Le sort et les conditions de détention des prisonniers en République gabonaise demeurent une source de préoccupation majeure pour les détenu.es, les familles et les défenseur.es des droits humains. La prison centrale de Libreville, construite en 1956 pour accueillir une population de 300 à 500 détenu.es, en compte actuellement plus de 3500. Le surpeuplement, les mauvaises conditions d’hygiène et la propagation des maladies sont le lot quotidien de ses occupants.
En 2020, le défenseur des droits humains Lionel Ella Engonga crée l’Association SOS Prisonniers dans le but de promouvoir, protéger et défendre les droits des détenu.es. Il plaide pour la construction de prisons adaptées aux normes et respectueuses des droits de la personne. L’ouverture d’enquêtes sur les conditions de détention et les cas de torture des prisonniers est également au coeur de ses priorités.
