L’éducation est un droit fondamental. Parce qu’elle est un droit, les familles, les enseignants et l’Église ont un rôle essentiel à jouer non pas isolément mais collectivement pour faire valoir ce droit. Le Conseil national des églises pentecôtistes et de réveil (CNEPER), Omega Schools, le Réseau des écoles chrétiennes, s’investissent depuis quelques mois dans un projet d’envergure dont l’enjeu est d’aider les familles et les enseignants à éduquer et façonner l’avenir des enfants.
« La responsabilité de l’éducation ne peut être l’apanage d’un seul. Elle doit être partagée. Chacun doit jouer son rôle pour façonner les jeunes générations et les préparer à devenir des citoyens épanouis et engagés dans le développement du pays. »
Ces propos, prononcés par le pasteur Jean-Marie Tchibinda, représentant du système ACE pour la Francophonie dans le cadre de la 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, résonnent encore. Et pour cause. La responsabilité partagée s’impose plus que jamais d’autant que des menaces pèsent toujours sur la jeunesse gabonaise.
« Dans un monde où tant de maux minent les jeunes – violence, drogues, alcool… – il est essentiel que les éducateurs et les guides spirituels prennent leur responsabilité à cœur », déclaraitJean-Gaspard Obiang, pasteur et président du CNEPER.
Des thèmes de réflexion, présentés par 3 participants, servent de cadre à l’action. Ceux-ci ont trait respectivement :
Aux valeurs et à la foi chrétienne : source d’aliénation ou de restauration des mentalités ?
À l’église et l’école chrétienne : la mission de l’Église ne doit-elle pas s’accompagner d’une éducation scolaire ?
À l’ACE : une méthode pédagogique au service de l’éducation : De la méthode et son impact dans la société.
Pour le Dr Paul Florent Ongone Ebe, inspecteur pédagogique principal et révérend, « La conquête de l’église dans le domaine de l’éducation est indispensable. Tant que l’église ne disposera pas d’établissements scolaires et universitaires, le diable se fera toujours le plus grand plaisir de détruire des générations … qui plus tard refléteront les modèles de la société. »
De son côté, le révérend Mandela Mthembu, vice-président de l’AEE/ACE Afrique, s’est appesanti sur la responsabilité d’éduquer les enfants. « Cette responsabilité est acquise. Les parents ne peuvent échapper à la responsabilité que Dieu leur a donnée.
Selon le Révérend Brad Palmer, directeur Développement Afrique du système ACE, « ACE est un programme chrétien très performant qui fonctionne avec les étudiants de tout âge… L’individualité est l’un des concepts qu’il faut apprendre aux enfants car elle est importante. Le système ACE permet aux enfants de découvrir leurs dons… et de se doter de la capacité de fixer les objectifs au quotidien. »
La Convention des éducateurs chrétiens a permis aux participants d’étaler la vision de l’éducation qu’ils veulent pour le Gabon et de comprendre l’intérêt de s’investir dans ce projet afin que l’éducation chrétienne soit prioritaire dans les foyers et les établissements scolaires.
Les participants veulent un Gabon : ‘’où les enfants sont instruits selon la voix du Seigneur ; où des hommes et des femmes intègres inculquent l’éducation chrétienne dans les écoles publiques ; où les parents s’impliquent à nouveau dans l’éducation de leurs enfants ; où les papas prennent leur rôle au sérieux…’’ En conséquence, cette responsabilité engage chaque être humain à découvrir « la raison pour laquelle Dieu l’a envoyé sur terre, à avoir foi en Dieu et à être intègre. »
La 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, organisé les 4-5 juillet à Libreville, dans les locaux du Radison Blu Hotel, a réuni le ministre de la Transition chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, des leaders ecclésiastiques, des éducateurs chrétiens, des fondateurs d’écoles, des enseignants et des parents d’élèves.
JUSTICE ET PROTECTION SOCIALE
Le Gabon s’achemine vers l’ouverture d’un bureau d’assistance juridique pour personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et les femmes victimes de violences et économiquement faibles. Le projet a réuni en octobre dernier le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Élodie Diane Foué-Foué Sandjo, entourés de leurs collaborateurs respectifs et des principaux responsables des directions et services directement concernés.
Les membres du gouvernement sont revenus sur l’intérêt de repenser sinon toiletter les dispositions juridiques et légales relatives à la mise en place d’une clinique juridique en République gabonaise, de définir la qualité des membres du bureau, notamment ceux devant bénéficier d’une assistance juridique. Les participants ont également convenu de :
Mettre en place un bureau dynamique d’égale partie réunissant les ministères de la Justice, de la Femme, les techniciens des impôts, les avocats, les greffiers et les huissiers de justice, entre autres.
Étendre à toutes les juridictions (pénale, judiciaire, commerciale) l’assistance judiciaire aux ayants-droits.
Partager aux acteurs des professions libérales, dont les avocats, la vision politique des plus hautes autorités, en vue de soutenir les personnes vulnérables aux plans social et juridique. Faire des propositions concrètes au gouvernement EN VUE DE l’adoption d’une loi
