Tama Z'Akis

JUSTICE ET PROTECTION SOCIALE

Le Gabon s’achemine vers l’ouverture d’un bureau d’assistance juridique pour personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et les femmes victimes de violences et économiquement faibles. Le projet a réuni en octobre 2025 dernier le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Élodie Diane Foué-Foué Sandjo, entourés de leurs collaborateurs respectifs et des principaux responsables des directions et services directement concernés. Les membres du gouvernement sont revenus sur l’intérêt de repenser sinon toiletter les dispositions juridiques et légales relatives à la mise en place d’une clinique juridique en République gabonaise, de définir la qualité des membres du bureau, notamment ceux devant bénéficier d’une assistance juridique. Les participants ont également convenu de :    Mettre en place un bureau dynamique d’égale partie réunissant les ministères de la Justice, de la Femme, les techniciens des impôts, les avocats, les greffiers et les huissiers de justice, entre autres.   Étendre à toutes les juridictions (pénale, judiciaire, commerciale) l’assistance judiciaire aux ayants-droits.    Partager aux acteurs des professions libérales, dont les avocats, la vision politique des plus hautes autorités, en vue de soutenir les personnes vulnérables aux plans social et juridique.  Faire des propositions concrètes au gouvernement en vue de l’adoption d’une loi. SOURCE : Ministère de la Justice. Garde des Sceaux. Chargé des Droits Humain

QUI DOIT ÉDUQUER NOS ENFANTS?

L’éducation est un droit fondamental.  Parce qu’elle est un droit, les familles, les enseignants et l’Église ont un rôle essentiel à jouer non pas isolément mais collectivement pour faire valoir ce droit. Le Conseil national des églises pentecôtistes et de réveil (CNEPER), Omega Schools, le Réseau des écoles chrétiennes, s’investissent depuis quelques mois dans un projet d’envergure dont l’enjeu est d’aider les familles et les enseignants à éduquer et façonner l’avenir des enfants. « La responsabilité de l’éducation ne peut être l’apanage d’un seul. Elle doit être partagée. Chacun doit jouer son rôle pour façonner les jeunes générations et les préparer à devenir des citoyens épanouis et engagés dans le développement du pays. » Ces propos, prononcés par le pasteur Jean-Marie Tchibinda, représentant du système ACE pour la Francophonie dans le cadre de la 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, résonnent encore. Et pour cause. La responsabilité partagée s’impose plus que jamais d’autant que des menaces pèsent toujours sur la jeunesse gabonaise. « Dans un monde où tant de maux minent les jeunes – violence, drogues, alcool… – il est essentiel que les éducateurs et les guides spirituels prennent leur responsabilité à cœur », déclaraitJean-Gaspard Obiang, pasteur et président du CNEPER. Des thèmes de réflexion, présentés par 3 participants, servent de cadre à l’action. Ceux-ci ont trait respectivement : Aux valeurs et à la foi chrétienne : source d’aliénation ou de restauration des mentalités ? À l’église et l’école chrétienne : la mission de l’Église ne doit-elle pas s’accompagner d’une éducation scolaire ? À l’ACE : une méthode pédagogique au service de l’éducation : De la méthode et son impact dans la société. Pour le Dr Paul Florent Ongone Ebe, inspecteur pédagogique principal et révérend, « La conquête de l’église dans le domaine de l’éducation est indispensable. Tant que l’église ne disposera pas d’établissements scolaires et universitaires, le diable se fera toujours le plus grand plaisir de détruire des générations … qui plus tard refléteront les modèles de la société. » De son côté, le révérend Mandela Mthembu, vice-président de l’AEE/ACE Afrique, s’est appesanti sur la responsabilité d’éduquer les enfants. « Cette responsabilité est acquise. Les parents ne peuvent échapper à la responsabilité que Dieu leur a donnée.  Selon le Révérend Brad Palmer, directeur Développement Afrique du système ACE, « ACE est un programme chrétien très performant qui fonctionne avec les étudiants de tout âge… L’individualité est l’un des concepts qu’il faut apprendre aux enfants car elle est importante. Le système ACE permet aux enfants de découvrir leurs dons… et de se doter de la capacité de fixer les objectifs au quotidien. » La Convention des éducateurs chrétiens a permis aux participants d’étaler la vision de l’éducation qu’ils veulent pour le Gabon et de comprendre l’intérêt de s’investir dans ce projet afin que l’éducation chrétienne soit prioritaire dans les foyers et les établissements scolaires. Les participants veulent un Gabon : ‘’où les enfants sont instruits selon la voix du Seigneur ; où des hommes et des femmes intègres inculquent l’éducation chrétienne dans les écoles publiques ; où les parents s’impliquent à nouveau dans l’éducation de leurs enfants ; où les papas prennent leur rôle au sérieux…’’  En conséquence, cette responsabilité engage chaque être humain à découvrir « la raison pour laquelle Dieu l’a envoyé sur terre, à avoir foi en Dieu et à être intègre. » La 6ème édition des Conventions des éducateurs chrétiens, organisé les 4-5 juillet à Libreville, dans les locaux du Radison Blu Hotel, a réuni le ministre de la Transition chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, des leaders ecclésiastiques, des éducateurs chrétiens, des fondateurs d’écoles, des enseignants et des parents d’élèves. JUSTICE ET PROTECTION SOCIALE Le Gabon s’achemine vers l’ouverture d’un bureau d’assistance juridique pour personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins et les femmes victimes de violences et économiquement faibles. Le projet a réuni en octobre dernier le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Élodie Diane Foué-Foué Sandjo, entourés de leurs collaborateurs respectifs et des principaux responsables des directions et services directement concernés. Les membres du gouvernement sont revenus sur l’intérêt de repenser sinon toiletter les dispositions juridiques et légales relatives à la mise en place d’une clinique juridique en République gabonaise, de définir la qualité des membres du bureau, notamment ceux devant bénéficier d’une assistance juridique. Les participants ont également convenu de : Mettre en place un bureau dynamique d’égale partie réunissant les ministères de la Justice, de la Femme, les techniciens des impôts, les avocats, les greffiers et les huissiers de justice, entre autres. Étendre à toutes les juridictions (pénale, judiciaire, commerciale) l’assistance judiciaire aux ayants-droits. Partager aux acteurs des professions libérales, dont les avocats, la vision politique des plus hautes autorités, en vue de soutenir les personnes vulnérables aux plans social et juridique. Faire des propositions concrètes au gouvernement EN VUE DE l’adoption d’une loi

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

Les droits humains se sont construits à travers les siècles aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Dès le 13 e siècle, l’Empire du Mandé, actuel Mali, proclame une charte de vie commune sous l’impulsion de l’empereur Soundiata Keita. La Charte du Mandé, datée de l’an 1222, énonce le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité et aux réparations en cas d’offense à ces principes. En outre, ce texte interdit formellement l’esclavage et la discrimination. Transmise par voie orale, puis retranscrite au milieu des années 1960 par l’anthropologue et historien Youssouf Tata Cissé, la Charte est inscrite depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’autres textes non africains, antérieurs à celui du Mali, à savoir le Code Hammourabi, le Cylindre de Cyrus et le Magna Carta, dateraient respectivement de 1750 et 539 avant Jésus-Christ, et 1215. Le premier, du nom du roi Hammourabi de Babylone, l’Irak actuel, portait sur les contrats et les relations familiales, avec une présomption d’innocence et l’importance donnée à la présentation de preuves. . Le second, rédigé par l’empereur Cyrus le Grand de Perse, l’Iran actuel, proclamait notamment l’abolition de l’esclavage et la liberté de choix de religion. En 1215, le roi Jean Sans Terre d’Angleterre limitait ses pouvoirs tout en concédant des droits et des privilèges à ses barons. Ce processus culminera, quatre siècles plus tard, avec l’adoption de textes sur des droits civils et politiques revendiqués par les nobles. Déclaration d’indépendance des Etats-Unis Datée de 1776, la Déclaration américaine revendique les mêmes droits que ceux qui étaient revendiqués cinq siècles plus tôt en Angleterre sur les plans civil et politique. Ce texte confère aux droits de l’homme une portée juridique. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen La Déclaration française, de 1789, reconnaît l’égalité des citoyens devant la loi. A travers son préambule et ses 17 articles, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) énonce un ensemble de droits et les conditions de leur mise en œuvre. Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme Adoptée en 1789 aux Etats-Unis, la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme « Bill of Rights » prend effet en 1791 après sa ratification progressive par les Etats fédérés. Elle garantit, entre autres, la liberté d’expression, de la presse, de religion et de réunion. Elle se compose des 10 premiers amendements à la Constitution américaine. Déclaration universelle des droits de l’homme Née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948. A travers 30 articles, elle proclame les droits auxquels chaque être humain de par le monde a droit sur un pied d’égalité. La DUDH est une source d’inspiration d’une multitude de textes, dont la Constitution gabonaise et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples En 1981, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Son préambule tient compte « des vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser les réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ». Ce texte énonce, par ailleurs, les droits reconnus à toute personne sans distinction aucune et ses devoirs envers la famille, la société, l’Etat, les autres collectivités reconnues et la communauté internationale. Il affirme, par ailleurs, le droit des peuples à lutter pour leur indépendance ». Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels En 2004, les pays africains, y compris le Gabon, ont adopté la Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels. Les Etats se sont engagés « à respecter, protéger, promouvoir et assurer la jouissance de tous les droits contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et à les appliquer pleinement en y consacrant le maximum de ressources ». Quel est le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme ? Le « Program on Women’s Economic, Social and Cultural Rights » ou Programme sur les droits économiques, sociaux et culturels de la femme” a publié le 22 avril 2015 « The African Regional Human Rights System ». Le Système régional africain des droits de l’homme élabore le cadre normatif et les droits reconnus dans le Traité régional des droits humains de la région et décrit comment utiliser ces mécanismes et quelles sont les difficultés que l'on peut rencontrer pendant l'utilisation. C'est un outil d’apprentissage pour les défenseurs et spécialement pour les formateurs de la région qui souhaiteraient donner une formation sur les mécanismes régionaux africains des droits de l’homme. La publication a été écrite par Getahun Atey Kassa du Centre pour les droits de l’homme en Ethiopie. Ceci dit, il faut rappeler que la protection internationale des droits de l’homme en Afrique est également assurée dans certains cas grâce à un système non africain. Ce système est soit universel, soit régional. Cadre international des droits de l’homme La Déclaration universelle des droits de l’Homme et neuf principaux traités forment le cadre international des droits de l’homme. Les traités concernés sont : Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; – Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; 16 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoints (pour les communes disposant d’arrondissements). La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; La Convention relative aux droits de l’enfant ; La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; La Convention relative aux droits des personnes handicapées ; – La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ; La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les pays qui ont souscrit à ce cadre sont tenus de s’y soumettre, à défaut de quoi, il leur sera demandé de LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

SÉNATORIALES 2025 UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE

SÉNATORIALES 2025   UNE ÉLECTION POUR UNE REPRÉSENTATIVITÉ TERRITORIALE RENFORCÉE Le calendrier électoral gabonais franchit une nouvelle étape avec le coup d’envoi le 8 novembre 2025 du premier tour des élections sénatoriales auquel succèdera le 29 novembre le second tour du scrutin. L’enjeu est de renouveler intégralement le Sénat pour une décentralisation et une représentativité territoriale accrues. Le processus en cours s’inscrit dans le cadre de la refondation institutionnelle voulue par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Conformément au nouveau découpage électoral, 70 sièges sont à pourvoir au Sénat. Plusieurs partis sont en lice, notamment : l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) arrivée en tête des récentes élections législatives et locales, le Parti démocratique gabonais (PDG), l’Union nationale (UN), le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), des formations indépendantes et des coalitions locales. Dès le 15 décembre, l’élection des sénateurs sera suivie de leur installation au Parlement aux côtés des 145 députés qui les auront précédés le 4 novembre dans l’hémicycle suite aux élections législatives tenues les 27 septembre et 11 octobre. Les tâches qui relèvent de leurs responsabilités les engagent à répondre au mieux aux attentes de la population y compris la bonne gouvernance et l’application effective des lois. De la responsabilité du parlement À travers ses 145 députés et 70 sénateurs qui sont élus respectivement par le peuple au suffrage universel direct, et par les élus locaux au suffrage universel indirect, le Parlement représente le pouvoir législatif. À ce titre, il adopte des lois après examen des projets de loi proposés par le Gouvernement et des propositions de loi initiées par les parlementaires dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, l’emploi, le logement. Le vote de la loi de finances, le contrôle et l’évaluation de l’action du gouvernement et des politiques qu’il met en œuvre, la représentation des citoyens pour faire valoir leurs points de vue et préoccupations relèvent également de la responsabilité du Parlement. En bref, cette institution a le devoir d’œuvrer pour le bien commun de la nation. En cas de désaccord entre ses deux chambres sur le vote d’un texte par exemple, l’Assemblée nationale peut être appelée à se prononcer seule en dernier ressort. Aux côtés du rôle du Parlement, les collectivités territoriales comme les conseils municipaux et départementaux sont chargées de l’application effective des lois à l’échelle locale. Élection et responsabilités du conseil départemental La loi dispose : « Le président et les vice-présidents du conseil départemental sont élus par les conseillers départementaux à la première session du conseil, en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue au premier tour et à la majorité relative au second tour. » «Les conseillers départementaux sont élus pour un mandat de 5 ans par les citoyens gabonais en âge de voter. Ils représentent l’ensemble du département et ont pour mission de planifier le développement local à leur échelle, en coordination avec les autres niveaux de collectivités territoriales. En aucun cas leur action ne se superpose à celle des conseillers municipaux : chacun agit dans le cadre de ses compétences, telles que définies par la loi sur la décentralisation. Le conseil départemental a également pour mission de voter le budget, d’adopte le plan d’investissement du département et de décider de l’implantation des équipements collectifs (sociaux, culturels, sportifs…) destinés aux habitants. Election et responsabilités des maires et des conseillers municipaux Élus pour un mandat de 5 ans, les maires et les conseillers municipaux gèrent les affaires de la commune. Les maires sont chargés de l’exécution des décisions du conseil, de la gestion administrative de la collectivité et de la représentation de la commune. Les maires sont élus par le conseil municipal, tandis que ce dernier est responsable devant les citoyens qui l’élisent dans le cadre des élections municipales. À titre de rappel, le système électoral national a connu des changements majeurs depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023 avec, entre autres, la mise en place d’un nouveau code électoral pour les élections présidentielle, législative et locale de 2025 en vue de clore la période de transition. Celle-ci arrive à son terme le 31 décembre de l’année en cours. Tama Z’Akis

PHÈDRE BILOGHÉ NGOUA

Jeune, passionné et créative, elle croit en son rêve, à sa destinée en tant qu’artiste. Depuis sa tendre enfance, Phèdre Biloghé Ngoua crée des personnages et joue la comédie. Après des études d’art dramatique en Afrique du Sud, elle se lance dans la comédie et la mise en scène, et crée la structure artistique Le Théâtre et l’Esprit. Assoiffée de créativité, Phèdre s’emploie à transmettre son savoir aux comédiens afin de les rendre plus crédibles dans leur jeu et de promouvoir leur compréhension dans ce domaine.  Tout un art, une discipline, un savoir-faire nés de l’esprit de cette jeune compatriote de 29 ans.

À L’AUNE DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES

Le 29 octobre 2022, le Consortium de la société civile pour la transparence électorale et la démocratie au Gabon (Coted-Gabon) a présenté aux médias sa proposition de réforme du Code électoral gabonais pour éviter de nouvelles violences électorales. La plateforme politique « Gabon d’abord » a initié le 3 janvier 2023 des ateliers de formation des points focaux d’Owendo, de Libreville et d’Akanda, en vue de les préparer à faire face aux vicissitudes du processus électoral dans les domaines des inscriptions sur les listes électorales, des réclamations et de la sécurisation des votes. Du 8 au 11 février 2023, la Cour constitutionnelle a organisé une campagne d’information des acteurs politiques et des populations dans la perspective des élections à venir qu’elle souhaite pacifiques et transparentes. Du 13 au 23 février 2023, à l’invitation du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, la concertation réunissant la majorité présidentielle et des partis d’opposition s’est conclue sur le retour des élections à un tour et l’harmonisation de tous les mandats électifs à cinq ans. Les 27 et 28 avril 2023, le Centre de recherche et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI) de l’Université Omar Bongo (UOB) a organisé, en partenariat avec l’Ecole supérieure privée de Management EM Gabon, les Journées d’étude sur la thématique « Droit et pratiques électoraux à l’aune des élections générales au Gabon. » Du 6 au 8 juillet 2023, s’est tenu au Musée des arts, rites et tradition du Gabon, le SAMEAU, le Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique sous le thème « Déontologie et éthique des médias numériques en période électorale au Gabon ». À l’initiative de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), une conférence-débat sur la thématique « Vivre ensemble à l’aune des périodes préélectorale, électorale et postélectorale », s’est tenue le 4 août 2023 au ministère de l’Economie à Libreville.

L’AVENIR EN QUESTION

Les Gabonais qui vivent majoritairement sous le seuil de pauvreté aspirent plus que jamais à une alternance démocratique. Une alternance qui aboutirait à des retombées positives sur le vécu social en termes d’emploi, de logement, d’éducation et de santé.  Entre angoisse et scepticisme, Ferdinand, un staffeur au chômage, raconte son mal de vivre. « J’ai 51 ans. Je sais d’où je viens, mais j’ignore où vont mes enfants. Je me débrouille comme je peux pour subvenir aux besoins de ma famille.»  Les mots qui suivent tranchent avec l’apparence zen du quinquagénaire d’Owendo qui appelle à « l’amélioration effective des conditions de vie des populations gabonaises. » À son avis, ce point devrait être au cœur des priorités du président de la République. Attentive aux propos de l’ami de son grand-père, Nelly enchaine : « Depuis la fin de mes études supérieures en 2017, je vis un profond chagrin. Je n’arrive pas avoir un stage ou un emploi. »  Diplômée en secrétariat et en comptabilité, cette mère de famille de deux enfants travaille dans un bar. « Les temps sont durs. Mais, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Nous voulons vivre en paix. À condition, dit-elle, que tout change. »  L’espoir se lit également dans le regard de Thérence, un enseignant de 40 ans en activité. Pour autant, il pointe du doigt le chômage qui est en nette augmentation : « La situation est d’autant plus difficile que notre pays manque de structures pour encadrer les Gabonais.es qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat. » Le travail, l’éducation scolaire, la santé et le logement sont au cœur des préoccupations des populations gabonaises dont le tiers sur environ 2 200 000 habitants vit sous le seuil de pauvreté.  L’amélioration des conditions de vie à laquelle Nelly, Thérence et Ferdinand aspirent relève des droits énoncés à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme y compris : « Le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien- être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires.»  « Le droit à la sécurité de la personne en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.»  « Le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.» « Le droit au repos, aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques. »  Malgré quelques acquis obtenus d’arrache pied à travers d’innombrables luttes, le chemin vers l’instauration d’un Etat de droit et d’une véritable démocratie au Gabon est encore loin devant nous. https://youtu.be/yFHgst520gY?si=qoYGJykdWp05KMnM

UN GÉNÉRAL SORT DE L’OMBRE

« Pour changer le système, il faut être dans le système. Le peuple gabonais demande que ses droits soient garantis. Nous, forces de défense et de sécurité avons choisi d’être du côté du peuple et de la liberté. » Ainsi parle Brice Clotaire Oligui Nguema, le général de brigade actuellement au pouvoir au Gabon.  Formé à l’académie royale militaire de Meknès au Maroc, l’ancien aide de camp du défunt président Omar Bongo Ondimba a été affecté en 2009 en qualité d’attaché militaire aux ambassades du Gabon au Maroc et au Sénégal.  Rappelé dans son pays après l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo Ondimba survenu en 2018, il est nommé l’année suivante chef du service de renseignement de la garde républicaine avant de devenir Commandant en chef de cette même garde. Il assurera également la sécurité du président de la République. De l’avis de certains acteurs politiques, son arrivée au pouvoir marque un tournant dans la vie politique gabonaise et la fin de la 2ème République. Au sein du public, les avis sont partagés. Si d’aucuns y voient « un miracle, un signe du destin » et s’en félicitent, d’autres, en revanche, s’interrogent sur les intentions réelles du président de la transition.  Âgé de 48 ans, le général Oguili Nguema est marié et père de famille. Il a fait ses études au Lycée d’état de Port Gentil et à l’Université des sciences et techniques de Masuku au Gabon. 

DROITS ET DEVOIRS

Être propriétaire ou locataire d’un bien immobilier comporte une série de droits et devoirs à respecter vis-à-vis de l’autre stipulé dans le contrat de bail. Passé outre celui-ci, des sanctions s’en suivront. Mais qu’est au juste un contrat de bail ? Un contrat de bail ou un contrat de location est un document par lequel bailleur ou le propriétaire s’engage à remettre son bien en échange d’un loyer pendant une durée déterminée. Quels sont vos droits en tant que locataire ? En tant que locataire, vous avez le droit de : Disposer d’un logement décent et en bon état. Obtenir de la part du propriétaire les grosses réparations du logement et la réalisation des travaux dans les parties communes. Être informé de la révision du loyer dans le contrat de la location. Disposer gratuitement d’un certain nombre de documents lors de la signature du bail et en cours de bail (quittance, etc.) Ne pas avoir de visites du propriétaire sans rendez-vous préalable. Aménager et décorer votre logement, sans transformer les locaux. Quels sont vos devoirs en tant que locataire ? Vous devez aussi : Respecter le voisinage (occupation paisible du logement, respect des parties communes). Exécuter dans les normes des petits travaux y compris l’ajout d’équipements facilement démontables et des objets de décoration en prenant le soin d’en informer au préalable le bailleur. Sous louer si et seulement si le bailleur est informé avant. S’il adhère, le montant de la sous location ne doit pas dépasser le loyer que vous lui versez. Si vous ne respectez pas vos obligations en tant que locataire telles que : non payement du loyer ou des charges, absence d’assurance habitation, etc… le propriétaire est en droit de vous adresser des rappels. Quels sont vos droits en tant que propriétaire ? Vous avez le droit de visite une fois par an pour vérifier l’état de votre bien ; néanmoins cela doit être stipuler dans le contrat de bail et le locataire prévenu du jour et l’heure de votre visite. Vous jouissez également du droit de posséder le double des clés. Cela ne vous donne pas accès libre à la demeure du locataire sans l’avoir prévenu à l’avance, sous peine d’emprisonnement ou d’une amende. Vos droits s’étendent également à la réalisation des travaux dans votre logement. Entre autres : les réparations urgentes (une fuite, etc.) ; le maintien en état du logement (toiture, électricité, plomberie, vitrage…) ceci dit, le locataire doit être tenu informé, de la date d’exécution et par qui seront fait les travaux. Quels sont vos devoirs envers votre locataire ? Vous devez : Fournir le contrat de bail Respecter les règles fixées avec votre locataire Donner à votre locataire un logement décent, conforme aux normes de construction et qui respectent les conformités de bonne construction Garantir la quiétude de votre locataire en réglant les problèmes qui peuvent surgir indépendamment de sa volonté Réaliser les travails nécessaires à la sérénité de votre hôte Accepter les aménagements de votre locataire s’il s’agit de transformation (pose de peinture, peinture, décoration) D’autres droits s’appliquent aussi bien au locataire et au propriétaire dans des conditions particulières. Il s’agit, entre autres, des droits de chacune des parties pendant une vente. En tant que propriétaire, lorsque vous décidez de vendre votre bien, vous devez soit le vendre au locataire ou lui demander de quitter les lieux. Dans ce cas le locataire jouit du droit de préemption qui fait de lui l’acheteur prioritaire du bien. Néanmoins, le locataire doit être informé, au moins 6 mois avant (3 mois avant dans le cas d’une location meublée), de votre souhait de vente. Le locataire a deux mois pour donner suite à votre souhait de vente. Pendant cette période vous ne pouvez ventre le bien à autrui, toutefois vous avez le droit de faire visiter le bien à autrui bien qu’occupé si, et si seulement si, les visites ont lieu les jours ouvrables. Le locataire vous délivre une autorisation écrite d’entrer dans le domicile s’il est absent. En cas de refus de sa part, rappelez-lui tout simplement vos droits à ce sujet. Congé pour vente du bien : dans ce cas, le locataire détient son droit de préemption. Congé pour reprise du logement : si vous décidez d’emménager le bien pour vous ou un proche. Congé pour motif légitime et sérieux : troubles du voisinage ou non-paiement du loyer Pour les différents motifs énoncés, le locataire doit être prévenu par lettre avec accusé de réception, par huissier ou en main propre contre émargement.

VIVRE DÉCEMMENT : J’Y CROIS

Les jeunes aspirent à se faire une place dans la société et à vivre décemment. Ce désir, tout à fait légitime, est perceptible chez de nombreux Gabonais issus de différents milieux sociaux. Abdanna Ssir, 28 ans, nous livre sa vérité sur le vivre décemment et la pauvreté.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

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Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

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CONTACTS

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