Au Gabon, vieillir devrait être synonyme de respect et de considération. Mais pour beaucoup de personnes âgées, la réalité est tout autre. Accusé.e de sorcellerie, l’aîné.e devient une cible facile lorsqu’un malheur frappe la famille ou le quartier. Un décès inexpliqué, une maladie soudaine, le doigt pointe rapidement vers la grand-mère, l’oncle âgé, la vieille voisine solitaire. Les conséquences sont dramatiques : rejet familial, expulsion, violences, parfois même lynchages. Derrière ces accusations se cachent souvent des enjeux fonciers, des conflits successoraux ou la convoitise des pensions de retraite. La sorcellerie devient un prétexte facile pour se débarrasser d’un parent encombrant. Comment les Gabonais.es perçoivent-ils ces accusations ? « Vivre » a recueilli leurs avis.