La Rédaction

L’ANTHROPOLOGIE DANS LE CONTEXTE GABONAIS

L’ANTHROPOLOGIE DANS LE CONTEXTE GABONAIS Loin de régresser, la problématique du mal vivre gabonais s’accentue. Si des efforts sont consentis par les autorités nationales pour améliorer les conditions de vie de la population, le mal-être est plus profond qu’on ne l’imagine. L’anthropologue-sociologue politique Emmanuelle Nguema Minko pointe du doigt le poids du pouvoir politique et des systèmes de croyances sur la structuration de l’identité ou de la personnalité. Selon l’experte, « les identités qui construisent notre personnalité sont fondées sur la colonisation. Cette construction s’est faite de manière illusoire, fluctuante et aliénante. »   Dans un entretien accordé à « Vivre », le professeur Nguema Minko tire la sonnette d’alarme. « Revenons à l’essentiel, à nos traditions et à notre socle de valeurs. »

QUELLE CONSTITUTION POUR LE GABON ?

QUELLE CONSTITUTION POUR LE GABON ?   Le référendum sur la nouvelle Constitution nationale, qui devrait consacrer le retour à l’ordre constitutionnel que les Gabonais appellent de tous leurs vœux, approche à grands pas. Au cours de cet évènement, prévu d’ici à décembre, les électeurs, en leur âme et conscience, diront « Oui » ou « Non » à la future loi fondamentale, qui prévoit l’instauration d’une réelle démocratie pluraliste et d’un État de droit.     Le renforcement des droits et libertés de la personne, la préservation des valeurs fondamentales de la société gabonaise et la reconnaissance du rôle des acteurs de la société civile, traditionnels et religieux, qui étaient quasi inexistants dans la Constitution de 1991, sont reconnus et garantis dans le projet de Constitution nationale.     Si ces avancées sont jugées salutaires par les Gabonais.es qui ont lu le texte, d’autres points, et non des moindres, divisent l’opinion. Lors de la session de l’Assemblée Constituante sur l’examen du projet de la nouvelle Constitution nationale, des divergences sont apparues sur diverses questions. Ces points incluent :     La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ; Le retour au régime présidentiel et, partant, la concentration des pouvoirs aux mains du chef de l’État qui, de surcroît, nommera le président du Conseil supérieur de la magistrature ; La suppression du poste de Premier ministre ; Le principe de « gabonité », qui stipule que pour accéder à la fonction présidentielle et autres hautes fonctions, il faut être gabonais, né de père et de mère gabonais.   Le rapport de la Constituante a été voté à la majorité des 178 parlementaires qui ont pris part aux travaux. Huit parlementaires ont voté contre tandis que trois se sont abstenus. Il sera discuté dans les prochains jours en Conseil des ministres en vue de l’adoption de la mouture finale de la Constitution nationale.     Les points de divergence susmentionnés font également débat au sein de l’opinion. À ceux-ci s’ajoutent ceux qui sont afférents à l’organisation, au manque de transparence et au coût du référendum, évalué à plus de 20 milliards de francs CFA. D’autres points critiques ont trait à la méconnaissance du texte par une frange importante de la population et la campagne tous azimuts pour le « Oui » ou le « Non » menée par certains responsables politiques, en violation de la loi électorale no 019/2024/ du 5 août 2024.     En son article 69 sur la campagne référendaire, la loi dispose que « la campagne est ouverte par décret, pris sur proposition du ministre de l’Intérieur, « le dixième jour » qui précède le scrutin pour l’élection référendaire ».      S’agissant de la transparence des élections, un communiqué du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), publié au lendemain du Dialogue national inclusif, tenu en avril dernier, indique que : « L’organisation des élections sera entourée de toutes les garanties de transparence, de liberté et de participation. »     L’opinion veut bien y croire, à condition que ses droits à la liberté de conscience et à la dignité soient respectés. En effet, tous les Gabonais.es ont le droit de connaître le contenu du texte de la future Constitution, les étapes qui mènent au référendum, y compris la date, qui demeure un mystère, et d’avoir le libre arbitre entre le « Oui » ou le « Non » à la future Constitution.     Le processus devant consacrer le retour à l’ordre constitutionnel est l’aboutissement du coup d’État du CTRI qui a évincé Ali Bongo Ondimba du pouvoir le 30 août 2023 et ouvert la voie « au renouveau de la Nation gabonaise ». Un an après l’arrivée des militaires au pouvoir, où en est notre pays et que nous réservent les mois à venir ?     Conformément au chronogramme de la transition, le référendum sur la nouvelle Constitution sera suivi, dès janvier 2025, des travaux sur le nouveau Code électoral et la tenue, en août 2025, des élections générales. Cette échéance devrait marquer la fin de la transition. Les militaires s’effaceront de la scène politique au profit des civils qui seront les seuls autorisés à se présenter aux élections générales.     En prélude auxdites élections, le ministère de l’Intérieur procédera, au mois d’avril, à la révision de la liste électorale suivie, en juillet, de la distribution des cartes d’électeur et de la mise en place du matériel électoral.     La Rédaction

RECONSTRUIRE LE GABON : LE DÉFI DE LA TRANSITION

RECONSTRUIRE LE GABON : LE DÉFI DE LA TRANSITION Monument de la Libération : inauguré le 30 août 2024, à l’occasion de l’an 1 du coup d’État du CTRI «Construisons ensemble notre pays. Cette construction ne concerne pas exclusivement les infrastructures. Il s’agit, pour moi, d’envisager quelque chose de plus grand et de plus profond que les routes et les bâtiments… » Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition. Construire est une œuvre de longue haleine. Cette assertion peut s’appliquer au projet de restauration du Gabon où le cours de l’histoire a pris un nouveau tournant le 30 août 2023. Depuis ce jour mémorable, les autorités de la Transition ont engagé le Gabon sur la voie de la reconstruction nationale qui s’annonce tout aussi, voire plus titanesque que les ruines héritées du précédent régime.    Afin de relever ce défi, l’État s’est doté d’un Plan national de développement de la transition (PNDT) évalué à 4 600 milliards de francs CFA. Cette somme sera investie dans 293 projets au cours de la période 2024-2026. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et en faveur de l’amélioration effective des conditions de vie des couches sociales démunies, l’objectif étant de promouvoir la dignité des Gabonais.es à travers, entres autres :   L’accès à l’éducation, aux soins de santé, au logement et à des emplois sécurisés et de qualité pour tous.  La fourniture pérenne d’eau et d’électricité. Le développement des infrastructures y compris la réhabilitation/construction de bâtiments administratifs, du réseau routier et de voiries urbaines. L’exploitation des gisements de fer de Belinga et de Baniaka. Le développement de l’industrie du bois.   Au-delà du bois, des mines et du pétrole, l’État entend développer les autres secteurs de l’économie nationale (agriculture, énergie, numérique, pêche, tourisme). Par ailleurs, pour répondre aux besoins les plus urgents des 9 provinces du pays, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé « la mise à disposition d’une enveloppe de 63 milliards francs CFA afin de leur permettre de s’autonomiser et de relancer leurs activités. »    Dans le domaine de la santé, 5 pôles de spécialités d’excellence sont en construction, respectivement dans l’Estuaire, l’Ogooué-Maritime, le Moyen-Ogooué, le Haut Ogooué et le Woleu-Ntem.    À un autre niveau, l’accès au logement s’améliore progressivement avec la mise à disposition des 500 parcelles à Igoumié dans la commune d’Owendo, dans la banlieu-sud de Libreville.   Fruit d’un partenariat public-privé, cette opération devrait se poursuivre «avec la mise en exploitation de 40 hectares en plus, pour 800 parcelles de 500 m² viabilisés avec titres fonciers et la construction de 1 900 logements sociaux de 2 et 3 chambres pour les fonctionnaires, en suivant le modèle conçu pour les militaires où la prime de logement mensuelle constituera l’hypothèque permettant de financer l’acquisition du logement. »   Construire un pays est une œuvre de longue haleine. Nul à lui seul ne peut relever ce défi, d’où les appels à la solidarité du président de la transition lors de la tournée républicaine et à l’occasion de l’an 64 de l’indépendance nationale.     « Nous allons changer ce pays et le reconstruire. Si d’autres militaires l’ont fait avant nous, Rawlings au Ghana, Al-Sissi en Égypte, le président Kagame au Rwanda, nous sommes capables de le faire ici. »   Au-delà de la construction des infrastructures, le général Oligui Nguema « entend faire émerger un nouveau type de Gabonais en formatant les mauvaises mentalités. »   La mise en place « d’un cadre législatif solide basé sur des lois fortes, la restauration des institutions, qui commande l’intérêt supérieur de la Nation, et la future Constitution nationale sont une opportunité pour reconstruire le Gabon et instaurer un véritable État de droit qui, bien plus qu’un simple concept pour le CTRI, est l’idéal de démocratie auquel nous devons tous aspirer. »   « L’État de droit garantit notre liberté et notre justice en assurant à chaque Gabonais, quel qu’il soit, la possibilité de s’exprimer librement et de vivre dignement.  Car, il n’y a pas de démocratie sans liberté d’expression, mais également sans respect de la loi. »      Flavienne L. Issembè

À LA CROISÉE DES CHEMINS

À LA CROISÉE DES CHEMINS Scène surréaliste et inédite que celle du communiqué largement diffusé le mercredi 30 août 2023, qui fera date dans l’histoire du Gabon. Que d’échanges téléphoniques au sein du cercle familial et entre amis pour se convaincre de la véracité de cette déclaration d’un officier de l’armée ! Beaucoup demeurant incrédules, dubitatifs quant à cet événement dont nous ne pouvons pleinement mesurer la portée à l’aune d’une année. Un régime réputé inamovible aux mains d’une famille qui a présidé pendant plus d’un demi siècle aux destinées d’une nation. Cinquante-six ans très exactement ! L’enfant qui avait donc 8 ans en 1967, année au cours de laquelle Albert Bernard Bongo prend le pouvoir, en avait 64 en 2023.    Nous pouvons donc comprendre le paroxysme des émotions ayant poussé certains à fondre en larmes, se remémorant probablement les tourments, les souffrances indélébiles qu’eux-mêmes ou certains de leurs proches ont eu à subir. D’autres ne sont, hélas, plus là pour vivre ce moment de ferveur durant les semaines qui ont suivi.   En faisant abstraction de toute analyse partisane des nombreux laudateurs, de la liesse populaire, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’homme providentiel du 30 août, peut-il répondre aux multiples attentes sociales de ses compatriotes, à la reconstruction, à la restauration des multiples infrastructures, à la cherté de la vie, au chômage endémique. Tels sont les chantiers, non exhaustifs, auxquels il doit s’atteler. Libreville, du moins sur le front de mer depuis l’aéroport, est une façade qui n’est, hélas, pas à l’image de l’hinterland. Port-Gentil, la capitale économique, qui a apporté tant au Gabon grâce à l’or noir, est dans un état de délabrement inimaginable pour une si petite ville. Le président pourra-t-il tenir les engagements pris, tant ils sont multiformes ? Les Gabonais ont applaudi certaines mesures relatives notamment au rétablissement des bourses au secondaire, après une suspension de sept ans, ainsi que la mise à disposition de milliers de postes budgétaires, sans oublier la revalorisation des pensions retraites. Un certain nombre de signes visibles, tant sur le plan économique que sur le plan financier, sont perceptibles. Prenons le cas de l’amélioration des recettes douanières et fiscales au cours des cinq premiers mois qui ont suivi le coup d’État.   Les données publiées par le ministère de l’Économie et des Participations le 17 novembre 2023 laissent entrevoir de belles performances des recettes budgétaires, notamment douanières. Les projections évoquaient 27,68 milliards de francs CFA. En définitive, ce sont 44,85 milliards qui ont été engrangés. La ville de Bitam, à elle seule, a enregistré 265,2 millions de francs CFA de recettes douanières en janvier 2024 contre 26,7 millions en janvier 2023. Ce résultat a été rendu possible grâce au logiciel « Sydonia World »  qui prévient tout risque de fraude.   Il est à noter également un regain de confiance des bailleurs de fonds, nommément la Banque africaine de développement et la Banque Mondiale, à l’égard du Gabon, qui devrait par ailleurs apurer, dans les délais prescrits, la dette accumulée par les administrations précédentes. Concernant la vie chère, les mesures du gouvernement, par le biais de subventions, ont porté prioritairement sur les produits alimentaires (huile, cuisses de poulet) et les matériaux de construction (ciment, fer à béton). Cette initiative traduit la détermination des autorités à maintenir des coûts abordables pour la plupart des ménages.   Dans l’éventail des réalisations susmentionnées, le CTRI ne peut faire abstraction d’une dure réalité : celle de la dette nationale qui s’élève à 7 100 milliards de francs CFA. Le coût global des axes stratégiques prioritaires est de 3 021 milliards. Il faudrait donc que les autorités puissent à la fois répondre aux besoins sociaux, aux indispensables infrastructures de développement tout en assainissant les finances publiques   De plus, les exportations de notre pétrole représentent toujours plus de 50% du prduit intérieur brut (PIB). Qu’adviendrait-il si le prix du baril s’effondre non seulement en termes d’investissement mais surtout de paiement  de la dette ?   S’il est indéniable que des mesures urgentes ont été prises depuis près d’un an par les autorités de la transition, la tournée républicaine a permis au chef de l’État d’être en contact avec ses concitoyens, de mesurer l’état réel de dénuement de certaines localités de l’arrière-pays et de mettre à disposition de celles-ci, sans exclusive, des montants substantiels à la hauteur de leurs besoins réels afin de parer au plus urgent.   Un contrôle rigoureux de ces financements s’impose afin d’éviter les travers d’un temps pas si lointain. Toutefois, si ces initiatives ne relancent pas l’emploi, ne diversifient pas l’économie, n’assurent pas un réel mieux-être, tous ces efforts porteront un coup rude au crédit de confiance à l’égard des autorités de la transition.   Une répartition équitable des fruits d’une éventuelle croissance est indispensable. Enfin, il est une question qui ne peut être éludée, c’est celle du référendum sur la nouvelle Constitution nationale qui divise les Gabonais. Il est indéniable que tous les citoyens doivent être pleinement imprégnés du contenu et des contours du référendum. La campagne d’information et de sensibilisation en cours tombe à point nommé.   Adia Renomiè

UN AN D’ATTENTISME, ÇA SUFFIT !

UN AN D’ATTENTISME, ÇA SUFFIT ! Après un an d’attentisme, les partis politiques et les organisations de la société civile (OSC) sortent de leur réserve. Face aux événements en cours, y compris le référendum à venir sur la nouvelle Constitution nationale qui divise les Gabonais.es, le Copil Citoyen et le Cercle Omega  montent au créneau pour faire le point et tirer les leçons d’une année à nulle autre pareille. Le porte-parole du Copil Citoyen, Joanna Boussamba, partage son sentiment de joie et de libération : « Pour une fois on n’a plus le nom des Bongo à la tête du Gabon. Si l’on avait demandé à chaque Gabonais d’imaginer ce scénario, personne n’aurait pu imaginer cela ! » De son côté, le coordonnateur général du Copil Citoyen, Joël-Patrick Dinzambou, juge louables les actes des autorités de la transition, en particulier la levée du drapeau, l’attribution de bourses aux apprenants, de postes budgétaires aux enseignants et la création d’emplois pour les jeunes. » Dans les rangs du Cercle Omega, le président du parti, Robert Marcel Tchoreret, déclare : « Nous avons un sentiment de satisfaction. Nous avons constaté que les Gabonais ont adhéré à l’action du CTRI. Ils ont exprimé au président de la République leur attachement à ce qu’il a déjà réalisé en un an avec l’ensemble du CTRI et des forces de défense et de sécurité associés, bien entendu, aux civils qui ont apporté leur pierre à l’édifice. Le sentiment est profond et positif. Nous disons simplement au CTRI, au président de la République, de continuer sur cette voie. » Pour autant, la joie qui se dégage chez les uns et les autres est en en demi-teinte. Robert Marcel Tchoreret, déplore que les personnes qui auraient dues être sanctionnées ne l’aient pas été. « Le CTRI a voulu unifier, pardonner, en disant que ceux qui ont pris les fonds publics auront le courage de venir rendre cet argent. Le CTRI a lancé des appels. Je crois que certains coupables se disent qu’ils sont intouchables, mais nul ne peut être intouchable dans une république parce que dans une République, il y a la loi. Que chacun puisse comprendre que le Gabon n’appartient à personne. Le Gabon appartient à tous. Donc, nous devons poser des actes pour le bien de tous et le salut de notre pays. » « Nous ne pouvons pas avoir de Gabonais dignes si la majorité n’a ni emploi ni pouvoir d’achat », estime Joël-Patrick Dinzambou. « Si les personnes concernées n’ont pas de pouvoir d’achat, elles ne sont pas libres. Elles se font facilement acheter. Qu’est-ce qui peut justifier, par exemple, qu’un policier demande 500 ou 1 000 francs quand il fait des contrôles ? C’est le pouvoir d’achat. Il est obligé d’arnaquer. Là, nous avons un problème de corruption, de bonne gouvernance. » Abordant la question sur la restauration des institutions, Joanna Boussamba indique que « Le Copil Citoyen aurait souhaité en voir un peu plus dans ce domaine. Mais, certains visages perdurent alors que, parfois, leurs noms sont impliqués dans des dossiers. » Elle dénonce aussi la campagne référendaire prématurée en faveur du «Oui» ou du «Non» et « la pollution visuelle avec l’image du Président qui est utilisée à tout va. » Elle alerte le public et les autorités de la Transition sur le risque d’un retour aux méthodes du précédent régime basées « sur le culte de la personnalité qui n’a rien apporté à notre pays. » Yasmina Marat-Abyla, juriste en droit international et présidente de l’ONG Benedicta Cantal pour la défense des droits des détenus et des personnes incarcérées indique : « Il ne faut pas prendre à la légère le projet de Constitution. La Constitution doit nous rassembler. Elle ne doit pas être discriminatoire. On est tous Gabonais. » Se déclarant, par ailleurs, ravie du coup d’état du 30 août 2023 et de la libération de certains prisonniers, Yasmina Marat-Abyla dénonce, d’une part, « les conditions de détention qui ne se sont pas véritablement améliorées » et, d’autre part, « les dérives et les abus des forces de sécurité à l’endroit des jeunes. » Selon la juriste, « plusieurs sont morts pour n’avoir pas respecté le couvre-feu. » Elle invite les forces de sécurité à respecter le droit et les conventions internationales. Tama Z’Akis  https://youtu.be/DlO3lkPwDTMhttps://youtu.be/qx89U7UXk7M?si=o2lgVeJuBAqkma8Jhttps://youtu.be/imoW4eXUPachttps://youtu.be/zoCVDrvbYbs

NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT, DES PRÉSIDENTS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION

NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT, DES PRÉSIDENTS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Président Jean-François Ndongou Premier vice-président François Ndong Obiang Deuxième vice-président Amiral Gabriel Mali Odjoua Troisième vice-président Florentin Moussavou Quatrième vice-président Geoffroy Foumboula Libeka Makosso BUREAU DU SÉNAT Présidente Paulette Missambo Premier vice-président Luc Oyoubi Deuxième vice-président Général Jean Ekoua Troisième vice-président Marc Ona Essangui Quatrième vice-président Révérend pasteur George B. Ngoussi

LE DROIT D’ENTREPRENDRE

LE DROIT D’ENTREPRENDRE EBENE SAVOIRS ACADEMIE : UN PROJET FEDERATEUR Ebène Savoirs Académie a vu le jour en mars 2022 à Libreville, la capitale gabonaise. Lʼentreprise sʼemploie depuis un an à développer lʼesprit dʼentrepreneuriat parmi les personnes en quête dʼemploi, de perfectionnement ou de reconversion professionnelle. Marie-Hélène T. Issembè en est la fondatrice et la promotrice. Elle nʼa de cesse de dire que lʼavenir de la femme et des jeunes est dans lʼautonomisation. Sa vision est communautaire. Sa devise, « Former. Motiver. Accompagner. Sensibiliser », est altruiste.   Marie-Hélène T. Issembè – Ebène Savoirs Académie est un organisme de formation professionnelle et entrepreneuriale axé sur les métiers de lʼartisanat. Nous sommes agréés par le ministère de la Formation professionnelle. La structure a vu le jour en mars 2022. Elle délivre des formations qualifiantes sous format court et long, dʼune part. Elle incite ses cibles au développement de lʼesprit dʼentrepreneuriat par la mise en place de modules allant dans ce sens, dʼautre part. La particularité de notre structure réside dans le fait quʼau-delà de la formation, nous enrôlons nos stagiaires dans certaines initiatives comme la fabrication et la vente de produits, la participation à des événements en vue de leur autonomisation.   Notre objectif à moyen puis à long terme est la mise en place dʼune communauté Ebène Savoirs impliquée à différents niveaux dans les métiers de lʼartisanat et apte à réaliser ensemble des initiatives fortes. Lʼenjeu est de contribuer à lutter contre le chômage à travers :   la promotion et la professionnalisation des métiers de lʼartisanat le développement de lʼesprit dʼentrepreneuriat la valorisation des matériaux et ingrédients locaux en les mettant au cœur de la transmission des savoirs. Outre les jeunes et les femmes sans emploi, quelles sont les autres cibles d’ESA ?   Nous encadrons des personnes en reconversion professionnelle, des groupements de femmes et des personnes souhaitant élargir leurs domaines de compétences. Les métiers de lʼartisanat (pâtisse- rie/boulangerie, esthétique cosmétique), la trans- formation artisanale et agroalimentaire, et lʼassistance à lʼentrepreneuriat artisanal sont nos domaines de compétences. Nos activités incluent des formations qualifiantes, des ateliers dʼautonomisation et des séminaires de renforcement des capacités à travers deux principaux organes de formation. Jʼai cité :   ESA Pastry School, qui est le pôle pâtisserie-boulangerie, dispense des formations qualifiantes basiques sur 6 semaines et des formations longues sur 8 mois ESA Bio School qui est le pôle esthétique-cosmé- tique dispense des formations sous forme de modules courts et des formations qualifiantes sur 8 mois. Quels sont les principaux éléments déclencheurs du projet ESA ?   Nos motivations premières pour la mise en place de ce projet ont été :   le chômage récurrent constaté chez les jeunes lʼinadéquation formation-emploi qui limite les possibilités dʼinsertion professionnelle le désir dʼinnovation et de diversification en termes de formation professionnelle Qui sont les partenaires d’ESA et comment vous accompagnent-ils ?   Nos activités étant encore au stade embryonnaire, nous avons peu de partenaires, mais nous travaillons actuellement à établir un certain nombre de partenariats dans les domaines de formation que nous couvrons, y compris certains organismes publics. Nous avons notamment pu établir un partenariat dans le domaine de la cosmétique naturelle avec lʼentreprise camerounaise Habiba Natural Care qui a une expertise dans le domaine. Mme Habiba Magouo Djallo en est la promotrice. Nous lʼavons invitée, il y a quelques mois, à Libreville dans le cadre dʼune formation.   Quel bilan un an après ?   Pour ce qui est de la formation en cosmétique natu- relle, le bilan est mitigé. Nous faisons face à des problèmes dʼapprovisionnement en intrants pour la fabrication des produits cosmétiques, dʼune part, et à des difficultés dans lʼaccompagnement des participantes, dʼautre part. Nous espérons remédier à ces contraintes dans le cadre dʼune série de séminaires de formation en cosmétique dont le premier est programmé du 13 au 20 juillet.   En revanche, le bilan est plutôt encourageant dans le domaine de la pâtisserie-boulangerie. Nous sommes satisfaits de constater que certains de nos « diplômés » ont pu créer des initiatives entrepreneuriales, notamment au plan de la vente free-lance de produits de pâtisserie-boulangerie, service traiteur. En termes de fidélisation, nous avons mis en place des groupes WhatsApp par domaine et essayons de les animer autant que faire se peut pour rester en contact avec nos apprenants. Nous sommes heureux de constater quʼau fil des formations, certains des nouveaux apprenants nous sont envoyés par dʼanciens stagiaires qui sont ressortis satisfaits de leur formation.   Quel est votre principal défi ?   Notre principal défi est celui du financement des activités. Nous constatons que notre cible principale, les jeunes, ne dispose pas de moyens suffisants pour sʼoffrir des formations de qualité. Nos formations faisant appel à lʼutilisation de matières premières, de matériels et dʼéquipements, elles sʼavèrent plus chères qu’une formation standard. Mais en toute chose, il faut de la résilience. Les débuts ne sont pas évidents, mais nous espérons pouvoir atteindre à un moment donné notre équilibre. Que souhaiteriez-vous dire en guise de conclusion ?   ESA souhaite apporter sa pierre à lʼédifice en termes de professionnalisation de la formation au Gabon. Cʼest une vision que nous souhaiterions voir devenir réalité. Nous pourrons y parvenir si nous sommes soutenus de quelque manière que ce soit.   D’informaticienne à coach et cosméticienne. Pourquoi ce changement, Madame Habiba Magouo Djallo ?   Habiba Magouo Djallo : Tout est parti d’un voyage d’études en Corée du Sud où j’ai été confrontée à des problèmes de peau. Je me suis rendu compte que les seuls produits qui marchaient sur ma peau ce sont ceux qui sont fabriqués dans les marchés artisanaux avec des huiles végétales locales qu’on trouve aussi au Cameroun. Je suis devenue coach parce qu’il est important d’encadrer, de motiver et dʼaccompagner les femmes et les jeunes dans le monde en perpétuel mouvement de l’entrepreneuriat.   Qu’est-ce que la cosmétique naturelle ?   Définir la cosmétique impose que lʼon se penche sur la formule intégrale du produit. Un produit cosmétique naturel est un produit LE DROIT D’ENTREPRENDRE

« UN MÉTIER S’APPREND. METT­ONS-Y DU CŒUR ET DE LA VOLONTÉ. »

« UN MÉTIER S’APPREND. METTONS-Y DU CŒUR ET DE LA VOLONTÉ. » Je m’appelle Guy Mbina. Jʼai 42 ans. Jʼai arrêté mes études en classe de 3e, en raison du manque de suivi et de ressources financières de mes parents. Je suis régulateur des transporteurs terrestres, mais, pour des raisons indépendantes de ma volonté, jʼai cessé de travailler depuis quelques mois. Je suis par ailleurs secrétaire général de la Nouvelle dynamique des jeunes travailleurs de la rue (NDJTR). La NDJTR est une association qui lutte contre le chômage, la délinquance juvénile et œuvre à lʼinsertion et la réinsertion de jeunes. En tant que régulateur des transporteurs terrestres, jʼétais responsable du site de dʼembarquement et de débarquement au niveau dʼAkanda. Sʼil est vrai que ce travail nʼest pas encore très fiable et légalisé, je mʼen sortais plutôt bien. Il existe à Libreville, Owendo et Akanda des sites dʼembarquement et de débarquement des transporteurs terrestres que sont les taxi-bus, les taxis et les clandos. Le régulateur des transporteurs terrestres travaille en étroite collaboration avec les clients et les trans- porteurs quʼil côtoie au quotidien. Il est le pont, la courroie de transmission entre les deux. En tant que tel, il sensibilise les clients, les transporteurs et les autorités. Le régulateur oriente les clients, facilite le travail des transporteurs à lʼembarquement et selon les destinations où ils vont. Il est aussi chargé de la sécurité et du renseignement. Quand avez-vous commencé à travailler ? Je travaillais à Akanda sur le site des clandos au carrefour Delta depuis 2009. À lʼépoque, il nʼy avait ni goudron ni mairie. Il y a eu beaucoup de changements après la Coupe dʼAfrique des Nations et les élections de 2016. Honnêtement, je payais mes charges grâce à mon travail. Cʼétait ma première source de revenus. Je vivais avec, payais lʼécole de ma fille et mʼoccupais de ma famille tout en prenant soin de ma mère. Je lui achetais ses médicaments. Jʼaimerais ajouter que les régulateurs des transporteurs travaillent avec le syndicat des transporteurs auquel ils sont affiliés. Ils travaillent avec la plupart des syndicats des transporteurs terrestres qui sont eux-mêmes affiliés au Syndicat des transporteurs. Ils travaillent aussi avec les autorités publiques telles que les autorités municipales des communes dans lesquelles ils exercent. En ce qui me concerne, étant à Akanda, je travaillais avec les autorités municipales locales. Avez-vous des conseils à prodiguer aux jeunes ? Jʼai un conseil à donner aux jeunes non scolarisés. Que vous soyez lettrés ou illettrés, lʼintelligence vous est donnée par Dieu. Ayez la volonté dʼapprendre parce quʼavoir un métier sʼapprend, que ce soit à lʼécole ou dans le cadre dʼune formation. « Un métier s’apprend. Mett­ons-y du cœur et de la volonté. » Ayez la foi. Nʼallez pas à lʼapprentissage avec lʼesprit du vol, du mensonge, de la querelle, de la bagarre et de lʼanimosité. Ayez de la gratitude, de la reconnaissance et un bon comportement parce quʼen apprenant un métier, celui qui prend le temps de vous former mérite de la reconnaissance. Il faut également se munir de beaucoup de courage parce que ce nʼest pas facile. Il ne faut surtout pas se dire que tout est joué, que tout est facile même si lʼon apprend avec un parent ou quelquʼun dʼautre. Il faut se préparer psychologiquement et psychique- ment à la dureté. Ne baissez pas les bras parce que les tentations et les persécutions ne manqueront pas de se mettre au travers de votre formation. Ayez de lʼamour, de la passion pour votre formation parce que cela demande beaucoup de sacri- fices. Il faut sʼengager à fond et y mettre du cœur. La scolarisation, le savoir, est une arme. On apprend à lʼécole pour sʼarmer, on apprend dans la rue, on apprend partout. Apprendre un métier ce nʼest pas forcément passer par lʼécole. Certains font du commerce alors quʼils nʼont jamais été com- merçants. Certains commencent par vendre des sachets dʼeau. Après, ils se découvrent un talent de commerçant et peuvent tout vendre. Tout sʼap- prend. Tout peut sʼapprendre surtout quand on y met du cœur. Si jʼai encore un conseil à donner cʼest de se mettre en phase, en légalité avec lʼEtat, la société et la législation parce quʼavoir un petit métier cʼest bien beau, mais avoir une couverture légale face à lʼEtat permet dʼexercer son métier pleinement, librement et sur le long terme. Il faut toujours y penser et ne pas se dire que je travaille, je gagne mon petit sou. Il faut toujours légaliser son entreprise et son métier. Comment êtes-vous devenu régulateur des transporteurs terrestres ? Avez-vous été formé ?  Jʼai été appelé au début par un grand qui nous a quittés. Il mʼa contacté afin que je lʼaide à réguler le site dʼAkanda. A lʼépoque, il nʼy avait que les petits taxis clando. Jʼai créé la ligne des taxis bus Akanda-Libreville à la demande de la population et en raison de lʼanarchie qui régnait entre les clan- dos. Cette anarchie se caractérisait par le non-res- pect des positions à lʼarrivée des clandos. Les derniers arrivés chargeaient les clients occasion- nant souvent des bagarres. Je me suis imposé en mettant de lʼordre. Je me suis rapproché des autori- tés qui mʼont permis de continuer dʼexercer. La plupart des sites fonctionnent conformément aux besoins des transporteurs et des clients. A la ques- tion de savoir où jʼai appris mon métier, il nʼy a pas dʼécole. On apprend sur le tas dʼautant que chaque site à ses propres règles de fonctionnement et son système de circulation. Lʼagglomération dans laquelle on travaille détermine ses règles. Cʼest la loi. Ce sont des conventions que se doivent de respecter les transporteurs et les régulateurs. Dans le passé, on organisait de petits ateliers avec certains syndicalistes. Propos recueillis par Lyra Moviwa

PRIORITÉ À LA FORMATION PROFESSIONNELLE

PRIORITÉ À LA FORMATION PROFESSIONNELLE En soixante ans d’indépendance, les pays de l’Afrique francophone ont privilégié l’enseignement général dans les lycées et les universités; délaissant de facto la formation professionnelle. Ainsi s’expliquent, en grande partie, l’inadéquation entre les formations et les emplois et, en conséquence, le taux de chômage des jeunes, estimé au Gabon à 38 % par la Banque mondiale.   Au Gabon, ce sont notamment les non nationaux qui exercent les petits métiers dans les secteurs comme la mécanique, la maçonnerie, la menuiserie, la plomberie, l’électricité domestique, la restauration, le commerce en détail et les transports en commun.   L’urgence est donc d’accorder la priorité à la formation professionnelle et aux écoles supérieures pour des formations qualifiantes de haut niveau. Il s’agit également d’encourager les jeunes à devenir de futurs agents économiques et chefs d’entreprise par une politique de l’auto-emploi.   La solution consisterait à doter chaque chef lieu de province d’un centre de formation professionnelle, avec des spécialités correspondant aux particularités de la province, afin de former la majorité des jeunes dans des métiers rentables. Il serait ensuite mis en place un fond de soutien aux jeunes formés pour les encourager à devenir des auto-entrepreneurs ou de petits artisans.   Par ailleurs, il est possible de regrouper les jeunes diplômés en coopératives et de convaincre de petites banques de les encadrer en établissant un système de remboursement souple qui s’apparente à une ristourne pour financer ultérieurement d’autres jeunes formés au rythme des promotions. Enfin, mettre en place un système de quotas préférentiels qui va limiter l’accès des non nationaux à l’activité économique de proximité.   Les femmes ont fait un saut qualitatif en arrachant des places dans les marchés forains. Malheureusement, elles ne bénéficient pas d’un soutien financier qui puisse favoriser le développement de leurs activités économiques. Jean-Félix Innocent Souamy Enseignant à la retraite

PROMOTION DE LA FORMATION ET DE L’ACCÈS AU MARCHÉ DE L’EMPLOI

PROMOTION DE LA FORMATION ET DE L’ACCÈS AU MARCHÉ DE L’EMPLOI LʼIUSO a mis en place un cadre de partenariat pour promouvoir la formation et lʼaccès au marché de lʼemploi à travers la coopération nationale, régionale et internationale en matière dʼenseignement supérieur, de recherche scientifique et technologique. Ce cadre de coopération, matérialisé par des accords de partenariats bilatéraux ou multilatéraux a permis : lʼamélioration de la visibilité nationale et internationale des établissements publics dʼenseignement supérieur et de recherche ; la croissance de la capacité à attirer au sein de ces établissements les chercheurs, les enseignants-chercheurs, les doctorants et les étudiants étrangers ; le soutien de la mobilité internationale ; le développement de lʼéchange des connaissances, lʼapprentissage mutuel et le développement dʼactivités conjointes dans ces domaines ; le développement de la participation de ces établissements à des réseaux institutionnels de coopération et dʼéchange ; l’assurance dʼune présence durable à l’international. UN PARTENARIAT BENEFIQUE Au niveau national, lʼIUSO a signé des accords de partenariat avec lʼEcole de management EM-Gabon et des entre- prises gabonaises. Le partenariat avec les entreprises a permis de faciliter lʼinsertion des étudiants de fin de cycle en stages d’immersion et dʼaboutir à des contrats à durée indéterminée. Il appartient à lʼIUSO-SNE dʼexercer un pilotage et une régulation efficaces dans la perspective de préserver les intérêts de chaque partie en associant les entreprises dans lʼélaboration des offres de formation professionnelle et en dressant le référentiel des spécialités qui pourrait lui être utile. Les entreprises publiques et privées ont beaucoup à gagner en participant au processus de formation des ressources humaines dans des profils d’employés dont elles auront réellement besoin. Le partenariat avec EM-Gabon, sʼest concrétisé, entre autres, par : la facilitation des inscriptions en thèse de nos jeunes collègues doctorants ; et les échanges de publication entre nos enseignants-chercheurs à travers nos différentes revues la participation à des colloques. Au niveau régional, lʼaccord de coopération avec lʼUniversité Félix Houphouët Boigny (UFHB) de Côte dʼIvoire, sʼavère bénéfique à plusieurs niveaux. la mobilité des étudiants de lʼIUSO-SNE lors du stage de deux mois à lʼUniversité Félix Houphouët-Boigny lʼorganisation des séminaires conjoints entre les enseignants de lʼUFHB dʼAbidjan et de lʼIUSO-SNE au bénéfice de nos étudiants ; lʼencadrement conjoint des étudiants ; la participation à des soutenances des mémoires des étudiants de lʼIUSO-SNE ; les échanges de publication entre les enseignants-chercheurs des deux établissements ; la participation de nos enseignants-chercheurs à de nombreuses rencontres universitaires Source IUSO

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

Eric Ozwald

Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

Cadreurs et/ou Photographes

 

Andy G. Amiaganault

Herman Oke Mve

Alain Wolbert
Delvane BKG

 

CONTACTS

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+241 62 71 98 92

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