Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur

Contacts

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Flavienne L. Issembè

MAL LOGEMENT ET SANTÉ

Les mauvaises conditions de vie et l’état de santé précaire des personnes qui vivent dans un environnement malsain en font des êtres extrêmement vulnérables. Dès lors, combien de temps les Gabonais.es démuni.es tiendront-ils encore dans des quartiers et des logements insalubres envahis par les rats, les cancrelats, les moustiques et autres bestioles qui causent ou aggravent les maladies ? Le mal logement nuit gravement à la santé et plonge ses victimes dans le désespoir, la désolation et le désarroi. Alors que le désespoir se caractérise par un abattement total, une affliction profonde de la personne, la désolation est cause de peine et d’ennui extrêmes. Le désarroi est un trouble moral et une anxiété profonde que ressent la personne qui vit dans des conditions précaires. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives au logement et à la santé, « un logement précaire est un facteur de stress, d’anxiété et de dépression. » « Les températures intérieures peuvent entraîner des maladies liées à la chaleur. La pollution de l’air intérieur nuit à la santé respiratoire et cardiovasculaire et provoque des réactions allergiques et irritantes comme l’asthme. » « L’insuffisance de l’approvisionnement en eau potable et le manque d’installations sanitaires compromettent la sécurité sanitaire des aliments et l’hygiène personnelle et engendrent des maladies transmissibles. » Celles-ci incluent la diarrhée, le choléra, la dysenterie, l’hépatite A et la fièvre typhoïde. Le mauvais assainissement du milieu favorise le paludisme qui est transmis par le moustique anophèle femelle. La mauvaise aération et le surpeuplement véhiculent les agents infectieux de la tuberculose et de la bronchite. Le mal-logement est une question de santé publique qui, hélas, ne fait pas l’objet de l’attention qu’il mérite. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rendre dans les « matitis » (quartiers sous-intégrés) où les occupants des lieux manquent de tout. Et que dire des sans-abris qui investissent les broussailles ou les rues pour y dormir au péril de leur vie ? L’état de santé précaire des mal-logés et des sans-abris est une bombe à retardement. Les défis sont de taille et interpellent l’ensemble de la société à agir vite, l’enjeu étant de sauver des vies au prix d’une réelle promotion des droits à la santé et au logement.

AFI.M.MO

L’Association des Filles-Mères du Moyen Ogooué revient de loin. Après des années d’embellie suivie d’une crise profonde, elle se relève lentement mais sûrement. Selon sa présidente, les activités reprennent avec à la clé la réfection du fichier des filles-mères et un projet ciblant leur scolarisation effective et celle de leurs enfants. Patricia Bruant Kessany et son équipe œuvrent également à la promotion d’une loi qui protège les personnes vulnérables y compris les filles-mères et leur progéniture. Découvrons son interview au Magazine « Vivre ».

LA CIPREF VIVRA

La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) est appelée à devenir une plateforme d’échanges constructifs et un cadre promotionnel du journalisme francophone. Les participants à sa 1ère édition, tenue récemment à l’université Berthe et Jean de Libreville sous le thème « L’IA et son impact sur les médias », se sont engagés à pérenniser la CIPREF et à faire de l’IA un usage maîtrisé et responsable tout en gardant à l’esprit les droits et devoirs qui incombent au journaliste dans l’exercice de son métier. Venus d’Afrique, des Antilles, du Canada, de France, d’Italie et de Roumanie, 150 professionnels de la presse, experts en IA, universitaires et acteurs engagés dans la transformation numérique du paysage médiatique francophone, ont échangé et fait des proposition concrètes pour œuvrer aux avancées du journalisme à l’ère de l’IA. Les enjeux, opportunités et défis liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les médias ont mobilisé les participants autour des thèmes suivants :

QUI SOMMES-NOUS ?

« Vivre », votre magazine trimestriel sur les droits humains au Gabon, est disponible en ligne. Cette publication didactique, pratique et factuelle traite exclusivement, en toute clarté, impartialité et rigueur, et avec l’appui d’analyses de professionnels du droit, de l’ensemble des droits humains. Ce dispositif inclut les droits sociaux, économiques, culturels, civils, politiques et collectifs. À cet égard, votre magazine entend vous édifier sur les événements, les avancées et l’évolution des droits humains et des lois promulguées en République gabonaise. Nous prodiguons également des conseils pratiques sur les limites à ne pas franchir dans la jouissance de vos droits. Nul, en effet, ne peut en user s’il ne respecte ses devoirs vis-à-vis d’autrui. « Vivre » est né de la volonté d’une équipe de journalistes et de spécialistes du droit qui a à cœur de vous informer dans les règles de l’art, de collecter des informations fiables et de faire de votre magazine une référence en matière d’information, de communication, de promotion des droits humains et leurs valeurs. Au sommaire de cette première édition, nous nous penchons sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), le droit à la santé et au travail, la violence domestique sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou économique. Pour accéder à votre magazine, connectez-vous dès à présent via le lien https://magazine-vivre.com

AFI.M.MO

Née en 2001 à Lambaréné, dans le Moyen Ogooué, l’Association des filles-mères du Moyen Ogooué (AFI.M.MO), s’engage corps et âme auprès de ses pupilles. Ȃgées de 14 à 18 ans, ces jeunes mamans souffrent de leurs conditions qui, sans cesse, leur rappelle le jour où tout a basculé. Pour autant, avec l’aide de leurs bienfaitrices, la vie leur sourit de nouveau et lui tend les bras.   Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « le combat que nous menons est comme un sacerdoce, une grande joie de voler au secours des filles-mères. Comprendre le pourquoi du problème, connaitre leurs parents et le milieu dont elles sont issues, s’enquérir de leur niveau scolaire et moyens de subsistance sont au cœur de notre nos priorités. »   « Parce qu’elles sont des milliers, parce-que la pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon, des mécanismes de protection et de prise en charge doivent être mis en place, martèle Patricia Bruant Kessany. Elle appelle les pouvoirs publics et les services sociaux à placer les filles-mères dans des centres d’accueil où un psychologue et un médecin peuvent les suivre.   Selon l’AFI.M.MO, « il faut repenser les internats au sein de chaque lycée en les transformant en points d’accueil et d’hébergement pour la prise en charge effective des filles-mères d’autant qu’elles sont vulnérables, instables et coincées psychologiquement. »   Au-delà, « les filles mères devraient bénéficier d’un appui financier soutenu dans le cadre de la reconduction et l’augmentation de l’aide de la CNAMGS supprimée il y a 3 ans, et la promotion du revenu social agréé à hauteur de 300 000 francs par trimestre et par famille. »   L’AFI.M.MO a été créée en 2001 en vue d’encadrer, accompagner, soutenir et prodiguer des conseils aux filles-mères. Depuis, d’autres provinces lui ont emboité le pas. L’Association les engage, conseils à l’appui, à :  S’assumer et croire en elles-mêmes. Prendre au sérieux leur vie et celle de leurs enfants. Se lever et être fortes. S’ouvrir, discuter et poser leurs problèmes au sein des associations. Se donner une chance pour être formées et réinsérées dans les activités génératrices de revenus.

ALERTE !

Des personnes souffrent en silence. Qui sont-elles ? Où sont-elles ? Que font-elles ? Comment peuvent- elles s’en sortir quand elles sont atteintes dans leur âme, leur corps et leur dignité ? Enfantsabandonnés, filles-mères stigmatisées, femmes battues, prisonniers torturés, handicapés et personnes du 3 ème âge isolés vivent le pire des cauchemars. Leurs vécus au quotidien en font des êtres extrêmement vulnérables qui portent en eux de profondesblessures physiques et mentales. En l’absence d’une attention particulière, d’une prise en charge rapide et de soins adéquats, les victimes décèdent ou trainent des traumatismes à vie causés par diverses maladies, la violence ou des accidents. À l’occasion du nouvel an, « Vivre », a choisi de consacrer ses pages à l’histoire passée et présente, au vécu et à la lutte que les vulnérables mènent parfois seuls ou avec l’appui de structures d’aide etd’accompagnement. Petit à petit, ils retrouvent le sourire grâce aux programmes d’encadrement et deréinsertion sociale mis en place dans le cadre d’une collaboration soutenue entre les deux parties. La valorisation des droits de la personne, basée sur le respect à son égard, la promotion de sa dignité et de son épanouissement, a permis à nombre d’exclus sociaux d’être confiants et de reprendre leur destin en main. Certains sont revenus sur les bancs de l’école. D’autres ont trouvé un emploi et fondé une famille. Leur parcours, depuis ce jour où tout a basculé, mérite d’être conté. Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « Les filles-mères sont des milliers. Elles sont vulnérables parce qu’elles sont pauvres, instables et coincées psychologiquement. La pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon. L’AFI.M.MO veille sur elles pour que, plus jamais, elles ne tombent dans l’oubli. Nous les invitons à venir vers nous pour qu’ensemble nous trouvions des solutions. » Dans le registre des violences conjugales, Maître Sylvie Rekanga, avocat au barreau du Gabon et leader de l’Association « Justice et Droit pour Tous » tire la sonnette d’alarme.« Lorsqu’une femme reçoit des coups, elle se rend automatiquement dans un commissariat. Les officiers de police judiciaire (OPJ) doivent être habilités à recevoir ce genre de victime et être bien outillés par rapport à ce que dit la loi. ». De son côté, SOS Prisonniers dénonce les conditions de détention dans l’univers carcéral. Selon le président de l’association, Lionel Ella Engonga, « Les prisonniers sont privés de liberté de mouvement et de certains droits, notamment ceux afférents à la santé, l’éducation et la sécurité. » « Ouverte en 1956, sous l’ère coloniale, pour une population de 300 à 500 personnes, la prison centrale de Libreville, accueille aujourd’hui plus de 3 500 détenus. Il apparait judicieux que l’esprit des droits de l’Homme soit au centre de tout. Les droits de l’Hommes protègent les plus forts, les droits de l’Homme protègent les plus faibles », indique le président de SOS Prisonniers. Le sort des personnes en situation de vulnérabilité appelle à un changement de paradigme basé sur la valorisation et la défense accrue de leurs droits fondamentaux, l’objectif étant de faire des victimes de l’injustice, des inégalités et de l’insécurité, des personnes dignes, des citoyens à part entière à même de contribuer au développement de notre pays. Brisons le silence et le calvaire des Vulnérables.

LUTTER POUR LES DROITS HUMAINS

Les défenseurs des droits humains (DDH) ont désormais une loi qui les protège. Le texte reconnaît formellement et définit leurs droits. Des mécanismes de protection adaptés et des sanctions, en cas de violation desdits droits, sont également prévus. Les droits des DDH incluent, entre autres, « le droit de se rassembler, de se former, de chercher des financements pour leur travail, d’éduquer le public, d’accéder et de publier des informations sur les droits humains. Mais, rien n’est encore gagné. Le secrétaire général adjoint du Mouvement « Tournons la Page » et défenseur des droits humains gabonais, Franck Osée, lève le voile sur les menaces qui pèsent sur la profession et laisse entrevoir des lendemains plus cléments.

AGENCE GABONAISE DE PRESSE

L’AGP, l’Agence gabonaise de presse, se tourne résolument vers l’avenir. Au fil du temps, elle a enregistré des acquis significatifs. Pour autant, beaucoup reste à faire. Le triptyque HÉRITAGE-MODERNITÉ-SOUVERAINETÉ MÉDIATIQUE qui est au cœur de ses 65 ans, guide ses pas, l’objectif étant de servir au mieux le public. « Tout ce qui se passe dans le monde nous concerne. Le travail du journaliste est de donner une voix à ceux qui n’en ont pas. C’est ce que s’attèle à faire l’Agence gabonaise de presse », déclarait récemment Ghislain Ruffin Etoughet Nzuet, l’Administrateur directeur général de l’AGP. Le 4 décembre dernier, iI a passé le relais à Hermine Otounga Sounda, ancienne Directrice générale de la Communication au ministère de la Communication et des Médias.

QUI A DES DROITS ET QUELS SONT-ILS ?

Avoir des droits, les connaitre et en jouir est une aspiration légitime et un droit fondamental de l’humanité. Proclamé et reconnu dans le monde, ce droit est-il pour autant garanti à tous les êtres humains sur un pied d’égalité ? Est-il la clé d’un monde meilleur où la vie, la dignité, la sécurité, le bien-être et la liberté de la personne sont sacrés ? Que disent les textes fondamentaux sur les droits humains ? La Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la Constitution gabonaise sont unanimes : tous les êtres humains ont les mêmes droits. Ils sont tenus de les respecter et d’en user dans le strict respect de leurs devoirs vis-à-vis d’autrui. Conçu pour promouvoir la dignité humaine, la sécurité et la paix sociale, le dispositif des droits humains est un rempart contre les abus de pouvoir de tous ordres, les injustices et les inégalités. En son Titre II : Des droits, des libertés et des devoirs – Chapitre I : Des droits et libertés fondamentaux, la nouvelle Constitution gabonaise adoptée par voie référendaire le 16 novembre 2024 et promulguée trois jours plus tard, dispose : En son article 10 : « La République gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’homme qui lient obligatoirement les pouvoirs publics. » En son article 11 : « Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et morale. » En son article 23 : « Chaque citoyen a le droit de travailler et celui d’obtenir un emploi et un salaire équitable. Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe, de sa race, de sa religion ou de ses opinions. » La gangrène de la pauvreté Paradoxalement, la pauvreté se répand inexorablement en terre gabonaise, pays de moins de 3 millions d’habitants aux immenses richesses minérales, minières, forestières et fluviales. Selon la Banque mondiale, environ 34,6% de la population gabonaise vivait sous le seuil de pauvreté en 2024 tandis que le taux de chômage global était estimé à plus de 36%. « Nous souffrons », s’indigne un chômeur qui réclame « le respect dû à la personne indépendamment de son statut social. » Ces mots sont révélateurs de la dure réalité que vivent nombre de Gabonais qui ont peu ou pas accès à l’emploi et qui, à juste titre, estiment que les droits humains ne sont pas garantis à tous. Selon les spécialistes, le respect des droits humains se fonde sur : des actions immédiates et à long terme, le respect par l’État de ses obligations en matière de droits et d’application de la loi, la responsabilisation des populations en les incitant à revendiquer et affirmer leurs droits. Connaître, revendiquer et défendre ses droits est vital. Prenez le temps de lire et de comprendre les droits contenus dans la Constitution nationale, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et la Déclaration universelle des droits de l’homme, entre autres. Ils sont riches d’enseignements et peuvent changer vos vies.

LA FORMATION à LA CITOYENNETÉ

Elle nous édifiait il y a quelques mois sur la thématique « CITOYENNETÉ : UN DROIT. UN DEVOIR ».Aujourd’hui, Me. Essola Efountame est de retour pour parler de « LA FORMATION À LA CITOYENNETÉ. » La conseillère juridique et défenseure des droits humains épluche le sujet et propose des pistes de solution pour que prévale le droit à la formation citoyenne et, partant, le droit à la dignité.