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AGIR CONTRE LES VIOLENCES CONJUGALES

La loi existe et gagnerait à être appliquée pour éviter les dommages et souffrances causés par les violences au sein du couple en République gabonaise. De nombreuses victimes, en particulier les femmes et les mineurs, s’en remettent difficilement, trainent des traumatismes à vie ou décèdent. Afin de prévenir le mal, il faut former et sensibiliser la population, les acteurs et les décideurs. C’est ce que s’attèle à faire l’Association « Justice et Droit pour Tous » en partenariat avec l’Union européenne (UE), l’Ambassade de France, l’ONG Agir et le ministère des Affaires sociales. Les officiers de police judiciaire (OPJ), les magistrats, les agents des affaires sociales, les avocats, les étudiants en droit et les leaders des organisations de la société civile ont bénéficié en novembre 2025 d’une formation dédiée au renforcement de leurs capacités dans la lutte contre les violences dans le couple. Le cadre juridique, l’importance de la connaissance et de la maitrise de la loi, et la protection des victimes étaient au cœur de cette initiative. La loi spéciale N°006/2021 du 6 septembre 2021, portant élimination des violences faites aux femmes, énonce en son article 2 : « La violence au sein du couple se traduit par des actes exercés sur les femmes et qui sont susceptibles de causer des dommages ou des souffrances physiques, psychologiques, sexuelles et économiques y compris la menace d’actes de violence, la contrainte ou l’imposition de restrictions ou la privation arbitraire des libertés fondamentales dans la vie publique ou privée. Dans une déclaration forte, Maître Sylvie Rekanga, avocat au barreau du Gabon et leader de l’Association « Justice et Droit pour Tous », a attiré l’attention des participants sur la réaction des victimes de violence. « Lorsqu’une personne, notamment une femme, est violentée et reçoit des coups, elle se rend automatiquement dans un commissariat. Les OPJ doivent être habilités à recevoir ce genre de victime et être bien outillés par rapport à ce que dit la loi », a-t-elle déclaré.    « Il ne faut surtout pas mettre une victime face à son bourreau. C’est une erreur, car une victime face à son bourreau ne pourra plus s’exprimer. Les OPG doivent recevoir les différentes parties séparément. C’est seulement dans ce cadre qu’ils pourront obtenir les motifs de la plainte », a martelé Maître Rekanga. Maître Jean Jacques Diboundje Minko, avocat au barreau du Gabon, a levé le voile sur l’ordonnance de protection de la femme qui s’inscrit dans le cadre de la Loi 06 du 6 septembre 2021. « Cette loi a été adoptée pour éloigner la femme de son bourreau et la protéger contre une situation difficile ou grave qui pourrait intervenir », a-t-il précisé. L’ordonnance protège les femmes mariées, les femmes vivant en concubinage, les veuves et les mineur.es victime de violences. Lorsque le juge délivre une ordonnance de protection en raison de violences susceptibles de mettre en danger un ou plusieurs mineurs, il en informe sans délai le procureur de la République.  Les mesures prévues par l’ordonnance de protection sont d’une durée maximale de six mois à compter de la notification de l’ordonnance. Elles peuvent être prolongées au-delà de six mois, si durant ce délai, une requête en divorce ou en séparation de corps a été déposée ou si le juge a été saisi d’une requête relative à l’exercice de l’autorité parentale. L’Association gabonaise « Justice et Droit pour Tous » a pour missions de promouvoir, vulgariser et contribuer à la protection de la personne vulnérable, en particulier les enfants ; d’apporter l’aide juridictionnelle, l’assistance juridique et judiciaire à la personne vulnérable ; de former la population, les acteurs, les décideurs et les membres de la société civile, l’objectif étant d’en faire des personnes compétentes à même de protéger les droits humains. Le combat contre toutes formes de discrimination, la promotion du droit à l’égalité pour Tous, la sensibilisation des pouvoirs publics et des institutions internationales sur la nécessité d’œuvrer à la promotion des droits de la personne vulnérable, notamment des enfants mineur.es, sont d’autres volets majeurs de la mission de l’Association « Justice et Droit pour Tous ».

AFI.M.MO

Née en 2001 à Lambaréné, dans le Moyen Ogooué, l’Association des filles-mères du Moyen Ogooué (AFI.M.MO), s’engage corps et âme auprès de ses pupilles. Ȃgées de 14 à 18 ans, ces jeunes mamans souffrent de leurs conditions qui, sans cesse, leur rappelle le jour où tout a basculé. Pour autant, avec l’aide de leurs bienfaitrices, la vie leur sourit de nouveau et lui tend les bras.   Selon la présidente de l’AFI.M.MO, Patricia Bruant Kessany, « le combat que nous menons est comme un sacerdoce, une grande joie de voler au secours des filles-mères. Comprendre le pourquoi du problème, connaitre leurs parents et le milieu dont elles sont issues, s’enquérir de leur niveau scolaire et moyens de subsistance sont au cœur de notre nos priorités. »   « Parce qu’elles sont des milliers, parce-que la pauvreté mentale a chosifié la gent féminine au Gabon, des mécanismes de protection et de prise en charge doivent être mis en place, martèle Patricia Bruant Kessany. Elle appelle les pouvoirs publics et les services sociaux à placer les filles-mères dans des centres d’accueil où un psychologue et un médecin peuvent les suivre.   Selon l’AFI.M.MO, « il faut repenser les internats au sein de chaque lycée en les transformant en points d’accueil et d’hébergement pour la prise en charge effective des filles-mères d’autant qu’elles sont vulnérables, instables et coincées psychologiquement. »   Au-delà, « les filles mères devraient bénéficier d’un appui financier soutenu dans le cadre de la reconduction et l’augmentation de l’aide de la CNAMGS supprimée il y a 3 ans, et la promotion du revenu social agréé à hauteur de 300 000 francs par trimestre et par famille. »   L’AFI.M.MO a été créée en 2001 en vue d’encadrer, accompagner, soutenir et prodiguer des conseils aux filles-mères. Depuis, d’autres provinces lui ont emboité le pas. L’Association les engage, conseils à l’appui, à :  S’assumer et croire en elles-mêmes. Prendre au sérieux leur vie et celle de leurs enfants. Se lever et être fortes. S’ouvrir, discuter et poser leurs problèmes au sein des associations. Se donner une chance pour être formées et réinsérées dans les activités génératrices de revenus.

LE DROIT A LA SECURITE DES ELEVES EN MILIEU SCOLAIRE

LE DROIT À LA SÉCURITÉ DES ÉLÈVES EN MILIEU SCOLAIRE Depuis quelques jours, LEKA ne veut plus à aller à l’école. Elle souffre d’un mal profond. Victime de harcèlement, elle s’est confiée à sa mère. Cette dernière a saisi l’établissement afin que des mesures fermes soient prises contre les responsables.   Outre le harcèlement, bien d’autres actes de violence sont perpétrés en milieu scolaire. Nombre d’élèves voient ainsi leurs droits bafoués au péril de leur sécurité, dignité et bien-être. Mais qu’est au juste la sécurité de la personne ?   La sécurité est un état indispensable qui permet à l’individu et à la communauté de réaliser ses aspirations. Le droit  la considère comme étant « l’un des besoins les plus fondamentaux de la personne humaine en société qui, avec le besoin de justice, seraient véritablement le but poursuivi par la règle de droit, instrument normatif qui permet d’aménager ou envisager la vie des hommes en société dans un certain ordre ».   Selon le Pr Patrice Jourdain, « au sens des droits fondamentaux et des droits de l’homme, on peut bien parler d’un droit à la sécurité dans le prolongement du droit à la sureté. Mais ce droit n’a de force juridique que dans la mesure où il protège les citoyens contre les atteintes de l’État, d’une part, et qu’il impose aux pouvoirs publics de garantir leur sécurité, d’autre part ». C’est précisément ce dernier aspect qui intéresse notre analyse, c’est-à-dire, la garantie par les pouvoirs publics du droit à la sécurité des personnes, particulièrement celui des élèves en milieu scolaire contre toutes formes de violences, quelles qu’elles soient.    Les droits de l’élève ne sont guère différents de ceux du citoyen prévus à l’article premier de la Constitution Gabonaise du 26 mars 1991 et qui sont d’ailleurs davantage précisées par les dispositions de l’article 4 de la loi organique n°003/2018 du 08/02/2019 portant Code de l’Enfant en République Gabonaise, qui énoncent que : « La protection de l’enfant repose sur les principes fondamentaux ci-après consacrés par la Constitution de la République Gabonaise et les instruments juridiques internationaux portant notamment sur : l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit à la vie ; le droit à l’éducation ; le droit à la survie et au développement ; le droit à la non-discrimination ; le droit à une opinion ; le droit à l’information ; le droit à la confidentialité ; le droit à la protection ; le droit à la participation. Cette protection garantit les droits et libertés de l’enfant sans distinction … ».    Ces textes démontrent quel niveau d’obligation ont les pouvoirs publics concernant la garantie des droits fondamentaux du citoyen, notamment, ceux de l’élève, qui au demeurant, est un enfant dont il faut d’abord et avant tout assurer la protection. Il est cependant triste de constater à quel point le droit à la sécurité de l’élève est foulé aux pieds dans l’environnement scolaire du fait d’un certain nombre d’atteintes se manifestant sous divers formes de violence et commis soit par les élèves eux-mêmes ou par le personnel d’encadrement, particulièrement le personnel enseignant.   Une étude, récemment menée par Romaric Franck Quentin De Mongaryas et Euloge Bibalou, sur les « Violences en milieu scolaire au Gabon. Regards croisés autour de l’analyse de contenu des mémoires professionnels des étudiants en fin de cycle à l’ENS de Libreville », démontre que les différentes atteintes au droit à la sécurité des élèves sont notamment commises soit par les élèves eux-mêmes ou par les enseignants. Les différentes causes, formes et manifestations que revêtent ces violences ainsi que leurs conséquences y sont révélées. Pour ce qui est des violences entre élèves, « les causes résultent de plusieurs réalités y compris la démission parentale, la consommation des drogues, les effectifs pléthoriques, les mauvaises notes en classe, le bruit, l’aspect physique des élèves. La violence s’exerce aussi pour des raisons d’auto-défense, pour se faire respecter ou comme condition d’appartenance à un groupe. »   « S’agissant des formes les plus courantes, ces violences sont principalement d’ordre physique et verbal. Les violences verbales renvoient généralement aux brimades, harcèlements, injures, moqueries, menaces, rumeurs, chantages, etc. En ce qui concerne les violences physiques, leurs auteurs prospectent, repèrent puis filent leurs victimes pour les agresser et les dépouiller en groupe dans des coins isolés. D’autres encore arrachent des objets, prennent la fuite devant les enseignants, et quand il y a résistance, ils se battent à l’arme blanche. »   L’étude évoque de nombreuses conséquences issues des violences entre élèves. Aux dommages physiques s’ajoutent « des troubles psychologiques, à savoir : sentiment d’insécurité, manque de confiance, traumatismes, anxiété, repli sur soi, désespoir, tristesse, honte, colère, peur, pleurs, irritabilité, isolement, exclusion sociale, abandon scolaire.  Les violences perpétrées par les enseignants à l’endroit des élèves dans l’environnement scolaire sont pour la plupart verbales. Ce sont en l’occurrence  les injures, menaces, humiliations et autres moqueries. Ce qui peut expliquer l’absentéisme de l’élève au cours de l’enseignant, son manque de confiance en soi, sa démoralisation, son inhibition et le repli sur soi ».   Une autre étude sur l’état des lieux des violences en milieu scolaire (VMS), menée en 2019 par le Bureau de l’UNICEF au Gabon et présentée en septembre 2021 aux pouvoirs publics a permis de documenter le profil des violences par sexe et selon les différentes entités géographiques du pays. Ainsi, 80 % d’élèves enquêtés ont déclaré avoir été victimes de violences verbales et psychologiques. Respectivement, 56 % d’enseignants et 60 % du personnel administratif ont également subi ce type de violence. Pour ce qui est de la prévalence des violences physiques en milieu scolaire, il ressort que près de 59 % des acteurs du système éducatif, quel que soit le groupe d’appartenance, ont été victimes de cette forme de violence. De même, concernant les violences sexuelles, 18 % d’apprenants et 13 % d’enseignants ou personnel administratif ont déclaré en être victimes. A en croire l’UNICEF, en dépit de ces taux de prévalences élevées, près de 70 % des victimes de VMS n’engagent aucun recours quelle que soit la forme de la violence subie à l’école.   Garantir le droit à la sécurité en milieu scolaire   LE DROIT A LA SECURITE DES ELEVES EN MILIEU SCOLAIRE

EDITO

QUELLE CONSTITUTION POUR LE GABON ?   Le référendum sur la nouvelle Constitution nationale, qui devrait consacrer le retour à l’ordre constitutionnel que les Gabonais appellent de tous leurs vœux, approche à grands pas. Au cours de cet évènement, prévu d’ici à décembre, les électeurs, en leur âme et conscience, diront « Oui » ou « Non » à la future loi fondamentale, qui prévoit l’instauration d’une réelle démocratie pluraliste et d’un État de droit. Le renforcement des droits et libertés de la personne, la préservation des valeurs fondamentales de la société gabonaise et la reconnaissance du rôle des acteurs de la société civile, traditionnels et religieux, qui étaient quasi inexistants dans la Constitution de 1991, sont reconnus et garantis dans le projet de Constitution nationale. Si ces avancées sont jugées salutaires par les Gabonais.es qui ont lu le texte, d’autres points, et non des moindres, divisent l’opinion. Lors de la session de l’Assemblée Constituante sur l’examen du projet de la nouvelle Constitution nationale, des divergences sont apparues sur diverses questions. Ces points incluent : La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ; Le retour au régime présidentiel et, partant, la concentration des pouvoirs aux mains du chef de l’État qui, de surcroît, nommera le président du Conseil supérieur de la magistrature ; La suppression du poste de Premier ministre ; Le principe de « gabonité », qui stipule que pour accéder à la fonction présidentielle et autres hautes fonctions, il faut être gabonais, né de père et de mère gabonais. Le rapport de la Constituante a été voté à la majorité des 178 parlementaires qui ont pris part aux travaux. Huit parlementaires ont voté contre tandis que trois se sont abstenus. Il sera discuté dans les prochains jours en Conseil des ministres en vue de l’adoption de la mouture finale de la Constitution nationale. Les points de divergence susmentionnés font également débat au sein de l’opinion. À ceux-ci s’ajoutent ceux qui sont afférents à l’organisation, au manque de transparence et au coût du référendum, évalué à plus de 20 milliards de francs CFA. D’autres points critiques ont trait à la méconnaissance du texte par une frange importante de la population et la campagne tous azimuts pour le « Oui » ou le « Non » menée par certains responsables politiques, en violation de la loi électorale no 019/2024/ du 5 août 2024. En son article 69 sur la campagne référendaire, la loi dispose que « la campagne est ouverte par décret, pris sur proposition du ministre de l’Intérieur, « le dixième jour » qui précède le scrutin pour l’élection référendaire ».  S’agissant de la transparence des élections, un communiqué du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), publié au lendemain du Dialogue national inclusif, tenu en avril dernier, indique que : « L’organisation des élections sera entourée de toutes les garanties de transparence, de liberté et de participation. » L’opinion veut bien y croire, à condition que ses droits à la liberté de conscience et à la dignité soient respectés. En effet, tous les Gabonais.es ont le droit de connaître le contenu du texte de la future Constitution, les étapes qui mènent au référendum, y compris la date, qui demeure un mystère, et d’avoir le libre arbitre entre le « Oui » ou le « Non » à la future Constitution. Le processus devant consacrer le retour à l’ordre constitutionnel est l’aboutissement du coup d’État du CTRI qui a évincé Ali Bongo Ondimba du pouvoir le 30 août 2023 et ouvert la voie « au renouveau de la Nation gabonaise ». Un an après l’arrivée des militaires au pouvoir, où en est notre pays et que nous réservent les mois à venir ? Conformément au chronogramme de la transition, le référendum sur la nouvelle Constitution sera suivi, dès janvier 2025, des travaux sur le nouveau Code électoral et la tenue, en août 2025, des élections générales. Cette échéance devrait marquer la fin de la transition. Les militaires s’effaceront de la scène politique au profit des civils qui seront les seuls autorisés à se présenter aux élections générales. En prélude auxdites élections, le ministère de l’Intérieur procédera, au mois d’avril, à la révision de la liste électorale suivie, en juillet, de la distribution des cartes d’électeur et de la mise en place du matériel électoral. La Rédaction

ÉGLISE ET POLITIQUE

La question de savoir si les hommes d’Église peuvent ou doivent faire de la politique est une interrogation récurrente, souvent marquée par des avis divergents. Certains estiment que la politique est incompatible avec la mission spirituelle, tandis que d’autres considèrent qu’il est possible d’allier les deux pour influencer positivement la société. Mon point de vue s’inscrit dans cette seconde perspective : il n’y a pas d’opposition fondamentale entre la foi et l’engagement politique, à condition que cet engagement soit motivé par des principes bibliques et le bien commun.   Exemples bibliques d’engagement politique   La Bible contient plusieurs exemples d’hommes et de femmes de Dieu qui ont joué des rôles politiques significatifs tout en restant fidèles à leur foi. Ces figures montrent que la foi et la politique ne sont pas contradictoires :   Joseph en Égypte : Joseph, fils de Jacob, est devenu le bras droit de Pharaon (Genèse 41:39-41). Son rôle politique a permis de sauver de nombreuses vies durant une période de famine grâce à sa sagesse et son intégrité, qui trouvaient leur source dans sa foi en Dieu.   Daniel à Babylone : Daniel a occupé des postes élevés sous plusieurs rois (Daniel 6:1-3). Son influence politique, couplée à sa fidélité inébranlable à Dieu, a impacté positivement les lois et la moralité de ces royaumes.   Déborah, juge et prophétesse : Déborah a exercé une autorité politique et spirituelle en Israël (Juges 4:4-5). Elle a conduit le peuple dans une période critique, prouvant que leadership politique et foi peuvent coexister.   Ces exemples montrent que les hommes et femmes de Dieu peuvent influencer les structures politiques tout en respectant leur appel spirituel.   La mission de l’Église et le bien commun   La mission de l’Église est avant tout spirituelle : prêcher l’Évangile et amener les âmes au salut. Cependant, cela n’empêche pas l’Église de s’intéresser aux affaires de la cité. Jésus lui-même a déclaré : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée » (Matthieu 5:14). Cela implique une responsabilité d’influence, y compris dans les domaines politiques et sociaux.   Un engagement politique basé sur des principes bibliques peut contribuer à promouvoir la justice, la vérité et l’équité, valeurs que Dieu appelle à défendre. Proverbes 29:2 affirme : « Quand les justes se multiplient, le peuple est dans la joie ; quand un méchant domine, le peuple gémit. » Ainsi, les hommes d’Église peuvent participer activement à la politique pour défendre les opprimés, instaurer des lois justes et refléter les principes du Royaume de Dieu.   Les précautions à prendre   Bien que l’engagement politique soit légitime, certaines précautions sont essentielles pour éviter les dérives :   Ne pas compromettre sa foi : Tout engagement politique doit être en cohérence avec les valeurs bibliques. Daniel, par exemple, a refusé de se plier aux lois contraires à sa foi, même au péril de sa vie (Daniel 6:10).   Éviter les conflits d’intérêts : L’homme d’Église ne doit pas utiliser la politique pour son propre enrichissement ou sa gloire personnelle, mais pour servir les autres.   Préserver la neutralité spirituelle de l’Église : L’Église en tant qu’institution doit rester un lieu où tous peuvent se réunir, indépendamment de leurs opinions politiques.   Ceci dit, la politique et l’Église ne sont pas nécessairement incompatibles. Lorsqu’un homme ou une femme d’Église s’engage dans la politique, cela peut être une opportunité pour influencer positivement la société, promouvoir la justice et les valeurs bibliques. Cependant, cet engagement doit être exercé avec humilité, intégrité et fidélité à Dieu.   Comme le disait le prophète Michée : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde. »     Pasteur Cynthia Poaty

ÉVOLUTION DU SYSTÈME ÉLECTORAL

Le processus de démocratisation des années 1990 en Afrique subsaharienne s’est  essentiellement traduit par le retour au multipartisme et une multiplication des consultations électorales. Ainsi, de 1993 à 2023, le Gabon a connu six (06) élections présidentielles et environ autant de législatives. L’unique point commun entre tous ces scrutins étant qu’ils n’ont abouti à aucune alternance démocratique au sommet de l’État, ni à un équilibre de pouvoir entre le PDG, le parti au pouvoir, et l’opposition dans les deux chambres du parlement, l’Assemblée nationale et le Sénat.   Cet échec manifeste de l’opposition politique qui ne manque pourtant pas de soutien populaire pour s’imposer dans les institutions par les élections ne relève pas forcément d’un manque de stratégie comme on l’entend souvent mais surtout d’un système électoral pensé et conçu pour assurer dans les urnes l’hégémonie du régime Bongo-PDG. Au terme de ces trente années, voici les principales distorsions qui ont constitué l’évolution du code électoral.   Passage d’un mode de scrutin à un tour    Cette modification constitutionnelle, intervenue au début des années 2000, consacre un recul de la démocratie car un scrutin uninominal ne garantit aucune légitimité puisqu’on peut être élu avec moins de 50% comme ce fut le cas de l’élection d’Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle de 2009 avec 41,79% des suffrages exprimés. On peut donc voir derrière cette disposition non pas un moyen de faire des « économies » face aux coûts supposés exorbitants des élections, mais plutôt un raccourci pour brouiller la victoire en évitant surtout l’hypothèse d’un second tour périlleux.   Transformations de la Commission nationale électorale (CNE) en Commission nationale électorale autonome et permanente (CENAP) puis en Centre gabonais des élections (CGE) entre 1993 et 2017    Souvent proposées par l’opposition à l’issue des dialogues politiques organisés pour désamorcer les crises post-électorales, ces tentatives de réformes n’ont pas permis d’améliorer qualitativement la crédibilité des scrutins ; et pour cause : les différents organes de gestions précités ont été toutes dirigés par des personnalités proches du régime Bongo-PDG.   Tentative d’introduction de la biométrie dans le processus électoral en 2012   Cette réforme portée par l’opposition après l’élection controversée d’Ali Bongo en 2009 aurait dû aboutir à une amélioration qualitative des élections au Gabon par la fiabilisation du fichier électoral. Mais, encore une fois, après le processus d’enrôlement biométrique des électeurs, le projet s’est limité à la simple conception des listes électorales. En termes de pratique de vote, seule l’introduction de « l’enveloppe poubelle » a été l’innovation majeure.   Introduction du bulletin unique et fusion des scrutins en élections générales en 2023   Dans un contexte dominé par l’incapacité manifeste du candidat Ali Bongo à assumer sa fonction de président de la République, cette réforme vicieuse qui supprimait de facto l’usage de « l’enveloppe poubelle » est sans doute l’une des plus grandes opérations de mascarade électorale organisée au Gabon. Car, outre la suppression de l’usage de « l’enveloppe poubelle » dont la pertinence a été démontrée lors de l’élection présidentielle de 2016, cette opération avait surtout pour ambition néfaste de lier le destin électoral d’Ali Bongo à celui de tous les hauts cadres candidats du parti au pouvoir. Cette tentative de survie collective désespérée du système en place va conduire au coup d’État du 30 août 2023, sonnant ainsi le glas de 30 ans de déviances électorales au Gabon.   Les principales causes de ces réformes peuvent se résumer en deux points : l’absence d’indépendance et de neutralité des organes de gestion des élections qui sont maintenus sous le contrôle du ministère de l’Intérieur, et une forme de fragilité du régime Bongo-PDG qui a réussi le cynique pari de faire des élections un moyen de confiscation du pouvoir. Enfin, pour couronner le tout, cette évolution vicieuse du système électoral a nourri dans son sillage des comportements déviants en période électorale comme : la transhumance des électeurs, le clientélisme et l’achat des consciences, la corruption généralisée de l’administration électorale et de certains leaders de l’opposition , la prolifération de candidatures fantaisistes et la falsification des procès-verbaux …Autant de maux dont le futur Code électoral devrait s’affranchir pour « restaurer » la crédibilité des élections au Gabon et assurer une fin de transition apaisée et porteuse d’une réelle espérance d’alternance démocratique.       Sentiment Ondo Elibiyo

TRANSPARENCE ÉLECTORALE : LA MISSION DU FCTE VERS LA CONCRÉTISATION DU CONCEPT

LA MISSION DU FCTE VERS LA CONCRÉTISATION DE LA TRANSPARENCE ÉLECTORALE Les partis politiques, la société civile et les mouvements citoyens se mobilisent dans la perspective des élections avenir. La transparence électorale, pour ne citer qu’elle, est au cœur de leur préoccupation. Concept clé des élections, la transparence électorale fonde la confiance des citoyens qu’ils soient électeurs ou candidats aux élections. Le processus se base sur la capacité des observateurs électoraux à veiller au bon déroulement des scrutions et à constater les éventuels écarts à la procédure qui, des années durant, a été entachée d’irrégularités.   Le Front des citoyens pour la transparence électorale (FCTE) s’engage, avec le soutien de plusieurs partenaires, et autres mouvements désireux de se joindre au processus en cours, à mettre en œuvre son plan d’action. Dans un entretien à cœur ouvert, la présidente du Front, Dr. Marie-Joselle Pélagie Itsana, décline les missions du mouvement et propose des solutions idoines pour éviter les multiples soubresauts que notre pays a vécus au cours des dernière décennies.  Annie Mapangou https://youtu.be/CmlMUMVVKY8

Elementor #7831

LE QUOTIDIEN D’UN RETRAITÉ LA CONDITION ENSEIGNANTE AU FIL DU TEMPS ANTHROPOLOGIE ET HABITAT PAUVRETÉ : LA GANGRÈNE DU VIVRE DÉCEMMENT QUAND LA POLITIQUE S’INFILTRE DANS L’ÉCOLE L’ÉCOLE MÉRITE MIEUX TRAITEMENT ET DROITS DES EXPROPRIÉS CHÔMAGE ET SANTÉ VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS VOIR PLUS Previous Next

ILS ONT DIT

ILS ONT DIT « Chaque Gabonais doit avoir sa juste part de la richesse, selon le principe de la destination universelle des biens. Je m’y engage avec la grâce de Dieu et votre soutien. Les acquis démocratiques sont désormais sanctuarisés. Les nostalgiques des vieilles habitudes doivent comprendre que le Gabon a définitivement tourné la page de l’arbitraire et de la mal gouvernance… La démocratie que nous bâtissons n’est pas une façade. Elle s’enracine dans nos Institutions Restaurées, dans notre justice indépendante, dans notre presse libre, et dans le dialogue permanent que nous entretenons avec toutes les forces vives de la nation. »  Brice Clotaire Oligui Nguema. Président de la Transition. « En période de Transition au Gabon, il est choquant de voir que les droits humains subissent encore des violations perpétrées par les militaires qui ont été célébrés comme des héros libérateurs en 2023. On a des crânes rasés. On a des gens qui sont humiliés. On a même des gens qui sont torturés. Mon message aux autorités de la Transition est le suivant : pour une fois, en 2023, on a vu un peuple qui s’est réconcilié avec son armée. Il n’est pas question que l’image de l’armée gabonaise qui a été souvent écornée soit à nouveau remise en cause par des comportements d’un autre âge. La Transition devrait sceller ce moment de réconciliation entre le peuple et son armée. »  Sentiment Ondo Elibiyo. Coordonnateur de la Coalition Tournons la Page-Gabon « C’est une honte ! Après 64 ans nous en sommes encore à réclamer la transparence électorale. On avait dépassé le cadre de l’organisation des élections par le ministère de l’Intérieur. Trouvez-vous normal que seul le ministère de l’Intérieur qui est impliqué dans la campagne du Oui au référendum constitutionnel organise seul les élections. Je vous attends sur l’organisation des débats. C’est vrai que le Oui l’a emporté, mais, pour que nul n’en ignore, nous avons besoin de comprendre ce qui a poussé certaines personnes à dire Non à ce qui était proposé. »  Dr Marie-Joselle Pélagie Itsana. Présidente du Front des Citoyens pour la Transparence « Pour améliorer nos conditions de vie, les politiciens doivent tenir leurs promesses et écouter la population en dehors des périodes électorales. Ils doivent se rendre dans les zones reculées pour constater les conditions de vie difficiles des Gabonais. L’accès à l’emploi et la réduction du coût de la vie sont des priorités. Il est insupportable de voir des familles lutter pour nourrir leurs enfants, alors que le prix des produits de première nécessité ne cesse d’augmenter. Il est également crucial de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes. Nos voix comptent. »   Grâce. Archiviste   « Nos voix comptent, car sans elles, les élections ne peuvent pas se dérouler. C’est grâce à nos votes que les candidats peuvent être élus. Cependant, nos voix semblent avoir de l’importance uniquement avant et pendant les élections. Une fois celles-ci terminées, nos voix ne comptent plus. Avant les élections, les politiciens s’approchent de nous, de la population, parce qu’ils ont besoin de notre soutien pour être élus. Mais, après avoir obtenu ce qu’ils veulent, ils s’éloignent de nous et se réfugient dans leurs bureaux. » Mirabelle. Fonctionnaire 

ILS ONT DIT

« Je vais travailler avec l’ensemble des partis politiques. Que tout le monde soit mis à contribution, et que le processus soit inclusif. » Raymond Ndong Sima – Premier ministre de la Transition « Je serai la présidente de tous les Sénateurs, l’ouverture et la transparence seront ma méthode.» Paulete Missambo – Présidente du Sénat « Du moment où l’opportunité nous est donné, tous les Gabonais confondus, de dessiner la voie du Gabon, nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie. » Geofroid Foumboula Libeka L’AVIS DU PUBLIC SUR LA TRANSITION « Le comité mis en place par Monsieur Oligui est un comité qui a pour but de promouvoir la dignité de l’Homme gabonais. » Rebecca « Le pays avait un besoin d’alternance. C’est une bonne chose que le pouvoir soit aux mains des militaires. » Warden «C’est une grande première. On attend de voir évoluer la situation.» Joe

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Journalistes seniors

 

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Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

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