Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

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Flavienne L. Issembè

CONSTITUTION ET EFFECTIVITE

La Constitution nationale joue un rôle indéniable dans nos vies et celle de la Nation. Elle définit et organise les institutions de l’Etat, et garantit les droits et libertés fondamentales de la personne humaine. Pour autant, sa suprématie est-elle toujours garantie ? Nous vous invitons à le découvrir à travers l’éclairage du Pr Télésphore Ondo, maître de conférences en droit public à la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo et directeur du Centre de recherches et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI). «Vivre» – Professeur Télésphore Ondo, qu’est-ce que la Constitution nationale et que représente-t-elle pour la nation gabonaise ? Pr Télésphore Ondo – Le mot « Constitution » peut revêtir plusieurs sens. Toutefois, la définition juridique renvoie à une double conception de la Constitution : au sens matériel et au sens formel. Au sens matériel, on peut la définir à partir de son objet, de sa matière, sa substance ou son contenu. On parle alors de Constitution matérielle. La Constitution est considérée ici comme l’acte fondateur d’une société politique donnée. Mieux, elle est l’acte juridique précis qui définit le statut de l’Etat, c’est-à-dire qui soumet l’exercice du pouvoir à un cadre juridique précis pour le choix des gouvernants, pour l’organisation et le fonctionnement des différentes institutions, pour les rapports entre ces institutions, enfin pour les rapports entre les citoyens et l’Etat. Tous les Etats ont une Constitution matérielle, quels que soient leurs régimes politiques. Au sens formel, la Constitution se définit par sa forme et son mode d’élaboration. Seules les règles adoptées selon une procédure particulière sont constitutionnelles. Cette conception distingue les règles constitutionnelles des autres règles juridiques. En cela, elle place la Constitution au sommet de la hiérarchie des normes et exige des procédures de révision plus complexes et contraignantes que celles applicables aux lois ordinaires. «Vivre» – Quels sont le rôle et le pouvoir de la Constitution nationale ? Pr Télésphore Ondo – La Constitution n'a pas pour unique objet de déterminer la forme de l’État, d’organiser les institutions et de déterminer les règles de production des normes. La Constitution est un acte fondateur par lequel une société se constitue une identité et décide de l’ordre sociétal voulu. En particulier, elle consacre des droits et libertés fondamentaux et définit les modalités de leur protection. C’est la charte des valeurs libérales des sociétés démocratiques. En définitive, la Constitution se présente comme un acte de limitation des pouvoirs ainsi que l’exprime l’article 16 de la Déclaration française de 1789  sur les droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que « toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Toutefois, ce rôle de la Constitution se trouve dénaturé aujourd’hui à cause de la fréquence des révisions constitutionnelles, tantôt instrumentalisées par le pouvoir en place ; tantôt déstabilisées par la banalisation des révisions en dépit de la rigidité affichée ; ou encore menacées de l’intérieur par un contenu crisogène et conflictogène; voire concurrencée par des accords politiques à la portée juridique discutable. Cette délégitimation du sens commun des Constitutions est réelle. Du pouvoir de la Constitution : La Constitution a : Un pouvoir (normatif) de contrainte et de soumission des pouvoirs publics et des personnes privées ; Un pouvoir qui institutionnalise la négociation, le consensus ; Un pouvoir qui incarne le pacte social fondateur, assis sur des valeurs et principes communs ; Un pouvoir de garant d’un équilibre juste et harmonieux des partenaires politiques et sociaux ; Un pouvoir de règlement pacifique des conflits ou de pacification des rapports politiques et sociaux ; Un pouvoir symbolique et juridique car elle justifie la fondation d’un Etat. L’établissement et la révision de la Constitution   obéissent à des règles particulières et protectrices. Quelle est la place des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la Constitution nationale ? Pr Télésphore Ondo – Les droits de l’homme et les libertés fondamentales occupent une place de choix dans la Constitution gabonaise. Car, dès le préambule de la Constitution, le peuple gabonais « affirme solennellement son attachement aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales » tels qu’ils résultent de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, consacrés par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et par la Charte nationale des libertés de 1990. De plus, la Constitution prévoit un titre préliminaire intitulé « Des principes et des droits fondamentaux ». Enfin, l’article premier, qui consacre plusieurs droits fondamentaux, précise préalablement que : « La République gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’homme, qui lient obligatoirement les pouvoirs publics. » Comment la Constitution nationale garantit-elle les droits de l’homme et les libertés fondamentales ? Pr Télésphore Ondo – La Constitution nationale prévoit plusieurs outils de garantie : Le pouvoir judiciaire, gardien de la liberté individuelle (article 1 er et 23 in fine) ; La Cour constitutionnelle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques (article 83 in fine) ; Le Parlement, en votant la loi et en contrôlant l’action du gouvernement, participe largement à la garantie des droits de l’homme. Quelle est l’effectivité de la mise en œuvre des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Gabon ? Pr Télésphore Ondo – Le bilan est mitigé quant à l’effectivité de la mise en œuvre des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Plusieurs facteurs justifient ce bilan : La méconnaissance des droits et procédures par les citoyens et même certains professionnels du droit. Le manque de volonté des organes compétents (absence de contrôle). La corruption de certaines institutions, notamment de la justice. La politisation du pouvoir judiciaire. La servitude volontaire des juges ou l’autocensure. Votre mot de la fin ? Pr Télésphore Ondo – La Constitution gabonaise reste largement importée et inaccessible aux citoyens, notamment de l’intérieur. Pour la rendre plus légitime et facilement applicable, il faudrait : La rédiger ou modifier selon des processus inclusifs, participatifs et ouverts ; D’introduire les mécanismes fondant l’identité gabonaise ; La traduire en langues gabonaises ; Décréter une journée de la Constitution et CONSTITUTION ET EFFECTIVITE

SOS PRISONNIERS

Le sort et les conditions de détention des prisonniers en République gabonaise demeurent une source de préoccupation majeure pour les  détenu.es, les familles et les défenseur.es des droits humains. La prison centrale de Libreville, construite en 1956 pour accueillir une population de 300 à 500 détenu.es, en compte actuellement plus de 3500. Le surpeuplement, les mauvaises conditions d’hygiène et la propagation des maladies sont le lot quotidien de ses occupants. En 2020, le défenseur des droits humains Lionel Ella Engonga crée l’Association SOS Prisonniers dans le but de promouvoir, protéger et défendre les droits des détenu.es. Il plaide pour la construction de prisons adaptées aux normes et respectueuses des droits de la personne. L’ouverture d’enquêtes sur les conditions de détention et les cas de torture des prisonniers est également au coeur de ses priorités.

MAL LOGEMENT ET SANTÉ

Les mauvaises conditions de vie et l’état de santé précaire des personnes qui vivent dans un environnement malsain en font des êtres extrêmement vulnérables. Dès lors, combien de temps les Gabonais.es démuni.es tiendront-ils encore dans des quartiers et des logements insalubres envahis par les rats, les cancrelats, les moustiques et autres bestioles qui causent ou aggravent les maladies ? Le mal logement nuit gravement à la santé et plonge ses victimes dans le désespoir, la désolation et le désarroi. Alors que le désespoir se caractérise par un abattement total, une affliction profonde de la personne, la désolation est cause de peine et d’ennui extrêmes. Le désarroi est un trouble moral et une anxiété profonde que ressent la personne qui vit dans des conditions précaires. Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives au logement et à la santé, « un logement précaire est un facteur de stress, d’anxiété et de dépression. » « Les températures intérieures peuvent entraîner des maladies liées à la chaleur. La pollution de l’air intérieur nuit à la santé respiratoire et cardiovasculaire et provoque des réactions allergiques et irritantes comme l’asthme. » « L’insuffisance de l’approvisionnement en eau potable et le manque d’installations sanitaires compromettent la sécurité sanitaire des aliments et l’hygiène personnelle et engendrent des maladies transmissibles. » Celles-ci incluent la diarrhée, le choléra, la dysenterie, l’hépatite A et la fièvre typhoïde. Le mauvais assainissement du milieu favorise le paludisme qui est transmis par le moustique anophèle femelle. La mauvaise aération et le surpeuplement véhiculent les agents infectieux de la tuberculose et de la bronchite. Le mal-logement est une question de santé publique qui, hélas, ne fait pas l’objet de l’attention qu’il mérite. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rendre dans les « matitis » (quartiers sous-intégrés) où les occupants des lieux manquent de tout. Et que dire des sans-abris qui investissent les broussailles ou les rues pour y dormir au péril de leur vie ? L’état de santé précaire des mal-logés et des sans-abris est une bombe à retardement. Les défis sont de taille et interpellent l’ensemble de la société à agir vite, l’enjeu étant de sauver des vies au prix d’une réelle promotion des droits à la santé et au logement.

AFI.M.MO

L’Association des Filles-Mères du Moyen Ogooué revient de loin. Après des années d’embellie suivie d’une crise profonde, elle se relève lentement mais sûrement. Selon sa présidente, les activités reprennent avec à la clé la réfection du fichier des filles-mères et un projet ciblant leur scolarisation effective et celle de leurs enfants. Patricia Bruant Kessany et son équipe œuvrent également à la promotion d’une loi qui protège les personnes vulnérables y compris les filles-mères et leur progéniture. Découvrons son interview au Magazine « Vivre ».

LA CIPREF VIVRA

La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) est appelée à devenir une plateforme d’échanges constructifs et un cadre promotionnel du journalisme francophone. Les participants à sa 1ère édition, tenue récemment à l’université Berthe et Jean de Libreville sous le thème « L’IA et son impact sur les médias », se sont engagés à pérenniser la CIPREF et à faire de l’IA un usage maîtrisé et responsable tout en gardant à l’esprit les droits et devoirs qui incombent au journaliste dans l’exercice de son métier. Venus d’Afrique, des Antilles, du Canada, de France, d’Italie et de Roumanie, 150 professionnels de la presse, experts en IA, universitaires et acteurs engagés dans la transformation numérique du paysage médiatique francophone, ont échangé et fait des proposition concrètes pour œuvrer aux avancées du journalisme à l’ère de l’IA. Les enjeux, opportunités et défis liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les médias ont mobilisé les participants autour des thèmes suivants :

QUI SOMMES-NOUS ?

« Vivre », votre magazine trimestriel sur les droits humains au Gabon, est disponible en ligne. Cette publication didactique, pratique et factuelle traite exclusivement, en toute clarté, impartialité et rigueur, et avec l’appui d’analyses de professionnels du droit, de l’ensemble des droits humains. Ce dispositif inclut les droits sociaux, économiques, culturels, civils, politiques et collectifs. À cet égard, votre magazine entend vous édifier sur les événements, les avancées et l’évolution des droits humains et des lois promulguées en République gabonaise. Nous prodiguons également des conseils pratiques sur les limites à ne pas franchir dans la jouissance de vos droits. Nul, en effet, ne peut en user s’il ne respecte ses devoirs vis-à-vis d’autrui. « Vivre » est né de la volonté d’une équipe de journalistes et de spécialistes du droit qui a à cœur de vous informer dans les règles de l’art, de collecter des informations fiables et de faire de votre magazine une référence en matière d’information, de communication, de promotion des droits humains et leurs valeurs. Au sommaire de cette première édition, nous nous penchons sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), le droit à la santé et au travail, la violence domestique sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou économique. Pour accéder à votre magazine, connectez-vous dès à présent via le lien https://magazine-vivre.com

AFI.M.MO

Née en 2001 à Lambaréné, dans le Moyen Ogooué, l’Association des filles-mères du Moyen Ogooué (AFI.M.MO), s’engage corps et âme auprès de ses pupilles. Ȃgées de 14 à 18 ans, ces jeunes mamans souffrent de leurs conditions qui, sans cesse, leur rappelle le jour où tout a basculé. Pour autant, avec l’aide de leurs bienfaitrices, la vie leur sourit de nouveau et lui tend les bras.   Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « le combat que nous menons est comme un sacerdoce, une grande joie de voler au secours des filles-mères. Comprendre le pourquoi du problème, connaitre leurs parents et le milieu dont elles sont issues, s’enquérir de leur niveau scolaire et moyens de subsistance sont au cœur de notre nos priorités. »   « Parce qu’elles sont des milliers, parce-que la pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon, des mécanismes de protection et de prise en charge doivent être mis en place, martèle Patricia Bruant Kessany. Elle appelle les pouvoirs publics et les services sociaux à placer les filles-mères dans des centres d’accueil où un psychologue et un médecin peuvent les suivre.   Selon l’AFI.M.MO, « il faut repenser les internats au sein de chaque lycée en les transformant en points d’accueil et d’hébergement pour la prise en charge effective des filles-mères d’autant qu’elles sont vulnérables, instables et coincées psychologiquement. »   Au-delà, « les filles mères devraient bénéficier d’un appui financier soutenu dans le cadre de la reconduction et l’augmentation de l’aide de la CNAMGS supprimée il y a 3 ans, et la promotion du revenu social agréé à hauteur de 300 000 francs par trimestre et par famille. »   L’AFI.M.MO a été créée en 2001 en vue d’encadrer, accompagner, soutenir et prodiguer des conseils aux filles-mères. Depuis, d’autres provinces lui ont emboité le pas. L’Association les engage, conseils à l’appui, à :  S’assumer et croire en elles-mêmes. Prendre au sérieux leur vie et celle de leurs enfants. Se lever et être fortes. S’ouvrir, discuter et poser leurs problèmes au sein des associations. Se donner une chance pour être formées et réinsérées dans les activités génératrices de revenus.

ALERTE !

Des personnes souffrent en silence. Qui sont-elles ? Où sont-elles ? Que font-elles ? Comment peuvent- elles s’en sortir quand elles sont atteintes dans leur âme, leur corps et leur dignité ? Enfantsabandonnés, filles-mères stigmatisées, femmes battues, prisonniers torturés, handicapés et personnes du 3 ème âge isolés vivent le pire des cauchemars. Leurs vécus au quotidien en font des êtres extrêmement vulnérables qui portent en eux de profondesblessures physiques et mentales. En l’absence d’une attention particulière, d’une prise en charge rapide et de soins adéquats, les victimes décèdent ou trainent des traumatismes à vie causés par diverses maladies, la violence ou des accidents. À l’occasion du nouvel an, « Vivre », a choisi de consacrer ses pages à l’histoire passée et présente, au vécu et à la lutte que les vulnérables mènent parfois seuls ou avec l’appui de structures d’aide etd’accompagnement. Petit à petit, ils retrouvent le sourire grâce aux programmes d’encadrement et deréinsertion sociale mis en place dans le cadre d’une collaboration soutenue entre les deux parties. La valorisation des droits de la personne, basée sur le respect à son égard, la promotion de sa dignité et de son épanouissement, a permis à nombre d’exclus sociaux d’être confiants et de reprendre leur destin en main. Certains sont revenus sur les bancs de l’école. D’autres ont trouvé un emploi et fondé une famille. Leur parcours, depuis ce jour où tout a basculé, mérite d’être conté. Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « Les filles-mères sont des milliers. Elles sont vulnérables parce qu’elles sont pauvres, instables et coincées psychologiquement. La pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon. L’AFI.M.MO veille sur elles pour que, plus jamais, elles ne tombent dans l’oubli. Nous les invitons à venir vers nous pour qu’ensemble nous trouvions des solutions. » Dans le registre des violences conjugales, Maître Sylvie Rekanga, avocat au barreau du Gabon et leader de l’Association « Justice et Droit pour Tous » tire la sonnette d’alarme.« Lorsqu’une femme reçoit des coups, elle se rend automatiquement dans un commissariat. Les officiers de police judiciaire (OPJ) doivent être habilités à recevoir ce genre de victime et être bien outillés par rapport à ce que dit la loi. ». De son côté, SOS Prisonniers dénonce les conditions de détention dans l’univers carcéral. Selon le président de l’association, Lionel Ella Engonga, « Les prisonniers sont privés de liberté de mouvement et de certains droits, notamment ceux afférents à la santé, l’éducation et la sécurité. » « Ouverte en 1956, sous l’ère coloniale, pour une population de 300 à 500 personnes, la prison centrale de Libreville, accueille aujourd’hui plus de 3 500 détenus. Il apparait judicieux que l’esprit des droits de l’Homme soit au centre de tout. Les droits de l’Hommes protègent les plus forts, les droits de l’Homme protègent les plus faibles », indique le président de SOS Prisonniers. Le sort des personnes en situation de vulnérabilité appelle à un changement de paradigme basé sur la valorisation et la défense accrue de leurs droits fondamentaux, l’objectif étant de faire des victimes de l’injustice, des inégalités et de l’insécurité, des personnes dignes, des citoyens à part entière à même de contribuer au développement de notre pays. Brisons le silence et le calvaire des Vulnérables.

LUTTER POUR LES DROITS HUMAINS

Les défenseurs des droits humains (DDH) ont désormais une loi qui les protège. Le texte reconnaît formellement et définit leurs droits. Des mécanismes de protection adaptés et des sanctions, en cas de violation desdits droits, sont également prévus. Les droits des DDH incluent, entre autres, « le droit de se rassembler, de se former, de chercher des financements pour leur travail, d’éduquer le public, d’accéder et de publier des informations sur les droits humains. Mais, rien n’est encore gagné. Le secrétaire général adjoint du Mouvement « Tournons la Page » et défenseur des droits humains gabonais, Franck Osée, lève le voile sur les menaces qui pèsent sur la profession et laisse entrevoir des lendemains plus cléments.

AGENCE GABONAISE DE PRESSE

L’AGP, l’Agence gabonaise de presse, se tourne résolument vers l’avenir. Au fil du temps, elle a enregistré des acquis significatifs. Pour autant, beaucoup reste à faire. Le triptyque HÉRITAGE-MODERNITÉ-SOUVERAINETÉ MÉDIATIQUE qui est au cœur de ses 65 ans, guide ses pas, l’objectif étant de servir au mieux le public. « Tout ce qui se passe dans le monde nous concerne. Le travail du journaliste est de donner une voix à ceux qui n’en ont pas. C’est ce que s’attèle à faire l’Agence gabonaise de presse », déclarait récemment Ghislain Ruffin Etoughet Nzuet, l’Administrateur directeur général de l’AGP. Le 4 décembre dernier, iI a passé le relais à Hermine Otounga Sounda, ancienne Directrice générale de la Communication au ministère de la Communication et des Médias.