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LE GABON CÉLÈBRE LE RETRAITÉ ET LA PERSONNE ÀGÉE

« Entrer dans l’ère de la cinquième République, c’est reconnaître que le développement d’un pays se mesure à la dignité qu’il accorde à ses aînés, à ses bâtisseurs. »  

Marie-Josée Azizet, Représentante des retraités à l’occasion de la 1ère JNRPA

Sous le haut parrainage du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Ministère des Affaires sociales, de la Protection de l’Enfance et de la Femme a organisé, le 1er octobre 2026, la première édition de la Journée nationale du retraité et de la personne âgée (JNRPA), sous le thème : « Le bien-être du retraité et de la personne âgée à l’ère de la cinquième République. » Le palais des Congrès de Libreville a servi de cadre à la cérémonie. Symbole de l’engagement du Gabon pour la dignité humaine et la justice sociale, l’évènement a réuni autour des ainés le vice-président du gouvernement, le ministre des Affaires sociales, les membres du gouvernement et du corps diplomatique, des parlementaires, des invités, les retraités et personnes âgées venus nombreux.

« Les retraités sont le socle vivant de notre nation. »

Entre hommage aux aînés, reconnaissance envers l’État, main tendue à la jeunesse, les allocutions du jour ont marqué les esprits.

« La retraite est trop souvent perçue à tort comme un crépuscule ou une sentence exécutoire. J’affirme au contraire que les retraités constituent le socle vivant de notre nation. Ils en sont les fondations. Ils sont les bâtisseurs d’hier, les gardiens de notre mémoire collective et la boussole morale de notre société. Nous pouvons en être fiers », a déclaré la représentante des retraités.

Estimant que l’acte de comprendre le bien-être de nos personnes âgées est un devoir de mémoire, un acte de justice sociale, Marie-Josée Azizet a indiqué : « qu’honorer nos aînés n’est pas regarder vers le passé, c’est sceller l’unité de toute une nation main dans la main, des plus anciens, des plus jeunes, sous les couleurs de la Mère Patrie…transmettre aux jeunes pour bâtir ensemble, c’est cela la vraie solidarité intergénérationnelle. »

Le porte-voix des retraités a, par ailleurs, salué « les avancées concrètes » dans la régularisation du versement des pensions et exprimé leur profonde reconnaissance à l’État qui en retour peut compter sur « la sagesse, l’expérience et les prières ferventes des aînés pour accompagner l’essor de la 5ème République sous la gouvernance éclairée du président de la République. »  

« Se projeter dans l’avenir »

La Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo, a fait l’éloge du vivre plus longtemps, fruit « des progrès réalisés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de la protection sociale. » Cependant, a-t-elle dit, « une société qui gagne en longévité doit être une société qui se prépare, qui doit anticiper les transformations démographiques avenir et mettre en place des politiques publiques capables de garantir à tous une vieillesse digne, active, en bonne santé et sécurisé. »

Fatou Aminata Lo a relevé l’urgence d’anticiper les besoins futurs du système de santé ; de préparer le système de protection sociale ; de repenser l’emploi et le parcours de vie pour une vie plus longue ; d’adapter les villes, les logements et les territoires pour qu’ils soient accessibles pour les personnes de tous les âges, de renforcer la solidarité intergénérationnelle tout en préparant toutes les générations.

« L’Agenda 2030 des Nations unies nous engage à ne laisser personne de côté. Il nous invite à bâtir des sociétés où l’âge n’est ni un facteur d’exclusion, ni une source d’inégalités, mais une étape naturelle de la vie vécue dans la dignité, dans le respect et dans la pleine jouissance des droits humains », a martelé la représentante du système des Nations unies.

« Aucun aîné ne doit être laissé de côté »

« Ce 1er octobre marque un tournant institutionnel majeur pour le Gabon », a déclaré le ministre des Affaires sociales. Se référant au décret n°0377/PR/MASEEF du 11 septembre 2026 instituant la Journée nationale du retraité et de la personne âgée,Armande Longo a indiqué que le texte vient « réparer une omission, une injustice envers ceux qui ont tout donné à ce pays et qui dans leur silence nous regardaient et attendaient le moment de leur prise en compte. »

Selon le ministre, le grand âge ne doit plus contraindre les aînés à des parcours de soins complexes ou inaccessibles. « Il faut structurer, professionnaliser et réguler les services d’aide et d’accompagnement à domicile au Gabon. Nous devons former des auxiliaires de vie, valoriser ces métiers de l’humain et soutenir les familles. »

Parlant de l’étroite collaboration du ministère des Affaires sociales avec le ministère de la Santé, Armande Longo a indiqué qu’ils œuvrent à l’amélioration de la prise en charge dans les gériatries et à la décentralisation de l’accès aux soins dans l’ensemble des 9 provinces afin qu’aucun aîné ne soit laissé de côté, de Libreville jusqu’au village le plus reculé de l’arrière-pays.

L’État reconnaissant

À toutes celles et tous ceux qui ont servi la nation, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rendu un hommage appuyé. « Le Gabon d’aujourd’hui est en partie l’héritage de vos efforts. En retour notre république doit être une nation qui protège ses aînés, qui les écoute et qui les respecte, une nation qui leur permette de transmettre, car une société qui perd le lien avec ses anciens, perd progressivement, le lien avec sa mémoire. »

Le représentant du président de la République a donné un aperçu des réformes engagées par le gouvernement au niveau de la Caisse nationale des pensions et des prestations familiales (CPPF) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Selon Hermann Immongault, les résultats sont perceptibles. Il a notamment cité :

  • Le règlement, au niveau de la CPPF, de 66 milliards de francs CFA d’arriérés de pensions en 2024-2025.
  • L’arrimage des pensions retraite au niveau du système de rémunération pour apurer les arriérés de pension et transformer l’organisme en investisseur institutionnel à l’effet de garantir la pérennité des pensions publiques. » 

Du côté de la CNSS, les réformes initiées en 2025 permettront d’ici fin 2027 :

  • De rééquilibrer les comptes de la Caisse et, à terme, de valoriser les retraites dans le secteur privé et parapublic.
  • D’harmoniser, dans le cadre du chantier de la coordination des 2 caisses, le régime des travailleurs ayant eu une carrière mixte. 

À ces avancées s’ajoute le projet de construction de maisons de retraités et de maisons de vie.  « Nous avons besoin de votre expérience, de votre mémoire, de votre bénédiction. Comme le dit la sagesse africaine, celui qui plante un arbre ne mange pas toujours de son fruit. Vous avez planté. À nous de faire grandir, protéger ce qui a été construit et préparer l’ombre de ceux qui viendront après lui », a conclu le vice-président du gouvernement.

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