L’Archevêque métropolitain de Libreville, Jean Patrick Ibaba, a livré un message de paix et de solidarité à l’ouverture, le 06 avril, de la première séance plénière du bureau du Dialogue national inclusif (DNI).
« Le Dialogue national inclusif est l’occasion pour nous tous de nous engager dans une démarche de fondation nationale et de reconstruire notre environnement socio-politique sur des bases nouvelles… Il est donc de notre devoir à tous et à toutes de ne pas le manquer et de saisir cette opportunité unique pour bâtir un Gabon nouveau, uni et prospère. »
Le président du DNI a attiré l’attention des participants sur l’objectif de la conférence qui est « de rassembler les Gabonais et les Gabonaises de tous bord sans exclusive pour panser les blessures du passé, construire une nation réconciliée et solidaire, et trouver des solutions innovantes et durables aux défis qui assaillent notre pays. »
Rappelant le caractère inclusif du dialogue national et l’importance que revêtent la responsabilité et la sérénité de tous, il a déclaré : « Le peuple gabonais nous observe et exprime une attente légitime de voir enfin ses préoccupations prises en compte. »
Ces préoccupations sont contenues dans le rapport de synthèse issu des 38 000 contributions du public au DNI. Selon l’Archevêque de Libreville, la majorité des propositions et suggestions portent, par ordre de priorité, sur les questions sociales, économiques et politiques.
Conscient de sa responsabilité ainsi que celle des membres du Bureau qu’il préside, Monseigneur Ibaba a dit : « Rien n’est écrit d’avance. C’est à nous d’écrire ensemble cette nouvelle page du Gabon. Nous sommes donc tous responsables collectivement lors de ce Dialogue national inclusif. ».
La première séance du bureau du DNI s’est poursuivie avec l’installation des présidents et des rapporteurs des commissions et des sous-commissions. Selon le Bureau, 676 participants sont répartis entre ces différents organes.
À l’issue de la séance, le rapporteur général du DNI, Murielle Minkoué Mintsa, a présenté le règlement intérieur des assises et le programme des travaux dont la clôture est prévue le 30 août. Certains participants ont manifesté leur étonnement sur les conditions d’adoption du règlement intérieur et les critères d’affectation au sein des commissions « qui ne tiennent pas compte de l’expertise des commissaires. »
Selon le rapporteur général, l’article 8 du décret convoquant le DNI confère au bureau du Dialogue le droit d’adopter le règlement intérieur. Pour autant, « le bureau reste ouvert à des propositions pertinentes qu’il n’exclut pas d’intégrer dans le document. » S’agissant des critères d’affectation au sein des commissions, le bureau a mis en avant le souci d’équilibre entre autres.