Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè
Collaborateurs
Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis
Equipe Technique
Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur
Derrière les portes closes, loin des regards, ou en présence de leurs proches, les victimes
des violences domestiques crient au secours. Dans la majorité des cas, elles traînent à vie
de graves traumatismes physiques et psychologiques, conduisant parfois à la mort.
La notion de violence domestique comprend « toutes les formes de violence physique,
sexuelle, psychologique ou économique et peut toucher des personnes des deux sexes et
de tout âge. Elle survient généralement au sein de la famille et du ménage, mais peut aussi
toucher des personnes dans une relation présente ou passée et qui ne vivent pas dans le
même ménage».
Si les femmes sont les plus exposées, de plus en plus d’enfants et d’hommes sont des
victimes.
Lewanga - « Au plan physique, j’ai pris un coup de vieux. Sur le plan psychologique, les violences provoquent des chocs. Tenez, quand on me parle du mariage,
ça me refroidit. J’ai des angoisses. Ceci dit, on peut refaire sa vie. Il suffit de prendre son
courage à deux mains, s’adresser aux bonnes personnes, en parler, témoigner. »
Darleine - « Jusqu’à présent, il m’arrive de me souvenir des scènes de violence. J’ai subi des traumatismes. Par la grâce de
Dieu, j’arrive à reprendre le dessus, à oublier. Mon premier enfant est également une
victime. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai quitté la maison. »
Me Farafina Boussougou-Bou-Mbine, avocat au barreau du Gabon - « Toute victime de violences domestiques a des droits. Le premier d’entre eux est
le droit à la parole. La victime doit parler, décrire ce qui lui arrive. Qu’elle soit une victime
directe ou indirecte, elle doit tirer la sonnette d’alarme afin que la cellule familiale et la
société dans son ensemble soient mieux protégées. Passé le stade de la parole, il faut saisir
la bonne institution. De ce point de vue, tout dépend du milieu dans lequel on vit. Si l’on
habite dans un village qui est très éloigné d’un poste de police ou d’une gendarmerie,
davantage d’un tribunal, il faut saisir les autorités déconcentrées telles que les chefs de
quartier, les chefs de village et les sous-préfets. Ces autorités, ainsi que les parents et les
témoins du mariage vers lesquels les victimes doivent se tourner, peuvent donner suite à un
acte de violence afin d’y mettre un terme. A travers l’éducation et l’information, les victimes
et leur entourage, appuyés par les pouvoirs publics et la société civile, peuvent émerger. »
Darleine et Lewanga - « Les gens ne doivent pas avoir peur de partir. Il faut frapper à la bonne porte. On peut s’en sortir pour peu que l’on prenne conscience de ce qu’on est capable de faire». Pour preuve, ils ont repris leur destin en main grâce à leur
volonté et au soutien de l’organisation non gouvernementale Femme Lève-Toi (ONG-FLT).
Dans le cadre du programme gouvernemental « Gabon Egalité », et en guise de réponse
aux violences basées sur le genre, le Gabon a inauguré un Centre d’accueil pour secourir
les victimes en leur assurant une prise en charge gratuite des services d’accompagnement.