ARTICLE

LA CONSTITUTION AU FIL DU TEMPS

Entre souveraineté nationale et souveraineté populaire, Jean Nze Ondoua, docteur d’État en droit public, s’interroge. À son avis, « La Constitution doit être l’émanation du peuple » à qui il revient « de déterminer en toute liberté et indépendance, sans pression extérieure, la manière dont il entend conduire sa vie. L’expert pose un regard objectif et critique sur les Constitutions gabonaises de l’époque coloniale à 2024. Le 16 novembre, les Gabonais sont appélés aux urnes pour dire Oui ou Non à la nouvelle Constitution. Le référendum s’achève sur la victoire du Oui. La Loi fondamentale est promulguée le 19 décembre, près de 16 mois après l’arrivée au pouvoir du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).

Chaque voix compte

« Nier aux gens leurs droits humains, c’est remettre en cause leur propre humanité », déclarait Nelson Mandela en 1990, à Genève, après sa libération. Cette parole, toujours d’actualité, résonne comme un rappel fondamental : chaque être humain, du nord au sud, de l’ouest à l’est, porte une voix, une parole et des valeurs qui constituent son humanité. Au Gabon, la promotion et la défense des droits humains reposent sur des jalons institutionnels importants. Depuis 1987, la Journée nationale des Droits de l’Homme, organisée chaque 30 mai, invite à réfléchir et à agir pour le respect de la dignité humaine. L’édition de 2024, placée sous l’égide du ministère de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits Humains, a marqué un tournant avec l’annonce de dix jours d’action pour humaniser les lieux de privation de liberté. Cette initiative a permis d’ouvrir un espace d’expression à ceux dont la voix reste trop souvent confinée au silence. En donnant la parole aux détenus et en mettant en lumière leurs conditions de vie, la société gabonaise a affirmé que, même dans les lieux de privation de liberté, chaque voix compte. Cette dynamique s’est renforcée dans un contexte particulier : celui d’une période de transition politique réussie. Désormais, la parole circule davantage au Gabon. Citoyens et citoyennes, issus de toutes les couches sociales — classes moyennes, catégories défavorisées, personnes en marge— osent s’exprimer, partager leurs avis sur des faits de société et interpeller les autorités. De ces prises de parole émergent des changements tangibles, preuve qu’au Gabon, les voix portées, même les plus fragiles, trouvent un écho. L’année 2025 a illustré cette réalité avec force. En juin, une vaste opération de déguerpissement a touché certaines zones de Libreville. Des familles entières, privées de logement, ont crié leur détresse, interpellant les autorités sur leur sort. Leur appel n’est pas resté lettre morte : le 15 août 2025, 260 familles victimes des déguerepissements à Plaine-Orety ont été relogées dans le cadre du projet de logements sociaux de Bikélé Nzong. Cette réponse concrète démontre que la dignité peut être restaurée lorsque la société reconnaît que chaque voix mérite d’être entendue. Ainsi, au Gabon, les Droits Humains ne sont pas qu’un idéal abstrait. Ils se construisent au quotidien, par l’écoute, par l’action et par la reconnaissance de toutes les voix. Car c’est en tenant compte de chaque citoyenne et de chaque citoyen que le pays nourrit l’espoir d’un avenir plus juste et plus humain. CHAQUE VOIX COMPTE

DROITS HUMAINS

Les droits humains sont-ils encore un sujet tabou au Gabon ? Oui et non, estime Claudine Aïcha Tsoumbou. Selon la militante des droits humains et présidente de l’Association Réconciliation, en dépit de quelques progrès, la voie vers l’édification d’un État de Droit est encore semée d’embûches. Si la liberté de parole, d’agir, de revendiquer ses droits, s’inscrit peu à peu dans les faits, d’autres droits, en particulier ceux afférents à la santé, à l’éducation et à l’emploi marquent le pas. Eclairage.

ERIC EDGARD MBOUDY

« Vivre » – Depuis quand êtes-vous défenseur des droits humains et pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette voie ? Eric Mboudy – Je suis membre du REDHAC (Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale) depuis 2022, mais je milite dans les réseaux de base depuis 2009. À la fin de mes études à Dakar, je suis touché par une scène cruelle sur le manque de considération humaine vis-à-vis de deux enfants talibés qui mouraient de faim et avaient été chassés d’un fast food, instantanément. En pleurs, je leur ai offert un repas copieux dans le même magasin. Depuis ce jour, je pense avoir ouvert les yeux sur les conditions de vie des humains, le rôle crucial qui relève de la responsabilité de l’État et des gouvernants qui se doivent de mettre en place des politiques sociales pour qu’il n’y ait pas des misérables et des super riches, d’offrir le minimum à ceux qui n’ont rien et promouvoir les Droits de l’Homme. Je me suis intéressé à la Dynamique des structures de base dans le domaine de la promotion des droits et libertés. Ayant pris part, sur invitation, au Forum Social Mondial en 2011, j’ai noué des contacts avec plusieurs ONG de défense des Droits Humains. En 2014, je me suis engagé dans la lutte contre les drogues et la protection des personnes vivant avec un handicap. En 2022, nous avons mis sur pied le Mouvement GABONAIS DE NULLE PART qui prône la cohésion sociale et la neutralité des institutions. Nous avons fait de l’abstention un signe de contestation électorale aux élections de 2023 où le taux d’abstention était de plus de 60%. Durant la Transition, nous avons invité les structures de base à participer au vote. Le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a rassuré les populations. En dépit de plusieurs manquements, le dialogue s’est installé. Mais, pour l’essentiel, 2023 a été en mouvement pour une cohésion sociale. Aujourd’hui, nous travaillons en collaboration avec la mairie du 3ème arrondissement et le marché de Mont Bouet, respectivement dans le cadre de la promotion des Droits Humains et la lutte contre les drogues. S’agissant du Marché Mont Bouet, je suis le président de l’Association pour le Développement de la Sorbonne (ADS) pour la zone Peyrie Dakar. Qu’est au juste un défenseur des droits humains ? En amont de la promotion des Droits Humains, notre action en tant que défenseur des Droits Humains se base sur la sensibilisation, la formation et l’encadrement des populations. En aval, nous menons des plaidoyers individuels et collectifs sur les libertés sociales et économique, la protection de l’environnement et des prisonniers. Vous défendez les droits humains au sein du REDHAC. Quelle est la mission et quelles sont les activités majeures de ce réseau ? Le REDHAC, Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale, est une organisation sous-régionale non gouvernementale composée de huit pays d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée Équatoriale, République démocratique du Congo, Tchad, Sao Tomé & Principe) Elle a un statut d’observateur à la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et collabore avec les Nations Unies et le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Droits de l’Homme respectivement pour le plaidoyer et les rapports sur les violations des Droits Humains, les enquêtes conjointes sur le terrain, la collecte de données statistiques, le partage d’informations et le renforcement des capacités des structures de base. Au niveau de la Diaspora, le REDHAC observe le traitement des ressortissants africains dans leur mobilité et le respect de leur convictions religieuses et politiques. Enfin, nous avons des espaces de travail avec l’UE, la FAO, l’UNOCA, l’USAIDS, l’AFD, l’OHADA, l’IRI, le NDI, le Commonwealt Les activités du REDHAC incluent en priorité : La protection des défenseurs des Droits Humains basée sur un soutien juridique et financier et des défenseurs en danger couvrant la sécurité physique et numérique, les frais judiciaires et médicaux. La promotion du plaidoyer à travers la mobilisation des mécanismes africains et onusiens pour que les États respectent leurs engagements internationaux en matière de Droits Humains. La documentation et la surveillance à travers des enquêtes sur les atteintes aux Droits Humains, la publication des rapports d’études et la surveillance des processus démocratiques. La promotion des Droits Humains basée sur la protection du statut des défenseurs des droits humains, le renforcement de l’espace civique et la défense des libertés fondamentales. L’implication du REDHAC dans la prévention et la résolution des conflits, la promotion de la paix et la cohésion sociale. La restructuration de l’appareil judiciaire dans le cadre de la réforme visant la modernisation de la justice, le renforcement de son indépendance et l’accessibilité équitable de tous les citoyens. La mise en place dans l’enceinte de la prison centrale à Libreville de la Maison des Droits de l’Homme et de la Maison d’arrêt de la Femme. La libération sans condition des prisonniers d’opinion. Le renforcement des capacités des structures de base des Droits Humains. Comment se concrétise la mission du REDHAC dans les faits ? Le rôle des défenseurs des Droits Humains est très mal compris. Il est assimilé parfois à celui d’opposant politique, la limite entre les deux étant très mince. Ceci dit, de manière concrète, le REDHAC au Gabon est au cœur de la Société Civile. C’est un lieu privilégié au sein duquel nous soulevons plusieurs problèmes tels que ceux liés à l’environnement et à la pollution dont s’occupe l’ONG Green Forest ; la liberté, la citoyenneté et le droit civique. Le Mouvement Copil Citoyen de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso est notre chargé du plaidoyer. Quels sont les acquis et les défis et majeurs du REDHAC ? Pour nous, défenseur des Droits Humains, la victoire se conjugue avec moins de violence politique et sociale. Nous avons enregistré quelques résultats tels que la libération de plusieurs prisonniers politiques et du lieutenant Kelly Ondo. S’agissant de la famille Bongo, nous avons plaidé pour des conditions de détention humaines et un jugement équitable pendant le Dialogue national inclusif d’avril ERIC EDGARD MBOUDY

LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT

LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT « Le Peuple gabonais, Conscient de sa responsabilité devant Dieu, ses Ancêtres et l’Histoire ; Porté par l’esprit du 30 août 2023, entend reprendre sa marche vers l’édification d’un Etat de droit garant des droits et libertés fondamentaux… » Le texte introductif à la nouvelle Constitution nationale approuvée par référendum le 16 novembre 2024, et promulguée le 19 novembre 2024 donne le ton à ce que devrait être le Gabon de demain, celui d’un peuple attaché à sa terre, à ses valeurs sociales et traditionnelles, à sa culture et ses langues nationales, au respect des libertés fondamentales, des droits humains et des devoirs du citoyen. En son Titre I – Chapitre II, la Constitution énonce en son article 9 les 10 valeurs suivantes Le respect de la dignité humaine. Le patriotisme, la loyauté et la probité. La justice, l’impartialité et la dignité. Le travail, le mérite, le sens de la responsabilité et de la redevabilité. La discipline, le civisme et la citoyenneté. La fraternité, la tolérance et l’inclusion. La neutralité, la transparence et l’intégrité. Le dialogue et l’esprit de consensus. La solidarité, l’équité, l’éthique, le partage, le pardon et la réconciliation. Le respect des bonnes mœurs.       En son Titre II – Chapitre I, la Constitution se penche sur les droits et libertés fondamentaux Article 10 La République Gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’Homme, qui lient obligatoirement les pouvoirs publics.       Article 11 Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et morale. Le clonage des êtres humains est interdit. Toutes formes de tortures, de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits.       Article 12 Nul ne peut être humilié, maltraité, torturé, ni faire l’objet de traitements ou de peines cruels, inhumains ou dégradants, même lorsqu’il est en état d’arrestation ou d’emprisonnement. L’esclavage et la traite des personnes  sont interdits sous toutes leurs formes.       Article 13 Les libertés de conscience, de pensée et de libre pratique de la religion et de culte sont garanties à tous.       Article 14 L’Etat garantit aux citoyens l’égal accès à l’information. Toute personne a droit à la liberté d’opinion, d’expression, de    communication et de presse. Elle exerce son droit à l’accès et à la diffusion de l’information quel qu’en soit le support. L’accès aux documents administratifs est ouvert à tout citoyen. Tous les citoyens ont le droit de prendre connaissance des renseignements figurant dans les fichiers, archives ou registres informatiques les concernant, d’être informés des fins auxquelles ils sont destinés et d’exiger que ces données soient rectifiées ou mises à jour, dans les conditions fixées par la loi. La loi encadre l’usage de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication pour sauvegarder l’humanité, l’intimité personnelle et familiale ainsi que le plein exercice des droits.         Article 15 Tout citoyen gabonais est électeur et éligible dans les conditions fixées par la loi. Il doit pouvoir participer à la gestion des affaires publiques soit directement, soit par des représentants élu Elle exerce son droit à l’accès et à la diffusion de l’information quel qu’en soit le support. L’accès aux documents administratifs est ouvert à tout citoyen. L’Etat garantit l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux responsabilités politiques et professionnelles.       Article 16 Nul ne peut être arbitrairement détenu. Nul ne peut être gardé à vue ou placé sous mandat de dépôt s’il présente des garanties suffisantes de représentation, sous réserve des nécessités de sécurité et de procédure. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à l’établissement de sa culpabilité à la suite d’un procès régulier, offrant les garanties indispensables à sa défense. La détention préventive ne doit pas excéder le temps prévu par la loi. Les droits de la défense, dans le cadre de tout procès, sont garantis à tous.       Article 17 Tout citoyen a le droit d’aller et venir librement à l’intérieur du territoire, d’en sortir et d’y revenir. Il peut fixer librement son domicile et sa résidence en tout lieu du territoire national. Il bénéficie de la protection et de l’assistance de l’Etat s’il réside ou séjourne à l’étranger. Tout étranger en situation régulière bénéficie, pour sa personne, sa famille et ses biens, de la protection de la loi. Il est tenu de se conformer aux lois et règlements de la République. Aucun Gabonais ne peut être extradé sauf en vertu des accords internationaux et des lois nationales.   Article 18 Chacun a droit au respect de sa vie privée. Le domicile est inviolable. Les perquisitions ne peuvent être    ordonnées que par le juge ou par les autorités désignées par la loi. Ces mesures ne peuvent être prises que pour parer à des dangers collectifs ou protéger l’ordre public. Toute restriction doit être prévue par la loi pour des raisons de sécurité nationale et d’ordre public.     Article 19 Le secret de la correspondance, des communications postales, électroniques et téléphoniques est inviolable.   Article 20 Tout citoyen a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété sauf nécessité publique constatée, avec juste et préalable indemnisation. Les expropriations immobilières pour cause d’utilité publique sont régies par la loi. Les conditions et modalités d’accès à la propriété sont fixées par la loi. Article 21 Toute personne a droit à la liberté d’association. Le droit de créer des associations, partis politiques, syndicats, sociétés et communautés religieuses est garanti. Ces entités doivent respecter la souveraineté nationale, l’ordre public et l’intégrité morale. Celles dont les activités sont contraires à la loi ou à la cohésion nationale peuvent être interdites.. Article 22 Les citoyens ont le droit de se réunir librement. Les manifestations sur l’espace public doivent être autorisées selon la loi. Article 23 L’Etat reconnaît la liberté d’entreprendre. L’activité économique et les investissements doivent contribuer au LA MARCHE VERS L’ÉDIFICATION D’UN ÉTAT DE DROIT

ALERTE !

Le cadre juridique qui protège l’enfant Au niveau international, la Convention internationale des droits de l’Enfant (CIDE), adoptée par l’ONU en 1989, est la référence. Elle garantit à chaque enfant le droit à la Les adultes ont des droits. Les enfants aussi. Mais trop souvent, ces droits sont bafoués dans le silence. L’enfance est en danger, parfois là où on ne s’y attend pas. Et le danger ne vient pas toujours de loin… L’école, la rue, les centres de loisirs, un parent, un ami de la famille ou les réseaux sociaux. Quel sont les dangers ? L’enfance en danger est exposée aux abus sexuels, aux violences physiques et psychologiques parfois infligés par des proches. À ces atrocités s’ajoutent les mariages précoces, les grossesses non désirées, l’exposition au VIH/Sida, le trafic, l’exploitation et le travail des enfants y compris dans les marchés, la mendicité forcée, le trafic d’organes, le décrochage scolaire, la privation de soins, d’éducation, d’amour et la non-déclaration à la naissance. Un enfant sans identité est un enfant privé de ses droits. Des chiffres choquants Selon l’UNICEF, des centaines d’enfants sans acte de naissance vivent invisibles aux yeux de la société, plus de 6 300 enfants âgés de 12 à 17 ans vivent déjà en union au Gabon et 241 enfants, dont 12 filles, sont détenus dans des prisons inadaptées. En 2025, 1 844 jeunes vivent avec le VIH, parfois sans le savoir, exposés par ignorance ou abus. survie, à la protection, au développement et à la participation. Le Gabon, qui en est signataire, dispose d’un arsenal juridique spécifique pour protéger les enfants à travers : Les adultes ont des droits. Les enfants aussi. Mais trop souvent, ces droits sont bafoués dans le silence. L’enfance est en danger, parfois là où on ne s’y attend pas. Et le danger ne vient pas toujours de loin… L’école, la rue, les centres de loisirs, un parent, un ami de la famille ou les réseaux sociaux. Quel sont les dangers ? L’enfance en danger est exposée aux abus sexuels, aux violences physiques et psychologiques parfois infligés par des proches. À ces atrocités s’ajoutent les mariages précoces, les grossesses non désirées, l’exposition au VIH/Sida, le trafic, l’exploitation et le travail des enfants y compris dans les marchés, la mendicité forcée, le trafic d’organes, le décrochage scolaire, la privation de soins, d’éducation, d’amour et la non-déclaration à la naissance. Un enfant sans identité est un enfant privé de ses droits. Des chiffres choquants Selon l’UNICEF, des centaines d’enfants sans acte de naissance vivent invisibles aux yeux de la société, plus de 6 300 enfants âgés de 12 à 17 ans vivent déjà en union au Gabon et 241 enfants, dont 12 filles, sont détenus dans des prisons inadaptées. En 2025, 1 844 jeunes vivent avec le VIH, parfois sans le savoir, exposés par ignorance ou abus. Voir. Comprendre. Agir Ouvrir les yeux : ne minimise jamais une plainte d’enfant. Les signes de peur, de retrait, de blessures inexpliquées ou de décrochage scolaire doivent alerter. Protection de l’enfance Parler sans juger : un enfant en détresse a besoin d’écoute bienveillante, pas d’avoir honte. Signaler : préviens un enseignant, un chef de quartier, une association, une assistante sociale. Protéger : un enfant en danger doit être mis en sécurité immédiatement, même si cela dérange. Éduquer : parle des droits, du corps, des limites, de la sécurité, de la vérité. Encadrer le numérique : les applis comme Snapchat peuvent exposer les enfants à des contenus ou à des adultes malveillants. Déconstruire les tabous : le VIH, la sexualité, le harcèlement ne doivent plus être des sujets interdits. Soutenir la scolarité : encourage la fréquentation scolaire et interviens rapidement dès les premiers signes de décrochage. Le cadre juridique qui protège l’enfant Au niveau international, la Convention internationale des droits de l’Enfant (CIDE), adoptée par l’ONU en 1989, est la référence. Elle garantit à chaque enfant le droit à la survie, à la protection, au développement et à la participation. Le Gabon, qui en est signataire, dispose d’un arsenal juridique spécifique pour protéger les enfants à travers : La Loi n°002/2019, relative à la protection de l’enfant, définit les droits de l’enfant et les mesures de protection adaptées. Le Code de l’Enfant, organise la justice pour mineurs et prévoit des structures spécialisées. Les tribunaux pour enfant à Port-Gentil assurent une justice adaptée. Des services sociaux et associations agréés interviennent en cas de danger. Un enfant en danger ne crie pas toujours, parfois il souffre en silence. Il faut savoir voir ses silences, ses peurs, ses changements. Parler, écouter, agir : c’est ça protéger. L’éducation, le dialogue et l’accès à la justice sont nos outils pour les défendre. La loi existe, mais elle a besoin de nous pour s’inscrire dans les faits. PROTÉGER UN ENFANT, C’EST LUI OFFRIR UN AVENIR. C’EST NOTRE DEVOIR À TOUS.

JEAN-RÉMY YAMA

Jean Rémy Yama a parcouru un long chemin façonné au gré des luttes, des avatars, des aspérités et des contextes mouvants que la vie offre. Après sa deuxième incarcération à la prison centrale de Libreville en mars 2022 sous le régime d’Ali Bongo Ondimba, il est libéré le 5 septembre 2023 par le Comité pour la transition et la restauration des institution (CTRI). « Son chemin, comme il aime à le dire, est marqué par un assemblage d’expériences fort enrichissantes que Dieu, le Tout Puissant, a mis à sa disposition pour bâtir ses idéaux et tisser une toile de relations humaines incarnée par des compagnons de lutte fidèles et déterminés, dont certains ont quitté le monde des vivants. Ceux qui sont en vie continuent de le revigorer dans les moments de doute et de solitude. » L’enseignant, sénateur de la Transition, président du Parti national pour le Progrès et le Travail (PNPT) et candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 est écarté de la liste des prétendants au poste présidentiel. Troix semaines après, il voit sa candidature à la députation rejetée. Il peut par contre se présenter aux élections locales du 27 septembre. Il a conduit la liste du PNTP dans le département de Mulundu, province de l’Ogooué-Lolo. L’ancien syndicaliste est déterminé plus que jamais à s’engager au service de la justice sociale et de la construction d’un État de droit véritable qui fait tant défaut au Gabon. Le natif du village Roungassa, dans la province de l’Ogoué-Lolo Alors qu’il est encore étudiant à l’USTM entre les années 1986 et 1988, il est précocement imprégné par les maux qui ternissent l’image du Gabon (gabegie, détournements de deniers publics, népotisme, clientélisme, atteinte aux droits de l’homme, inégalités sociales, pauvreté, etc.). En 1998, après la fin de ses études doctorales en France, Jean-Rémy Yama est recruté à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) en tant qu’enseignant-chercheur dans un contexte social de frustrations croissantes et de bouillonnement interne. Élu en 1999 à la tête de la section du Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), de la Confédération Syndicale Dynamique Unitaire (CSDU) et du Collectif des enseignants et chercheurs de l’USTM, Jean Rémy Yama a su défendre les idéaux du syndicalisme. Cette élection lui a permis de dénoncer les conditions de vie et de travail précaires auxquelles les universitaires sont confrontés. Le 5 mai 2000, le Collectif des enseignants et chercheurs du Gabon, né de la fusion de tous les collectifs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, se met en place. Le natif du village de Roungassa est porté en 2002 à la tête de ce grand collectif alors que le gouvernement vient de dissoudre, par ordonnance, les collectifs. Suite à cette mesure, le Collectif des enseignants et chercheurs du Gabon se fond dans le SNEC. Feu Apollinaire Essono (ancien Secrétaire général du SNEC) installe le bureau dudit collectif comme le nouveau bureau national du SNEC. En 2006, Jean-Rémy Yama se présente aux élections législatives pour le compte de l’UDGG face au Secrétaire général du PDG. Entre 2013 et 2014, une grève quasi généralisée dans l’administration publique et dans le secteur privé et le Dialogue social d’Angondjé, tenu de novembre 2014 à janvier 2015 lui offrent l’occasion de découvrir que tous les travailleurs du Gabon connaissent le même traitement de mépris des employeurs. Ses rencontres et échanges fructueux avec d’autres leaders syndicaux dans le cadre du Dialogue d’Angondje lui donnent l’idée de créer la Confédération syndicale Dynamique Unitaire. Le 15 janvier 2015, la CSDU devient la plus grande et la plus crédible des confédérations syndicales au Gabon. Elle ne recule ni devant la corruption endémique, ni les menaces physiques, ni les pressions psychologiques. En février 2015, Dynamique Unitaire déclenche une grève générale qui paralyse l’administration publique et débouche, en juillet 2015, sur le nouveau système de rémunération dans la fonction publique. Ce combat dérange les plus hautes autorités de l’État qui lui prêtent un destin politique national susceptible de déstabiliser le président de la République de l’époque, Ali Bongo Ondimba, contesté par le peuple. En 2015, le militant des droits est victime de procédures judiciaires dans le cadre de l’affaire de la parcelle d’Angondjé suite aux intimidations et poursuites d’enseignants et de chercheurs, regroupés au sein de la Société civile immobilière Serpentin.

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS   Eleanor Roosevelt Présidente du Comité de Rédaction de la DUDH en 1948. Les droits humains se sont construits à travers les siècles aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Dès le 13 e siècle, l’Empire du Mandé, actuel Mali, proclame une charte de vie commune sous l’impulsion de l’empereur Soundiata Keita. La Charte du Mandé, datée de l’an 1222, énonce le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité et aux réparations en cas d’offense à ces principes. En outre, ce texte interdit formellement l’esclavage et la discrimination. Transmise par voie orale, puis retranscrite au milieu des années 1960 par l’anthropologue et historien Youssouf Tata Cissé, la Charte est inscrite depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’autres textes non africains, antérieurs à celui du Mali, à savoir le Code Hammourabi, le Cylindre de Cyrus et le Magna Carta, dateraient respectivement de 1750 et 539 avant Jésus-Christ, et 1215. Le premier, du nom du roi Hammourabi de Babylone, l’Irak actuel, portait sur les contrats et les relations familiales, avec une présomption d’innocence et l’importance donnée à la présentation de preuves. Le second, rédigé par l’empereur Cyrus le Grand de Perse, l’Iran actuel, proclamait notamment l’abolition de l’esclavage et la liberté de choix de religion. En 1215, le roi Jean Sans Terre d’Angleterre limitait ses pouvoirs tout en concédant des droits et des privilèges à ses barons. Ce processus culminera, quatre siècles plus tard, avec l’adoption de textes sur des droits civils et politiques revendiqués par les nobles. Déclaration d’indépendance des Etats-Unis Datée de 1776, la Déclaration américaine revendique les mêmes droits que ceux qui étaient revendiqués cinq siècles plus tôt en Angleterre sur les plans civil et politique. Ce texte confère aux droits de l’homme une portée juridique. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen La Déclaration française, de 1789, reconnaît l’égalité des citoyens devant la loi. A travers son préambule et ses 17 articles, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) énonce un ensemble de droits et les conditions de leur mise en œuvre. Déclaration américaine des droits et des devoirs de l’homme Adoptée en 1789 aux Etats-Unis, la Déclaration des droits et des devoirs de l’homme « Bill of Rights » prend effet en 1791 après sa ratification progressive par les Etats fédérés. Elle garantit, entre autres, la liberté d’expression, de la presse, de religion et de réunion. Elle se compose des 10 premiers amendements à la Constitution américaine. Déclaration universelle des droits de l’homme Née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948. A travers 30 articles, elle proclame les droits auxquels chaque être humain de par le monde a droit sur un pied d’égalité. La DUDH est une source d’inspiration d’une multitude de textes, dont la Constitution gabonaise et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples En 1981, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Son préambule tient compte « des vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser les réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ». Ce texte énonce, par ailleurs, les droits reconnus à toute personne sans distinction aucune et ses devoirs envers la famille, la société, l’Etat, les autres collectivités reconnues et la communauté internationale. Il affirme, par ailleurs, le droit des peuples à lutter pour leur indépendance ». Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels En 2004, les pays africains, y compris le Gabon, ont adopté la Déclaration de Pretoria sur les droits économiques, sociaux et culturels. Les Etats se sont engagés « à respecter, protéger, promouvoir et assurer la jouissance de tous les droits contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et à les appliquer pleinement en y consacrant le maximum de ressources ». Quel est le système africain de promotion et de protection des droits de l’homme ? Le « Program on Women’s Economic, Social and Cultural Rights » ou Programme sur les droits économiques, sociaux et culturels de la femme” a publié le 22 avril 2015 « The African Regional Human Rights System ». Le Système régional africain des droits de l’homme élabore le cadre normatif et les droits reconnus dans le Traité régional des droits humains de la région et décrit comment utiliser ces mécanismes et quelles sont les difficultés que l'on peut rencontrer pendant l'utilisation. C'est un outil d'apprentissage pour les défenseurs et spécialement pour les formateurs de la région qui souhaiteraient donner une formation sur les mécanismes régionaux africains des droits de l’homme. La publication a été écrite par Getahun Atey Kassa du Centre pour les droits de l’homme en Ethiopie. Ceci dit, il faut rappeler que la protection internationale des droits de l’homme en Afrique est également assurée dans certains cas grâce à un système non africain. Ce système est soit universel, soit régional.. Cadre international des droits de l’homme La Déclaration universelle des droits de l’Homme et neuf principaux traités forment le cadre international des droits de l’homme. Les traités concernés sont : Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ; Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; La Convention relative aux droits de l’enfant ; La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ; La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; La Convention relative aux droits des personnes handicapées ; La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ; La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les pays qui ont souscrit à ce cadre sont tenus de s’y soumettre, à défaut de quoi, il leur LES DROITS HUMAINS AU FIL DU TEMPS

CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU,« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »

CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU « MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. » Elle croit et a foi en son combat. Militante de la lutte pour les Droits Humains, Claudine Aïcha Tsoumbou entend assumer pleinement son rôle de suppléante aux côtés du candidat Geoffroy Foumboula une fois qu’ils siègeront à l’Assemblée nationale. « Nous allons gagner et œuvrer à la restauration de la dignité des Gabonais.es… » Plus que jamais, le tandem de la plateforme « La Majorité Bloquante », qui a franchi le premier tour des élections législatives, est engagé à représenter, comme il se doit, le Peuple gabonais à l’Assemblée nationale. Entre joie et fierté, projet sociaux et besoins pressants des populations, Aïcha se livre à cœur ouvert à la veille du deuxième tour du scrutin le 11 octobre. Claudine Aïcha Tsoumbou – Mon sentiment est partagé. Le premier est le sentiment de joie que j’éprouve à l’idée d’aller siéger à l’Assemblée nationale et de travailler avec Geoffroy Foumboula. J’y défendrai ce en quoi j’ai toujours loin des instances décisionnelles. Nous allons gagner et nous pourrons, une fois à l’Assemblée nationale, œuvrer à la mise en place de la Commission Vérité – Justice – Réparation. Mon deuxième sentiment est un sentiment de fierté. Je me sens honorée de travailler aux côtés de Geoffroy Foumboula. C’est un ainé. Il est de Kinguele. Il est mon voisin le plus proche, mais je ne suis pas sa suppléante parce que nous sommes voisins. Je le suis parce qu’il connait mon engagement et ma détermination. Je suis fière d’accompagner quelqu’un qui partage les mêmes convictions que moi. Je me retrouve dans tout ce qu’il dit au point que j’ai décidé de faire comme lui. Il est un acteur de la société civile et mon modèle. Quelle est l’importance que représente à vos yeux le rôle qui sera le vôtre ? Le rôle de la femme est de contribuer à la construction du Gabon. Les 30 % du quota de femmes que nous avons obtenu ne doivent pas être un vain mot. Ce quota doit s’inscrire dans les faits et incarner la prise de décision à l'Assemblée nationale, les propositions et l’adoption de lois qui protègent la femme, la jeunesse et le Gabon tout entier. Le rôle de la femme consiste aussi à construire nos édifices y compris l’Assemblée, la mairie et nos circonscriptions. Par ailleurs, la femme est le poumon de l’économie nationale. Je m’explique. La majorité des commerçantes au Gabon sont des femmes. Elles vendent à l'étalage, tiennent des salons de coiffure et font de la manicure-pédicure. Lorsque les femmes sont assises derrière leur étal, elles gagnent à peine de quoi se nourrir, dépensent 1 300 à 1 500 francs par jour pour payer les taxes à la municipalité, et se demandent à quoi servent ces taxes. Les femmes étant le poumon de l'économie gabonaise, il est hors de question qu’elles continuent à produire sans manger le fruit de leur travail. La Majorité Bloquante entend œuvrer à l’inscription dans les faits du quota de 30% de femmes et du projet de loi qui vise à protéger la commerçante afin qu’elle bénéficie des allocations familiales et des primes de la rentrée scolaire pour ses enfants parce qu'être commerçante est un statut. La femme dans la 5 ème République doit être dans toutes les sphères décisionnelles. En tant que femme, le plaisir est le mien d’aller à l’Assemblée pour travailler au nom du Peuple gabonais, veiller au bon fonctionnement de la construction de mon pays, parce que je ne serai plus un citoyen normal comme tous les autres. Je serai un citoyen à part entière. J’ai l’obligation de veiller sur moi et d'être un modèle pour la femme, la jeune fille, les mamans dans les commerces et dans les marchés, parce que ce sont elles qui m'envoient à l'Assemblée, à l'hémicycle, parler au nom du Peuple. Je souhaiterais que toutes les femmes qui ont posé leur candidature aux élections raisonnent comme moi. Nous ne sommes plus là pour nous, mais nous sommes là pour le Peuple gabonais. À la lumière des besoins pressants de la population gabonaise, quel est le projet de « La Majorité Bloquante » pour y répondre ? Le projet est clair : mettre le gouvernement face à ses responsabilités et contrôler son action. Venons-en aux besoins pressants des populations. La Majorité Bloquante a des candidats dans les cinq arrondissements de Libreville. Les populations qui y vivent connaissent les mêmes difficultés et les mêmes réalités. Notre première action sera de situer les populations gabonaises vivant sur les terres appartenant à l’État sur les déguerpissements, les conditions de déguerpissement et de vie à court et moyen termes parce que ces questions reviennent dans chaque causerie. Trois autres problèmes concernent l’eau, son arrivée à la pompe et dans nos foyers, la crise sanitaire et les conditions de passage des étudiants du deuxième cycle à l’université. Je suis d’avis qu’il faille suspendre les examens de 2026. Cela ne sert à rien d’ajouter des bacheliers alors que notre pays n’a pas trouvé de solution au dossier des étudiants de 2024 et 2025. Il faut résoudre ce problème de même que celui du chômage. Que prévoit l’État ? Quelle est la place des Droits Humains dans le projet de La Majorité Bloquante, notamment dans le domaine de la restauration du bien-être et de la dignité des Gabonais ? La question des Droits Humains a toute sa place dans le projet de La Majorité Bloquante. À titre de rappel, le projet de loi portant amélioration des conditions de vie des défenseurs des Droits Humains a été introduit et voté à l’Assemblée de la Transition sous l’impulsion de Geoffroy Foumboula. En étant au Parlement, nous travaillerons et veillerons à l’amélioration des projets de lois votés antérieurement et des conditions de vie des populations, et à la restauration de la dignité des Gabonai.es. La dignité ne peut être restaurée si le citoyen n’est pas considéré. Considérer le citoyen revient à le mettre face à ses devoirs et responsabilités et à mettre également L’État face à ses devoirs et CLAUDINE AÏCHA TSOUMBOU,« MON RÔLE EN TANT QUE SUPPLÉANTE DE GEOFFROY FOUMBOULA M’HONORE. »

ILS ONT DIT

« Nous avons un président qui a démilitarisé son régime. Il a été régulièrement élu et il est aimé des populations. Il aime son pays et invite la société civile à être vigilante. Donc, je peux dire que pour le moment le cadre est propice à l’amélioration des conditions de vie pour les personnes physiques et morales. »  Eric Mboudy. Secrétaire général adjoint du REDHAC « Le droit ne pas être lu lorsque nous avons commis un délit ou une infraction. Nous devons connaitre nos droits. Mais qui doit nous aider à les connaitre ? C’est le ministère de la Justice qui se doit d’organiser des formations qui ne se limitent dans des hôtels huppés, mais des formations qui viennent dans nos quartiers. » Claudine Aïcha Tsoumbou. Membre de la Majorité Bloquante « La République gabonaise souffre encore d’un manque de vision claire en matière de politique sociale. Trop de familles vivent dans la précarité, trop de jeunes sont sans perspectives, trop de citoyens voient leurs droits fondamentaux bafoués comme en témoignent plusieurs réalités préoccupantes. » Flavienne Adiahenot Meporewa. Membre du Parti l’Union Nationale « Femme africaine et épanouissement. On a l’impression que ça n’a l’air de rien mais on se rend compte que cette notion est la base même de l’évolution de la femme. On a plusieurs niveaux d’épanouissement. Pour la femme africaine, on parle de son développement spirituel, intellectuel, émotionnel, de santé, de tout ce qui va lui permettre d’éclore dans la société. » Dr Carine Ouattara. Coach en Développement Personnel « Chaque citoyen a le droit à la vie, au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité et de son intégrité physique et moral. » Article 11 de la Nouvelle Constitution « Les libertés de conscience, de pensée et de libre pratique de la religion et de culte sont garanties à tous. » Article 13 de la Nouvelle Constitution

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

Eric Ozwald

Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

Cadreurs et/ou Photographes

 

Andy G. Amiaganault

Herman Oke Mve

Alain Wolbert
Delvane BKG

 

CONTACTS

infomagazinevivre@gmail.com

+241 62 71 98 92

suivez-nous aussi sur