ARTICLE

AFI.M.MO

L’Association des Filles-Mères du Moyen Ogooué revient de loin. Après des années d’embellie suivie d’une crise profonde, elle se relève lentement mais sûrement. Selon sa présidente, les activités reprennent avec à la clé la réfection du fichier des filles-mères et un projet ciblant leur scolarisation effective et celle de leurs enfants. Patricia Bruant Kessany et son équipe œuvrent également à la promotion d’une loi qui protège les personnes vulnérables y compris les filles-mères et leur progéniture. Découvrons son interview au Magazine « Vivre ».

LE DROIT AUX SOINS PSYCHIQUES

On ne repère pas une urgence seulement au bruit qu’elle fait. Il existe des urgences muettes, qui avancent sans sirène, sans communiqué officiel, sans statistiques mises en vitrine. La santé mentale au Gabon appartient à cette catégorie : elle se voit dans la rue, dans le regard de celles et ceux qui errent, dans les familles qui taisent, dans les couloirs hospitaliers où l’on renonce faute de moyens. Elle se voit surtout dans un paradoxe : le droit existe dans les textes, mais il peine à s’inscrire dans les faits. La santé mentale reste reléguée au second plan. Pourtant, le droit y afférent est un droit humain fondamental, porté par des engagements internationaux et la loi nationale. Mais entre la proclamation et l’accès réel aux soins, l’écart est devenu une forme d’injustice silencieuse. Dans les familles, la maladie psychique est encore trop souvent interprétée comme une honte, une faute, une menace pour la réputation. On cache “par pudeur”, on retient “pour éviter le qu’en-dira-t- on”, on enferme parfois “pour protéger”. Résultat : la souffrance devient clandestine, et ce qui est clandestin s’aggrave. Dans les écoles, dans les prisons, sur les lieux de travail, les troubles restent mal compris, peu diagnostiqués, rarement pris en charge avec dignité. La rue, elle, ne cache rien. À Libreville comme dans certaines villes de l’intérieur, des personnes en détresse psychique dorment dehors, exposées à la faim, aux violences, aux intempéries, aux abus. Et cette scène répétée finit par produire un poison social : l’habituation. On finit par ne plus voir, ne plus entendre, ne plus sentir au risque de renoncer à agir et faire valoir le droit. Pour ne citer que l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être… » Mais au-delà de ce texte, le défi est d’appliquer de manière effective et concrète le droit. Melen : Un test pour l’État de droit Symbole le plus criant de l’abandon des personnes souffrant de troubles mentaux, le centre psychiatrique de Melen. Créé en 1982, cette structure fait face à des défis majeurs (vétusté des infrastructures, manque d’équipements et de personnels, abandon des malades par les familles). Melen est un révélateur des conditions de traitement de ceux et celles dont la fragilité et la vulnérabilité bousculent l’ordre social. L’état des lieux du Centre de Melen appelle à : la réhabilitation du centre basée sur l’allocation d’un budget substantiel, la formation de personnels, l’intégration de la santé mentale aux soins de base, notamment en zone rurale, l’organisation de campagnes de sensibilisation. A l’échelle nationale, le Gabon gagnerait à se doter de centres dans chaque province. La santé mentale est un test pour l’Etat de droit. Non un test moral, mais un test institutionnel. L’État se reconnaitra à sa capacité à : protéger les personnes exposées aux troubles psychiques ; à rendre compte de ce qui est fait, de ce qui n’est pas fait, des moyens mobilisés et mis en en œuvre, et des résultats  des actions menées.

QUI SOMMES-NOUS ?

« Vivre », votre magazine trimestriel sur les droits humains au Gabon, est disponible en ligne. Cette publication didactique, pratique et factuelle traite exclusivement, en toute clarté, impartialité et rigueur, et avec l’appui d’analyses de professionnels du droit, de l’ensemble des droits humains. Ce dispositif inclut les droits sociaux, économiques, culturels, civils, politiques et collectifs. À cet égard, votre magazine entend vous édifier sur les événements, les avancées et l’évolution des droits humains et des lois promulguées en République gabonaise. Nous prodiguons également des conseils pratiques sur les limites à ne pas franchir dans la jouissance de vos droits. Nul, en effet, ne peut en user s’il ne respecte ses devoirs vis-à-vis d’autrui. « Vivre » est né de la volonté d’une équipe de journalistes et de spécialistes du droit qui a à cœur de vous informer dans les règles de l’art, de collecter des informations fiables et de faire de votre magazine une référence en matière d’information, de communication, de promotion des droits humains et leurs valeurs. Au sommaire de cette première édition, nous nous penchons sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), le droit à la santé et au travail, la violence domestique sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou économique. Pour accéder à votre magazine, connectez-vous dès à présent via le lien https://magazine-vivre.com

CITATIONS

« Nous devons ne pas perdre espoir. Chacun doit avoir foi en ce qu’il entreprend. Nous devons être convaincus du combat qui est le nôtre. Personne d’autre ne le fera à notre place. Personne d’autre. » Gregory N. Mintsa, défenseur gabonais des droits humains (1957-2014) « La restauration de la République gabonaise passe par le respect de l’expression de la souveraineté du Peuple. Ce moment charnière de notre histoire nous commande de continuer de lutter, ensemble, en toute responsabilité. » Fabien Méré, avocat et défenseur gabonais des droits humains (1959-2021) « Priver les gens de leurs droits fondamentaux revient à contester leur humanité même. » Nelson Mandela, militant sud-africain des droits civiques(1918-2013). « La moindre injustice, où qu’elle soit commise, menace l’édifice tout entier. » Martin Luther King, militant afro-américain des droits civiques (1929-1968) « Rappelons-nous: un livre, un stylo, un enfant et un professeur peuvent changer le monde. » Malala Yousafzai, militante pakistanaise pour l’éducation « Les droits sociaux ne concernent pas tout le monde. Je nourris mes enfants grâce à mon maigre salaire de ménagère.» Bernadette, mère de famille et employée de maison.

TÉMOIGNAGE

Issue d’un milieu très modeste, Leaticia, la vingtaine révolue, a grandi sans son père. A cause du dénuement, elle abandonne l’école et se lance à la recherche d’un emploi. Persévérante, elle en trouve un. Désormais indépendante, elle se réjouit de faire valoir son droit au travail.. « Ma mère n’avait pas suffisamment de moyens financiers. Elle n’avait personne pour l’aider et devait se battre pour entretenir les siens. J’ai décidé de ne plus aller à l’école et de m’inscrire dans un centre de formation. Quand je lui en ai parlé, elle s’y est opposée. « Tu es trop jeune pour aller dans un centre de formation », m’avait-elle dit. « Estimant que j’étais assez grande, j’ai décidé de travailler pour subvenir à mes besoins. J’ai commencé dans des bars avant de monter un commerce de production et vente de gâteaux. Ma sœur m’a orientée vers l’Office national de l’emploi (ONE). Une femme m’a demandé de lui apporter mon acte de naissance. Alors que je continuais à vendre mes gâteaux, j’ai reçu un appel de l’ONE. J’ai participé à des ateliers de formation. J’avais 80000 francs CFA de bourse dont 20000 étaient versés sur mon compte épargne. C’était en 2020. » Reconnaissante, Leaticia évoque sa rencontre avec Danielle A. Mboumba, la présidente de l’ONG Jeune Femme Ose (JFO). « Cette rencontre a changé ma vie. Travaillant du lundi au vendredi, je n’avais pas vraiment le temps d’assister aux réunions. Mme Mboumba venait me voir à la maison, m’encourageait et me donnait des conseils. » Selon Leaticia, ce n’est pas toujours facile de trouver un emploi : « Il faut de la volonté et de la foi. Vous avez des jeunes filles qui ne veulent pas se prendre en charge, qui ne veulent pas travailler et qui se laissent aller. La liberté ne consiste pas à aller chercher les hommes, à être dans les bars. J’ai dit non à tout ça. Ça ne m’a rien donné. Quand je suis partie de chez ma mère, j’ai loué un tout petit studio et j’ai rencontré quelqu’un. » « Aujourd’hui, je vends du poisson et je suis indépendante financièrement. Je ne me plains pas. J’invite mes sœurs à ne pas dépendre des hommes. Elles doivent se battre, créer quelque chose qui rapporte, qui peut leur être bénéfique et les aider à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Elles peuvent faire du commerce ou des tresses. Quelque soit le million que monsieur vous donne, mangez à la sueur de votre front, soyez heureuses et indépendantes. Ne baissez pas les bras. »

ILS ONT DIT

«Nos valeurs culturelles et sociales font de notre société ce qu’elle est et de l’identité que nous sommes ce que nous sommes. Elles sont le fondement de la nation gabonaise. Il est bon qu’on les exerce, qu’on les respecte et qu’on rappelle l’importance qu’elles revêtent pour l’existence des droits de l’homme.»    Me Homa Moussavou, président de la Commission nationale des droits de l’Homme  « Si les textes juridiques garantissent l’accès des jeunes aux droits sociaux, il n’en demeure pas moins que la difficulté se situe au niveau de leur effectivité.» Patrice T. Mezui M’Evoung, président de la  Ligue estudiantine des droits de l’Homme  à l’UOB  « Les victimes des violences domestiques ne sont pas des figurants, des laissés pour compte. Je les exhorte à connaître leurs droits et devoirs et à se joindre à nous pour faire appliquer toutes ces belles lois établies par les autorités, mais qui sont appliquées pour certains et pas pour d’autres. »  Jeanne Clarisse Dilaba, présidente fondatrice de l’ONG Femme Lève-Toi « L’école la plus proche de chez moi est située à plusieurs kilomètres. Mes parents n’ayant pas les moyens d’assurer mon transport, je n’ai pas d’autre choix que de rester à la maison. » Juliana, 13  ans. « J’ai un conseil à donner aux jeunes non scolarisés. Que vous soyez lettrés ou illettrés, ayez la volonté d’apprendre parce qu’avoir un métier s’apprend, que ce soit à l’école ou dans le cadre d’une formation. Il faut s’engager à fond et y mettre du cœur. » Guy Mbina, régulateur des transporteurs terrestres

SANTÉ ET DROITS DES MALADES

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité». Au-delà de cette définition, l’OMS établit que « la jouissance du meilleur état de santé qu’il soit possible d’atteindre » est un droit fondamental de tout être humain, quel qu’il soit. Si le droit à la santé est un concept assez connu au Gabon, le droit des malades, par contre, l’est peu. Ce concept est encadré par l’ordonnance no 6/2017 du 27 février 2017 portant réforme hospitalière en République gabonaise. Il est régi par les articles 33, 34 et 35 du chapitre 4 de ladite ordonnance. L’article 33 renvoie à la liberté du malade de choisir son établissement hospitalier et son praticien. Toutefois, ce droit connaît des limites au Gabon en raison des capacités techniques des établissements hospitaliers et de leur mode de tarification, et des critères d’autorisation de dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux. L’article 34 est relatif à l’établissement d’une charte du patient indiquant les droits et les devoirs du malade vis-à-vis de l’établissement et des personnels de santé. Cette charte est établie par un arrêté conjoint des ministres de la Santé et de la Protection sociale. L’article 35 renseigne sur la notion du droit à l’information du malade par le personnel de santé en ce qui concerne son état sanitaire. Les différents types de droits du malade De prime abord, le droit du malade renvoie au concept du consentement. En effet, le consentement du malade est obligatoire pour tout ce qui concerne les modalités encadrant son traitement. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peuvent être pratiqués sans son consentement libre et éclairé. Le malade a des droits dits fondamentaux qui encadrent les conditions d’accès aux soins médicaux. Il s’agit de : La liberté de choisir son médecin et/ou son établissement. Le droit au secret médical. Le droit à la non-discrimination : un professionnel de santé ne peut pas refuser de traiter un patient en raison de son sexe, son âge, son origine, son orientation sexuelle. Le droit au respect de la vie privée, de l’intimité et de la dignité du malade. Le droit à la prise en charge de la douleur du malade. Le droit des malades renvoie aussi au droit à leur information. Un malade peut demander à tout moment, à son médecin traitant, des informations concernant son état de santé et les traitements qui lui sont prescrits. Il peut notamment poser des questions concernant la nécessité d’un traitement ou ses conséquences. Enfin, en cas de préjudice physique, moral ou matériel à la suite d’un acte médical, toute personne malade a droit à une indemnisation. A cet égard, elle peut saisir la justice afin d’obtenir réparation..

VIOLENCES À DOMICILE ET DROITS DES VICTIMES

Derrière les portes closes, loin des regards, ou en présence de leurs proches, les victimes des violences domestiques crient au secours. Dans la majorité des cas, elles traînent à vie de graves traumatismes physiques et psychologiques, conduisant parfois à la mort. La notion de violence domestique comprend « toutes les formes de violence physique, sexuelle, psychologique ou économique et peut toucher des personnes des deux sexes et de tout âge. Elle survient généralement au sein de la famille et du ménage, mais peut aussi toucher des personnes dans une relation présente ou passée et qui ne vivent pas dans le même ménage». Si les femmes sont les plus exposées, de plus en plus d’enfants et d’hommes sont des victimes. Lewanga – « Au plan physique, j’ai pris un coup de vieux. Sur le plan psychologique, les violences provoquent des chocs. Tenez, quand on me parle du mariage, ça me refroidit. J’ai des angoisses. Ceci dit, on peut refaire sa vie. Il suffit de prendre son courage à deux mains, s’adresser aux bonnes personnes, en parler, témoigner. » Darleine – « Jusqu’à présent, il m’arrive de me souvenir des scènes de violence. J’ai subi des traumatismes. Par la grâce de Dieu, j’arrive à reprendre le dessus, à oublier. Mon premier enfant est également une victime. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai quitté la maison. » Me Farafina Boussougou-Bou-Mbine, avocat au barreau du Gabon – « Toute victime de violences domestiques a des droits. Le premier d’entre eux est le droit à la parole. La victime doit parler, décrire ce qui lui arrive. Qu’elle soit une victime directe ou indirecte, elle doit tirer la sonnette d’alarme afin que la cellule familiale et la société dans son ensemble soient mieux protégées. Passé le stade de la parole, il faut saisir la bonne institution. De ce point de vue, tout dépend du milieu dans lequel on vit. Si l’on habite dans un village qui est très éloigné d’un poste de police ou d’une gendarmerie, davantage d’un tribunal, il faut saisir les autorités déconcentrées telles que les chefs de quartier, les chefs de village et les sous-préfets. Ces autorités, ainsi que les parents et les témoins du mariage vers lesquels les victimes doivent se tourner, peuvent donner suite à un acte de violence afin d’y mettre un terme. A travers l’éducation et l’information, les victimes et leur entourage, appuyés par les pouvoirs publics et la société civile, peuvent émerger. » Darleine et Lewanga – « Les gens ne doivent pas avoir peur de partir. Il faut frapper à la bonne porte. On peut s’en sortir pour peu que l’on prenne conscience de ce qu’on est capable de faire». Pour preuve, ils ont repris leur destin en main grâce à leur volonté et au soutien de l’organisation non gouvernementale Femme Lève-Toi (ONG-FLT). Dans le cadre du programme gouvernemental « Gabon Egalité », et en guise de réponse aux violences basées sur le genre, le Gabon a inauguré un Centre d’accueil pour secourir les victimes en leur assurant une prise en charge gratuite des services d’accompagnement.

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES

Les droits humains sont de trois catégories. La première regroupe les droits civils et politiques. La deuxième concerne les droits sociaux, économiques et culturels. La troisième catégorie inclut les droits collectifs. «Les droits civils et politiques, encore appelés libertés et droits fondamentaux, concernent le droit à la vie, le droit de vote, l’interdiction de la discrimination, de la torture, des traitements inhumains et de l’esclavage. La liberté de pensée, d’expression, de réunion, d’association, de religion, la protection de la vie privée et le droit à un procès équitable relèvent également de cette catégorie de droits». Les droits sociaux, économiques et culturels, communément appelés droits sociaux, englobent les droits au travail, à l’éducation, à la santé, au logement, à l’alimentation, à l’eau et à l’électricité. La participation à la vie culturelle, aux progrès scientifiques et la protection de la propriété intellectuelle sont d’autres droits sociaux. Les droits collectifs reconnaissent aux peuples le droit de disposer d’eux-mêmes, de leurs richesses et ressources naturelles. Le droit des femmes, des enfants, des migrants, le droit au développement, à la paix et à un environnement propre en sont d’autres composantes majeures. Une nouvelle catégorie de droits, appelée droits numériques, est spécifique aux nouvelles technologies. Elle vise la protection de la vie privée mise à mal par la collecte informatique des données, d’une part, et la protection de la propriété intellectuelle, d’autre part.

TOUS ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS

La reconnaissance et la protection de la dignité humaine sont au cœur des droits de l’Homme. Ce concept, qui remonte à la nuit des temps, a franchi une étape majeure le 10 décembre 1948 avec l’adoption, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). En son article 1er, la DUDH dispose que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Outre leur caractère universel, les droits humains sont inaliénables, imprescriptibles, interdépendants et d’égale importance. Violer un seul droit est une atteinte aux autres droits. En réaliser un est tributaire de la réalisation d’un autre. A titre d’exemple, être en bonne santé impacte notre capacité à nous instruire et à travailler. De même, l’instruction et le travail couplés à une alimentation saine et équilibrée sont des facteurs clés de bonne santé. Conçus pour nous protéger contre les injustices, les inégalités et les abus de pouvoir de tous ordres, les droits humains régissent nos rapports avec autrui et les pouvoirs publics, définissent les droits et les devoirs de chacun, l’objectif étant de préserver l’ordre public, la paix et la stabilité. Pour autant, l’effectivité des droits humains au Gabon est mise à mal, entre autres, par l’exercice non démocratique du pouvoir, les inégalités et les injustices sociales. Tout citoyen lésé dans ses droits peut saisir les instances nationales, régionales et/ou internationales compétentes pour s’informer, protéger et défendre ses droits. Au niveau national, les droits de l’Homme et les libertés fondamentales sont garantis par la Constitution et par l’entremise des juridictions de droit commun, la Cour constitutionnelle, le Parlement, la Commission nationale des droits de l’homme, les organisations de la société civile et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale. Le Gabon a été élu en 2020 au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour un mandat de trois ans. En janvier 2023, et dans le cadre du 4ème cycle d’examen périodique universel, il est appelé à soumettre à l’ONU des rapports périodiques sur les avancées du respect des droits économiques, sociaux et culturels, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels au Gabon. Les 30 ARTICLES FONDAMENTAUX DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME  1.  Le droit d’être libre et égal  2.  Le droit de ne pas être discriminé  3.  Le droit à la vie  4.  Le droit de ne pas être esclave  5.  Le droit de n’être ni torturé ni traité de façon inhumaine  6.  Le même droit devant la loi  7.  Le droit d’être égal devant la loi  8.  Le droit à un traitement équitable devant les tribunaux  9.  Le droit de ne pas être détenu injustement 10. Le droit à un procès 11. Le droit à l’innocence jusqu’à preuve du contraire 12. Le droit à la vie privée 13. Le droit à la liberté de circulation et de séjour  14. Le droit à l’asile 15. Le droit à la nationalité 16. Le droit de se marier et de fonder une famille 17. Le droit à la propriété 18. Le droit à la liberté de conscience et de religion  19. Le droit à la liberté d’opinion et d’expression 20. Le droit à la liberté de réunion 21. Le droit à la démocratie 22. Le droit à la sécurité sociale 23. Le droit au travail 24. Le droit au repos et aux loisirs 25. Le droit aux services sociaux 26. Le droit à l’éducation  27. Le droit à la culture et aux arts  28. Le droit à la liberté dans le monde entier  29. Soumis à l’observation de la loi 30. Les droits de la personne ne peuvent lui être enlevés https: www.org › universal-declaration-humain-rights   

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