvent plus ou ne souhaitent plus vivre seules à leur domicile. Nous avons des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des psychologues et des religieux. » Conditions d’accès et assistance « Nous procédons par une évaluation d’abord, avant d’admettre le futur résident. Une évaluation doit être faite par un psychologue et un kinésithérapeute, et un religieux quand cela s’impose. Ensuite, nous nous réunissons en commission et décidons d’admettre ou pas le résident », explique Léo Charles. D’une capacité d’accueil de 25 personnes, Bel Ȃge reçoit quatre principaux types de résidents : autonomes, semi-autonomes, dépendants et très dépendants. Le coût d’hébergement varie selon les cas, chaque personne ayant un problème spécifique qui se doit d’être évalué au préalable. La structure s’organise en vue d’accroître le nombre de résidents au regard de la forte demande et préconise d’étendre ses activités en province. L’enjeu, comme l’explique M. Yeno, est de recenser, programmer, augmenter la capacité d’accueil pour maintenir, accompagner au maximum les personnes âgées qui ont besoin d’assistance.   « En dépit de nos moyens limités, nous nous battons pour que le maximum de personnes intègre le Bel Ȃge. Nous nous attelons à mettre en place des mécanismes qui permettront de retrouver les parents démissionnaires, quitte à employer les moyens juridiques pour les ramener à l’ordre. » « Le Bel Ȃge » est, de l’avis du prêtre qui a béni les lieux, « le signe visible du soutien de Dieu. Une maison où Dieu, par les mains du personnel, par la générosité de son promoteur, vient dire à chaque pensionnaire, je ne t’ai pas oublié, tu as du prix à mes yeux. Que ce lieu soit une maison de paix, de joie et surtout de prière pour tous. » Se référant aux Saintes écritures, l’homme de Dieu a dit : « Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur. C’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve. » Et de conclure : « Dans nos traditions africaines, on ne reste pas assis quand un ancien entre. On se lève par respect pour cette personne. »

LES SENIORS ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ

Au sein de la société gabonaise, au plan traditionnel, les personnes âgées étaient considérées comme les gardiens de la mémoire et des valeurs sociales mais, aujourd’hui avec l’emprise de la modernité, ces derniers voient leur place longtemps privilégiée disparaître sous le poids de l’urbanisation, des nouvelles technologies et de la transformation des relations familiales. Les séniors se retrouvent ainsi, à l’épicentre de la préservation des traditions et l’adaptation aux transformations modernes. Dans la tradition gabonaise, la parole des personnes âgées occupait une place cruciale dans le socle de la société. Vu qu’ils étaient considérés au rang de conseillers, de médiateurs mais également de transmetteurs d’un patrimoine culturel érigé au fil des générations. Malheureusement, avec le développement qui alterne l’environnement chaque jour un peu plus, cette perception semble se désaltérer au rythme de la progression de cette transformation. Les profondes mutations sociales et culturelles, obligent désormais les seniors à s’adapter à l’essor du numérique, de l’urbanisation, de la mobilité des jeunes ainsi que l’évolution des structure familiales qui donnent naissance au bouleversement des rapports entre générations. Dans le cadre de la communauté traditionnelle, l’âge est associé à l’expérience et à la sagesse. Les anciens détiendraient à cet effet, une connaissance précieuse des coutumes, des traditions, des généalogies, des récits historiques et des pratiques culturelles. Raison pour laquelle, ces personnages jouent un rôle important dans l’éducation des plus jeunes avec les contes, les proverbes, les chants, les langues locales et les récits transmis oralement qui permettent de maintenir le lien avec les générations précédentes. Dans les grandes villes du pays, particulièrement dans la capitale, Libreville, cette ambiance est aujourd’hui confrontée à de nouveaux défis car, le mode de vie de plusieurs citoyens a énormément changé. Les nouvelles formes de communication peuvent créer un fossé générationnel. Beaucoup de personnes du troisième âge éprouvent des difficultés à maîtriser les outils numériques (téléphones portables, messageries instantanées, réseaux sociaux) car, ils constituent pour certains, la seule voie de communication. Néanmoins, il en existe ceux-là qui cherchent à s’adapter à leur nouvel environnement. Le modernisme réduit les contacts physiques entre les jeunes générations et les personnes âgées. Ce changement disloque tant bien que mal les solidarités familiales traditionnelles et favorise la solitude des personnes âgées. Le vieillissement devient de ce fait, une question non seulement familiale, mais aussi un enjeu social. En conséquence, cette condition devrait amener les autorités compétentes à repenser les mesures d’accompagnement des seniors au sein de la société en matière de protection, de santé mais également leur prise en compte dans la vie sociale, culturelle et communautaire. Les personnes âgées représentent un patrimoine humain vivant surtout que leur expérience peut contribuer à donner du sens aux transformations en cours. Donc, la modernité ne devrait pas effacer la mémoire, pas plus que la tradition ne devrait empêcher l’évolution. Le véritable investissement est de construire une société capable de faire dialoguer les générations. Puisque derrière chaque personne âgée se trouve une histoire. Et derrière une histoire, se cache une part de la mémoire du Gabon

LE PRÉSIDENT OLIGUI NGUEMA

« Le Dialogue national inclusif est un moment primordial au cours duquel, nous allons pouvoir nous parler avec franchise et sincérité. Il vise l’édification d’un Gabon nouveau et la réconciliation des Gabonais entre eux », a déclaré le Président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’ouverture le 02 avril 2024 du Dialogue national inclusif (DNI) au Palais des sports de Libreville. La cérémonie a réuni des milliers de gabonais, l’invité spécial du Chef de l’État en la personne de Faustin-Archange Touadéra, Président de la République de Centrafrique (RCA) et facilitateur de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) auprès du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), Monseigneur Jean-Patrick Ibaba, Archevêque métropolitain de Libreville et président du DNI. Le vice-président, les présidents des institutions et les membres du gouvernement de la Transition, les corps habillés, les observateurs au dialogue national, les membres du bureau et des commissions du DNI, des leaders religieux et traditionalistes, et les représentants des missions diplomatiques étaient également présents. L’archevêque de Libreville a indiqué que « ce dialogue constitue l’espoir de tous les gabonais de voir enfin notre cher pays sortir de ses crises multiformes et emprunter résolument et définitivement le chemin de la restauration des valeurs, de l’intégrité, de la fraternité, du partage, du développement socio-économique qui fondent des grandes nations. » Il a appelé « chacun au dépassement de soi pour s’inscrire dans une logique d’inclusion afin que ce dialogue serve de fondement à un processus de réconciliation véritable… À l’issue de ce dialogue, notre pays le Gabon doit se doter de textes solides, impersonnels et durables… Au terme de ce dialogue, seul le peuple sortira vainqueur pour un Gabon doté d’un nouveau contrat social empreint de justice, de paix et de progrès. » Le président du DNI a émis le souhait « que l’Esprit de Dieu éclaire nos intelligences, qu’Il renouvelle en nous ses dons de sciences et de sagesse. Que Dieu bénisse nos travaux, le Gabon et tous ses habitants. Que ces assises soient riches et fructueuses à la hauteur de la qualité des participants et que seule la République gabonaise gagne. » Le président Faustin Archange Touadéra s’est réjoui de prendre part, au nom des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC à la cérémonie d’ouverture du Dialogue national inclusif. « Selon lui, « le dialogue qui s’ouvre traduit l’attachement du peuple gabonais aux valeurs de la démocratie et de l’État de droit, et aux vertus du dialogue comme mode de développement durable. » Rappelant la chronologie des évènements depuis l’arrivée au pouvoir du général Oligui Nguema le 30 août 2023, le président Touadéra a ajouté que « les chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, après avoir pris bonne note des avancées significatives dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel, marqué notamment par l’adhésion du peuple gabonais, l’inclusivité et la mise en place d’un chronogramme de transition politique de 24 mois, ont unanimement décidé de la levée des sanctions et de la suspension de la délocalisation du siège de la CEEAC de Libreville à Malabo. » Déclarant « qu’il est généralement admis que l’homme qui détient le pouvoir ne doit pas être jugé par ses paroles mais par ses actes », le chef de l’État s’est dit convaincu que « la démocratie est la seule loi qui amène à la paix, à un progrès économique durable et à la justice sociale… Comme une terre altérée soupire après l’eau du ciel, le Gabon a soif de la démocratie, de l’État de droit et de la gouvernance. » Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a demandé à l’assistance « d’observer une minute de silence à l’endroit de tous les gabonais épris de valeurs démocratiques qui nous ont précédés et qui auraient voulu voir naître la nouvelle République. » Il a remercié le président de la RCA pour son rôle de facilitateur de la CEEAC et son implication sans relâche pour accompagner le Gabon dans le processus de Transition. Le président de la Transition s’est félicité de la mobilisation massive autour du Dialogue national inclusif qu’il a qualifié « de moment primordial au cours duquel, nous allons pouvoir nous parler avec franchise et sincérité… Les composantes de ce dialogue national inclusif seront traduites en textes de loi. Puis, viendra le référendum qui permettra aux gabonais de se prononcer sur la proposition d’une nouvelle constitution… » Le général Oligui Nguema a indiqué « qu’il veut faire du Dialogue national un cadre propice d’incubation d’idées novatrices qui inspireront l’écriture pour la nouvelle constitution et la promotion des lois favorisant des élections libres et transparentes… L’implication des leaders religieux m’a semblé indispensable. Leur participation garantit que les décisions prises lors du Dialogue national sont inclusives et respectent les valeurs de paix et les croyances auxquelles les Gabonais sont attachés… Les combats d’une République ne se gagnent pas d’un coup mais à travers le temps. » Parlant de la commission « Justice, Vérité et Réconciliation » tant attendue par les Gabonais, le chef de l’État a indiqué : « Le CTRI se réserve d’analyser le bien fondé de ladite commission le moment venu. Cette transition me semble bien trop étroite pour établir les responsabilités de chaque événement en évoquant des circonstances qui ont prévalu au moment des faits… » Sous d’autres cieux, les commissions de ce type ont ouvert des brèches qui ne se sont pas fermées malgré les années passées. Il est bon de revenir dans le passé mais cela ne doit pas nous empêcher d’avancer… Nous avons mis le Dialogue national inclusif sous le sceau de Dieu. », a conclu le général Oligui Nguema.

LES DÉFIS SANITAIRES AU QUOTIDIEN DES SENIOR.ES

L’étape de vieillissement est une période assez complexe pour tout individu qui atteint la phase du 3 ème  âge. Ce parcours qu’emprunte certains constitue l’un des plus grands défis sanitaires du XXIe siècle. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) il est important pour tous les pays de préparer leurs systèmes de santé à cette mutation démographique majeure car les personnes âgées des défis sanitaires au quotidien. Maladies chroniques et multimorbidité. Ce point énonce le fait que l’accumulation de maladies chroniques est la principale caractéristique de la santé des personnes âgées. Au Gabon, certaines maladies sont la cause des décès chez les personnes Ag2es de plus de 60 ans. Il s’agit de : l’hypertension, le diabète, les accidents vasculaires cérébraux et cancers. Au-delà de ces maux, il y a non seulement la pénurie des spécialistes mais aussi la prise en charge tardive des cas et, le pays lutte également contre la montée silencieuse des maladies transmissibles. Bien que le pays soit en pleine mutation, il connaît une transition accélérée. En dehors de la présence des maladies infectieuses et parasitaires, les maladies non transmissibles représenteraient déjà un taux de 45% des décès dans le pays selon les données de 2019 de l’OMS. S’agissant des maladies cardiovasculaires, respiratoires chroniques, cancer et diabète, leur taux s’élèverait à 793 décès pour 100 000 habitants chez les hommes et 603 pour 100 000 chez les femmes en 2021. Considérant les rapports des annuaires statistiques du Gabon, l’hypertension artérielle (HTA), le diabète sucré, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les cancers font partie des cinq premières causes de mortalité chez les personnes de plus de 60 ans. C’est dans cette tranche d’âge que les maladies chroniques sont lourdement concentrées. Il y a également l’hypertension, encore appelé « tueur silencieux généralisé » qui constituerait le défi sanitaire le plus préoccupant. Selon une thèse de doctorat menée au Gabon, la prévalence de l’HTA atteint 34,4 % dans la population générale, avec un âge moyen de 54,2 ans. Le Dr Carol Fadilath Yekini, cardiologue au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), va plus loin : « 30 à 40 % de la population gabonaise est hypertendue », soit près de la moitié des habitants. Le Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2024-2028 confirme cette tendance. La prévalence de l’HTA est passée de 27,1 % en 2011 à 25,5 % en 2021. Mais ces chiffres, souligne le document, traduisent « l’absence ou l’insuffisance d’interventions sur les facteurs de risque » et la « faillite du volet promotionnel de la santé ». Le taux de mortalité lié aux maladies cardiovasculaires est passé de 148 à 145 décès pour 100 000 habitants, et celui lié au diabète de 33 à 35 décès pour 100 000 habitants. Le cas du diabète En vingt ans, la prévalence du diabète au Gabon est passée de 2 % à près de 10 % de la population, faisant du pays l’un des plus touchés d’Afrique subsaharienne. Selon la Fédération internationale du diabète (FID), 100 900 adultes âgés de 20 à 79 ans vivaient avec le diabète en 2024, contre seulement 5 500 en 2000. Et la projection pour 2050 est de 190 900 personnes. Plus alarmant encore : 73,1 % des cas de diabète ne sont pas diagnostiqués, soit près de 74 000 personnes qui vivent avec la maladie sans le savoir. Le Dr Peggy Biloghe, endocrinologue au CHUL, confirme une prévalence de près de 10 % en 2025, toutes classes sociales confondues. Les conséquences sont aggravées par le fait que la plupart des patients sont référés dans les grands hôpitaux à un stade avancé de la maladie, souvent avec des complications telles que l’AVC ou l’insuffisance rénale. La multimorbidité : quand les maladies s’empilent Si les données spécifiques sur la multimorbidité chez les personnes âgées au Gabon restent rares, plusieurs éléments convergent pour alerter sur ce phénomène. Une étude menée dans la province du Moyen-Ogooué a révélé que parmi les patients tuberculeux, 46 % présentaient au moins une maladie non transmissible (dyslipidémie, hypertension, diabète ou obésité), dont la majorité étaient des cas nouvellement diagnostiqués. Chez les patients tuberculeux de plus de 55 ans, le risque de comorbidité hypertension-tuberculose était 8,5 fois plus élevé. Une autre étude parue dans PLOS ONE a montré que 99,4 % des participants gabonais présentaient au moins un facteur de risque de maladie cardio-métabolique modifiable, et 54 % en cumulaient trois ou quatre. L’OMS rappelle qu’avec l’âge, les personnes risquent davantage de souffrir simultanément de plusieurs problèmes de santé, donnant naissance à des syndromes gériatriques complexes (OMS). Pour les personnes âgées gabonaises, cela signifie que l’HTA coexiste fréquemment avec le diabète, l’obésité, les maladies rénales ou les AVC – un empilement qui complique la prise en charge et aggrave le pronostic. Alzheimer et démences : le continent aveugle La maladie d’Alzheimer qui entraîne une perte progressive et irréversible des fonctions mentales a été longtemps perçue comme une pathologie occidentale qui n’a pas épargné le Gabon. Outre les maladies, il y a aussi la problématique des défis structurels du système de santé gabonais, notamment : prise en charge adéquate. Notons que pour que les personnes âgées puissent vieillir au Gabon sans accumuler les maladies sans accompagnement, il doit se doter d’un cadre stratégique en vue de transformer les intentions en résultats concrets.

PREVENIR LES VIOLENCES SEXISTES

La violence basée sur le genre demeure une source de préoccupation majeure pour les victimes et leurs familles. Les femmes et les filles en sont les principales cibles. Par peur des représailles des partenaires et/ou des familles, elles subissent en silence les coups au risque d’en mourir ou de trainer des traumatismes à vie. La situation appelle à un renforcement de l’arsenal juridique, de la prise en charge des victimes et des activités de prévention.

LE DIVORCE EN QUESTION

Au Gabon, le divorce demeure un thème sensible qui cristallise les tensions entre le droit moderne, protecteur et individualiste, et les réalités sociologiques où la famille élargie pèse encore d’un poids considérable. Le cadre juridique ne rend pas le divorce automatique vu qu’il doit être prononcé par un tribunal. La réforme du Code civil de 2021 prévoit les 2 cas de figure suivants : La rupture de la vie commune est demandée lorsque les époux vivent séparément depuis une période d’au moins 3 ans. La garde des enfants Le juge se base sur le seul principe de l’intérêt supérieur de l’enfant qui prend en compte : Responsabilité parentale et recouvrement des pensions Sur le plan pratique, la réalité sur le recouvrement des pensions reste un défi majeur au Gabon où nombre de pères et/ou mères disparaissent ou cachent leurs revenus réels pour ne pas honorer leurs engagements. En ce qui concerne l’autorité parentale, elle s’exerce conjointement même après le divorce dans le cadre des décisions importantes touchant à la santé, la scolarité et la sortie du territoire car l’accord des 2 parents est indispensable. De même, les parents restent responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs. Impacts sociaux À ce niveau, le droit se heurte souvent à la loi du village ou aux pesanteurs sociales. L’enfant appartient soit au père ou à la mère selon le système patrilinéaire ou matrilinéaire. Si bien qu’en cas de divorce, la belle-famille tente parfois de récupérer les enfants de force tout en ignorant les décisions de justice. La femme divorcée subit encore des pressions sociales. En effet, elle est parfois accusée de n’avoir pas su tenir son foyer, ce qui la fragilise lors des négociations sur la garde des enfants. Le divorce engendre souvent une rupture de la solidarité clanique. Dans ce contexte, l’enfant est généralement élevé par une communauté composée de tantes et de grands-parents. Cette situation peut restreindre son accès à la famille élargie si le conflit est profond. Le divorce est un phénomène en pleine mutation, oscillant entre la modernisation du cadre législatif et une réalité socioculturelle tenace. Avec la réforme de 2021, l’homme n’est plus le seul décideur. La femme a également le droit de demander le divorce pour les mêmes motifs (adultère, abandon, sévices) sans discrimination. Et, le juge n’attribue plus systématiquement le logement au mari. Il privilégie désormais le parent qui a la garde des enfants pour éviter qu’ils ne soient déstabilisés.

VIOLENCE SUR LA FEMME ENCEINTE

Le Gabon, à l’instar de plusieurs pays africains, n’est pas épargné par le phénomène des violences faites aux femmes qui demeure une source de préoccupation majeure aux plans social, sanitaire et des droits humains. Cependant, les données spécifiques sur les violences faites à la femme pendant la grossesse restent encore limitées. La situation impose que soient menées davantage de recherches afin de mieux comprendre l’ampleur du phénomène, ses causes, ses conséquences et les stratégies de prévention adaptées. Parmi les formes de violence exercées sur les femmes, celles que subissent la femme enceinte sont les plus préoccupantes. Survenant généralement dans le cadre des relations conjugales ou familiales, elles sont d’ordre physique, psychologique, sexuelle, économique et/ou sociale. La phase de la grossesse est une période qui devrait en principe être marquée par la protection et l’accompagnement de la femme. Paradoxalement, ce moment privilégié dans la vie d’une femme peut devenir un facteur de vulnérabilité d’autant que les violences ont des conséquences directes sur la santé de la mère et de l’enfant en gestation. La grossesse peut accroître les tensions au sein du couple et exposer la femme aux violences de son conjoint qui, pour diverses raisons, franchit la ligne rouge. Les facteurs en cause sont : la jalousie, le refus de la grossesse, les difficultés économiques, les conflits conjugaux, les inégalités entre les sexes qui sont profondément ancrées dans la société. Les conséquences sur la santé de la mère sont multiples et néfastes. Elles incluent le stress, l’anxiété, la dépression, des traumatismes psychologiques et des blessures physiques qui sont susceptibles d’entraîner des complications obstétricales. En outre, lorsque la femme est sous l’emprise de son agresseur, elle peut être confrontée à des difficulté d’accès aux soins prénataux. Les violences faites à la femme enceinte ont également des répercussions sur la santé de l’enfant qu’elle porte tels que le risque accru de fausse couche, un accouchement prématuré, un faible poids à la naissance et des risques de décès maternel ou néonatal dans les cas les plus graves. Cette situation devrait et doit emmener la femme à dénoncer les actes de violence de son conjoint. Mais, la peur, la dépendance économique, la pression familiale et les tabous sociaux sont autant d’obstacles qui empêchent souvent les victimes de les signaler et porter plainte. Face à l’ampleur du problème et son impact sur la santé de la mère et de l’enfant, le gouvernement a mis en place des réponses basées sur le renforcement du cadre juridique, un numéro vert 1404 pour l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des victimes, la création de structures et de mécanismes de prise en charge des victimes. Des leviers essentiels pour améliorer la santé maternelle et infantile ont été également mis en place à travers la sensibilisation, le dépistage précoce des violences lors des consultations prénatales, l’accompagnement psychologique et l’application effective des lois. La lutte contre les violences faites aux femmes enceintes est indispensable pour protéger deux vies à la fois : celles de la mère et de l’enfant. Agissons vite pour la bonne santé du couple mère-enfant, sa dignité et celle du Gabon.

DIVORCE. GARDE DES ENFANTS. IMPACTS SOCIAUX

Au Gabon, le divorce demeure un thème sensible qui cristallise les tensions entre le droit moderne, protecteur et individualiste, et les réalités sociologiques où la famille élargie pèse encore d’un poids considérable. Le cadre juridique ne rend pas le divorce automatique vu qu’il doit être prononcé par un tribunal. La réforme du Code civil de 2021 prévoit les 2 cas de figure suivants : La rupture de la vie commune est demandée lorsque les époux vivent séparément depuis une période d’au moins 3 ans. La garde des enfants Le juge se base sur le seul principe de l’intérêt supérieur de l’enfant qui prend en compte : Responsabilité parentale et recouvrement des pensions Sur le plan pratique, la réalité sur le recouvrement des pensions reste un défi majeur au Gabon où nombre de pères et/ou mères disparaissent ou cachent leurs revenus réels pour ne pas honorer leurs engagements. En ce qui concerne l’autorité parentale, elle s’exerce conjointement même après le divorce dans le cadre des décisions importantes touchant à la santé, la scolarité et la sortie du territoire car l’accord des 2 parents est indispensable. De même, les parents restent responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs. Impacts sociaux À ce niveau, le droit se heurte souvent à la loi du village ou aux pesanteurs sociales. L’enfant appartient soit au père ou à la mère selon le système patrilinéaire ou matrilinéaire. Si bien qu’en cas de divorce, la belle-famille tente parfois de récupérer les enfants de force tout en ignorant les décisions de justice. La femme divorcée subit encore des pressions sociales. En effet, elle est parfois accusée de n’avoir pas su tenir son foyer, ce qui la fragilise lors des négociations sur la garde des enfants. Le divorce engendre souvent une rupture de la solidarité clanique. Dans ce contexte, l’enfant est généralement élevé par une communauté composée de tantes et de grands-parents.  Cette situation peut restreindre son accès à la famille élargie si le conflit est profond. Le divorce est un phénomène en pleine mutation, oscillant entre la modernisation du cadre législatif et une réalité socioculturelle tenace. Avec la réforme de 2021, l’homme n’est plus le seul décideur. La femme a également le droit de demander le divorce pour les mêmes motifs (adultère, abandon, sévices) sans discrimination. Et, le juge n’attribue plus systématiquement le logement au mari. Il privilégie désormais le parent qui a la garde des enfants pour éviter qu’ils ne soient déstabilisés.

LES DESCENDANTS FACE À LA VIE DE COUPLE

Les parents et les grands-parents ont un rôle fondamental à jouer dans la vie de leurs enfants et petits-enfants. En tant que conseiller et éducateur, le devoir leur incombe de les préparer à affronter leur vie d’adulte, à prendre le flambeau en tant qu’homme, femme et parent, entre autres. Si certains choisissent la voie du célibat, d’autres optent pour le mariage ou le concubinage. Au Gabon, le concubinage s’impose comme une réalité sociale de plus en plus visible. Dans les villes comme dans certains milieux ruraux, de nombreux couples vivent ensemble sans avoir officialisé leur union par le mariage. Une pratique qui, tout en s’installant dans les mœurs, continue de bousculer les repères traditionnels alors que le mariage est un fondement culturel. Longtemps, dans la société gabonaise, la vie à deux ne pouvait se concevoir qu’à travers le point de vue de la famille. Avant toute union, il fallait passer par des étapes bien connues issus de la coutume : présentation des familles, pourparlers, dot, bénédiction sociale du couple. Le mariage n’unissait pas seulement deux personnes, il liait aussi deux clans, deux histoires, deux univers. Dans cette illustration, le concubinage apparaît souvent comme une voie à part, parfois tolérée, mais rarement pleinement consacrée. Aujourd’hui, nous assistons à la perte de nos valeurs culturelles induite par les mutations sociales. Pour autant, ce facteur ne devrait pas se dissoudre au risque de déstabiliser la société. De nombreuses familles perçoivent le concubinage comme une union inachevée, voire comme une entorse aux valeurs coutumières. Pour les aînés, l’engagement du couple doit être visible, assumé et validé par les deux familles. En revanche, pour une partie de la jeunesse, l’essentiel est ailleurs : vivre ensemble, se soutenir, construire un foyer, même sans cérémonie officielle, tout en négligeant le fondement culturel. Nous pouvons relever trois principales raisons qui ont conduit à cette prolifération des foyers sans fondement culturel : L’absence de l’encadrement familial: Avant, c’était le père de l’homme qui se rapprochait du père de la femme en vue d’une rencontre dans un cadre formel. Malheureusement, aujourd’hui, on assiste au désistement des chefs de famille qui, le plus souvent ne mettent plus de pression pour que la relation de leurs enfants devienne officielle. L’ignorance du cadre spirituel : l’ignorance entraîne la peur. Spirituellement, l’Homme ignore la personne avec qui il est en relation. Les familles ne se connaissent pas et donc, ne peuvent pas jauger la charge spirituelle mutuellement. La maîtrise de son environnement spirituel est indispensable. La situation économique : Avant, il suffisait d’apporter quelques biens matériels et un montant symbolique. Aujourd’hui, le mariage coutumier est devenu une opportunité pour s’enrichir sur le dos du futur gendre. En conséquence, face au coût du mariage, à la précarité économique ou à l’évolution des mentalités, de nombreux couples choisissent aujourd’hui de vivre ensemble sans formalité. Si cette union libre répond à des besoins concrets, elle soulève néanmoins des interrogations, car si l’amour et la cohabitation sont bien là, la reconnaissance sociale et juridique, elle, reste fragile. Concubinage et conséquences Le Code civil gabonais décrit l’union libre comme le fait pour un homme et une femme de vivre ensemble sans avoir contracté mariage. Le Code civil indique aussi que le concubinage ne crée pas en principe de communauté de biens, ni de droits successoraux, ni de lien d’alliance avec les familles. Selon d’autres sources l’union libre ne produit d’effets juridiques qu’après deux ans de vie commune, sous conditions, tandis qu’un certificat de concubinage délivré en mairie n’a qu’une valeur symbolique. Derrière la liberté apparente du concubinage, les conséquences peuvent être lourdes. En cas de séparation ou de décès, le partenaire concubin n’est pas toujours protégé comme peut l’être un conjoint marié. Les biens, la succession, la garde des enfants ou la reconnaissance du foyer deviennent alors des sujets sensibles. C’est pourquoi le concubinage, au-delà du simple choix de vie, pose une véritable question de sécurité familiale. En terre gabonaise, le sujet renvoie à un affrontement discret mais profond entre les traditions et les mutations sociales. D’un côté, une culture qui continue de valoriser l’union encadrée par la famille. De l’autre, une société en mouvement, où les couples cherchent des formes d’organisation plus souples, plus rapides, parfois plus accessibles. Le concubinage n’est pas seulement une histoire de vie privée. Il dit quelque chose du Gabon d’aujourd’hui : un pays où les valeurs anciennes restent puissantes, mais où les réalités économiques et sociales redessinent peu à peu la manière de vivre en couple. Entre héritage coutumier et modernité, la société gabonaise avance, parfois à pas prudents, parfois à contre-courant des traditions. Et, le mariage civil a plus de considération que le coutumier alors qu’ignorer le mariage culturel équivaut à contribuer à la dislocation de nombreux foyers. Claude Aurianne Obame, citoyenne mariée, a donné son avis sur ce phénomène. « Le concubinage offre davantage de liberté et de flexibilité, mais sans obligation apparente. De même, il permet d’avoir une meilleure connaissance mutuelle basée sur le vivre ensemble, la découverte des habitudes, des qualités et des défauts de l’autre, et la compatibilité entre partenaires. » « En revanche, la durée du concubinage devrait être déterminée pour ne pas s’éterniser dans cette situation. De même, il procure généralement moins de sécurité juridique que le mariage s’agissant par exemple, de l’héritage lors de la perte de l’un des conjoints. » Selon Mme Obame, le choix du concubinage dépend des valeurs, des attentes et de la situation de chaque couple. Fortunat Damas Ndoumou, célibataire et père de famille, pense quant à lui que « Le concubinage désigne la vie commune de deux personnes qui vivent en couple sans être mariées. Très souvent, il est considéré comme un avant-goût de la vie maritale. » Et M. Ndoumou de préciser : « D’un point de vue général, certains considèrent le concubinage comme une manière de construire une relation fondée sur l’amour, la confiance et la liberté, cependant, sans engagement juridique formel. Dans notre pays, le concubinage est très récurrent. Seulement, on relève plusieurs difficultés car très souvent, cette pratique laisse des femmes sans honneur, sans mariage après plusieurs années de … LES DESCENDANTS FACE À LA VIE DE COUPLE