Anciens Mags

UNE VISION. UN RÊVE. UN IDÉAL.

UN VISION. UN RÊVE. UN IDÉAL. De toutes les couleurs et de toutes les saveurs, les plats dʼEric Benjamin Mankey Akogbeto titillent les papilles et les sens de ses clients. Agé de 50 ans, il est depuis un an le top chef du Restaurant Mannah Kitchen situé à Okala, dans la commune dʼAkanda. Initié à lʼart de la gastronomie au début des années 2000 aux Etats-Unis, particulièrement à lʼInstitut français culinaire de New York, M. Mankey Akogbeto est passionné de nutrithérapie.   Alumni de la classe de 2012, cet adepte de la médita- tion, du yoga et de la prière a cultivé sa passion pour la cuisine bien faite sur la base dʼexpériences pure- ment vécues. Son but aujourdʼhui est de partager son savoir avec le public et de lui rappeler que les aliments que nous consommons ont un impact sur notre santé. Rencontre dans les locaux de Mannah Kitchen.   « Vivre » : Monsieur Mankey Akogbeto, qu’est-ce que la gastronomie ?   Eric B. Mankey Akogbeto : Le mot gastronomie vient de gastrique. La gastronomie consiste à donner au consommateur la capacité de bien assimiler et digérer lʼaliment. Quand on parle de gastronomie, on parle dʼune expérience culinaire qui prend en compte et qui titille tous nos sens, le goûter, lʼodorat, la vue. Toute personne qui se dit gastronome est, de facto, portée sur le bien-être de lʼhomme à travers lʼalimentation. A chaque fois quʼon parle gastronomie, vous verrez que ce sont de petits légumes coupés très fin, ce sont des plats montés très fins. Pourquoi ? Plus les aliments sont découpés petits, mieux ils sont ingestés, digérés, assimilés. En coupant petit on ne demande pas trop dʼeffort à lʼintestin grêle et au gros intestin pour faire leur travail. La gastronomie cʼest une assimilation rapide et effective des aliments, des nutriments.   Quelle est votre expérience personnelle en tant que gastronome ?   En quête dʼun accomplissement personnel, je quitte le Gabon au début des années 2000 pour les Etats-Unis. A mon arrivée dans ce pays, mon organisme subit un choc. Jʼai des reflux gastriques. Je fais une intolérance au lactose. Je décide de mʼinvestir dans le monde culinaire et je concentre mes efforts sur la base dʼun besoin purement personnel pour me sentir mieux. Jʼac- quière les techniques de lʼart culinaire, je les mets en pratique et, très vite, je constate un impact quant à lʼamélioration de ma santé. Mon alimentation se porte sur les fruits et légumes. Chemin faisant, je passe dans plusieurs restaurants et je vois différents types dʼopérations.   Mon expérience proprement dite en tant que gastro- nome commence dès le premier poste que jʼai en cuisine, celui de lave-vaisselle. En cuisine, le premier ordre du jour cʼest la sanité des récipients, de lʼespace dans lequel on veut cuisiner. En gastronomie, tout com- mence en fait avec lʼhygiène des lieux, du matériel de cuisine, des réceptacles dans lesquels nous allons servir. Au-delà de cette expérience, jʼai fait un stage dans un restaurant 3 étoiles de Manhattan, à New York, qui sʼappelle Océana. Honnêtement, cette expérience a élargi mes papilles gustatives, mon palais, et mʼa amené à voir la nourriture, lʼaliment, sous plusieurs facettes.   Je tiens à préciser que mon arrivée à New York coïncide avec lʼémergence dʼun nouvel état de conscience au sein de la population. Les Américains commencent à comprendre que lʼaliment et leur rapport avec lʼaliment pendant les quarante dernières années ont causé beau- coup de maux dans la société. Sur le plan économique, les gens nʼont pas la capacité de pouvoir accéder de manière aisée aux fruits, aux légumes et, mieux encore, aux techniques de cuisine saine. Lʼarrivée des tops chefs en 2005 va exposer au public la manière dont il faut réellement approcher lʼaliment, la relation que lʼaliment a avec la sanité du corps, dʼune part, et les différentes facettes des cuisines du monde, dʼautre part.   Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?   Regardez-moi, jʼai 50 ans. Jʼai la pêche. Honnêtement, je nʼaurais jamais pu imaginer quʼà 50 ans je me senti- rais encore avec la vigueur dʼun homme qui est entre sa vingtaine et sa trentaine.   Un livre a éclairé votre lanterne. Lequel ?   Ce livre intitulé « 4 groupes sanguins. 4 régimes » a été écrit par un biologiste américain du nom de Peter James DʼAdamo. Il établit dans ses études une corrélation directe entre lʼaliment et la sanité du corps humain, entre les groupes sanguins et lʼalimentation. I   Il était biologiste et étudiait les chromosomes. Il a décodé ce qui sʼest passé dʼun point de vue de la génétique humaine. Ses recherches ont été également mises en évidence par dʼautres chercheurs. Les grands groupes sanguins A – B – O ont été définis sur le temps, sur des milliers dʼannées, par rapport aux migrations humaines et à travers ces migrations des peuples qui se sont sédentarisés pendant un long moment dans des habitats géographiques particuliers. Selon DʼAdamo, le groupe A date du néolithique et sʼest défini par rapport à la cueillette. Les personnes de ce groupe étaient plus frugivores. Le groupe B sʼest défini par rapport à la cueillette, mais aussi par rapport à la pêche. Le troisième, le groupe O, le groupe universel, est le plus récent. Il mange tout. Après, nous avons des groupes spécifiques Rh, Rh+, Rh- ou le A+, le A-, le B+, le B-, le O+, le O-.   Vous rentrez au Gabon en 2017 ? Quel est votre regard à l’époque sur l’alimentation des Gabonais ?   Quand jʼarrive en 2017, je fais le tour de ce qui se passe. Je vais sur la toile et je constate, en regardant les photos, que la nourriture est marron, doré. Je me rends compte quʼil y a beaucoup dʼhuile dans les plats. Je ne vois pas beaucoup de couleur sur les assiettes sachant quʼune alimentation qui est équilibrée est une alimentation qui est variée en légumes. Au-delà, je retourne dans mes mémoires du passé. La première personne qui UNE VISION. UN RÊVE. UN IDÉAL.

INVERSER LA TENDANCE DE LA PAUVRETÉ

Elle scrute de près, elle analyse la problématique de la pauvreté. Mieux encore, le professeur Estelle Kalle, en sa qualité d’économiste en développement, propose des pistes de solutions pour inverser le phénomène de la pauvreté qui gangrène le Gabon, un pays pourtant riche qui compte moins de 3 millions d’habitants. Le Pr Kalle travaille en tant qu’enseignante à l’École Normale supérieure, à Libreville, où elle a reçu l’équipe du Magazine « Vivre. »

NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT, DES PRÉSIDENTS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION

NOMINATIONS DU VICE-PRÉSIDENT, DES PRÉSIDENTS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA TRANSITION BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Président Jean-François Ndongou Premier vice-président François Ndong Obiang Deuxième vice-président Amiral Gabriel Mali Odjoua Troisième vice-président Florentin Moussavou Quatrième vice-président Geoffroy Foumboula Libeka Makosso BUREAU DU SÉNAT Présidente Paulette Missambo Premier vice-président Luc Oyoubi Deuxième vice-président Général Jean Ekoua Troisième vice-président Marc Ona Essangui Quatrième vice-président Révérend pasteur George B. Ngoussi

LE DROIT D’ENTREPRENDRE

LE DROIT D’ENTREPRENDRE EBENE SAVOIRS ACADEMIE : UN PROJET FEDERATEUR Ebène Savoirs Académie a vu le jour en mars 2022 à Libreville, la capitale gabonaise. Lʼentreprise sʼemploie depuis un an à développer lʼesprit dʼentrepreneuriat parmi les personnes en quête dʼemploi, de perfectionnement ou de reconversion professionnelle. Marie-Hélène T. Issembè en est la fondatrice et la promotrice. Elle nʼa de cesse de dire que lʼavenir de la femme et des jeunes est dans lʼautonomisation. Sa vision est communautaire. Sa devise, « Former. Motiver. Accompagner. Sensibiliser », est altruiste.   Marie-Hélène T. Issembè – Ebène Savoirs Académie est un organisme de formation professionnelle et entrepreneuriale axé sur les métiers de lʼartisanat. Nous sommes agréés par le ministère de la Formation professionnelle. La structure a vu le jour en mars 2022. Elle délivre des formations qualifiantes sous format court et long, dʼune part. Elle incite ses cibles au développement de lʼesprit dʼentrepreneuriat par la mise en place de modules allant dans ce sens, dʼautre part. La particularité de notre structure réside dans le fait quʼau-delà de la formation, nous enrôlons nos stagiaires dans certaines initiatives comme la fabrication et la vente de produits, la participation à des événements en vue de leur autonomisation.   Notre objectif à moyen puis à long terme est la mise en place dʼune communauté Ebène Savoirs impliquée à différents niveaux dans les métiers de lʼartisanat et apte à réaliser ensemble des initiatives fortes. Lʼenjeu est de contribuer à lutter contre le chômage à travers :   la promotion et la professionnalisation des métiers de lʼartisanat le développement de lʼesprit dʼentrepreneuriat la valorisation des matériaux et ingrédients locaux en les mettant au cœur de la transmission des savoirs. Outre les jeunes et les femmes sans emploi, quelles sont les autres cibles d’ESA ?   Nous encadrons des personnes en reconversion professionnelle, des groupements de femmes et des personnes souhaitant élargir leurs domaines de compétences. Les métiers de lʼartisanat (pâtisse- rie/boulangerie, esthétique cosmétique), la trans- formation artisanale et agroalimentaire, et lʼassistance à lʼentrepreneuriat artisanal sont nos domaines de compétences. Nos activités incluent des formations qualifiantes, des ateliers dʼautonomisation et des séminaires de renforcement des capacités à travers deux principaux organes de formation. Jʼai cité :   ESA Pastry School, qui est le pôle pâtisserie-boulangerie, dispense des formations qualifiantes basiques sur 6 semaines et des formations longues sur 8 mois ESA Bio School qui est le pôle esthétique-cosmé- tique dispense des formations sous forme de modules courts et des formations qualifiantes sur 8 mois. Quels sont les principaux éléments déclencheurs du projet ESA ?   Nos motivations premières pour la mise en place de ce projet ont été :   le chômage récurrent constaté chez les jeunes lʼinadéquation formation-emploi qui limite les possibilités dʼinsertion professionnelle le désir dʼinnovation et de diversification en termes de formation professionnelle Qui sont les partenaires d’ESA et comment vous accompagnent-ils ?   Nos activités étant encore au stade embryonnaire, nous avons peu de partenaires, mais nous travaillons actuellement à établir un certain nombre de partenariats dans les domaines de formation que nous couvrons, y compris certains organismes publics. Nous avons notamment pu établir un partenariat dans le domaine de la cosmétique naturelle avec lʼentreprise camerounaise Habiba Natural Care qui a une expertise dans le domaine. Mme Habiba Magouo Djallo en est la promotrice. Nous lʼavons invitée, il y a quelques mois, à Libreville dans le cadre dʼune formation.   Quel bilan un an après ?   Pour ce qui est de la formation en cosmétique natu- relle, le bilan est mitigé. Nous faisons face à des problèmes dʼapprovisionnement en intrants pour la fabrication des produits cosmétiques, dʼune part, et à des difficultés dans lʼaccompagnement des participantes, dʼautre part. Nous espérons remédier à ces contraintes dans le cadre dʼune série de séminaires de formation en cosmétique dont le premier est programmé du 13 au 20 juillet.   En revanche, le bilan est plutôt encourageant dans le domaine de la pâtisserie-boulangerie. Nous sommes satisfaits de constater que certains de nos « diplômés » ont pu créer des initiatives entrepreneuriales, notamment au plan de la vente free-lance de produits de pâtisserie-boulangerie, service traiteur. En termes de fidélisation, nous avons mis en place des groupes WhatsApp par domaine et essayons de les animer autant que faire se peut pour rester en contact avec nos apprenants. Nous sommes heureux de constater quʼau fil des formations, certains des nouveaux apprenants nous sont envoyés par dʼanciens stagiaires qui sont ressortis satisfaits de leur formation.   Quel est votre principal défi ?   Notre principal défi est celui du financement des activités. Nous constatons que notre cible principale, les jeunes, ne dispose pas de moyens suffisants pour sʼoffrir des formations de qualité. Nos formations faisant appel à lʼutilisation de matières premières, de matériels et dʼéquipements, elles sʼavèrent plus chères qu’une formation standard. Mais en toute chose, il faut de la résilience. Les débuts ne sont pas évidents, mais nous espérons pouvoir atteindre à un moment donné notre équilibre. Que souhaiteriez-vous dire en guise de conclusion ?   ESA souhaite apporter sa pierre à lʼédifice en termes de professionnalisation de la formation au Gabon. Cʼest une vision que nous souhaiterions voir devenir réalité. Nous pourrons y parvenir si nous sommes soutenus de quelque manière que ce soit.   D’informaticienne à coach et cosméticienne. Pourquoi ce changement, Madame Habiba Magouo Djallo ?   Habiba Magouo Djallo : Tout est parti d’un voyage d’études en Corée du Sud où j’ai été confrontée à des problèmes de peau. Je me suis rendu compte que les seuls produits qui marchaient sur ma peau ce sont ceux qui sont fabriqués dans les marchés artisanaux avec des huiles végétales locales qu’on trouve aussi au Cameroun. Je suis devenue coach parce qu’il est important d’encadrer, de motiver et dʼaccompagner les femmes et les jeunes dans le monde en perpétuel mouvement de l’entrepreneuriat.   Qu’est-ce que la cosmétique naturelle ?   Définir la cosmétique impose que lʼon se penche sur la formule intégrale du produit. Un produit cosmétique naturel est un produit LE DROIT D’ENTREPRENDRE

« UN MÉTIER S’APPREND. METT­ONS-Y DU CŒUR ET DE LA VOLONTÉ. »

« UN MÉTIER S’APPREND. METTONS-Y DU CŒUR ET DE LA VOLONTÉ. » Je m’appelle Guy Mbina. Jʼai 42 ans. Jʼai arrêté mes études en classe de 3e, en raison du manque de suivi et de ressources financières de mes parents. Je suis régulateur des transporteurs terrestres, mais, pour des raisons indépendantes de ma volonté, jʼai cessé de travailler depuis quelques mois. Je suis par ailleurs secrétaire général de la Nouvelle dynamique des jeunes travailleurs de la rue (NDJTR). La NDJTR est une association qui lutte contre le chômage, la délinquance juvénile et œuvre à lʼinsertion et la réinsertion de jeunes. En tant que régulateur des transporteurs terrestres, jʼétais responsable du site de dʼembarquement et de débarquement au niveau dʼAkanda. Sʼil est vrai que ce travail nʼest pas encore très fiable et légalisé, je mʼen sortais plutôt bien. Il existe à Libreville, Owendo et Akanda des sites dʼembarquement et de débarquement des transporteurs terrestres que sont les taxi-bus, les taxis et les clandos. Le régulateur des transporteurs terrestres travaille en étroite collaboration avec les clients et les trans- porteurs quʼil côtoie au quotidien. Il est le pont, la courroie de transmission entre les deux. En tant que tel, il sensibilise les clients, les transporteurs et les autorités. Le régulateur oriente les clients, facilite le travail des transporteurs à lʼembarquement et selon les destinations où ils vont. Il est aussi chargé de la sécurité et du renseignement. Quand avez-vous commencé à travailler ? Je travaillais à Akanda sur le site des clandos au carrefour Delta depuis 2009. À lʼépoque, il nʼy avait ni goudron ni mairie. Il y a eu beaucoup de changements après la Coupe dʼAfrique des Nations et les élections de 2016. Honnêtement, je payais mes charges grâce à mon travail. Cʼétait ma première source de revenus. Je vivais avec, payais lʼécole de ma fille et mʼoccupais de ma famille tout en prenant soin de ma mère. Je lui achetais ses médicaments. Jʼaimerais ajouter que les régulateurs des transporteurs travaillent avec le syndicat des transporteurs auquel ils sont affiliés. Ils travaillent avec la plupart des syndicats des transporteurs terrestres qui sont eux-mêmes affiliés au Syndicat des transporteurs. Ils travaillent aussi avec les autorités publiques telles que les autorités municipales des communes dans lesquelles ils exercent. En ce qui me concerne, étant à Akanda, je travaillais avec les autorités municipales locales. Avez-vous des conseils à prodiguer aux jeunes ? Jʼai un conseil à donner aux jeunes non scolarisés. Que vous soyez lettrés ou illettrés, lʼintelligence vous est donnée par Dieu. Ayez la volonté dʼapprendre parce quʼavoir un métier sʼapprend, que ce soit à lʼécole ou dans le cadre dʼune formation. « Un métier s’apprend. Mett­ons-y du cœur et de la volonté. » Ayez la foi. Nʼallez pas à lʼapprentissage avec lʼesprit du vol, du mensonge, de la querelle, de la bagarre et de lʼanimosité. Ayez de la gratitude, de la reconnaissance et un bon comportement parce quʼen apprenant un métier, celui qui prend le temps de vous former mérite de la reconnaissance. Il faut également se munir de beaucoup de courage parce que ce nʼest pas facile. Il ne faut surtout pas se dire que tout est joué, que tout est facile même si lʼon apprend avec un parent ou quelquʼun dʼautre. Il faut se préparer psychologiquement et psychique- ment à la dureté. Ne baissez pas les bras parce que les tentations et les persécutions ne manqueront pas de se mettre au travers de votre formation. Ayez de lʼamour, de la passion pour votre formation parce que cela demande beaucoup de sacri- fices. Il faut sʼengager à fond et y mettre du cœur. La scolarisation, le savoir, est une arme. On apprend à lʼécole pour sʼarmer, on apprend dans la rue, on apprend partout. Apprendre un métier ce nʼest pas forcément passer par lʼécole. Certains font du commerce alors quʼils nʼont jamais été com- merçants. Certains commencent par vendre des sachets dʼeau. Après, ils se découvrent un talent de commerçant et peuvent tout vendre. Tout sʼap- prend. Tout peut sʼapprendre surtout quand on y met du cœur. Si jʼai encore un conseil à donner cʼest de se mettre en phase, en légalité avec lʼEtat, la société et la législation parce quʼavoir un petit métier cʼest bien beau, mais avoir une couverture légale face à lʼEtat permet dʼexercer son métier pleinement, librement et sur le long terme. Il faut toujours y penser et ne pas se dire que je travaille, je gagne mon petit sou. Il faut toujours légaliser son entreprise et son métier. Comment êtes-vous devenu régulateur des transporteurs terrestres ? Avez-vous été formé ?  Jʼai été appelé au début par un grand qui nous a quittés. Il mʼa contacté afin que je lʼaide à réguler le site dʼAkanda. A lʼépoque, il nʼy avait que les petits taxis clando. Jʼai créé la ligne des taxis bus Akanda-Libreville à la demande de la population et en raison de lʼanarchie qui régnait entre les clan- dos. Cette anarchie se caractérisait par le non-res- pect des positions à lʼarrivée des clandos. Les derniers arrivés chargeaient les clients occasion- nant souvent des bagarres. Je me suis imposé en mettant de lʼordre. Je me suis rapproché des autori- tés qui mʼont permis de continuer dʼexercer. La plupart des sites fonctionnent conformément aux besoins des transporteurs et des clients. A la ques- tion de savoir où jʼai appris mon métier, il nʼy a pas dʼécole. On apprend sur le tas dʼautant que chaque site à ses propres règles de fonctionnement et son système de circulation. Lʼagglomération dans laquelle on travaille détermine ses règles. Cʼest la loi. Ce sont des conventions que se doivent de respecter les transporteurs et les régulateurs. Dans le passé, on organisait de petits ateliers avec certains syndicalistes. Propos recueillis par Lyra Moviwa

PRIORITÉ À LA FORMATION PROFESSIONNELLE

PRIORITÉ À LA FORMATION PROFESSIONNELLE En soixante ans d’indépendance, les pays de l’Afrique francophone ont privilégié l’enseignement général dans les lycées et les universités; délaissant de facto la formation professionnelle. Ainsi s’expliquent, en grande partie, l’inadéquation entre les formations et les emplois et, en conséquence, le taux de chômage des jeunes, estimé au Gabon à 38 % par la Banque mondiale.   Au Gabon, ce sont notamment les non nationaux qui exercent les petits métiers dans les secteurs comme la mécanique, la maçonnerie, la menuiserie, la plomberie, l’électricité domestique, la restauration, le commerce en détail et les transports en commun.   L’urgence est donc d’accorder la priorité à la formation professionnelle et aux écoles supérieures pour des formations qualifiantes de haut niveau. Il s’agit également d’encourager les jeunes à devenir de futurs agents économiques et chefs d’entreprise par une politique de l’auto-emploi.   La solution consisterait à doter chaque chef lieu de province d’un centre de formation professionnelle, avec des spécialités correspondant aux particularités de la province, afin de former la majorité des jeunes dans des métiers rentables. Il serait ensuite mis en place un fond de soutien aux jeunes formés pour les encourager à devenir des auto-entrepreneurs ou de petits artisans.   Par ailleurs, il est possible de regrouper les jeunes diplômés en coopératives et de convaincre de petites banques de les encadrer en établissant un système de remboursement souple qui s’apparente à une ristourne pour financer ultérieurement d’autres jeunes formés au rythme des promotions. Enfin, mettre en place un système de quotas préférentiels qui va limiter l’accès des non nationaux à l’activité économique de proximité.   Les femmes ont fait un saut qualitatif en arrachant des places dans les marchés forains. Malheureusement, elles ne bénéficient pas d’un soutien financier qui puisse favoriser le développement de leurs activités économiques. Jean-Félix Innocent Souamy Enseignant à la retraite

PROMOTION DE LA FORMATION ET DE L’ACCÈS AU MARCHÉ DE L’EMPLOI

PROMOTION DE LA FORMATION ET DE L’ACCÈS AU MARCHÉ DE L’EMPLOI LʼIUSO a mis en place un cadre de partenariat pour promouvoir la formation et lʼaccès au marché de lʼemploi à travers la coopération nationale, régionale et internationale en matière dʼenseignement supérieur, de recherche scientifique et technologique. Ce cadre de coopération, matérialisé par des accords de partenariats bilatéraux ou multilatéraux a permis : lʼamélioration de la visibilité nationale et internationale des établissements publics dʼenseignement supérieur et de recherche ; la croissance de la capacité à attirer au sein de ces établissements les chercheurs, les enseignants-chercheurs, les doctorants et les étudiants étrangers ; le soutien de la mobilité internationale ; le développement de lʼéchange des connaissances, lʼapprentissage mutuel et le développement dʼactivités conjointes dans ces domaines ; le développement de la participation de ces établissements à des réseaux institutionnels de coopération et dʼéchange ; l’assurance dʼune présence durable à l’international. UN PARTENARIAT BENEFIQUE Au niveau national, lʼIUSO a signé des accords de partenariat avec lʼEcole de management EM-Gabon et des entre- prises gabonaises. Le partenariat avec les entreprises a permis de faciliter lʼinsertion des étudiants de fin de cycle en stages d’immersion et dʼaboutir à des contrats à durée indéterminée. Il appartient à lʼIUSO-SNE dʼexercer un pilotage et une régulation efficaces dans la perspective de préserver les intérêts de chaque partie en associant les entreprises dans lʼélaboration des offres de formation professionnelle et en dressant le référentiel des spécialités qui pourrait lui être utile. Les entreprises publiques et privées ont beaucoup à gagner en participant au processus de formation des ressources humaines dans des profils d’employés dont elles auront réellement besoin. Le partenariat avec EM-Gabon, sʼest concrétisé, entre autres, par : la facilitation des inscriptions en thèse de nos jeunes collègues doctorants ; et les échanges de publication entre nos enseignants-chercheurs à travers nos différentes revues la participation à des colloques. Au niveau régional, lʼaccord de coopération avec lʼUniversité Félix Houphouët Boigny (UFHB) de Côte dʼIvoire, sʼavère bénéfique à plusieurs niveaux. la mobilité des étudiants de lʼIUSO-SNE lors du stage de deux mois à lʼUniversité Félix Houphouët-Boigny lʼorganisation des séminaires conjoints entre les enseignants de lʼUFHB dʼAbidjan et de lʼIUSO-SNE au bénéfice de nos étudiants ; lʼencadrement conjoint des étudiants ; la participation à des soutenances des mémoires des étudiants de lʼIUSO-SNE ; les échanges de publication entre les enseignants-chercheurs des deux établissements ; la participation de nos enseignants-chercheurs à de nombreuses rencontres universitaires Source IUSO

PRIORITE A LA PERFORMANCE ET A L’EXCELLENCE

PRIORITE À LA PERFORMANCE ET À L’EXCELLENCE Marcelle Ibinga-Itsitsa, préside aux destinées de l’IUSO. Elle en est la directrice générale depuis le 7 novembre 2019. Cette enseignante de formation place la performance et l’excellence au cœur de ses priorités. Dans un entretien à cœur ouvert, elle lève le voile sur ses exigences en termes de réussite.   « Vivre » : Quels sont les critères d’admission à l’IUSO ?   Marcelle Ibinga-Itsitsa : Pour être étudiant à l’IUSO, il faut réussir au concours d’entrée organisé chaque année. Toute- fois, nous avons la formation professionnelle continue dont l’accès est possible après examen d’un dossier de candidature. Cette formation est prioritairement fixée pour le perfectionnement des agents déjà en activité. Ceci dit, l’IUSO octroie des bourses à ses étudiants et les accompagne dans le respect du processus de demande de bourse qui est élaboré par l’Etat gabonais à partir de critères bien définis.    Quelles sont les caractéristiques du programme de formation à l’IUSO ?    Les programmes de formation à l’IUSO-SNE tiennent compte de deux facteurs complémentaires : la verticalité et l’horizontalité. Le premier concerne l’approfondissement de l’apprentissage et le second se base sur l’enrichissement des compétences. Ils sont conçus selon le principe de l’approche par les compétences où la conception de tout programme professionnel respecte la succession suivante : les référentiels de métiers, de compétences, de formation et d’évaluation. Enfin, il faut insister sur le principe de l’offre et de la demande qui fait en sorte que le chef d’un établissement d’enseignement supérieur et de formation professionnelle s’engage dans la conception des conditions de dialogue permanent avec le secteur employeur pour la maîtrise de ses attentes en termes de métiers à valeur ajoutée, et pour être aussi au plus près des avancées de la science et de la technologie. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’avoir une vision globale et une gouvernance fortement imprégnée du devenir de la société pour conduire les changements qui s’imposent.     Quelles sont les exigences en matière de compétences professionnelles des apprenants ?    Dans notre souci de réformer l’IUSO pour la mettre au niveau des standards internationaux, les défis et perspectives sont nombreux. Il nous faut en priorité continuer de professionnaliser nos offres de formation. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie le renversement de tendance quant aux profils des enseignants. Les exigences en matière de compétences professionnelles sont liées aux besoins du marché du travail. Partant, l’employeur a besoin de recruter des compétences professionnelles immédiates, adaptables à différents emplois et disposant de la capacité et du désir d’apprentis- sage tout au long de la vie.   Cette vision fait du directeur d’un établissement d’enseignement supérieur de formation professionnelle un véritable manager. Autrement dit, un responsable tourné vers la performance et l’excellence.   Elle place l’IUSO-SNE à la haute marche pour le développement des talents ayant l’aptitude de créer des entreprises, d’exercer une profession avec la capacité de poursuivre des études.    Les experts affirment que la majorité des « métiers d’avenir » ne sont pas encore connus. À l’horizon 2030, voire 2035, en raison du retard pris pour cause de Covid, on estime à 80% les métiers dont l’économie aura besoin et qui ne sont pas encore connus. C’est la raison pour laquelle au sein de l’IUSO-SNE, un pilotage d’ensemble est indispensable dans l’affrontement de la complexité de la situation qui se dessine. À ce propos, l’élaboration ou la révision de l’offre de formation dans l’ajustement des métiers existants et l’intégration de nouveaux métiers est nécessaire pour atteindre nos objectifs. Le concours d’entrée au sein de notre établissement est une première étape qui nous permet de sélectionner les meilleurs de nos apprenants. La modernisation des infrastructures et la planification des acquisitions, à terme, de nouveaux outils et procédures de travail modernes sont aussi des volets importants à prendre en charge tout comme l’appropriation de la pédagogie innovante qui favorise l’autonomie de l’apprenant.   Quels sont les acquis de l’IUSO en matière de formation et d’accès des apprenants au marché de l’emploi?   Au plan administratif, on peut relever : la formation rénovée qui est basée sur la professionnalisation, et la création d’outils pour mesurer le taux d’insertion en milieu professionnel pour les diplômés de l’IUSO.   Au plan pédagogique, il faut noter : la mise à disposition d’une information claire sur les types de formation proposés, les niveaux de qualification et les conditions d’accès au marché de l’emploi; la consolidation du système LMD en cohérence avec la professionnalisation (priorité donnée aux enseignements de spécialité en vue de l’acquisition des compétences professionnelles). Il faut par ailleurs relever la part belle aux interventions des spécialistes et des experts-praticiens dans le processus de la formation afin de promouvoir les échanges d’expériences et l’amélioration de la pertinence des offres de formation, et la création de nouvelles filières pour répondre en permanence aux besoins et aux exigences socio-économiques du pays.   En guise de conclusion, Madame la Directrice générale ?   Les défis actuels portent sur l’adaptation continue au monde du travail fluctuant en vue de garantir le meilleur taux d’employabilité, en passant par la mise en place de la formation en alternance. Enfin, j’ai en mémoire le propos de cette professeure des universités que je n’avais encore jamais rencontrée. Elle disait : « Madame le Directeur Général, merci. L’IUSO-SNE n’est plus ce qu’il était. Il est reconnu, il est international, il est engagé dans la société et nous en sommes fiers. » Chaque commentaire du genre est un cadeau que je reçois gaiement. Je suis moi aussi très fière de ce que notre Institut a réalisé au cours de ces dernières années. Nous avons fait grandir l’IUSO-SNE sur la scène nationale et internationale en assumant pleinement son identité d’établissement d’enseignement supérieur professionnel. Et nous l’avons rapproché du public en élargissant sa présence partout où nos connaissances et notre savoir-faire sont sollicités.    Propos recueillis par Flavienne L. Issembè PROMOTION DE LA FORMATION ET DE L’ACCÈS AU MARCHÉ DE L’EMPLOI LʼIUSO a mis en place PRIORITE A LA PERFORMANCE ET A L’EXCELLENCE

L’IUSO OU LA MÉTAMORPHOSE DE L’ENFANT PRODIGUE

L’IUSO OU LA MÉTAMORPHOSE DE L’ENFANT PRODIGUE Depuis une trentaine d’années, l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO), anciennement Ecole nationale supérieure de secrétariat (ENSS), participe à la formation de la jeunesse gabonaise. En devenant l’IUSO, l’ENSS a étoffé son offre de formation. Elle associe sa formation de base, celle de secrétaire (assistante) de direction qui était l’unique formation à la création de l’établissement, à d’autres enseignements liés aux sciences de l’organisation.   Etudiant en master 2 de communication publique et politique, Benjamin Ndong Allogho n’a pas de crainte quant à sa formation et à la possibilité de trouver un emploi : « J’ai été admis à l’IUSO en 2017. Les enseigne- ments reçus me rendent apte à postuler pour un emploi. Je connais d’anciens étudiants qui ont été recrutés par des entreprises après l’obtention de leur DUT à l’IUSO.» L’établissement a, en effet, vocation à mettre sur le marché de l’emploi des produits prêts à relever les défis du monde professionnel.   Daryl Nguema Mbega, étudiant en fin cycle en métier du droit, confirme la bonne réputation de l’IUSO auprès des employeurs : « Ces années passées à l’IUSO m’ont été profitables. J’encourage les futurs bacheliers à passer le concours de cet institut. La qualité des formations dispen- sées au sein de notre Institut m’a permis de trouver un emploi. »   Cependant, les difficultés et les critiques ne manquent pas. L’œuvre de l’IUSO ne saurait être parfaite. Etudiante en master 2 de communication d’entreprise, Rollande en témoigne : « Durant mon année de licence, j’étais en stage dans un cabinet. Le responsable évoquait le faible niveau des étudiants provenant de l’IUSO. »   Nadidjata Moutsinga Ngamagate, étudiante en master 1 de gestion des Entreprises et des organisations, déplore les conditions d’apprentissage. « J’ai obtenu le concours de l’IUSO en 2019-2020. Malgré les efforts fournis en termes de contenu de cours et de professionnalisation des filières de formation, certains aspects sont moins glorieux, tels que les conditions d’apprentissage dénon- cées par les étudiants. En outre, ce qui me gêne dans les salles de classe c’est la chaleur. Elles ne sont pas climatisées. »   Pour Nadine, étudiante en deuxième année de DUT, « les conditions d’apprentissages ne sont pas fameuses mais on s’adapte». L’adéquation de l’IUSO au système éducatif gabonais   Les offres de formation proposées par l’IUSO sont, pour la majorité, en phase avec l’évolution du système éducatif gabonais. Pour autant, des questions se posent. Les offres de formation sont-elles adaptées au marché de l’emploi ou répondent-elles aux besoins des entreprises ?   Selon Aristide Edzegue, « la place qu’occupe l’Institut dans le système éducatif national est la première dans le domaine des sciences au Gabon. Nous avons un taux d’insertion de 40% des étudiants qui arrivent à trouver du travail dans les deux années qui suivent l’obtention de leurs diplômes. » Ces résultats sont à mettre au crédit du travail colossal de l’administration et du corps professoral.   Professeur en gestion de projets, M. Effaga confirme : « L’IUSO favorise l’insertion professionnelle. » Il admet néanmoins que « le système éducatif gabonais recouvre des imperfections dans la mesure où il est trop porté vers l’enseignement général. »   Dans un monde en perpétuelle évolution et tourné vers la valorisation des formations professionnelles, le système éducatif gabonais devrait redoubler d’imagination afin de rendre nos grandes écoles et universités compétitives. L’IUSO est un exemple en termes dans le domaine.   Eric Ozwald

LES INGRÉDIENTS D’UNE RÉUSSITE

LES INGRÉDIENTS D’UNE RÉUSSITE Les écoles, les universités, sont des sanctuaires, des temples du savoir. Elles guident. Elles orientent. C’est le cas de l’école primaire et secondaire Saint-Joseph de Calasanz et de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) dont les méthodes de travail et les ingrédients de la réussite peuvent servir d’exemple à d’autres établissements scolaires. « Vivre » : Père Nieto, vous êtes la première autorité de Calasanz. Maintenez-vous le cap en termes de réussite scolaire ? Père Nieto : Permettez-moi de remercier le magazine « Vivre » de nous avoir choisi. La vie nous honore tous. Elle est un don de Dieu le Père. Un cadeau dont il faut profiter… Quelle est la place que Calasanz occupe par rapport aux écoles catholiques au Gabon ? Honnêtement, je ne sais pas s’il y a une école catholique qui a de meilleurs résultats que Calasanz… Un taux de réussite de 100% au BEPC et au bac. Quel sentiment vous anime ? Père Nieto :  Oui, 100%. C’est un sentiment de bonheur… Votre école a une certaine renommée, une certaine notoriété à Libreville et dans le Gabon… Autrement dit, la baguette magique. Le ministre Daniel Ona Ondo m’a demandé : « Mon Père, que faites-vous ? »… Quelles sont les conditions, les ingrédients de la réussite de Calasanz ? Le suivi des professeurs, le partenariat avec les parents qui nous font confiance… Comment associez-vous l’amour de la foi à l’enseignement ? Nous avons des valeurs. Il ne s’agit pas seulement de transmettre des connaissances… Mon Père, un enfant musulman peut-il s’inscrire à Calasanz ? Bien sûr. On a eu des enfants musulmans très brillants… L’élève est au cœur de votre enseignement, au centre même de votre école… L’accompagnement se voit à travers les résultats produits… A quel niveau commence le processus ? Il ne commence nulle part. Il faut retenir que nous sommes une famille… Avez-vous des cas précis d’enfants ayant besoin de l’aide du psychologue ou de l’aumônier ? Oui ! On a plusieurs cas. Prenons le cas d’un enfant brillant… Mon Père, actualité oblige, en ce moment au Gabon… L’Eglise catholique a des valeurs, des valeurs universelles… Quel est le cadre de sécurité mis en place à Calasanz et quelles sont les mesures qui sont prises… Nous avons un cadre sécurisant avec la barrière de sécurité… Quelles sont les perspectives de Calasanz ? Augmenter les salles de classe, devenir autonome… Mon Père, la devise de votre école est : « Piété et Lettres ». Qu’est-ce à dire ? J’ai deux pieds comme toi. Ils nous permettent de bien marcher… Un équilibre parfait ? Oui ! Eric Ozwald SENSIBILISER LES APPRENANTS À LA SÉCURITÉ SCOLAIRE LʼEglise catholique a des valeurs, des valeurs universelles : ne pas tolérer le mensonge, ne pas tolérer lʼinjustice. Le but est de faire en sorte que nos élèves deviennent de bons citoyens. Notre travail ne consiste pas seulement à remplir la tête. Nous nous devons aussi de remplir les cœurs. Nous avons eu des cas de violence. Cʼest la raison pour laquelle il existe un règlement intérieur, une discipline. On ne tolère pas la violence. Quand on te gifle par exemple, tu ne dois pas riposter. Si tu le fais, tu rentres dans la bataille. Nous sommes pour la paix.   Nous déracinons la violence. Nous avons un cadre sécurisant à travers la barrière de lʼécole, les caméras de sécurité et un relais avec les professeurs. On ne tolère aucune forme de violence. Depuis cinq ans, le taux de violence sʼest réduit. Nous avons éliminé tout ce qui, comme le téléphone, attire la violence, le braquage. Le téléphone est interdit depuis 2015. Personne ne peut amener son télé- phone ici. Les élèves y tenaient. Ils enregistraient du porno, se partageaient les images et les postaient sur les réseaux.   Au-delà de lʼaspect religieux, nous procédons à dʼautres formes de sensibilisation aux violences.Toutes les formes de sensibilisation sont les bienvenues. Chaque fois que quelquʼun frappe à notre porte, nous accompagnons les bonnes initiatives. La dernière, à laquelle nous avons convié des invités, était consacrée au respect de lʼenvironnement, à lʼamour de la nature et au nettoyage des plages.   Père Luis Martίn Nieto

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

Eric Ozwald

Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

Cadreurs et/ou Photographes

 

Andy G. Amiaganault

Herman Oke Mve

Alain Wolbert
Delvane BKG

 

CONTACTS

infomagazinevivre@gmail.com

+241 62 71 98 92

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