Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
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VALORISER LES TALENTS. PROFESSIONNALISER LES PASSIONS

Souvent considérés à tort comme des loisirs ou des « plans B », les métiers des arts sont pourtant au cœur de l’identité culturelle, de l’économie créative et même du rayonnement international d’un pays. Musique, peinture, danse, chant, théâtre, photographie, stylisme, sculpture, audiovisuel, graphisme… Ces disciplines sont bien plus que des expressions de beauté : elles sont aussi des sources d’emplois, de revenus et d’espoir pour une jeunesse en quête de sens. Au Gabon, malgré un vivier artistique riche et diversifié, beaucoup d’acteurs culturels peinent à vivre de leur art. Manque de structuration, faible protection juridique, absence de financement, reconnaissance sociale limitée… les défis sont nombreux. Pourtant, les textes évoluent. La loi n°016/2023 portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel, modifiée par l’ordonnance n°0010/PR/2024, pose un cadre plus clair et protecteur pour les artistes. Elle reconnaît leur rôle, définit leurs droits, et vise à les intégrer dans la logique d’un développement durable. Mais encore faut-il que cette loi soit connue, vulgarisée et appliquée. Il est temps que les artistes eux-mêmes, du moins ceux et celles qui ne l’ont pas encore fait, prennent conscience de leur statut, se forment, s’organisent, revendiquent un meilleur encadrement et participent aux discussions sur la politique culturelle nationale. Il est temps que l’État soutienne la création locale, valorise les talents, mette en place des fonds de soutien, des formations et intègre les arts dans les programmes éducatifs. Aux jeunes artistes : votre passion a de la valeur. Votre art est un métier. N’ayez pas peur de l’affirmer, de vous professionnaliser, de bâtir un projet structuré. Aux familles : soutenez ces vocations, elles sont aussi nobles que toutes les autres. À la société : consommons local, encourageons les scènes locales, valorisons nos créateurs. Reconnaître les métiers des arts, c’est créer une économie plus inclusive, une jeunesse plus épanouie et une culture gabonaise plus vivante.   Florène Okome Pambo ALLONS AU théâtre

RITES ET TRADITIONS

L’art gabonais puise son inspiration dans diverses sources. Nos rites et traditions en sont une au point qu’elles influencent plus qu’on ne l’imagine les arts du spectacle comme la danse, la musique et le théâtre d’une part ; et les arts visuels tels que le dessin, la peinture ou encore la sculpture. Au fil du temps, nos rites et traditions s’imposent comme une source enrichissante pour de nombreux artistes. Vous le découvrirez ou le redécouvrirez à travers le reportage de Gessh James Moussavou et Andy G. Amiaganault Kassa sur le premier Forum national dédié aux rites et traditions organisé à Libreville en décembre 2024.

LIBRES PROPOS

«Le droit de vote permet aux citoyens d’un État d’exprimer leur volonté à l’occasion d’un scrutin. Il fonde la légitimité des élus. Ces derniers incluent le président de la République, les députés, les sénateurs, les maires…» Le Gabon, ancienne colonie française, accède à son indépendance le 17 août 1960. À cet évènement succède, le 14 novembre 1960, l’adoption de la première Constitution nationale post-indépendance. Ce texte fondamental confère, en son article 3, le droit de vote aux citoyens gabonais des deux sexes âgés de 21 ans (…) et jouissant de leurs droits civils et politiques. Cet article conditionne le droit de vote à trois critères : la nationalité, l’âge et la jouissance de ses droits civils et politiques. En lisant les Constitutions du 14 novembre 1960 et du 21 février 1961, nous remarquons que l’âge requis est fixé à 21 ans. Cependant, il peut être ramené à 18 ans pour des cas déterminés et prévus par la loi. Selon la Constitution du 26 mars 1991, l’âge exigé pour voter est 18 ans (article 4). La nouvelle Constitution, adoptée le 16 novembre 2024 par référendum, ne précise pas explicitement l’âge ni la jouissance de ses droits civils et politiques, mais la nationalité (article 15). Hormis l’âge, les critères de nationalité gabonaise et de jouissance des droits civils et politiques sont quasi identiques dans toutes les Constitutions. De l’exercice du droit de vote Le droit de vote est-il pleinement exercé par les Gabonais ? Malheureusement non au vu du faible taux de participation aux élections politiques au Gabon. En outre, l’avènement du multipartisme n’a pas véritablement changé la donne comme en témoignent les taux de participation aux législatives de 2006 et 2011 qui étaient respectivement de 34,28% et 38,9%. Toutefois, il convient de relever le regain de participation aux élections présidentielles. Ce fut le cas, par exemple, en 2009 (44,29%) et en 2016 (59,46%), d’où l’initiative des autorités gabonaises d’organiser des élections générales en août 2023 (56,65%). Un an plus tard, le référendum de novembre 2024 sur la nouvelle Constitution nationale a clairement montré le faible engouement des Gabonais avec un taux de participation de 53,54%. Afin de remédier au désintérêt des Gabonais pour les élections de manière générale, faut-il rendre le vote obligatoire comme en Belgique et en Grèce ? Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire de rendre obligatoire le droit de vote. Les décideurs devraient prendre des mesures fortes, notamment : Nous pensons également qu’il faudrait associer le plus grand nombre aux questions électorales, celles-ci nous concernant tous. Le maître mot doit être l’inclusivité. Chaque voix compte. Me. Yasmina Marat-AbylaJuriste en droit international & européenChargée des relations extérieures du RedhacPrésidente de l’ONG Benedicta Cantal

ILS ONT DIT

« Je vais travailler avec l’ensemble des partis politiques. Que tout le monde soit misà contribution, et que le processus soit inclusif. » Raymond Ndong Sima – Premier ministre de la Transition « Je serai la présidente de tous les Sénateurs, l’ouverture et la transparence seront ma méthode.» Paulete Missambo – Présidente du Sénat « Du moment où l’opportunité nous est donné, tous les Gabonais confondus, de dessiner la voie du Gabon, nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie. » Geofroid Foumboula Libeka L’AVIS DU PUBLIC SUR LA TRANSITION « Le comité mis en place par Monsieur Oligui est un comité qui a pour but de promouvoir la dignité de l’Homme gabonais. » Rebecca « Le pays avait un besoin d’alternance. C’est une bonne chose que le pouvoir soit aux mains des militaires. » Warden «C’est une grande première. On attend de voir évoluer la situation.» Joe