ARTICLE

PRIORITÉ À L’APPLICATION DE LA LOI

Les jeunes représentent une part essentielle de la population gabonaise dont les droits sont reconnus et garantis par plusieurs textes nationaux et internationaux, notamment la Constitution nationale, le code de l’Enfance gabonaise  et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Ces textes assurent aux jeunes le droit à l’éducation, à la santé, à la protection, ainsi qu’à la participation à la vie sociale et politique. Mais sur le terrain, leur application reste encore inégale et insuffisante. Une reconnaissance juridique solide, mais des obstacles persistants Au Gabon, les droits des jeunes sont formellement inscrits dans la loi, mais leur mise en œuvre reste inégale. L’accès à une éducation de qualité est freiné par des infrastructures insuffisantes, des inégalités géographiques et des contraintes économiques. La crise sanitaire liée au Covid-19 a aussi amplifié ces difficultés, provoquant pour beaucoup un recul dans l’apprentissage. En matière de santé, notamment sexuelle et reproductive, les jeunes, en particulier les filles, font face à un manque d’informations adaptées à leurs besoins et de services accessibles. La pauvreté, le chômage et le manque de perspectives compromettent leur insertion sociale, alimentant parfois un sentiment d’exclusion et de frustration. Le droit de se faire entendre Au-delà des besoins matériels, les jeunes revendiquent de plus en plus leur droit à la participation. Souvent perçus comme de simples bénéficiaires, ils aspirent à être acteurs de leur avenir et à influencer les décisions les concernant. Pourtant, les espaces de dialogue et de consultation qui leur sont consacrés restent limités, trop peu intégrés dans les processus de décision publique. Faire bouger les lignes Face à ces défis, de nombreuses initiatives se développent. ONG, associations de jeunesse et autorités publiques mènent des actions de sensibilisation, d’information et de protection. Des campagnes contre les violences basées sur le genre, des formations à la citoyenneté et des programmes d’insertion professionnelle offrent aux jeunes des outils pour mieux connaître et défendre leurs droits. Ces actions témoignent de la volonté collective d’amener les jeunes à devenir non seulement des bénéficiaires mais aussi des acteurs engagés. Médias et réseaux sociaux : un levier puissant Les médias, particulièrement les réseaux sociaux, sont devenus un espace incontournable pour les jeunes. Ils y trouvent un moyen d’expression, d’information et de mobilisation. Grâce à ces plateformes, ils partagent leurs expériences, s’organisent, dénoncent les injustices et participent aux débats publics. Cette liberté d’expression numérique s’accompagne malheureusement de risques tels que la désinformation, le cyber harcèlement, les discours haineux… Former les jeunes à un usage critique et responsable des médias numériques est essentiel pour que ces outils deviennent de véritables alliés dans la défense des droits. Protection des mineur.es : un enjeu majeur La protection des mineur.es demeure une priorité. En décembre 2025, une opération conjointe des services publics a permis l’interpellation et la prise en charge sociale de dizaines de mineurs victimes d’exploitation et de violences. Ce genre d’actions montre que la dénonciation des violations est la première étape vers une réponse judiciaire et sociale adaptée. Revendiquer ses droits : une double responsabilité Pour faire valoir leurs droits, les jeunes doivent d’abord se former et s’informer sur les lois, la Constitution nationale, les instruments internationaux ratifiés par le Gabon. Ils doivent également agir de manière pacifique en utilisant les voies légales, en saisissant les institutions compétentes et la société civile. Respecter ses droits, c’est aussi respecter ceux des autres Le respect des droits personnels va de pair avec celui des droits d’autrui. La liberté d’expression, par exemple, n’est pas un privilège individuel isolé, mais l’élément d’une vie sociale harmonieuse. Chaque citoyen doit pouvoir vivre sans peur de discrimination, de violence ou d’arrestation arbitraire. Défendre ses droits : un engagement citoyen La défense des droits humains dépasse la simple dimension juridique. C’est avant tout une question de citoyenneté active. Lorsque les jeunes comprennent leurs droits, savent les revendiquer et respectent ceux des autres, c’est l’ensemble de la société qui progresse vers plus de justice, de dignité et de liberté.

ALERTE !

Des personnes souffrent en silence. Qui sont-elles ? Où sont-elles ? Que font-elles ? Comment peuvent- elles s’en sortir quand elles sont atteintes dans leur âme, leur corps et leur dignité ? Enfants abandonnés, filles-mères stigmatisées, femmes battues, prisonniers torturés, handicapés et personnes du 3 ème âge isolés vivent le pire des cauchemars. Leurs vécus au quotidien en font des êtres extrêmement vulnérables qui portent en eux de profondes blessures physiques et mentales. En l’absence d’une attention particulière, d’une prise en charge rapide et de soins adéquats, les victimes décèdent ou trainent des traumatismes à vie causés par diverses maladies, la violence ou des accidents. À l’occasion du nouvel an, « Vivre », a choisi de consacrer ses pages à l’histoire passée et présente, au vécu et à la lutte que les vulnérables mènent parfois seuls ou avec l’appui de structures d’aide et d’accompagnement. Petit à petit, ils retrouvent le sourire grâce aux programmes d’encadrement et de réinsertion sociale mis en place dans le cadre d’une collaboration soutenue entre les deux parties. La valorisation des droits de la personne, basée sur le respect à son égard, la promotion de sa dignité et de son épanouissement, a permis à nombre d’exclus sociaux d’être confiants et de reprendre leur destin en main. Certains sont revenus sur les bancs de l’école. D’autres ont trouvé un emploi et fondé une famille. Leur parcours, depuis ce jour où tout a basculé, mérite d’être conté. Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « Les filles-mères sont des milliers. Elles sont vulnérables parce qu’elles sont pauvres, instables et coincées psychologiquement. La pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon. L’AFI.M.MO veille sur elles pour que, plus jamais, elles ne tombent dans l’oubli. Nous les invitons à venir vers nous pour qu’ensemble nous trouvions des solutions. » Dans le registre des violences conjugales, Maître Sylvie Rekanga, avocat au barreau du Gabon et leader de l’Association « Justice et Droit pour Tous » tire la sonnette d’alarme.« Lorsqu’une femme reçoit des coups, elle se rend automatiquement dans un commissariat. Les officiers de police judiciaire (OPJ) doivent être habilités à recevoir ce genre de victime et être bien outillés par rapport à ce que dit la loi. ». De son côté, SOS Prisonniers dénonce les conditions de détention dans l’univers carcéral. Selon le président de l’association, Lionel Ella Engonga, « Les prisonniers sont privés de liberté de mouvement et de certains droits, notamment ceux afférents à la santé, l’éducation et la sécurité. » « Ouverte en 1956, sous l’ère coloniale, pour une population de 300 à 500 personnes, la prison centrale de Libreville, accueille aujourd’hui plus de 3 500 détenus. Il apparait judicieux que l’esprit des droits de l’Homme soit au centre de tout. Les droits de l’Hommes protègent les plus forts, les droits de l’Homme protègent les plus faibles », indique le président de SOS Prisonniers. Le sort des personnes en situation de vulnérabilité appelle à un changement de paradigme basé sur la valorisation et la défense accrue de leurs droits fondamentaux, l’objectif étant de faire des victimes de l’injustice, des inégalités et de l’insécurité, des personnes dignes, des citoyens à part entière à même de contribuer au développement de notre pays. Brisons le silence et le calvaire des Vulnérables.

LUTTER POUR LES DROITS HUMAINS

Les défenseurs des droits humains (DDH) ont désormais une loi qui les protège. Le texte reconnaît formellement et définit leurs droits. Des mécanismes de protection adaptés et des sanctions, en cas de violation desdits droits, sont également prévus. Les droits des DDH incluent, entre autres, « le droit de se rassembler, de se former, de chercher des financements pour leur travail, d’éduquer le public, d’accéder et de publier des informations sur les droits humains. Mais, rien n’est encore gagné. Le secrétaire général adjoint du Mouvement « Tournons la Page » et défenseur des droits humains gabonais, Franck Osée, lève le voile sur les menaces qui pèsent sur la profession et laisse entrevoir des lendemains plus cléments. https://youtu.be/sQW7tP7g2-Qhttps://youtu.be/W1q7ZWyMiD8

AGENCE GABONAISE DE PRESSE

L’AGP, l’Agence gabonaise de presse, se tourne résolument vers l’avenir. Au fil du temps, elle a enregistré des acquis significatifs. Pour autant, beaucoup reste à faire. Le triptyque HÉRITAGE-MODERNITÉ-SOUVERAINETÉ MÉDIATIQUE qui est au cœur de ses 65 ans, guide ses pas, l’objectif étant de servir au mieux le public. « Tout ce qui se passe dans le monde nous concerne. Le travail du journaliste est de donner une voix à ceux qui n’en ont pas. C’est ce que s’attèle à faire l’Agence gabonaise de presse », déclarait récemment Ghislain Ruffin Etoughet Nzuet, l’Administrateur directeur général de l’AGP. Le 4 décembre dernier, iI a passé le relais à Hermine Otounga Sounda, ancienne Directrice générale de la Communication au ministère de la Communication et des Médias.

QUI A DES DROITS ET QUELS SONT-ILS ?

Avoir des droits, les connaitre et en jouir est une aspiration légitime et un droit fondamental de l’humanité. Proclamé et reconnu dans le monde, ce droit est-il pour autant garanti à tous les êtres humains sur un pied d’égalité ? Est-il la clé d’un monde meilleur où la vie, la dignité, la sécurité, le bien-être et la liberté de la personne sont sacrés ? Que disent les textes fondamentaux sur les droits humains ? La Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la Constitution gabonaise sont unanimes : tous les êtres humains ont les mêmes droits. Ils sont tenus de les respecter et d’en user dans le strict respect de leurs devoirs vis-à-vis d’autrui. Conçu pour promouvoir la dignité humaine, la sécurité et la paix sociale, le dispositif des droits humains est un rempart contre les abus de pouvoir de tous ordres, les injustices et les inégalités. En son Titre II : Des droits, des libertés et des devoirs – Chapitre I : Des droits et libertés fondamentaux, la nouvelle Constitution gabonaise adoptée par voie référendaire le 16 novembre 2024 et promulguée trois jours plus tard, dispose : En son article 10 : « La République gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’homme qui lient obligatoirement les pouvoirs publics. » En son article 11 : « Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et morale. » En son article 23 : « Chaque citoyen a le droit de travailler et celui d’obtenir un emploi et un salaire équitable. Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe, de sa race, de sa religion ou de ses opinions. » La gangrène de la pauvreté Paradoxalement, la pauvreté se répand inexorablement en terre gabonaise, pays de moins de 3 millions d’habitants aux immenses richesses minérales, minières, forestières et fluviales. Selon la Banque mondiale, environ 34,6% de la population gabonaise vivait sous le seuil de pauvreté en 2024 tandis que le taux de chômage global était estimé à plus de 36%. « Nous souffrons », s’indigne un chômeur qui réclame « le respect dû à la personne indépendamment de son statut social. » Ces mots sont révélateurs de la dure réalité que vivent nombre de Gabonais qui ont peu ou pas accès à l’emploi et qui, à juste titre, estiment que les droits humains ne sont pas garantis à tous. Selon les spécialistes, le respect des droits humains se fonde sur : des actions immédiates et à long terme, le respect par l’État de ses obligations en matière de droits et d’application de la loi, la responsabilisation des populations en les incitant à revendiquer et affirmer leurs droits. Connaître, revendiquer et défendre ses droits est vital. Prenez le temps de lire et de comprendre les droits contenus dans la Constitution nationale, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et la Déclaration universelle des droits de l’homme, entre autres. Ils sont riches d’enseignements et peuvent changer vos vies.

LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO…

LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE   DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO… Le conseiller spécial, porte-parole de la présidence de la République, a tenu une conférence de presse au siège même du Palais du bord de mer le 07 novembre 2025. L’évolution de l’actualité nationale et internationale du président Oligui Nguema était au cœur des échanges entre la presse et Théophane Nzame-Nze Biyoghe qui, d’entrée de jeu, s’est prononcé sur l’agenda diplomatique du chef de l’État. « Le président de la République poursuit, à travers une diplomatie active et ouverte une ambition claire, celle de repositionner le Gabon dans le concert des nations en affirmant une voix souveraine crédible et attachée au dialogue. Son récent séjour à Rome s’inscrit pleinement dans cette dynamique diplomatique de conviction et de développement. » À preuve, lors de son récent séjour en Italie, le président a signé trois accords avec GKSD Investment Holding portant sur la construction d’un centre hospitalier moderne et la réalisation d’une Smart City sur 100.000 hectares avec 25.000 logements répondant aux besoins des infrastructures sanitaires, universitaires, énergétiques, entre autres. Ces accords traduisent sa volonté de faire de la diplomatie économique un levier de transformation national. Sa visite à Rome illustre ainsi, une diplomatie gabonaise plus stratégique, plus pragmatique, plus visible et résolument tournée vers le développement et le bien-être des Gabonais. Au plan national, le porte-parole a relevé cinq points majeurs, à savoir : le calendrier institutionnel de la Transition ; les violences en milieu scolaire ; la fourniture de l’énergie ; l’économie et les récentes tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin. Théophane Nzame-Nze Biyoghe a tenu à préciser que : « Le président de la République suit avec une attention constante, l’évolution de l’avis public et les attentes des Gabonais. » Réaménagement du calendrier institutionnel de la Transition La mise à jour du calendrier institutionnel de la Transition vise à clarifier la feuille de route nationale, à lever toute incertitude et à structurer les étapes finales du processus en cours d’achèvement. Ce chronogramme, rendu public le 3 novembre 2025, par le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, précise les principales échéances des mois de novembre et décembre 2025, marquant ainsi la mise en place progressive des institutions prévues par la nouvelle Loi fondamentale et le nouveau Code électoral. « Ce réaménagement, fondé sur un impératif de responsabilité et de fidélité à l’État de droit, traduit la volonté du chef de l’État de conduire la Transition à son terme dans la clarté, la discipline et la cohérence afin qu’elle consacre un processus abouti et porteur de transformation durable pour notre pays », a ajouté le porte-parole. Recrudescence des violences scolaires Selon Théophane Nzame-Nze Biyoghe, « Le président de la République a exprimé sa profonde préoccupation face à la recrudescence des comportements contraires aux valeurs de respect, de discipline et de solidarité. Il appelle à une réponse globale, alignant fermeté et prévention à travers le renforcement de l’autorité éducative, la mobilisation des parents et des enseignants afin que la mise en place du dispositif d’accompagnement pour la jeunesse soit effective. L’objectif est clair : offrir à chaque gabonais un cadre d’épanouissement fondé sur l’éducation, la culture, le sport et la formation professionnelle. » Cette orientation s’inscrit dans la vision présidentielle d’une jeunesse au cœur de la refondation nationale, actrice de paix, de cohésion et de développement. Fourniture d’eau et d’électricité Ce volet, qui est pris en compte par le pilier numéro 1 du projet de société du président de la République, demeure une priorité nationale, a indiqué le conseiller spécial. Aujourd’hui, le secteur de l’énergie subit les effets d’un sous-investissement prolongé sur plusieurs décennies et d’équipements vieillissants. Pour y remédier, le président de la République a engagé une série de réformes structurelles portant sur la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la gouvernance et la séparation prochaine de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes : Une faisant dans l’eau et l’autre dans l’électricité. « Dans le Grand Libreville, les récentes perturbations observées sont liées à la phase de transition énergétique en cours marquée par le remplacement des anciennes centrales au fioul par une nouvelle unité de 150 méga watt au gaz fourni par Karpowership. » Poursuivant son propos, M. Nzame-Nze Biyoghe a précisé que : « Depuis le 26 octobre dernier, la situation s’est progressivement stabilisée grâce à la mobilisation des équipes du ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, de la SEEG et de Karpowership. Quelques délestages ponctuels peuvent encore survenir en raison d’interventions de maintenance sur des infrastructures anciennes. Pour renforcer la stabilité du réseau, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’ajout temporaire d’une centrale flottante de 40 méga watt, l’augmentation du volume de gaz fourni par Perenco et l’harmonisation technique du réseau. » Ces efforts traduisent la volonté du président de la République de bâtir un Gabon souverain sur le plan énergétique garantissant, à chaque citoyen, un accès continu, fiable et durable à l’électricité. Crédibilité financière À en croire le conseiller spécial, « Le décaissement de 28,3 milliards de Francs CFA pour honorer la dette du Gabon auprès des institutions multilatérales constitue un signal fort de redressement et de crédibilité financière. Cette démarche traduit la volonté du chef de l’État de restaurer la confiance avec nos partenaires internationaux et de démontrer la fiabilité du Gabon dans la gestion de ces engagements. Elle s’inscrit dans une stratégie de redressement macro-économique fondée sur l’assainissement des finances publiques, la stabilisation de la dette et la relance des investissements productifs. » La coopération entre le Gabon et le FMI veillera à préserver les volets sociaux de la politique nationale, notamment les programmes en faveur des populations en général, et de la jeunesse en particulier. Tentatives de déstabilisation Au sujet des récentes tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin, le conseiller spécial a expliqué que : « La Présidence de la République observe la situation avec sérénité et froideur. Elle note qu’un schéma apparaît LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO…

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

Les droits humains se sont construits à travers les siècles aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Dès le 13 e siècle, l’Empire du Mandé, actuel Mali, proclame une charte de vie commune sous l’impulsion de l’empereur Soundiata Keita. La Charte du Mandé, datée de l’an 1222, énonce le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité et aux réparations en cas d’offense à ces principes. En outre, ce texte interdit formellement l’esclavage et la discrimination. Transmise par voie orale, puis retranscrite au milieu des années 1960 par l’anthropologue et historien Youssouf Tata Cissé, la Charte est inscrite depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’autres textes non africains, antérieurs à celui du Mali, à savoir le Code Hammourabi, le Cylindre de Cyrus et le Magna Carta, dateraient respectivement de 1750 et 539 avant Jésus-Christ, et 1215. Le premier, du nom du roi Hammourabi de Babylone, l’Irak actuel, portait sur les contrats et les relations familiales, avec une présomption d’innocence et l’importance donnée à la présentation de preuves. . Le second, rédigé par l’empereur Cyrus le Grand de Perse, l’Iran actuel, proclamait notamment l’abolition de l’esclavage et la liberté de choix de religion. En 1215, le roi Jean Sans Terre d’Angleterre limitait ses pouvoirs tout en concédant des droits et des privilèges à ses barons. Ce processus culminera, quatre siècles plus tard, avec l’adoption de textes sur des droits civils et politiques revendiqués par les nobles. Déclaration d’indépendance des Etats-Unis Datée de 1776, la Déclaration américaine revendique les mêmes droits que ceux qui étaient revendiqués cinq siècles plus tôt en Angleterre sur les plans civil et politique. Ce texte confère aux droits de l’homme une portée juridique. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen La Déclaration française, de 1789, reconnaît l’égalité des citoyens devant la loi. A travers son préambule et ses 17 articles, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) énonce un ensemble de droits et les conditions de leur mise en œuvre. Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme Adoptée en 1789 aux Etats-Unis, la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme « Bill of Rights » prend effet en 1791 après sa ratification progressive par les Etats fédérés. Elle garantit, entre autres, la liberté d’expression, de la presse, de religion et de réunion. Elle se compose des 10 premiers amendements à la Constitution américaine. Déclaration universelle des droits de l’homme Née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948. A travers 30 articles, elle proclame les droits auxquels chaque être humain de par le monde a droit sur un pied d’égalité. La DUDH est une source d’inspiration d’une multitude de textes, dont la Constitution gabonaise et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples En 1981, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Son préambule tient compte « des vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser les réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ». Ce texte énonce, par ailleurs, les droits reconnus à toute personne sans distinction aucune et ses devoirs envers la famille, la société, l’Etat, les autres collectivités reconnues et la communauté internationale. Il affirme, par ailleurs, le droit des peuples à lutter pour leur indépendance ». Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels En 2004, les pays africains, y compris le Gabon, ont adopté la Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels. Les Etats se sont engagés « à respecter, protéger, promouvoir et assurer la jouissance de tous les droits contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et à les appliquer pleinement en y consacrant le maximum de ressources ». Quel est le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme ? Le « Program on Women’s Economic, Social and Cultural Rights » ou Programme sur les droits économiques, sociaux et culturels de la femme” a publié le 22 avril 2015 « The African Regional Human Rights System ». Le Système régional africain des droits de l’homme élabore le cadre normatif et les droits reconnus dans le Traité régional des droits humains de la région et décrit comment utiliser ces mécanismes et quelles sont les difficultés que l'on peut rencontrer pendant l'utilisation. C'est un outil d’apprentissage pour les défenseurs et spécialement pour les formateurs de la région qui souhaiteraient donner une formation sur les mécanismes régionaux africains des droits de l’homme. La publication a été écrite par Getahun Atey Kassa du Centre pour les droits de l’homme en Ethiopie. Ceci dit, il faut rappeler que la protection internationale des droits de l’homme en Afrique est également assurée dans certains cas grâce à un système non africain. Ce système est soit universel, soit régional. Cadre international des droits de l’homme La Déclaration universelle des droits de l’Homme et neuf principaux traités forment le cadre international des droits de l’homme. Les traités concernés sont : Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; – Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; 16 novembre 2025 : Élection des maires et leurs adjoints (pour les communes disposant d’arrondissements). La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; La Convention relative aux droits de l’enfant ; La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; La Convention relative aux droits des personnes handicapées ; – La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ; La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les pays qui ont souscrit à ce cadre sont tenus de s’y soumettre, à défaut de quoi, il leur sera demandé de LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

LA FORMATION A LA CITOYENNETÉ

Elle nous édifiait il y a quelques mois sur la thématique « CITOYENNETÉ : UN DROIT. UN DEVOIR ». Aujourd’hui, Me. Essola Efountame est de retour pour parler de « LA FORMATION À LA CITOYENNETÉ. » La conseillère juridique et défenseure des droits humains épluche le sujet et propose des pistes de solution pour que prévale le droit à la formation citoyenne et, partant, le droit à la dignité.

RENDEZ-NOUS NOS DROITS

Les conditions de travail d’une majorité de Gabonais.es sont loin d’être des plus décentes. Trois compatriotes partagent leur réflexion sur des secteurs clés pour le développement national et l’épanouissement personnel : l’école, la presse et l’art. Le regard de Jérémie, Dominique et Abdanna invite à agir avant qu’il ne soit trop tard. Au nom du droit à une vie décente et digne, ils lancent un appel à sauver l’art, l’école et la presse. . https://youtu.be/dzAvYIU76w4https://youtu.be/bcoIOOGpXJUhttps://youtu.be/ryDkSFlSBF4

LE QUOTIDIEN DES « INVISIBLES »

Une père démunis tenant dans ses bras ses deux enfants, assis dans leur maison insalubre.

  « Ils sont des centaines de milliers, mais on ne les voit pas, ils vivent parmi nous, mais ils sont à l’écart. Victimes d’une sorte d’omerta médiatique, les écartés de notre cadre de vie et de cadre de vue, les invisibles sont tous ceux que vous ne verrez généralement pas sur les médias au Gabon. Ces gabonaises et gabonais, ces individus qui font tache, sont les habitants des matitis. On les trouve dans toutes les métropoles d’Afrique, et même dans celles comme Libreville.»  Extrait de l’œuvre « Les Matitis » de Hubert Freddy Ndong Mbeng.   Selon l’Observatoire international des maires sur le vivre ensemble, Libreville est la ville la plus peuplée du Gabon avec une population estimée à 850 000 habitants et 6 arrondissements subdivisés en 117 quartiers. De Derrière-la-Prison à Cocotier en passant par Malaba au PK12, où la vie au quotidien est une épreuve, un parcours du combattant pour les habitants, notre reportage a fait une immersion dans les profondeurs de ces agglomérats de la capitale où le braquage est une norme, où les glissements de terrain emportent des maisons et endeuillent des familles.   Profil et mode de vie des habitants des matitis   Dans un quartier populaire dénommé Derrière-la-Prison (DP), communément appelé Boston par ses habitants qui font référence à cette ville des États-Unis où la violence et le crime sont élevés, M. Okoumba Asseko, résident depuis 2014, nous fait découvrir le quotidien de DP. « Les conditions de vies sont difficiles à Derrière-la-Prison, les gens qui y vivent sont pauvres, démunis, braqueurs. » Ces profils d’habitants révèlent une réalité peu reluisante.   « Le prix des loyers est accessible. Ici, beaucoup de gens sont propriétaires. Les bailleurs sont humains, ils connaissent les conditions de vie des habitants du matiti. C’est le pauvre qui vient vivre ici et le bailleur le comprend », affirme M. Okoumba Asseko.   C’est le pauvre qui vit dans les matitis, c’est le rejeté de la société qui n’a pas d’éducation qu’on retrouve dans ces quartiers sous-intégrés. M. Okoumba Asseko a fait son constat : « Nous retrouvons des constructions anarchiques, des toilettes dans la cuisine, des logements en tôles, le salon du voisin est le lieu de passage de tout le monde. »   Un logement, mais au prix des vies humaines   Les maisons sont construites de façon anarchique. Etudiant en communication résidant au quartier Malaba, Mboumba Mafouana nous raconte son expérience : « À Malaba, il y a des éboulements. Une pluie diluvienne a emporté un vieillard. Il était déjà couvert de boue. Les sapeurs-pompiers sont arrivés autour de 11 heures le lendemain. »   L’accès à ces quartiers est pratiquement impossible pour des interventions de sauvetage. Quand surviennent des catastrophes, les ruelles sont inaccessibles pour les véhicules. Le jeune étudiant ajoute : « Malaba est un quartier où la majorité des constructions sont faites sur des collines. Pour se frayer un chemin, des engins viennent faire des travaux. » Les infrastructures telles que les dispensaires ou les centres médicaux n’existent pas dans ces quartiers.   Le matiti, c’est la mort facile. À Malaba, tout est à haut risque d’après notre étudiant : « La majorité, ce sont des maisons inachevées recouvertes de bâches pour être à l’abri ou de vieilles maisons qui menacent de s’écrouler au moindre vent. »   Le vice, la prostitution, les beuveries, les jeux d’argent et le vol sont les activités auxquelles s’adonnent les jeunes des matitis.   À Cocotier depuis quatre ans, Eureka Idomba, étudiant dans une école supérieure, nous partage son expérience : « La pauvreté dans ce quartier entraîne la délinquance et la prostitution. Un boutiquier prostitue des mineures à cause d’un sachet de riz ou d’un quart de litre d’huile. »   L’inaction des pouvoirs publics a tendance à faire de ce quartier l’un des plus dangereux de Libreville. Eureka Idomba témoigne : « Le niveau d’insécurité est effrayant, il n’existe pas d’heure pour les braquages. ». L‘étudiant en profite pour aborder la question du faible taux de scolarisation des jeunes de son quartier : « Il est devenu rare de voir un enfant de Cocotier réussir à l’école. »   De Derrière-la-Prison à Malaba, en passant par Cocotier, le constat est accablant : habitat précaire, absence d’infrastructures sociales, insécurité, délinquance juvénile, déperdition scolaire et chômage. Dans les matitis, les habitants luttent entre le désespoir et l’espoir. Okoumba Asseko, Idomba et Mboumba Mafouana rêvent simplement de logements décents, d’eau et d’électricité accessibles, d’écoles et de centres médicaux.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

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Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

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Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

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