Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

Journalistes Seniors

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Flavienne Louise Issembè

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Flavienne L. Issembè

DIAGNOSTIC DE LA PRESSE

Le journalisme est un métier fascinant et passionnant qui confère des droits et des devoirs aux hommes et aux femmes qui exercent ce métier. Dire la vérité, être rigoureux dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information figurent au nombre des devoirs du journaliste. La liberté d’expression est un droit fondamental de la presse. Culturellement ancré dans certaines sociétés, notamment en Occident, ce droit est encore semé d’embûches au Gabon.  Suivons les journalistes Anaclet Ndong Ngoua et Jérémie Nzamba. 

VÉRONIQUE NIANGUI

Véronique Niangui est journaliste. Le choix d’embrasser cette carrière remonte à son adolescence. Après le bac, elle s’inscrit au Centre universitaire des sciences politiques et de développement (Cuspod), à Libreville. Son diplôme en poche, elle intègre le quotidien « l’Union », où elle déroule toute sa carrière professionnelle. Fonctionnaire du ministère de la Communication, puis attachée de cabinet du doyen des juges à la Cour constitutionnelle, Mme Niangui prend sa retraire. Après trente-trois ans de bons et loyaux services, elle est honorée de la médaille de Commandeur dans l’ordre du Mérite gabonais. Aujourd’hui, entourée de ses enfants et petits-enfants, elle se consacre à la lecture, à la plage, au sport, notamment la randonnée pédestre, grâce à une association de son quartier, pour maintenir la forme. Elle voyage et collabore occasionnellement dans un groupe de presse écrite. Nous l’avons rencontrée récemment.  Son histoire prend racine à Lébamba, dans la province de la Ngounié, où elle est née.  https://youtu.be/bfeoyPEF06c

CITOYENNETÉ

Qui est Me Marlène Fabienne Essola Efountame ?  Au premier regard, cette jeune gabonaise captive son auditoire par sa maîtrise du droit, son intelligence, son sens de la répartie et sa capacité à oser. Et qui ose ne baisse pas les bras. À l’instar de 13 des 19 postulants à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, dont la candidature a été rejetée par la CNOCER, Me Essola Efountame a saisi la Cour Constitutionnelle dont le verdict est attendu ce jeudi 20 mars. Elle est conseillère juridique, défenseure des droits humains y compris le droit à la Citoyenneté. Dans une interview au Magazine « Vivre », Me Essola Efountame s’explique sur l’importance que revêt la connaissance de nos droits et devoirs en tant que Citoyen et Citoyenne pour le bien-être individuel et sociétal, et la stabilité nationale.

GEOFFROY FOUMBOULA LIBEKA

« Si c’était à refaire, je le referai et ne changerai pour rien au monde ma posture qui est la mienne aujourd’hui. » Le regard sincère et le parler franc de Geoffroy Foumboula Libeka n’ont pas bougé d’un iota.   « Vivre » en a fait le constat lors de l’entretien qu’il nous a accordé en sa qualité de 4ème vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition gabonaise.   À quelques semaines de l’élection présidentielle anticipée du 12 avril, Geoffroy Foumboula Libeka livre sa vérité sur le Parlement, le Code électoral, le changement du calendrier électoral et sa relation à la Transition.

FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES

Le Gabon s’achemine-t-il, enfin, vers la mise en place d’un cadre de financement des campagnes électorales fiable et sécurisé ? Cette question est au cœur de notre entretien avec Me Gira Ondzagha, juge financier à la Cour des comptes et membre du Comité national qui a élaboré le nouveau Code électoral national.   De fil en aiguille, l’expert lève le voile sur d’autres points majeurs, notamment : le plafonnement des dépenses engagées, le contrôle des comptes des campagnes électorale, les mécanismes devant garantir la transparence du financement et les sanctions prévues par la loi contre les auteurs de détournements de fonds.   Gros plan sur les innovations du nouveau Code électoral en matière de financement des campagnes électorales.

 éLECTIONS ET DROITS HUMAINS EN RÉPUBLIQUE GABONAISE

Les élections devraient rassembler, se dérouler dans la paix et non diviser. Celles de 2016, pour ne citer qu’elles, ont laissé des séquelles traumatisantes dans les familles qui ont perdu les leurs et dont certaines ne retrouveront jamais les corps. En 2023, le pire a été évité avec l’arrivée au pouvoir du CTRI qui, à l’aube du 30 août, a mis fin aux 14 ans de règne d’Ali Bongo et annulé les « résultats tronqués » des élections générales qui donnaient gagnant le PDG, parti au pouvoir depuis 1968.  En novembre 2024, les Gabonais.es ont participé au référendum sur la nouvelle Constitution nationale dans un climat apaisé. Aujourd’hui, ils rêvent à d’autres élections sans heurts, ni violences, ni morts. Sentiment Ondo Elibiyo, Coordonnateur de la Coalition Tournons La Page – Gabon, lève le voile sur le couple Élections et Droits Humains, et propose des pistes de solutions pour que le Gabon passe, enfin, à autre chose. 

LE CODE ÉLECTORAL EN QUESTION 

Doit-on craindre une fracture socio-politique en 2025 ? À quelques mois de l’élection présidentielle qui revêt une importance capitale pour l’avenir de la Nation, les réactions occasionnées par les réformes constitutionnelle et électorale initiées par les autorités de la Transition interpellent les populations, le passage d’un ordre politique ancien à un nouveau pouvant engendrer des changements salutaires ou non pour la stabilité nationale.   On a en mémoire les dissensions entre partisans du Oui et du Non autour du projet de nouvelle Constitution nationale. L’histoire se répète dans le cadre de la mise en place d’un nouveau système électoral alors même que le projet de loi organique portant Code électoral en République gabonaise, examiné en Conseil des ministres le 05 janvier, réunit du 10 au 20 janvier le Parlement en session extraordinaire en vue de son adoption.   Le projet de Code électoral, la nouvelle Constitution nationale et le CTRI ont fait l’objet, le 8 janvier, d’une déclaration publique en 5 points d’Ali Akbar Onanga, Alain Claude BiIlie-By-Nze, Pierre Claver Maganga Moussavou et Albert Ondo Ossa, responsables de l’Initiative pour des élections post-transition pacifiques, démocratiques, inclusives, libres et transparentes au Gabon.   Les « 4 » dénoncent l’opacité des décisions et la gestion du Comité pour la Transition et la Restauration des institutions (CTRl) qui profite davantage aux militaires en place qu’à l’intérêt national. En conséquence, ils exigent : Le retour impératif des militaires du CTRI dans les casernes à l’issue de la Transition avec interdiction formelle pour tout militaire du CTRI de se porter candidat aux prochaines élections. Le retour à la Constitution de 91, modifiée par la loi référendaire de 95 sur laquelle pourrait être apportée les modifications nécessaires justifiées par le nouveau contexte politique.  La nécessité urgente de revoir de manière exhaustive la loi électorale actuelle. » La mobilisation générale du peuple gabonais. La communication immédiate et transparente du chronogramme détaillé de la Transition. « Le Gabon est une République. Cela signifie que notre pays n’est ni la propriété d’un humain, ni d’une caste, ni d’une minorité privilégiée mais, qui appartient à tous les Gabonais sans distinction », indique la Déclaration. »   Par ailleurs, des voix à l’instar de celle de Me Yasmina Marat-Abyla ont déploré la composition du Comité national chargé de l’élaboration de l’avant-projet du Code électoral (CNEAPCE) qui faisait la part belle aux partisans du Oui à la Constitution nationale. Dans une interview accordée à « Vivre », la juriste en droit international et membre du Réseau des défenseurs des droits humains (REDHAC) met en garde contre le non-respect du principe de l’inclusion et la violation de la loi.   « Ne pas appliquer le droit est une menace pour le processus électoral, la démocratie et l’État de droit. » Me Marat-Abyla plaide « pour l’intégration dans le Code électoral des droits des handicapés, des jeunes, des prisonniers, des peuples autochtones et de la parité homme-femme. Elle appelle également à la mise en place d’un Comité indépendant chargé de l’organisation des élections en lieu et place du ministère de l’Intérieur, ce dernier étant à la fois juge et parti.   Le projet de loi organique portant Code électoral établit deux nouvelles entités ayant pour mission d’apporter leur appui au ministère de l’Intérieur qui se voit confier « l’organisation de toutes les élections, de l’établissement de la liste électorale à l’annonce des résultats. » Les entités concernées sont la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections ou du référendum (CNOCE) et l’Autorité de contrôle et de supervision des élections et du référendum (ACSE).   Dans un souci d’équité, d’inclusion, de moralisation de la vie politique, le texte « établit les principes nécessaires à la tenue d’élections justes, libres et démocratiques, acceptées par toutes les parties dans le cadre de « l’accès équitable des candidats aux médias publics ; la promotion de l’égalité des sexes dans l’accès aux mandats électoraux ; l’adoption du fichier électoral et de la liste électorale biométriques. »    Dans un souci d’inclusion, le texte prévoit « des quotas obligatoires dans les listes des candidats aux élections : au moins 30 % de femmes et 20 % de jeunes. Il vise également à garantir la fiabilité du fichier électoral en l’adossant au numéro d’identification personnelle (NIP) et en renforçant les conditions d’inscription pour les électeurs naturalisés. »   Dans le domaine de la moralisation de la vie politique, le texte « institue des plafonds de dépenses ainsi que des comptes de campagne électorale, tout en renforçant les sanctions applicables aux infractions électorales ; et comble un vide juridique en précisant les modalités d’organisation des référendums nationaux et d’initiative locale. »   Le projet de loi organique portant Code électoral est au rang des priorités fixées par le président de la Transition pour guider l’action gouvernementale. Pour le général Oligui Nguema, « cette étape est cruciale pour consolider durablement notre démocratie, assurer la fin de la Transition et organiser des élections libres et transparentes » dans le strict respect du calendrier de la Transition.    Pour autant, l’espoir semble s’effilocher au fil des jours à divers niveaux de la sphère sociale. Au moment où le Gabon s’achemine vers la fin de la Transition et le retour des civils au pouvoir, la crise actuelle remet au gout du jour nombre d’interrogations, en particulier celle de la relation entre gouvernants et gouvernés. Notre nouvelle rubrique « NOS VOIX COMPTENT… » s’intéresse à la question.   D’autres sujet majeurs se consacrent à : l’évolution du système électoral au fil du temps, la transparence électorale, aux élections et aux droits humains, à des conseils pratiques sur le Code électoral ou encore à l’engagement en politique du jeune Rézenbruick Sanda.

JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

Quelle est la place du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse ? La question était au cœur de la célébration en différé, le 08 mai 2026, de la Journée mondiale de la Presse organisée à la Maison Georges Rawiri, siège de Gabon 1ère, par le ministère de la Communication et des Médias en partenariat avec le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) du Gabon. La journée a réuni les membres du gouvernement y compris le ministre de la Communication et des Médias ; les représentants de l’UNESCO et de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ; les professionnels des médias et nombre d’invités. « Cette journée n’est pas une fête ordinaire, elle est un rappel historique. En effet, elle commémore la 33ème année de la Déclaration de Windhoek, en Namibie, qui a réaffirmé une idée simple et essentielle : Pas de démocratie sans une presse libre, pluraliste et indépendante », a déclaré le représentant de la presse.  « Mais, 33 ans après, quelle est la place du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse ? », s’est interrogé Brice Ntoutoume.   Il a rappelé le bond remarquable qui a hissé le Gabon, en 2024, à la 56ème place du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières, juste derrière les États-Unis d’Amérique. Deux ans après, notre pays se classe au 43ème rang mondial. « Ce recul doit nous interpeller, car il est le signe que la vigilance ne doit jamais faiblir… Il est donc nécessaire et urgent que le politique rectifie le tir », a martelé le journaliste. Le représentant de la presse a lancé un appel à l’accélération de la révision du statut particulier du communicateur et du Code de la Communication, l’objectif étant « de garantir une visibilité et une indépendance réelles des professionnels des médias, et de leur permettre d’informer les décideurs, d’éduquer les masses et divertir le public. » Pour Brice Ntoutoume, « L’avenir ne saurait être en paix sans une prise en considération des acteurs majeurs de la stabilité que sont les journalistes. Dans notre société, malgré la véracité des faits qu’ils se doivent de relayer, certains sont encore contraints. Nous nous mettons au silence au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ». Le journaliste « étant protégé et valorisé sous d’autres cieux », notre confrère a émis le souhait qu’il en soit de même pour les journalistes gabonais à l’ère de la VÈME République. Reconnaissant que la liberté de la presse est un combat permanent, Brice Ntoutoume a invité tous les acteurs de l’écosystème médiatique national à défendre les droits de la presse, notamment ceux afférents à la liberté d’expression et d’opinion, d’informer et d’être informée, car « Sans une presse libre, il n’y a pas de débat public. Et sans débat public et contradictoire, il n’y a pas de démocratie. » De son côté, l’UNESCO a souligné son engagement auprès du gouvernement gabonais dans le secteur des médias et la promotion des deux défis majeurs que sont les droits de l’homme et le développement national. « La liberté d’expression et la liberté de médias sont des droits indispensables pour la démocratie, pour la transparence des institutions publiques et la participation citoyenne », a déclaré Patricio Zambrano Restrepo. Saluant les changements survenus en 33 ans dans la façon de communiquer, le représentant de l’UNESCO a mis l’accent sur le rôle majeur des réseaux sociaux dans l’information des citoyens et des citoyennes. Il a révélé, chiffres à l’appui, que « Plus de 60% de la population mondiale s’informe principalement via les plateformes numériques. Il a alerté sur les risques de désinformation et de fausses nouvelles qui sont sources de chaos et de troubles sociaux, et plaidé pour la création d’un cadre juridique multisectoriel impliquant les médias, les associations, les pouvoirs publics, les plateformes numériques et la société civile. L’enjeu est « de constituer un équilibre durable entre les droits fondamentaux, les intérêts généraux, le respect d’autrui et surtout la vérité. » Répondant aux attentes de la presse, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a tenu à les rassurer sur les avancées relatives « aux textes importants que le gouvernement a adoptés le 26 février 2026, notamment : les ordonnances sur la régulation des réseaux sociaux, les projets de loi sur le statut particulier des professionnels de la communication et l’accès à l’information publique. » « Les textes sont déjà disponibles dans la navette institutionnelle entre le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat. Nous attendons notre passage devant le Parlement pour solliciter la ratification de ces textes importants qui vont modifier le paysage médiatique », a indiqué le ministre qui s’est, par ailleurs,exprimé sur le recul du rang du Gabon dans le domaine de la liberté de la presse. « La dégradation du positionnement actuel du Gabon n’est pas une fatalité. Elle tient à quelques contingences, ce qui est normal dans la vie d’une nation. Le mieux ne s’est pas fait ailleurs en matière de liberté de la presse. Je peux dire que le meilleur s’est fait au Gabon, parce que le Gabon reste l’un des rares pays qui a constitutionnalisé, depuis 2024, ses droits fondamentaux, notamment la liberté de la presse. » Selon le ministre, la liberté de la presse doit être exercée au Gabon comme partout ailleurs, dans le respect de l’éthique et la déontologie de la profession, ainsi que dans le respect des lois et règlements en vigueur.  Au-delà des allocutions, la cérémonie s’est poursuivie avec la remise des certificats de reconnaissance, entre autres, à François Ndjimbi et Pierre Noël Botsika Bobé. Les autres récipiendaires qui n’ont pas pu prendre part à cet événement sont : Brigitte Anguilet, Désiré Ename, François Duc Moukouangui, Victor Mbenga Effa et Paul Mbadinga Matsiendi. Rodrigue Bekale de l’Association de l’Union gabonaise de la presse sportive (AUGPS), a remis une attestation au ministre de la Communication et des Médias en signe de reconnaissance « de ses efforts depuis sa prise de fonction. » Brice Ntoutoume a qualifié « d’avancée majeure l’inscription du droit d’accès à l’information dans la nouvelle Constitution nationale » et lancé un appel à l’accélération des réformes engagées « pour JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

INVERSER LA TENDANCE DE LA PAUVRETÉ

Elle scrute de près, elle analyse la problématique de la pauvreté. Mieux encore, le professeur Estelle Kalle, en sa qualité d’économiste en développement, propose des pistes de solutions pour inverser le phénomène de la pauvreté qui gangrène le Gabon, un pays pourtant riche qui compte moins de 3 millions d’habitants. Le Pr Kalle travaille en tant qu’enseignante à l’École Normale supérieure, à Libreville, où elle a reçu l’équipe du Magazine « Vivre. »

PRIORITE A LA PERFORMANCE ET A L’EXCELLENCE

Marcelle Ibinga-Itsitsa, préside aux destinées de l’IUSO. Elle en est la directrice générale depuis le 7 novembre 2019. Cette enseignante de formation place la performance et l’excellence au cœur de ses priorités. Dans un entretien à cœur ouvert, elle lève le voile sur ses exigences en termes de réussite. « Vivre » : Quels sont les critères d’admission à l’IUSO ? Marcelle Ibinga-Itsitsa : Pour être étudiant à l’IUSO, il faut réussir au concours d’entrée organisé chaque année. Toute- fois, nous avons la formation professionnelle continue dont l’accès est possible après examen d’un dossier de candidature. Cette formation est prioritairement fixée pour le perfectionnement des agents déjà en activité. Ceci dit, l’IUSO octroie des bourses à ses étudiants et les accompagne dans le respect du processus de demande de bourse qui est élaboré par l’Etat gabonais à partir de critères bien définis.  Quelles sont les caractéristiques du programme de formation à l’IUSO ?  Les programmes de formation à l’IUSO-SNE tiennent compte de deux facteurs complémentaires : la verticalité et l’horizontalité. Le premier concerne l’approfondissement de l’apprentissage et le second se base sur l’enrichissement des compétences. Ils sont conçus selon le principe de l’approche par les compétences où la conception de tout programme professionnel respecte la succession suivante : les référentiels de métiers, de compétences, de formation et d’évaluation. Enfin, il faut insister sur le principe de l’offre et de la demande qui fait en sorte que le chef d’un établissement d’enseignement supérieur et de formation professionnelle s’engage dans la conception des conditions de dialogue permanent avec le secteur employeur pour la maîtrise de ses attentes en termes de métiers à valeur ajoutée, et pour être aussi au plus près des avancées de la science et de la technologie. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’avoir une vision globale et une gouvernance fortement imprégnée du devenir de la société pour conduire les changements qui s’imposent. Quelles sont les exigences en matière de compétences professionnelles des apprenants ?  Dans notre souci de réformer l’IUSO pour la mettre au niveau des standards internationaux, les défis et perspectives sont nombreux. Il nous faut en priorité continuer de professionnaliser nos offres de formation. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie le renversement de tendance quant aux profils des enseignants. Les exigences en matière de compétences professionnelles sont liées aux besoins du marché du travail. Partant, l’employeur a besoin de recruter des compétences professionnelles immédiates, adaptables à différents emplois et disposant de la capacité et du désir d’apprentis- sage tout au long de la vie. Cette vision fait du directeur d’un établissement d’enseignement supérieur de formation professionnelle un véritable manager. Autrement dit, un responsable tourné vers la performance et l’excellence. Elle place l’IUSO-SNE à la haute marche pour le développement des talents ayant l’aptitude de créer des entreprises, d’exercer une profession avec la capacité de poursuivre des études.  Les experts affirment que la majorité des « métiers d’avenir » ne sont pas encore connus. À l’horizon 2030, voire 2035, en raison du retard pris pour cause de Covid, on estime à 80% les métiers dont l’économie aura besoin et qui ne sont pas encore connus. C’est la raison pour laquelle au sein de l’IUSO-SNE, un pilotage d’ensemble est indispensable dans l’affrontement de la complexité de la situation qui se dessine. À ce propos, l’élaboration ou la révision de l’offre de formation dans l’ajustement des métiers existants et l’intégration de nouveaux métiers est nécessaire pour atteindre nos objectifs. Le concours d’entrée au sein de notre établissement est une première étape qui nous permet de sélectionner les meilleurs de nos apprenants. La modernisation des infrastructures et la planification des acquisitions, à terme, de nouveaux outils et procédures de travail modernes sont aussi des volets importants à prendre en charge tout comme l’appropriation de la pédagogie innovante qui favorise l’autonomie de l’apprenant. Quels sont les acquis de l’IUSO en matière de formation et d’accès des apprenants au marché de l’emploi? Au plan administratif, on peut relever : la formation rénovée qui est basée sur la professionnalisation, et la création d’outils pour mesurer le taux d’insertion en milieu professionnel pour les diplômés de l’IUSO. Au plan pédagogique, il faut noter : la mise à disposition d’une information claire sur les types de formation proposés, les niveaux de qualification et les conditions d’accès au marché de l’emploi; la consolidation du système LMD en cohérence avec la professionnalisation (priorité donnée aux enseignements de spécialité en vue de l’acquisition des compétences professionnelles). Il faut par ailleurs relever la part belle aux interventions des spécialistes et des experts-praticiens dans le processus de la formation afin de promouvoir les échanges d’expériences et l’amélioration de la pertinence des offres de formation, et la création de nouvelles filières pour répondre en permanence aux besoins et aux exigences socio-économiques du pays. En guise de conclusion, Madame la Directrice générale ? Les défis actuels portent sur l’adaptation continue au monde du travail fluctuant en vue de garantir le meilleur taux d’employabilité, en passant par la mise en place de la formation en alternance. Enfin, j’ai en mémoire le propos de cette professeure des universités que je n’avais encore jamais rencontrée. Elle disait : « Madame le Directeur Général, merci. L’IUSO-SNE n’est plus ce qu’il était. Il est reconnu, il est international, il est engagé dans la société et nous en sommes fiers. » Chaque commentaire du genre est un cadeau que je reçois gaiement. Je suis moi aussi très fière de ce que notre Institut a réalisé au cours de ces dernières années. Nous avons fait grandir l’IUSO-SNE sur la scène nationale et internationale en assumant pleinement son identité d’établissement d’enseignement supérieur professionnel. Et nous l’avons rapproché du public en élargissant sa présence partout où nos connaissances et notre savoir-faire sont sollicités.