Annie Mapangou

OÙ EN EST L’INSERTION SOCIALE

Quelle est la place des personnes vivant avec un handicap dans la société gabonaise ? Faiblement représentées à divers niveaux de la sphère nationale, elles doivent se battre pour faire valoir leurs droits y compris le droit d’être électeur ou candidat, ainsi que le droit d’accès au bureau de vote. L’adoption en 2025 des nouvelles lois sur les partis politiques et le découpage électoral changera-t-elle la donne ? Olivier Indouma, président de la Fédération nationale des associations des personnes handicapées, livre sa vérité sur la situation et appelle à l’inclusion sociale effective de ce groupe dont la voix compte.

VIOLENCES CONJUGALES

Au Gabon, les violences conjugales sont définies comme étant « des violences psychologiques, physiques, verbales, financières et économiques commises au sein du couple ou par un ex partenaire de vie. » Elles sont encadrées par la loi 006 du 06 septembre 2021, portant élimination des violences basées sur le genre (VBG), qui vise à protéger les victimes contre toutes sortes de violence et de discrimination en milieu familial. Aux niveaux régional et international, les textes de référence en matière de lutte contre les violences dans le couple sont : L’article 2 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples. L’article 18 du protocole de Maputo (Mozambique). L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Vivre » – Madame Kanga Moulamba, vous êtes officier de police judiciaire. Quel point faites-vous du cadre légal sur les violences conjugales: Est-il suffisant et quels en sont les forces et faiblesses?  Kanga Moulamba – Pour ma part je dirais oui et non. Oui parce que nous constatons que les mécanismes de protection établis pour protéger les victimes de violences conjugales produisent des effets spécifiques dès qu’ils sont portés à la connaissance du citoyen sans dépendre d’un texte réglementaire pour être applicable. Je dirai Non parce qu’il y a un manque de vulgarisation de la lutte contre les violences conjugales depuis 2021. La plupart des victimes de violences conjugales ne connaissent pas l’existence des lois et mesures établies pour les protéger de leurs bourreaux. Quels sont les obstacles réguliers qui empêchent les victimes d’obtenir justice ? Les obstacles réguliers qui empêchent les victimes d’obtenir justice sont généralement : les normes sociales (coutume) et les mentalités patriarcales et sexistes. Je m’explique. La loi de l’OMERTA ou du silence interdit que l’on parle des violences conjugales. Cette loi inexistante demeure un secret dans les familles socialement patriarcales. Les viols, l’inceste et les violences conjugales, par exemple, sont protégés par cette loi. Les victimes sont-elles suffisamment soutenues et outillées pour engager une action en justice, obtenir réparations et dédommagements ? Je dirai Non, car les victimes ne sont pas suffisamment outillées et soutenues pour engager une action en justice afin d’obtenir réparation et dédommagement. Les ressources limitées dans la prise en charge de la victime contraignent cette dernière à rester sous le joug de son bourreau, car elle dépend financièrement de lui. Les services d’accueil et d’accompagnement des victimes de violences au sein du couple sont limités.  La crainte du jugement social et des représailles, et la lenteur judiciaire caractérisée par des procédures longues et parfois humiliantes, suscitent le découragement des victimes à s’engager devant les institutions et tribunaux. Quelles réformes juridiques seraient prioritaires pour mieux protéger les victimes ? Pour ma part, l’État gabonais pourrait équilibrer ses ressources afin de donner les moyens aux institutions juridiques qui reçoivent les victimes pour une prise en charge dans les procédures judiciaires à travers, par exemple, la gratuité des soins, des examens, des consultations et des certificats médicaux des victimes. Qu’est-ce que l’Ordonnance de protection des victimes des violences conjugales et quels sont les avantages de la loi 006/2021 y afférents ? L’ordonnance de protection est une mesure d’urgence prise par le juge des affaires sociales afin de protéger les victimes des violences au sein du couple légalement marié, avec ou sans plainte. Elle permet également de statuer sur le lieu de résidence, la garde des enfants, la pension alimentaire, et interdit tout contact avec le bourreau. Elle a une durée de 6 mois non renouvelable. L’ordonnance d’urgence est établie dans les plus brefs délais. À ce jour, combien de victimes ont bénéficié de l’Ordonnance de protection et comment a-t-elle changé leur vie ?  Je ne peux pas vous donner le nombre exact. En revanche, je peux vous rassurer de l’existence de cette mesure d’urgence en République Gabonaise. Quelles sont les démarches que les victimes doivent entreprendre et auprès de qui pour bénéficier de l’Ordonnance de protection ?  En ce qui concerne les démarches visant à obtenir une ordonnance de protection, la victime doit se rendre au tribunal, au greffe civil, muni ou pas d’une lettre manuscrite adressée au Président du tribunal de Première Instance, d’une copie de l’acte de mariage, d’une copie des actes de naissance des enfants, si possible avec des preuves sur les abus subis, et d’un certificat médical ou pas.  La protection des victimes des violences au sein du couple et les démarches à suivre pour se protéger sont des défis majeurs. Pourquoi ?  Elles sont des défis majeurs parce qu’elles butent sur des obstacles d’ordre financier, familial et social pour les victimes de violences conjugales. Quels message et conseils souhaiteriez-vous transmettre aux victimes des violence conjugales ? Je dirais aux victimes de violences conjugales qu’elles ne devraient pas accepter de mourir au nom du mariage, et qu’il faut partir dès le premier signe de violences.

AGIR CONTRE LES VIOLENCES CONJUGALES

La loi existe et gagnerait à être appliquée pour éviter les dommages et souffrances causés par les violences au sein du couple en République gabonaise. De nombreuses victimes, en particulier les femmes et les mineurs, s’en remettent difficilement, trainent des traumatismes à vie ou décèdent. Afin de prévenir le mal, il faut former et sensibiliser la population, les acteurs et les décideurs. C’est ce que s’attèle à faire l’Association « Justice et Droit pour Tous » en partenariat avec l’Union européenne (UE), l’Ambassade de France, l’ONG Agir et le ministère des Affaires sociales. Les officiers de police judiciaire (OPJ), les magistrats, les agents des affaires sociales, les avocats, les étudiants en droit et les leaders des organisations de la société civile ont bénéficié en novembre 2025 d’une formation dédiée au renforcement de leurs capacités dans la lutte contre les violences dans le couple. Le cadre juridique, l’importance de la connaissance et de la maitrise de la loi, et la protection des victimes étaient au cœur de cette initiative. La loi spéciale N°006/2021 du 6 septembre 2021, portant élimination des violences faites aux femmes, énonce en son article 2 : « La violence au sein du couple se traduit par des actes exercés sur les femmes et qui sont susceptibles de causer des dommages ou des souffrances physiques, psychologiques, sexuelles et économiques y compris la menace d’actes de violence, la contrainte ou l’imposition de restrictions ou la privation arbitraire des libertés fondamentales dans la vie publique ou privée. Dans une déclaration forte, Maître Sylvie Rekanga, avocat au barreau du Gabon et leader de l’Association « Justice et Droit pour Tous », a attiré l’attention des participants sur la réaction des victimes de violence. « Lorsqu’une personne, notamment une femme, est violentée et reçoit des coups, elle se rend automatiquement dans un commissariat. Les OPJ doivent être habilités à recevoir ce genre de victime et être bien outillés par rapport à ce que dit la loi », a-t-elle déclaré.    « Il ne faut surtout pas mettre une victime face à son bourreau. C’est une erreur, car une victime face à son bourreau ne pourra plus s’exprimer. Les OPG doivent recevoir les différentes parties séparément. C’est seulement dans ce cadre qu’ils pourront obtenir les motifs de la plainte », a martelé Maître Rekanga. Maître Jean Jacques Diboundje Minko, avocat au barreau du Gabon, a levé le voile sur l’ordonnance de protection de la femme qui s’inscrit dans le cadre de la Loi 06 du 6 septembre 2021. « Cette loi a été adoptée pour éloigner la femme de son bourreau et la protéger contre une situation difficile ou grave qui pourrait intervenir », a-t-il précisé. L’ordonnance protège les femmes mariées, les femmes vivant en concubinage, les veuves et les mineur.es victime de violences. Lorsque le juge délivre une ordonnance de protection en raison de violences susceptibles de mettre en danger un ou plusieurs mineurs, il en informe sans délai le procureur de la République.  Les mesures prévues par l’ordonnance de protection sont d’une durée maximale de six mois à compter de la notification de l’ordonnance. Elles peuvent être prolongées au-delà de six mois, si durant ce délai, une requête en divorce ou en séparation de corps a été déposée ou si le juge a été saisi d’une requête relative à l’exercice de l’autorité parentale. L’Association gabonaise « Justice et Droit pour Tous » a pour missions de promouvoir, vulgariser et contribuer à la protection de la personne vulnérable, en particulier les enfants ; d’apporter l’aide juridictionnelle, l’assistance juridique et judiciaire à la personne vulnérable ; de former la population, les acteurs, les décideurs et les membres de la société civile, l’objectif étant d’en faire des personnes compétentes à même de protéger les droits humains. Le combat contre toutes formes de discrimination, la promotion du droit à l’égalité pour Tous, la sensibilisation des pouvoirs publics et des institutions internationales sur la nécessité d’œuvrer à la promotion des droits de la personne vulnérable, notamment des enfants mineur.es, sont d’autres volets majeurs de la mission de l’Association « Justice et Droit pour Tous ».

LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO…

LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE   DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO… Le conseiller spécial, porte-parole de la présidence de la République, a tenu une conférence de presse au siège même du Palais du bord de mer le 07 novembre 2025. L’évolution de l’actualité nationale et internationale du président Oligui Nguema était au cœur des échanges entre la presse et Théophane Nzame-Nze Biyoghe qui, d’entrée de jeu, s’est prononcé sur l’agenda diplomatique du chef de l’État. « Le président de la République poursuit, à travers une diplomatie active et ouverte une ambition claire, celle de repositionner le Gabon dans le concert des nations en affirmant une voix souveraine crédible et attachée au dialogue. Son récent séjour à Rome s’inscrit pleinement dans cette dynamique diplomatique de conviction et de développement. » À preuve, lors de son récent séjour en Italie, le président a signé trois accords avec GKSD Investment Holding portant sur la construction d’un centre hospitalier moderne et la réalisation d’une Smart City sur 100.000 hectares avec 25.000 logements répondant aux besoins des infrastructures sanitaires, universitaires, énergétiques, entre autres. Ces accords traduisent sa volonté de faire de la diplomatie économique un levier de transformation national. Sa visite à Rome illustre ainsi, une diplomatie gabonaise plus stratégique, plus pragmatique, plus visible et résolument tournée vers le développement et le bien-être des Gabonais. Au plan national, le porte-parole a relevé cinq points majeurs, à savoir : le calendrier institutionnel de la Transition ; les violences en milieu scolaire ; la fourniture de l’énergie ; l’économie et les récentes tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin. Théophane Nzame-Nze Biyoghe a tenu à préciser que : « Le président de la République suit avec une attention constante, l’évolution de l’avis public et les attentes des Gabonais. » Réaménagement du calendrier institutionnel de la Transition La mise à jour du calendrier institutionnel de la Transition vise à clarifier la feuille de route nationale, à lever toute incertitude et à structurer les étapes finales du processus en cours d’achèvement. Ce chronogramme, rendu public le 3 novembre 2025, par le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, précise les principales échéances des mois de novembre et décembre 2025, marquant ainsi la mise en place progressive des institutions prévues par la nouvelle Loi fondamentale et le nouveau Code électoral. « Ce réaménagement, fondé sur un impératif de responsabilité et de fidélité à l’État de droit, traduit la volonté du chef de l’État de conduire la Transition à son terme dans la clarté, la discipline et la cohérence afin qu’elle consacre un processus abouti et porteur de transformation durable pour notre pays », a ajouté le porte-parole. Recrudescence des violences scolaires Selon Théophane Nzame-Nze Biyoghe, « Le président de la République a exprimé sa profonde préoccupation face à la recrudescence des comportements contraires aux valeurs de respect, de discipline et de solidarité. Il appelle à une réponse globale, alignant fermeté et prévention à travers le renforcement de l’autorité éducative, la mobilisation des parents et des enseignants afin que la mise en place du dispositif d’accompagnement pour la jeunesse soit effective. L’objectif est clair : offrir à chaque gabonais un cadre d’épanouissement fondé sur l’éducation, la culture, le sport et la formation professionnelle. » Cette orientation s’inscrit dans la vision présidentielle d’une jeunesse au cœur de la refondation nationale, actrice de paix, de cohésion et de développement. Fourniture d’eau et d’électricité Ce volet, qui est pris en compte par le pilier numéro 1 du projet de société du président de la République, demeure une priorité nationale, a indiqué le conseiller spécial. Aujourd’hui, le secteur de l’énergie subit les effets d’un sous-investissement prolongé sur plusieurs décennies et d’équipements vieillissants. Pour y remédier, le président de la République a engagé une série de réformes structurelles portant sur la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la gouvernance et la séparation prochaine de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes : Une faisant dans l’eau et l’autre dans l’électricité. « Dans le Grand Libreville, les récentes perturbations observées sont liées à la phase de transition énergétique en cours marquée par le remplacement des anciennes centrales au fioul par une nouvelle unité de 150 méga watt au gaz fourni par Karpowership. » Poursuivant son propos, M. Nzame-Nze Biyoghe a précisé que : « Depuis le 26 octobre dernier, la situation s’est progressivement stabilisée grâce à la mobilisation des équipes du ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, de la SEEG et de Karpowership. Quelques délestages ponctuels peuvent encore survenir en raison d’interventions de maintenance sur des infrastructures anciennes. Pour renforcer la stabilité du réseau, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’ajout temporaire d’une centrale flottante de 40 méga watt, l’augmentation du volume de gaz fourni par Perenco et l’harmonisation technique du réseau. » Ces efforts traduisent la volonté du président de la République de bâtir un Gabon souverain sur le plan énergétique garantissant, à chaque citoyen, un accès continu, fiable et durable à l’électricité. Crédibilité financière À en croire le conseiller spécial, « Le décaissement de 28,3 milliards de Francs CFA pour honorer la dette du Gabon auprès des institutions multilatérales constitue un signal fort de redressement et de crédibilité financière. Cette démarche traduit la volonté du chef de l’État de restaurer la confiance avec nos partenaires internationaux et de démontrer la fiabilité du Gabon dans la gestion de ces engagements. Elle s’inscrit dans une stratégie de redressement macro-économique fondée sur l’assainissement des finances publiques, la stabilisation de la dette et la relance des investissements productifs. » La coopération entre le Gabon et le FMI veillera à préserver les volets sociaux de la politique nationale, notamment les programmes en faveur des populations en général, et de la jeunesse en particulier. Tentatives de déstabilisation Au sujet des récentes tentatives de déstabilisation menées par Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin, le conseiller spécial a expliqué que : « La Présidence de la République observe la situation avec sérénité et froideur. Elle note qu’un schéma apparaît LE PORTE-PAROLE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FACE À LA PRESSE DIPLOMATIE. CALENDRIER INSTITUTIONNEL. AFFAIRE SYLVIE VALENTIN BONGO…

JEAN-RÉMY YAMA

Jean Rémy Yama a parcouru un long chemin façonné au gré des luttes, des avatars, des aspérités et des contextes mouvants que la vie offre. Après sa deuxième incarcération à la prison centrale de Libreville en mars 2022 sous le régime d’Ali Bongo Ondimba, il est libéré le 5 septembre 2023 par le Comité pour la transition et la restauration des institution (CTRI). « Son chemin, comme il aime à le dire, est marqué par un assemblage d’expériences fort enrichissantes que Dieu, le Tout Puissant, a mis à sa disposition pour bâtir ses idéaux et tisser une toile de relations humaines incarnée par des compagnons de lutte fidèles et déterminés, dont certains ont quitté le monde des vivants. Ceux qui sont en vie continuent de le revigorer dans les moments de doute et de solitude. » L’enseignant, sénateur de la Transition, président du Parti national pour le Progrès et le Travail (PNPT) et candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 est écarté de la liste des prétendants au poste présidentiel. Troix semaines après, il voit sa candidature à la députation rejetée. Il peut par contre se présenter aux élections locales du 27 septembre. Il a conduit la liste du PNTP dans le département de Mulundu, province de l’Ogooué-Lolo. L’ancien syndicaliste est déterminé plus que jamais à s’engager au service de la justice sociale et de la construction d’un État de droit véritable qui fait tant défaut au Gabon. Le natif du village Roungassa, dans la province de l’Ogoué-Lolo Alors qu’il est encore étudiant à l’USTM entre les années 1986 et 1988, il est précocement imprégné par les maux qui ternissent l’image du Gabon (gabegie, détournements de deniers publics, népotisme, clientélisme, atteinte aux droits de l’homme, inégalités sociales, pauvreté, etc.). En 1998, après la fin de ses études doctorales en France, Jean-Rémy Yama est recruté à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) en tant qu’enseignant-chercheur dans un contexte social de frustrations croissantes et de bouillonnement interne. Élu en 1999 à la tête de la section du Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), de la Confédération Syndicale Dynamique Unitaire (CSDU) et du Collectif des enseignants et chercheurs de l’USTM, Jean Rémy Yama a su défendre les idéaux du syndicalisme. Cette élection lui a permis de dénoncer les conditions de vie et de travail précaires auxquelles les universitaires sont confrontés. Le 5 mai 2000, le Collectif des enseignants et chercheurs du Gabon, né de la fusion de tous les collectifs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, se met en place. Le natif du village de Roungassa est porté en 2002 à la tête de ce grand collectif alors que le gouvernement vient de dissoudre, par ordonnance, les collectifs. Suite à cette mesure, le Collectif des enseignants et chercheurs du Gabon se fond dans le SNEC. Feu Apollinaire Essono (ancien Secrétaire général du SNEC) installe le bureau dudit collectif comme le nouveau bureau national du SNEC. En 2006, Jean-Rémy Yama se présente aux élections législatives pour le compte de l’UDGG face au Secrétaire général du PDG. Entre 2013 et 2014, une grève quasi généralisée dans l’administration publique et dans le secteur privé et le Dialogue social d’Angondjé, tenu de novembre 2014 à janvier 2015 lui offrent l’occasion de découvrir que tous les travailleurs du Gabon connaissent le même traitement de mépris des employeurs. Ses rencontres et échanges fructueux avec d’autres leaders syndicaux dans le cadre du Dialogue d’Angondje lui donnent l’idée de créer la Confédération syndicale Dynamique Unitaire. Le 15 janvier 2015, la CSDU devient la plus grande et la plus crédible des confédérations syndicales au Gabon. Elle ne recule ni devant la corruption endémique, ni les menaces physiques, ni les pressions psychologiques. En février 2015, Dynamique Unitaire déclenche une grève générale qui paralyse l’administration publique et débouche, en juillet 2015, sur le nouveau système de rémunération dans la fonction publique. Ce combat dérange les plus hautes autorités de l’État qui lui prêtent un destin politique national susceptible de déstabiliser le président de la République de l’époque, Ali Bongo Ondimba, contesté par le peuple. En 2015, le militant des droits est victime de procédures judiciaires dans le cadre de l’affaire de la parcelle d’Angondjé suite aux intimidations et poursuites d’enseignants et de chercheurs, regroupés au sein de la Société civile immobilière Serpentin.

DROITS D’AUTEUR. DROITS VOISINS

Lorsque l’ONU a voulu consacrer par une déclaration solennelle les droits estimés essentiels, fondamentaux à la condition humaine, le droit d’auteur y a été intégré. La déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, en son article 27.2 stipule : « Chacun a le droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur ». Le droit d’auteur est dès lors devenu un droit essentiel que les Etats du monde entier ont l’obligation de reconnaître et de promouvoir. Cet appel à la protection juridique des créateurs est une idée des temps dits modernes. C’est le 18ème siècle qui a vu la naissance du droit d’auteur.  Le droit d’auteur protège les œuvres de l’esprit, c’est-à-dire des créations originales. Cela inclut : les œuvres littéraires (livres, articles, discours…) ; les œuvres artistiques (peintures, musiques, films, photographies, sculptures…) ; les œuvres scientifiques et logiciels informatiques. Le droit d’auteur protège les œuvres de l’esprit originales pour une durée en général de 50 ans après la mort de l’auteur. Les droits voisins protègent ceux qui participent à la création et à la diffusion de l’œuvre protégée par le droit d’auteur, sans en être les créateurs. Cela concerne: Les artistes-interprètes ou exécutants (chanteurs, acteurs, musiciens, danseurs…). Les producteurs de phonogrammes ou vidéogrammes. Les organismes de radiodiffusion. Les droits voisins ont une durée générale comprise entre 50 et 70 ans selon les cas. Ces droits, ne suppriment pas le droit d’auteur, mais ils coexistent. Le droit d’auteur et les droits voisins jouent un rôle fondamental dans la protection des œuvres de l’esprit et dans le soutien des acteurs culturels. Ainsi, ils visent principalement : Protection de la création intellectuelle Le droit d’auteur garantit au créateur (écrivain, compositeur, peintre, etc.) une protection automatique de ses œuvres originales contre toute reproduction ou toute utilisation non autorisée ; Encadrement juridique de l’exploitation des œuvres Ces droits sont régis par un cadre législatif et réglementaire qui permet une exploitation licite des œuvres littéraires et artistiques ; Soutien à l’économie de la culture  Le droit d’auteur et les droits voisins contribuent au développement économique des industries culturelles et créatives (cinéma, musique, édition, télévision, etc.). Exercice du droit d’auteur et des droits voisins Le créateur ou l’auteur d'une œuvre de l’esprit protégée dispose sur elle de prérogatives d’ordre morales et patrimoniales. Les droits moraux permettent à l’auteur de préserver le lien personnel qui le rattache à son œuvre. Les droits patrimoniaux permettent eux " d'assurer la rémunération de l'auteur". Ils consistent en des monopoles d'exploitation cessibles ensemble, séparément ou démembrés, sur la représentation et la reproduction de l'œuvre. Les droits patrimoniaux étant cessibles (ils peuvent être vendus ou donnés à titre gratuit), le titulaire initial (créateur ou auteur de l’œuvre) peut choisir de confier la gestion (par cession de droits, mandat ou apport…) à une société d'auteur ou un organisme de gestion collective (OGC) des droits d’auteur qui assurera, en plus du rôle de conseil, de surveillance ou de contrôle, celui d'intermédiation pour la conclusion des contrats d'exploitation et de perception des droits. C'est alors à ces sociétés ou OGC que l'utilisateur devra s'adresser pour demander l'autorisation d'utiliser une œuvre de l’esprit protégée. Au Gabon, ce rôle ou cette mission de gestion collective des droits est assuré par le Bureau Gabonais du Droit d'Auteur et des Droits Voisins (BUGADA), Établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière, crée en 2013, sous tutelle du ministère de la Culture et des Arts. Aspects pratiques de la gestion collective des droits par le BUGADA La gestion collective de manière générale commence par l'adhésion des titulaires de droits au BUGADA et s'achève par le paiement des droits perçus à leur profit. Mécanismes de gestion collective de droits d’auteur et des droits voisins Les titulaires des droits (auteurs, artistes interprètes ou exécutants et membres des sociétés étrangères) membres adhérents, affiliés au BUGADA, donnent mandat au BUGADA d’assurer la gestion de leurs droits en délivrant aux utilisateurs ou usagers des œuvres de l’esprit (bars, snack bars, hôtels, restaurants, administrations publique ou privée, maisons de téléphonie, organisateurs de spectacles, etc.) des autorisations d’exploitation des œuvres littéraires ou artistiques moyennant paiement des redevances des droits. Ces redevances sont perçues ou collectés par le BUGADA et réparties in fine aux titulaires des droits, membres adhérents affiliés au BUGADA ou à des sociétés ou OGC étrangères partenaires du BUGADA. Source BUGADA

l’art au FÉMININ

Qui se cache derrière « Féminin Créatif » ? Elles sont jeunes, artistes et entreprenantes. Elles croient au potentiel de la femme d’exister, de s’émanciper et de faire la différence. À travers leur association, elles s’attèlent à promouvoir l’art. Bienvenue dans l’univers d’Orty, Rhaïna et Marie-Joëlle. https://youtu.be/lNpp8BHiGychttps://youtu.be/X_-M-9Ln1ochttps://youtu.be/Az8_zeyXi6w

« FÉMININ CRÉATIF » OU L’ART

« FÉMININ CRÉATIF » est un concept né de la volonté de mettre en lumière le savoir-faire des femmes gabonaises. Il ne s’agit pas uniquement d’art au sens classique du terme, mais de toutes les formes de créativité et d’entrepreneuriat portées par des femmes : artisanat, stylisme, cosmétique, cuisine, design, décoration, etc. L’audace féminine s’exprime ici dans la capacité à créer, innover et entreprendre malgré les freins sociaux, économiques et culturels. Ce projet est une plateforme d’expression, de visibilité et de reconnaissance. » Bienvenue dans l’univers de « FÉMININ CRÉATIF » qui a bien voulu recevoir le magazine « Vivre » à la veille de sa première exposition le 25 mai 2025 à Libreville. Constalida Orty Mehekou Mouloungui, vous êtes la présidente de l’Association.  Quels en sont les membres et quel est leur profil ? Constalida Orty Mehekou Mouloungui – « Notre organisation compte sept membres, des femmes dynamiques, engagées et passionnées, venant de divers horizons artistiques et entrepreneuriaux. Elles sont créatrices, innovatrices, mais surtout conscientes de leur rôle dans la transformation de notre société. » * Quelles sont les conditions d’adhésion à « FÉMININ CRÉATIF » ? « Il faut être une femme porteuse d’un projet créatif ou entrepreneurial, avec une volonté claire de participer à une dynamique collective. L’adhésion se fait sur dossier, avec une présentation du projet, une lettre de motivation et un entretien avec le bureau de l’Association. Nous recherchons des profils engagés, prêts à contribuer activement à la mission du collectif. » Mme Mehekou Mouloungui, dans quelle mesure l’art pratiqué par les femmes gabonaises peut-il être considéré comme un acte d’audace face aux normes sociales, culturelles et politiques du pays ? « L’art féminin, au Gabon, est encore trop souvent cantonné à l’espace privé ou marginalisé dans l’espace public. Lorsqu’une femme décide d’exposer, de créer, de vendre, de prendre la parole à travers son art, elle pose un acte de rupture. Elle conteste les normes silencieuses qui veulent qu’elle soit invisible. L’audace réside dans le choix de s’affirmer, de revendiquer sa place et de transformer l’art en outil de discours social et de revendication identitaire. » Comment les femmes artistes gabonaises utilisent-elles l’art pour défier les stéréotypes de genre et revendiquer leur place dans la société ? « Elles le font par la création de récits visuels et symboliques qui parlent d’elles, de leur vécu, de leur lutte. À travers leurs œuvres, elles déconstruisent les rôles de genres, exposent les injustices, valorisent la femme comme actrice de changement. L’art devient un espace de résistance, un outil de prise de parole là où le silence est imposé. C’est une stratégie puissante de réappropriation de leur image et de leur destin. » En quoi l’expression artistique féminine au Gabon reflète-t-elle une forme d’engagement et d’émancipation dans un contexte encore marqué par des inégalités de genre ? « Créer, pour une femme, c’est déjà s’émanciper. Dans un contexte où les inégalités persistent, où l’accès aux financements, à la formation, à la reconnaissance reste limité, chaque œuvre produite est un geste d’engagement. L’art devient un moyen de dénoncer, de proposer, d’unir et de faire évoluer les mentalités. Il incarne un désir de liberté et un besoin de changement profond dans la société. » Quels sont les obstacles auxquels se heurtent les femmes artistes au Gabon, et comment leur audace transforme-t-elle le paysage culturel gabonais ? « Les obstacles sont nombreux : manque de structures d’accompagnement, faible valorisation du travail artistique féminin, préjugés sociaux, manque de financement, invisibilité médiatique. Malgré cela, les femmes osent. Elles créent leurs propres espaces, se soutiennent entre elles, initient des projets comme FÉMININ CRÉATIF. Leur audace change la donne : elle fait émerger de nouveaux modèles, bouscule les cadres établis et rend visible une force créative jusqu’alors sous-estimée. »      Que propose « FÉMININ CRÉATIF » pour sa première exposition ? « Pour cette première édition, qui se tient le 25 mai à Libreville, « FÉMININ CRÉATIF » propose une exposition pluridisciplinaire qui mêle arts visuels, artisanat, gastronomie et créations entrepreneuriales. C’est un espace où se rencontrent la beauté, le sens et l’action. Chaque exposante présentera son univers, son identité, son parcours. Il ne s’agit pas simplement de montrer, mais de partager des expériences et de susciter des vocations. L’exposition se veut inclusive, accessible et inspirante. » Parlez-nous du site de l’exposition et des conditions d’accès. Sont-elles gratuites ou payantes ? « L’exposition a lieu à proximité du Lycée Léon MBA dès 10h00, sur l’aire de jeu située en face de la montée des Trois-Quartiers. L’entrée est gratuite, car nous souhaitons permettre à toutes et tous de venir découvrir, soutenir et célébrer la créativité féminine gabonaise, sans barrières d’accès. » Un mot de fin ? « FÉMININ CRÉATIF » est bien plus qu’un événement : c’est un mouvement. Un appel à toutes les femmes à croire en leur potentiel, à oser, à créer et à entreprendre. Notre pays a besoin de ses femmes, de leur vision, de leur audace. Nous vous attendons nombreux le 25 mai à Léon MBA pour célébrer cette énergie féminine qui transforme le Gabon. Un projet à la fois. »   Propos recueillis par Annie Mapangou Membres de l’association « FÉMININ CRÉATIF » Diplômée en techniques de commercialisation, Constalida Orty Mehekou Mouloungui est présidente de l’Association et fondatrice du projet Les Saveurs de l’Ivindo. Sa start-up valorise le manioc, un produit du terroir, un levier innovant aux plans culturel et économique, et une fierté nationale. Orty transforme le manioc en divers produits alimentaires (jus, boulettes, yaourts, gauffres, compotes, etc…) et d’autres richesses locales telles que la banane et l’igname. Son but est de promouvoir le tourisme culinaire et de réduire la dépendance alimentaire du Gabon, certains produits importés étant avariés quand ils arrivent sur le territoire. Félicia Cherole Koundi Mandega est secrétaire générale de l’Association. Sa start-up, « Bon Tchup », est spécialisée dans la transformation des produits alimentaires locaux, notamment la tomate. « Bon Tchup » est né d’un constat. Il s’avère qu’en matière de sauces d’accompagnement, les Gabonais consomment davantage de produits exportés. « Bon Tchup » a décidé de se spécialiser dans la transformation des tomates bio de notre pays en sauces d’accompagnement locales. Cornélie Brishka Odjele est secrétaire générale adjointe et porteuse du « FÉMININ CRÉATIF » OU L’ART

« JE SUIS SOCIOLOGUE ET AU CHÔMAGE »

Il est le troisième d’une fratrie de six enfants nés d’un père militaire à la retraite et d’une mère commerçante encore en activité. Jeune et combattif, Axel Kombila Kombila est sociologue de formation, spécialiste des questions d’évaluation des politiques, des programmes et des projets qui gravitent autour de la gouvernance, de l’État, du pouvoir et des institutions. Actuellement au chômage, il lutte pour les droits des chômeurs. En toute humilité et  franchise, il livre un témoignage chargé d’émotion et de détermination.   « J’étais dans un passé récent consultant au sein d’agences du système des Nations unies dans le cadre de l’évaluation d’un certain nombre de projets et de programmes. Mon expérience aidant, ma carrière de consultant m’a permis d’obtenir un certain nombre de marchés et de subvenir à mes besoins à court terme. Malheureusement, après ces moments de vaches grasses, avoir d’autres opportunités s’est avéré extrêmement compliqué. En tant que consultant indépendant, je n’ai pu subvenir à mes différentes charges. Loin de baisser les bras, je me suis dit qu’il était temps de frapper à nouveau à la porte de l’État. En 2019, je me tourne vers la fonction publique où je dépose mon dossier. En vain ! Suite à l’arrivée au pouvoir en août 2023 du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et à la diffusion du communiqué n°13 qui demandait aux Gabonais de déposer les dossiers à la fonction publique, j’ai adhéré, faute de trouver un emploi, à un collectif associatif où je milite pour les intérêts et les droits des chômeurs. À ce jour, je n’ai reçu aucune information relative à mon dossier. Rien n’a filtré. La fonction publique brille par un mutisme, un silence, qui n’a pas de nom. »   Les compétences d’Axel pourraient être mises au service de la Primature ou de la vice-Primature au département de la prospective et de la planification, ces deux domaines étant connexes au suivi-évaluation.    « A mon avis, une cellule d’évaluation devrait être créée, notamment au niveau du secrétariat général où se trouve une direction du suivi/évaluation des politiques publiques. Je pourrais même travailler au sein du gouvernement en qualité d’agent technique, de conseiller chargé d’études des questions de suivi/évaluation de projets, ou au ministère des Affaires étrangères au sein du Mécanisme africain de l’évaluation par les pairs (MAEP) ou encore dans le système des Nations unies. J’ai passé un moment au ministère de la Promotion, de la Bonne Gouvernance et de la Lutte contre la corruption. Le projet avait pour objectif d’infuser la culture de l’évaluation dès le banc de l’école, notamment au niveau du secondaire et même à l’université. »   Ayant formé des étudiants, des professionnels et des acteurs de la société civile dans le domaine du suivi/évaluation de projets, Axel nous confie qu’il peut enseigner. Déçu, il pose un regard amer et critique sur la situation qui prévaut actuellement au Gabon, témoignant l’intérêt qu’il porte au devenir de son pays.   « Mon regard, en tant que sociologue-politique sur la situation actuelle du Gabon, est à la fois multidimensionnel et transversal. Nous sommes à la croisée des chemins comme ce fut le cas en 1964 après le coup d’État avorté. Nous sommes dans le même contexte que celui qui prévalait à l’époque des pères fondateurs. Nous nous interrogeons sur le type de société que nous voulons pour notre pays. Nous avons connu un régime, un pouvoir qui est tombé et qui a laissé des traces mortifères dans la vie des populations et la gouvernance du pays. Aujourd’hui, nous sommes face à un autre pouvoir. »   Pointant du doigt la gestion néo-patrimoniale des institutions, Axel dénonce la confusion qui régnait à l’époque entre les espaces public et privé, et plaide pour un changement de paradigme.   « On a fait de la gestion publique, des affaires de l’État, une affaire privée et patrimoniale. Il faudrait donc reconstruire un État qui soit l’émanation de la volonté populaire et qui travaille pour le bénéfice de tous les citoyens et non pour un groupuscule. L’armée a l’occasion d’apporter une nouvelle ère où, effectivement, la redistribution équitable des ressources publiques et la bonne gouvernance seront un rempart contre la corruption et les détournements de biens publics au sommet de l’État et au niveau de toutes les strates. In fine, il va falloir infuser une nouvelle culture dans l’imaginaire social de chaque population. Ce processus doit se faire aussi bien au niveau infrastructurel qu’au niveau des hommes. Il va falloir établir des institutions fortes et non des hommes forts. Malheureusement, près d’un an après l’accession du président de la transition au pouvoir, avec l’intention de . Mais, force est de constater que le Gabon est dans une situation assez hybride. On n’arrive pas vraiment à bien saisir ce que les autorités veulent faire. Ce qui émerge plus à la perception du sociologue que je suis, c’est que l’on a des hommes d’abord qui veulent s’implanter et demeurer au pouvoir alors que ce n’est pas d’abord l’objectif premier.»   Selon Axel, il faudrait pouvoir tourner la page et restaurer les institutions de sorte que le pouvoir puisse avoir ses lettres de noblesse, une mystique et un instinct patriotique fort.   « L’enjeu est d’éblouir tous les citoyens afin qu’ils puissent avoir confiance en leur pays et que la fierté nationale soit redorée au sommet de l’Etat. Un changement profond s’impose. Si les populations peuvent s’exprimer librement et donner leur point de vue, j’ai néanmoins le sentiment que nous sommes en train de revenir vers le même système, de reproduire les travers du système déchu. Un groupuscule accapare le pouvoir et jouit de ses avantages pendant que la majorité croupit toujours dans la précarité et la disette. Ce qui doit changer, c’est la gestion des affaires publiques. L’État devrait être au service de tous les individus et non au service d’une famille, d’un groupuscule. L’État devrait jouer son rôle régalien, garantir la couverture sociale, l’accès à la santé, à l’éducation et à l’emploi, et relancer l’économie, etc. »   Au sujet des conclusions du Dialogue national inclusif « JE SUIS SOCIOLOGUE ET AU CHÔMAGE »

VIE CHÈRE ET SALAIRE DÉRISOIRE

pot de terre renversé, pièce de monnaie

Se loger au Gabon est une source de préoccupation majeure pour les populations démunies ou n’ayant pas de revenu. Une ménagère payée à 150 milles francs CFA par mois n’arrive pas à répondre comme il se doit à ses besoins essentiels. Il lui est quasiment impossible de se nourrir et de se soigner convenablement une fois réglés les coûts du loyer et de transport. Ceux-ci se chiffrent respectivement à 80 et 40 000 CFA, soit 120.000 francs CFA par mois. Laborieux voire ingrat, le métier domestique est souvent pratiqué pour survivre. Le témoignage de Rachel Blanche est lyrique et poignant.

MEMBRES DE L’ÉQUIPE
 

Fondatrice – Directrice

 

Flavienne Louise Issembè

 

Journalistes seniors

 

Yvette Bivigou

Martial Idundu

Flavienne Louise Issembè

 

Collaborateurs et Collaboratrices

 

Annie Mapangou

Eric Ozwald

Florène Okome Pambo

Tama Z’Akis

 

Equipe WEB

 

Chris Jonathan G. – Développeur
Yourick Seh Obame – Webdesigner
Gerald Boussougou – Com. Manager

 

Cadreurs et/ou Photographes

 

Andy G. Amiaganault

Herman Oke Mve

Alain Wolbert
Delvane BKG

 

CONTACTS

infomagazinevivre@gmail.com

+241 62 71 98 92

suivez-nous aussi sur