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Flavienne L. Issembè

PAUVRETÉ

Estelle Kalle;

Les mots ne manquent pas pour qualifier la pauvreté. Elle est une menace, un facteur d’insécurité, de destruction du tissu social et de déstabilisation de la nation. Pour autant, elle n’est pas une fatalité. Bien au contraire. Elle peut être réduite significativement pour peu que les états y mettent les moyens. Mais qu’est au juste la pauvreté, quel est son lien avec le vivre décemment, pourquoi se propage-t-elle dans un pays aussi riche que le Gabon qui, de surcroit, compte moins de 2 500 000 habitants ? Afin de vous éclairer sur la question et faire le point, « Vivre » s’est tourné vers le docteur Estelle Kalle, économiste en développement.

PARLONS LOGEMENT

Jean Joël Mebaley est architecte de formation et de profession. Après des études en France, il rentre au Gabon où il s’établit à son compte. Il est à la tête de Destiny, un bureau d’architecture et d’ingénierie dont il est le fondateur. Vivre l’a rencontré dans ses murs.

ALERTE

Les mauvaises conditions de vie et l’état de santé précaire des personnes qui vivent dans un environnement malsain en font des êtres extrêmement vulnérables. Dès lors, combien de temps les Gabonais.es vivant dans l’extrême pauvreté tiendront-ils encore dans des logements insalubres envahis par les rats, les cancrelats, les moustiques et autres bestioles qui causent ou aggravent les maladies ?   Le mal logement nuit gravement à la santé et plonge ses victimes dans le désespoir, la désolation et le désarroi. Alors que le désespoir se caractérise par un abattement total, une affliction profonde de la personne, la désolation est cause de peine et d’ennui extrêmes. Le désarroi est un trouble moral et une anxiété profonde que ressent la personne qui vit dans des conditions précaires.   Selon les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives au logement et à la santé, « un logement précaire est un facteur de stress, d’anxiété et de dépression.»   « Les températures intérieures peuvent entraîner des maladies liées à la chaleur. La pollution de l’air intérieur nuit à la santé respiratoire et cardiovasculaire et provoque des réactions allergiques et irritantes comme l’asthme. »   « L’insuffisance de l’approvisionnement en eau potable et le manque d’installations sanitaires compromettent la sécurité sanitaire des aliments et l’hygiène personnelle et engendrent des maladies transmissibles. » Celles-ci incluent la diarrhée, le choléra, la dysenterie, l’hépatite A et la fièvre typhoïde.   Le mauvais assainissement du milieu favorise le paludisme qui est transmis par le moustique, l’anophèle femelle. La mauvaise aération et le surpeuplement véhiculent les agents infectieux de la tuberculose et de la bronchite.   Le mal-logement est une question de santé publique qui, hélas, ne fait pas l’objet de l’attention qu’il mérite. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rendre dans les « matitis » (quartiers sous-intégrés) où les occupants des lieux manquent de tout. Et que dire des sans-abris qui investissent les broussailles ou les rues pour y dormir au péril de leur vie ?   L’état de santé précaire des mal-logés et des sans-abris est une bombe à retardement. Les défis sont de taille et interpellent l’ensemble de la société à agir vite, l’enjeu étant de sauver des vies au prix d’une réelle promotion des droits à la santé et au logement.