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L’ART AU FÉMININ

L’ART AU FÉMININ Orty, Marie-Joelle, Rhaïna, et d’autres sont de celles qui croient au potentiel de la femme d’exister, de s’émanciper et de faire la différence. À travers « Féminin Créatif », elles s’attèlent à promouvoir l’art sous toutes ses facettes. Le culinaire, l’artisanat, la bijouterie, la décoration, la peinture et d’autres domaines artistiques mobilisent cette jeune association née il y a à peine un an. Bienvenue dans l’univers d’Orty, Marie-Joelle et Rhaïna qui osent pour aller au bout de leurs rêves.     Annie Mapango

STATUT ET TRAITEMENT DE L’ARTISTE

Quelle est la place de l’artiste dans la société gabonaise ? Dans un entretien exclusif, Dominique Douma livre son point de vue sur la question. De la reconnaissance effective de l’artiste à l’amélioration de ses conditions de travail, l’écrivain et dramaturge gabonais tire la sonnette d’alarme : « Tout travail mérite salaire. Il faut légaliser, institutionnaliser des barèmes de production pour récompenser la prestation d’un artiste. Ses prestations doivent être négociées dans le cadre d’une convention et d’un contrat. »     https://youtu.be/LrCjI9tbb80 « L’ARTISTE EN MOI » Écrivain, comédien et dramaturge, Dominique Douma n’en finit pas de surprendre son public. L’artiste en lui est et demeure. D’un livre à un autre, d’une pièce de théâtre à une autre, il conte l’histoire sans fin de la beauté, des travers de la vie et du pouvoir, de la soif de liberté et de créativité de l’artiste. Son franc parler, sa vérité sur l’univers de l’artiste et le monde qui l’entoure invite à l’écoute et à la réflexion. Découvrons l’artiste en Dominique. https://youtu.be/4VRIJckuQHA

ÉVOLUTION DE LA PLACE ET DU TRAITEMENT

Le besoin des populations de connaitre et d’être informées en temps réel, a connu une nette évolution depuis la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.  Que ce soit dans les pays développés ou ceux en voie de développement, le grand village planétaire dans lequel nous vivons réunit l’ensemble des publications périodiques et des autres organes de presse qui s’y rattachent : radios, télévisions agences de presse sans oublier, la grande révolution de la communication introduite par Internet avec les médias sociaux. Cet univers, jadis réservé aux hommes, accueille de plus en plus de femmes. Au Gabon, les premières lueurs de l’implication des femmes dans le seul organe de presse non pas écrite, mais plutôt radiophonique, remontent au soir du 28 novembre 1959 avec la création de la radio lorsque la voix de feu Léon Mba, père de la nation, pénètre les foyers à travers les ondes. Cet outil, qui doit permettre aux autorités d’atteindre leurs objectifs de développement s’invite, sans préparation préalable, dans un milieu socio-professionnel où la femme gabonaise n’y est pas encore présente. La radio donne ainsi une opportunité à la gent féminine de devenir l’historienne de la vie socio-culturelle, économique, politique de son pays. Toutefois, cet environnement embryonnaire tant au niveau de la ressource humaine que logistique, impactera fortement ledit secteur sur de longues années. La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, en son article 11, reconnait la libre communication des pensées et des opinions, servira de déclic, en accordant un des droits les plus précieux de l’Homme : celui de parler, écrire, imprimer librement, tout en respectant le cadre légal.   C’est ainsi qu’au Gabon, avec ce nouvel instrument de communication radiophonique, ‘’la poignée de femmes’’, pour ne pas dire la seule formée sur le tas, devra répondre à la principale exigence des populations qui veulent avoir l’information en temps réel. L’éducation et le divertissement suivront. Le défi, assurément, sera de trouver des profils adéquats. Ne dit-on pas qu’à « défaut de merles on mange des grives » ? Ainsi, bien que n’étant pas du secteur, Vicky Fournier, première animatrice à Radio-Gabon, va se jeter à l’eau pour devenir une illustre pionnière. De nouveaux visages féminins à l’instar de Justine Nganga, Agathe Annie Okoumba d’Okwatsegue, juriste de formation et ancienne journaliste à Radio-Gabon, mais déjà fortement ancrée dans le monde associatif pour faire entendre la voix des Femmes, vont marquer le monde de la presse. Combler la carence  Les exigences de la corporation ne pouvant plus se contenter de l’offre du moment, les autorités vont se tourner vers les écoles de journalisme pour combler cette carence. Ainsi, des écoles de renom sont sollicitées à l’exemple de l’école de Lille, l’ESTIC, Bordeaux, le Cesti etc. D’autres voix de l’époque avec des journalistes formées, aussi bien en presse écrite qu’en audiovisuel, et toutes aussi méritantes, à l’instar d’Albertine Koumba, Geneviève Oyane, Micheline Koumba etc., ont su prouver qu’à diplôme égal, les femmes bien qu’étant moins nombreuses dans le secteur s’en sont sorties sans trop de difficultés. La station radiophonique panafricaine AFRICA N°1, née en 1981 d’un partenariat entre l’Etat gabonais, des investisseurs privés et la SOFIRAD, est venu booster de fort belle manière le paysage médiatique féminin sur le plan international. Nous citerons des noms qui ont su faire vibrer les ondes bien au-delà des frontières : Denise Boukandou, Bonga Bakissi, Helène Ossey…. Déclencheur de la présence féminine  La Conférence nationale de 1990, a été un élément tout aussi déclencheur de la présence féminine dans le monde des médias par la création de journaux ou autres radios. Le traitement qui leur était réservé par leurs confrères masculins ne pouvait pas poser problème, vu que la concurrence n’était pas de mise. Le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’Unesco, recommandait déjà à l’époque, l’amélioration de l’intégration des femmes dans les médias et leur implication dans les débats et la prise de décision. Ce point de vue partagé lors d’un atelier animé en 2008, par le Pr. Anaclet Ndong Ngoua, maitre de recherche Cames, qui faisait remarquer que « <strong »>⅓ des journalistes au Gabon sont des femmes. 1 femme sur 10 occupe un poste de responsabilité » a connu une nette évolution. Au point où les perspectives dans ce secteur sont indéniables avec la présence d’Internet où de grandes facilités sont venues améliorer le secteur communication. Ainsi, se sont créés à l’initiatives de consœurs de la jeune génération des chaines de radios ou télévisions et journaux numériques Le Gabon ne pouvant rester en dehors de la mondialisation avec son entrée de plain-pied dans le grand village planétaire grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la Communication (Ntics) a dû revoir son écosystème juridique par l’adoption de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise. Sachant que celui-ci est loin d’être celui qu’attendaient les journalistes en matière de liberté d’expression.

COMMUNIQUER

Pamphile Mebiame-Akono est linguiste. Il est le premier Gabonais à être professeur titulaire en pragmatique des interactions verbales. Il commence sa carrière à l’Université Omar Bongo en 2001. Son intérêt pour la fabrication du discours dans l’espace publique et, partant, pour la communication nous a tout naturellement mené à lui pour un entretien sur la communication entre la presse et le politique. De fil en aiguille, le Pr Mebiame-Akono s’interroge sur une question que d’aucuns, y compris des journalistes, se posent. La question a trait à la capacité de la presse d’être le quatrième pouvoir, libre dans ses propos et indépendant du système politique quel qu’il soit. Pour autant, l’universitaire relève une note d’espoir et conclut par des conseils on ne peut plus utiles. 

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A PRÊTÉ SERMENT LE TEMPS DE LA RIGUEUR ET DE L’IMPUNITÉ A SONNÉ « Peuple Gabonais, je vous aime. Je vous invite à rêver grand. Malgré les défis du monde, cultivons l’espoir, la solidarité et la détermination pour bâtir un Gabon nouveau, un Gabon qui illumine l’avenir par son unité, sa vitalité et son esprit d’innovation. Le chemin vers la prospérité sera long, mais avec le travail, la discipline, l’effort et la foi en notre pays, nous déplacerons des montagnes. Ce devoir, je le prends avec confiance, fort du soutien que le peuple gabonais m’a manifesté.  Il s’exercera avec le concours et le patriotisme de chacun d’entre vous. »      La nouvelle ère qui commence sous le premier mandat de Brice Clotaire Oligui Nguema, marque le début d’un changement notoire dans la gouvernance politique, sociale et économique de la République gabonaise. Outre l’espoir et la solidarité, d’autres valeurs essentielles participent de l’édification du Gabon nouveau. C’est du moins ce que révèle la suite de l’allocution de son investiture en tant que président de la République, chef de l’État et du gouvernement le 3 mai 2025 sur le site du stade de l’Amitié d’Angondje dans la commune d’Akanda. Sur un ton humble et ferme, l’ancien président de la Transition a déclaré : « La 5ème République exige la fin de l’impunité, de la corruption, du laxisme et de la paresse. L’administration doit être performante.  Chaque citoyen investi de l’autorité de droit doit remplir sa mission dans le respect des lois et règlements en vigueur, afin d’établir un véritable État de droit. »    Face aux 40 000 places du centre sportif occupées par le peuple, la première Dame, Zita Oligui Nguema, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, les anciennes autorités politiques de la Transition, les présidents des institutions nationales, le corps diplomatique accrédité au Gabon, les représentants des organisations et de la presse nationales, régionales et internationales, l’ancien président a déroulé son programme.   La fin de la Transition, initiée avec l’élection présidentielle du 12 avril 2025, marque l’entrée du Gabon dans la 5ème République. Elle sera complétée par l’organisation des élections législatives le 27 septembre, des locales le 11 octobre 2025, des sénateurs les 8 et 29 novembre 2025. Le Parlement sera élu dès le 4 novembre 2025 pour l’Assemblée nationale tandis que l’élection du Sénat est programmée pour le 15 décembre 2025.  D’autres évènements, annoncés par le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, touchent à la mise en place, le 1er décembre 2025, du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la désignation et la prestation de serment des juges institutionnels respectivement les 19 et 23 décembre 2025.                    Dieudonné Aba’A Owono, Président de la Cours Constitutionnelle, ouvre la cérémonie d’nvestiture du président Oligui Nguéma Les priorités socio-économiques de la nouvelle République Les priorités politiques ne sauraient à elles seules répondre aux attentes des populations gabonaises. Pour l’avoir compris, l’ancien chef de la garde républicaine a annoncé une série de mesures qui sont au cœur de ses préoccupations, en particulier :    La lutte contre la vie chère. La promotion de la santé et de l’éducation. L’accès à l’eau, à l’énergie et au logement. Le renforcement de la sécurité.    À ces priorités sociales s’en ajoutent celles affairantes au redressement de l’économie nationale. Notamment:    La transformation des matières premières. La reconstruction du tissu industriel. La modernisation des services publics. La mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’employabilité des jeunes. Le développement des infrastructures de qualité (routes, ponts, chemins de fer, équipements énergétiques).   Le retour dans le concert des nations Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 30 avril 2025 à Addis-Abeba a décidé du retour du Gabon dans la grande famille africaine. Se félicitant de cette réintégration, le président Oligui Nguema, a salué l’implication de Son Excellence João Lourenço, président de la République d’Angola, président en exercice de l’Union africaine.  Il a exprimé la profonde gratitude du Gabon aux facilitateurs désignés de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), notamment le Président Faustin-Archange Touadéra, qui n’a ménagé aucun effort pour mener à bien leur mission et remercié la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de la coopération islamique, le Commonwealth et l’Union européenne « qui ont été aux côtés du Gabon durant ces 19 mois de transition. » À l’endroit du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le chef de l’État a confirmé tenir les engagements du Gabon tout en s’engageant à poursuivre le dialogue avec les deux institutions, l’objectif étant de restructurer la dette extérieure gabonaise.   Brice Clotaire Oligui Nguema a, par ailleurs, annoncé « le souhait du Gabon d’organiser en 2027 le huitième sommet de la coordination de l’Union africaine et d’accueillir, en 2030, le 22ème Sommet de la Francophonie à Libreville.      Flavienne L. Issembè  

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX « SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. » À peine élu avec 90,35% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel dimanche 13 avril 2025 à l’unité et à la reconstruction du Gabon, et à servir la Nation en se remettant au travail. « Il n’y a pas de félicité sans effort. Demain est un jour de travail. Nous devons désormais tourner la page de l’élection présidentielle. Je vous invite à reprendre vos activités. Soyons des bâtisseurs, des bâtisseurs de paix et de justice », a déclaré l’homme providentiel du 30 août 2023 depuis le quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) à Okala, dans la Commune d’Akanda au Nord de Libreville. « J’en appelle à la sagesse des uns et des autres, de tous les bâtisseurs et de tous ceux qui m’ont accordé leur suffrage d’attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle pour célébrer la victoire du peuple Gabonais ». Dans un moment d’intense émotion et à genoux, Brice Clotaire Oligui Nguema a remercié le Très-Haut avant de prendre dans ses bras son épouse, Zita. Outre Brice Clotaire Oligui Nguema, sept autres candidats, qu’il a salués pour leur engagement démocratique, briguaient le fauteuil présidentiel. Il s’agit de : Alain Claude Billie-By-Nze : 3,02 % Joseph Lapensée Essingone : 0,56 % Chaning Zenaba Gninga : 0,38 % Stéphane Germain Iloko Boussengui : 0,33 % Alan Simplice Boungoueres : 0,32 % Axel Stophène Ibinga Ibinga : 0,13 % Thierry Yvon Michel N’Goma : 0,09 % La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle intervient au lendemain du scrutin. Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, sur 908 916 électeurs inscrits, 636 606 ont voté. Le nombre de bulletins blancs est de 25 859. Le taux de participation se situe à 70,4 %. La Rédaction LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République.  Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires.  Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.   L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU   Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale. Parcours politique et institutionnel.   Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale. Les grands axes de son projet de société   Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs : La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable. La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie. La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie. Le Fonds Souverain du Pardon National    Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.   À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.   Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.   « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.   Proximité avec les populations    Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.   « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA ÉLU PRÉSIDENT À 90,35 % VOIX« SOYONS DES BȂTISSEURS DE PAIX ET DE JUSTICE. »

LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE

LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE Les Gabonais.es se préparent à élire le samedi 12 avril le futur président de la République.  Les projets des « 8 » candidats quoique distincts sont complémentaires.  Entre réforme structurelle, souveraineté nationale et modernisation économique, le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du pays.   L’EXPÉRIENCE AU SERVICE DU RENOUVEAU   Né un 29 février 1968 à Lastourville, Alain Simplice Boungouères incarne une figure singulière du paysage politique gabonais. Originaire des provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, cet homme d’expérience met aujourd’hui son riche parcours au service d’une ambition forte : celle de stabiliser et de reconstruire le Gabon dans un esprit de renouveau et de justice sociale. Parcours politique et institutionnel.   Ancien député du 2ᵉ siège de l’Ogoulou (2011-2022), Alain Simplice Boungouères a occupé plusieurs postes stratégiques au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), dont ceux de membre du Comité permanent du bureau politique et président de la Commission à l’Assemblée nationale. Actif également dans la société civile, il parraine depuis 2021 l’association Les Soldats de la Paix, engagée pour la cohésion sociale. Les grands axes de son projet de société   Alain Simplice Boungouères présente un projet de société articulé autour de 3 piliers majeurs : La restauration de l’État de droit : il entend reconstruire les institutions sur des bases solides, renforcer l’indépendance de la justice et promouvoir une gouvernance transparente et équitable. La relance des infrastructures nationales : priorité est donnée à la construction et la réhabilitation des routes qui sont essentielles pour désenclaver les 9 provinces du Gabon, favoriser les échanges et relancer l’économie. La réappropriation des secteurs stratégiques : le candidat prône une souveraineté économique accrue en repositionnant l’État dans les secteurs clés comme les mines, les hydrocarbures, les forêts et l’énergie. Le Fonds Souverain du Pardon National    Dans une démarche de réconciliation et de justice réparatrice, Alain Simplice Boungouères propose la création d’un Fonds souverain du pardon national (FSPN), doté de 40 milliards de francs CFA. Ce fonds vise à faciliter le retour digne des exilés politiques en leur offrant une terre et une compensation financière. Une manière, selon lui, de tourner la page des divisions pour écrire ensemble une nouvelle histoire nationale.   À LA RECONQUÊTE DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon.   Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens.   « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il.   Proximité avec les populations    Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays.   « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   UNE VISION DE RUPTURE POUR UN GABON TRANSPARENT   Né le 21 novembre 1972 à Lambaréné, Joseph Lapensée Essingone s’affirme comme un candidat porteur d’un vent de changement. Avec une posture de rupture assumée, il plaide pour une gouvernance transparente et une refonte des pratiques politiques qui, selon lui, ont freiné le développement du Gabon. Transparence et gouvernance responsable   L’un des axes majeurs du projet de société de Joseph Lapensée Essingone repose sur la transparence du processus électoral et la responsabilité des dirigeants. Il insiste sur la nécessité d’un scrutin sans fraude et appelle à la vigilance du peuple gabonais. Selon lui, l’époque où les mêmes visages politiques dominaient la scène doit prendre fin, afin d’ouvrir la voie à une gouvernance plus en phase avec les attentes des citoyens. « La population doit pouvoir choisir son président en toute liberté et en toute transparence, loin des manipulations et des intimidations du passé », déclare-t-il. Proximité avec les populations   Natif de Ndjolé, Joseph Lapensée Essingone met un point d’honneur à renforcer le lien avec les populations locales. Il entame ainsi une tournée dans l’arrière-pays pour présenter son projet de société directement aux Gabonais. Son approche inclut des échanges avec les anciens, qu’il considère comme des symboles de sagesse et de tradition, mais aussi avec les femmes et les jeunes, qu’il voit comme les piliers de l’avenir du pays. « Le développement du Gabon doit passer par une meilleure prise en compte des besoins des populations, et cela commence par l’écoute et le dialogue », affirme-t-il.   Espoir et développement   Selon M. Essingone, l’élection présidentielle de 2025 représente une opportunité historique pour bâtir un Gabon moderne, loin des erreurs du passé. Le candidat aspire à une nation plus juste, plus dynamique et tournée vers le progrès.   L’audace féminine au cœur de la présidentielle   Dans l’arène politique dominée par les hommes, une femme s’habille avec audace et détermination. Née en juillet 1988, Chaning Zenaba Gninga ne se LA VISION DES « 8 » CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE

À L’AUBE DE RADIO GABON

Quelque part à Libreville, sur la route d’Akwèngo au Cap Santa Clara, vit un baobab. Témoin privilégié de l’histoire des médias, Simon Augé Rapotchombo nous reçoit à sa résidence située au bord de la mer. Dans la fraîcheur matinale, assis à la terrasse de son jardin meublé d’arbres, de fleurs et de sièges Dogon du Mali sculptés de ses mains, le journaliste, créateur et animateur des Dossiers de la RTG qui fut également directeur général adjoint de la Télévision nationale et Directeur général du Centre national du cinéma (CENACI), déroule ses souvenirs.  « L’avènement en 1959 de notre première radio, notre fierté nationale, me paraît bien loin. Non, que dis-je ! C’était hier. J’avais 15 ans. À cette époque, notre pays écoute les radios des deux Congo, d’Afrique du Sud, de France, de Moscou, capitale de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), et la Voix de l’Amérique (VOA). Puis, arrive la grande première, la nôtre. Heureux et fier, le public s’exclame : Enfin ! Nous avons notre radio. »  « Ayant compris l’importance que revêtent les médias, et la presse en particulier, pour accompagner le pouvoir, promouvoir l’épanouissement intellectuel et le développement national, le président Léon Mba, et Georges Rawiri, alors journaliste, créent Radio Gabon qui émet le 28 novembre 1959, suivi par la Télévision en 1963 et l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) en 1966. »  Source Photo : Livre « Léon Mba, une autre histoire franco-africaine » « Le public perçoit Radio Gabon comme étant la voix du peuple. Avec La Voix des Auditeurs, l’occasion lui est donnée de prendre part à l’émission. Chaque participant est invité à choisir un morceau de musique qu’il dédie à l’une de ses connaissances. Pour ma part, je l’écoute et suis intéressé de connaître le choix musical et son destinataire qui, vous l’imaginez, était impatient d’entendre son nom. » « Outre La Voix des Auditeurs, nous suivons d’autres programmes, notamment Les Maîtres du Mystère, un feuilleton français sur les drames dans la société française opposant les couples, les concurrents industriels et au sein de l’administration. » « Radioscopie, une émission réalisée par l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), est dédiée à des personnalités publiques réputées de la société française. » Radio Gabon et l’actualité « Le Journal Parlé provient de France où le rédacteur en chef, Jacques Alexandre, anime un bureau qui transmet des papiers politiques, culturels et sportifs aux radios africaines. Le contenu s’intéresse à des personnalités africaines connues dont des ministres. En l’absence de professionnels gabonais au sein de la radio, les journalistes sont français. Ils y restent jusqu’à la fin du septennat du président Léon Mba en 1967. » « Les premiers stagiaires gabonais classent les dépêches par catégorie et les lisent à l’antenne. L’actualité nationale est dominée par les discours des hommes politiques en tête desquels le président Léon Mba, les activités du secteur économique y compris l’exploitation pétrolière et l’ouverture des grands magasins. Les émissions artistiques, de même que les programmes sportifs sur les grands matchs de football, sont au programme. » Simon Augé intègre la radiodiffusion-télévision gabonaise (RTG) le 16 juin 1964 après avoir participé à un concours de journalistes stagiaires. Un an plus tard, il se rend en France. « En 1965, je suis admis au concours d’entrée à l’Office de coopération radiophonique (OCORA) à Paris où j’obtiens, deux ans plus tard, un diplôme de qualification d’animateur de programmes. Le concours se déroule en deux sessions. La première session évalue les candidats sur la culture générale, la réalisation de reportages et la présentation du journal. La deuxième phase du concours juge les candidats sur leur aptitude physique et mentale à rester en France. » « Durant ce séjour, je fréquente et promets à Alain Jérôme, qui animait Les Dossiers de L’Écran, de créer une émission similaire. Ce sera chose faite en 1983 avec Les Dossiers de la RTG qui mettent les ministres sur la sellette. De retour à Libreville, je réintègre Radio Gabon en tant que présentateur du journal parlé. Pour la petite histoire, être à l’antenne faisait de moi quelqu’un qui compte et qui a du succès, notamment auprès des femmes. » « Entre 1972 et 1985, je grimpe les échelons. Je suis nommé au poste de chef de programmes à la télévision nationale en 1972. Trois ans plus tard, je deviens directeur général adjoint de la télévision. En 1976 me voici directeur de la télévision et en 1985, directeur général du Centre national du cinéma (CENACI). » Des distinctions suivront : Officier du mérite gabonais (1983), Commandeur de l’ordre du mérite gabonais (1999), Grand officier dans l’ordre du mérite gabonais (2007). Depuis, le temps suit son cours. D’Akwèngo où il vit avec sa femme dans leur propriété, la Nerina Village touristique et balnéaire du Cap Santa Clara au Nord de Libreville avec restaurant, bar, chambres et plage, l’octogénaire observe le monde des médias dont il félicite les améliorations. « Il y a des progrès. À la télévision, le choix des présentateurs est varié et l’équilibre homme- femme est bon. Au niveau de la qualité, le petit écran est agréable à suivre, mais la programmation des films est faible. À mon avis, il serait indiqué de créer une chaîne spécialisée. S’agissant du numérique, j’avoue ne pas trop y prêter attention. Je me consacre désormais à l’une de mes autres passions, l’écriture. Je viens d’achever un roman intitulé AINSI PARLA GRAND-MÈRE. Je conseille aux jeunes de converser souvent avec les vieux car les personnes âgées discutent avec Dieu. »

LE RÊVE OU LA VOIE DU POSSIBLE

Que serait le monde si le rêve n’y avait pas sa place ? Alors, laissons libre cours à des lendemains où le Journaliste pourra, enfin, Vivre sans crainte aucune. Ni pour sa sécurité, ni celle de son entourage. Finies l’expression bâillonnée, la censure et les arrestations arbitraires. Ce n’est qu’un rêve, me direz-vous. Mais du rêve nait le possible grâce auquel nombre d’hommes et de femmes deviennent et demeurent journalistes.  D’autres avant nous y ont cru et sont allés au bout de leurs aspirations. Au commencement, dans les temps anciens, était la transmission orale des nouvelles, puis vinrent, au 15ème siècle, les premiers manuscrits auxquels succéda la presse imprimée au siècle suivant. Quatre cent ans plus tard, la radiodiffusion, la télévision et Internet s’invitèrent, respectivement en 1907, 1925 et 1983. La révolution médiatique née en Occident a, depuis, franchi les frontières. Pris dans le tourbillon de l’histoire, le continent africain, culturellement ancré dans la tradition orale, se tourne vers les médias. Au Gabon, les premiers supports d’information apparaissent à l’ère coloniale, plus exactement en 1922 avec le Journal l’Écho du Gabon de Laurent-Cyr Justinien Antchouey et Louis-Émile Bigman Indjôngô. En 1959, un an avant l’accession du pays à l’indépendance, nait Radio Gabon sous feu le président Léon Mba, suivie en 1960 par l’Agence gabonaise d’information (AGI) et le journal Gabon Matin, la Radiodiffusion-Télévision gabonaise (RTG 1) et l’Agence gabonaise de presse (AGP), respectivement en 1963 et 1966 Le paysage médiatique change progressivement avec l’avènement de nouveaux médias d’information, notamment : le quotidien l’Union (1973), la Radiodiffusion-Télévision gabonaise Chaine 2, RTG 2 (1977), Radio Africa No 1 (1981), TéléAfrica (1995), Gabon 24 (2012).  Le bond démocratique, consécutif à la Conférence nationale de 1990, ouvre la voie au multipartisme et à la presse plurielle qui, à quelques exceptions près, est sous la coupe des partis politiques proches du pouvoir ou de l’opposition. Indépendance, liberté d’expression et autres droits de la presse entre 1960 et 2023 Proclamés et reconnus dans la Constitution et le Code national de la Communication, les droits de la presse, hélas, sont loin d’être effectifs sous le règne de feu le Président Léon Mba, de feu le président Omar Bongo Ondimba et de son fils Ali. Néanmoins, ce dernier contrairement à ses prédécesseurs n’a incarcéré aucun journaliste durant son règne qui a pris fin le 30 août 2023 suite au coup d’État du Comité pour la transition et la restauration des institutions. Pour autant, des zones d’ombre demeurent au vu des revendications de la corporation. Celles-ci incluent notamment  Le droit d’accès à toutes les source d’information aux fins de mener des enquêtes, de collecter et diffuser l’information sans entrave ni pression aucune. La mise en place d’un environnement professionnel sécurisé où il fait bon travailler. La formation et le renforcement continus des compétences de tous. De meilleures conditions de vie et de travail basées sur l’allocation de salaires décents. En outre, le 05 avril dernier, le Groupe de presse Super Star a fait une déclaration sur la gestion opaque et la répartition inégale de la subvention à la presse privée pour le compte de l’année 2024. Son porte-parole, Rhonny Placide Obame, a dénoncé le manque de transparence du ministère de la Communication et appelé à :  La publication intégrale de la liste des organes bénéficiaires, accompagnée des montants accordés à chacun. La communication des critères de sélection et des modalités d’évaluation retenus. Une explication précise sur les écarts jugés abusifs entre certains montants attribués et la réalité sur le terrain. La presse, en tant qu’outil de diffusion de l’information, des idées et des opinions, et promoteur de liens sociaux, joue un rôle fondamental dans le processus de développement national. Ce rôle gagnerait à s’intensifier à condition que la profession journalistique soit reconnue à sa juste valeur et que ses agents puissent jouir du plein exercice de leurs droits. L’application effective des droits de la presse et des devoirs qui en découlent est essentielle pour que prévalent la dignité, le bien-être et, partant, l’épanouissement personnel et professionnel du journaliste et des autres agents de la presse. Croyons en nos rêves. La lumière est au bout du chemin.      

RÔLE ET RESPONSABILITÉ DU JOURNALISTE

La presse joue un rôle fondamental dans la société. Les hommes et les femmes qui la portent ont la noble mission et la responsabilité d’informer le public dans les règles de l’art en ayant à l’esprit les droits et devoirs qui guident leur profession. Dans une interview accordée au Magazine « Vivre », le journaliste Anaclet Ndong Ngoua lève le voile sur le rôle et la responsabilité du journaliste, son rapport à la démocratie et sa quête pour un mieux-être et un mieux vivre.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

Eric Ozwald

Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

Cadreurs et/ou Photographes

 

Andy G. Amiaganault

Herman Oke Mve

Alain Wolbert
Delvane BKG

 

CONTACTS

infomagazinevivre@gmail.com

+241 62 71 98 92

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