Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur

Contacts

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Interview

« FÉMININ CRÉATIF » OU L’ART

« FÉMININ CRÉATIF » est un concept né de la volonté de mettre en lumière le savoir-faire des femmes gabonaises. Il ne s’agit pas uniquement d’art au sens classique du terme, mais de toutes les formes de créativité et d’entrepreneuriat portées par des femmes : artisanat, stylisme, cosmétique, cuisine, design, décoration, etc. L’audace féminine s’exprime ici dans la capacité à créer, innover et entreprendre malgré les freins sociaux, économiques et culturels. Ce projet est une plateforme d’expression, de visibilité et de reconnaissance. » Bienvenue dans l’univers de « FÉMININ CRÉATIF » qui a bien voulu recevoir le magazine « Vivre » à la veille de sa première exposition le 25 mai 2025 à Libreville. Constalida Orty Mehekou Mouloungui, vous êtes la présidente de l’Association.  Quels en sont les membres et quel est leur profil ? Constalida Orty Mehekou Mouloungui – « Notre organisation compte sept membres, des femmes dynamiques, engagées et passionnées, venant de divers horizons artistiques et entrepreneuriaux. Elles sont créatrices, innovatrices, mais surtout conscientes de leur rôle dans la transformation de notre société. » * Quelles sont les conditions d’adhésion à « FÉMININ CRÉATIF » ? « Il faut être une femme porteuse d’un projet créatif ou entrepreneurial, avec une volonté claire de participer à une dynamique collective. L’adhésion se fait sur dossier, avec une présentation du projet, une lettre de motivation et un entretien avec le bureau de l’Association. Nous recherchons des profils engagés, prêts à contribuer activement à la mission du collectif. » Mme Mehekou Mouloungui, dans quelle mesure l’art pratiqué par les femmes gabonaises peut-il être considéré comme un acte d’audace face aux normes sociales, culturelles et politiques du pays ? « L’art féminin, au Gabon, est encore trop souvent cantonné à l’espace privé ou marginalisé dans l’espace public. Lorsqu’une femme décide d’exposer, de créer, de vendre, de prendre la parole à travers son art, elle pose un acte de rupture. Elle conteste les normes silencieuses qui veulent qu’elle soit invisible. L’audace réside dans le choix de s’affirmer, de revendiquer sa place et de transformer l’art en outil de discours social et de revendication identitaire. » Comment les femmes artistes gabonaises utilisent-elles l’art pour défier les stéréotypes de genre et revendiquer leur place dans la société ? « Elles le font par la création de récits visuels et symboliques qui parlent d’elles, de leur vécu, de leur lutte. À travers leurs œuvres, elles déconstruisent les rôles de genres, exposent les injustices, valorisent la femme comme actrice de changement. L’art devient un espace de résistance, un outil de prise de parole là où le silence est imposé. C’est une stratégie puissante de réappropriation de leur image et de leur destin. » En quoi l’expression artistique féminine au Gabon reflète-t-elle une forme d’engagement et d’émancipation dans un contexte encore marqué par des inégalités de genre ? « Créer, pour une femme, c’est déjà s’émanciper. Dans un contexte où les inégalités persistent, où l’accès aux financements, à la formation, à la reconnaissance reste limité, chaque œuvre produite est un geste d’engagement. L’art devient un moyen de dénoncer, de proposer, d’unir et de faire évoluer les mentalités. Il incarne un désir de liberté et un besoin de changement profond dans la société. » Quels sont les obstacles auxquels se heurtent les femmes artistes au Gabon, et comment leur audace transforme-t-elle le paysage culturel gabonais ? « Les obstacles sont nombreux : manque de structures d’accompagnement, faible valorisation du travail artistique féminin, préjugés sociaux, manque de financement, invisibilité médiatique. Malgré cela, les femmes osent. Elles créent leurs propres espaces, se soutiennent entre elles, initient des projets comme FÉMININ CRÉATIF. Leur audace change la donne : elle fait émerger de nouveaux modèles, bouscule les cadres établis et rend visible une force créative jusqu’alors sous-estimée. »      Que propose « FÉMININ CRÉATIF » pour sa première exposition ? « Pour cette première édition, qui se tient le 25 mai à Libreville, « FÉMININ CRÉATIF » propose une exposition pluridisciplinaire qui mêle arts visuels, artisanat, gastronomie et créations entrepreneuriales. C’est un espace où se rencontrent la beauté, le sens et l’action. Chaque exposante présentera son univers, son identité, son parcours. Il ne s’agit pas simplement de montrer, mais de partager des expériences et de susciter des vocations. L’exposition se veut inclusive, accessible et inspirante. » Parlez-nous du site de l’exposition et des conditions d’accès. Sont-elles gratuites ou payantes ? « L’exposition a lieu à proximité du Lycée Léon MBA dès 10h00, sur l’aire de jeu située en face de la montée des Trois-Quartiers. L’entrée est gratuite, car nous souhaitons permettre à toutes et tous de venir découvrir, soutenir et célébrer la créativité féminine gabonaise, sans barrières d’accès. » Un mot de fin ? « FÉMININ CRÉATIF » est bien plus qu’un événement : c’est un mouvement. Un appel à toutes les femmes à croire en leur potentiel, à oser, à créer et à entreprendre. Notre pays a besoin de ses femmes, de leur vision, de leur audace. Nous vous attendons nombreux le 25 mai à Léon MBA pour célébrer cette énergie féminine qui transforme le Gabon. Un projet à la fois. »   Propos recueillis par Annie Mapangou Membres de l’association « FÉMININ CRÉATIF » Diplômée en techniques de commercialisation, Constalida Orty Mehekou Mouloungui est présidente de l’Association et fondatrice du projet Les Saveurs de l’Ivindo. Sa start-up valorise le manioc, un produit du terroir, un levier innovant aux plans culturel et économique, et une fierté nationale. Orty transforme le manioc en divers produits alimentaires (jus, boulettes, yaourts, gauffres, compotes, etc…) et d’autres richesses locales telles que la banane et l’igname. Son but est de promouvoir le tourisme culinaire et de réduire la dépendance alimentaire du Gabon, certains produits importés étant avariés quand ils arrivent sur le territoire. Félicia Cherole Koundi Mandega est secrétaire générale de l’Association. Sa start-up, « Bon Tchup », est spécialisée dans la transformation des produits alimentaires locaux, notamment la tomate. « Bon Tchup » est né d’un constat. Il s’avère qu’en matière de sauces d’accompagnement, les Gabonais consomment davantage de produits exportés. « Bon Tchup » a décidé de se spécialiser dans la transformation des tomates bio de notre pays en sauces d’accompagnement locales. Cornélie Brishka Odjele est secrétaire générale adjointe et porteuse du « FÉMININ CRÉATIF » OU L’ART

SLAMER POUR EXISTER

Au carrefour des mots et des émotions, Ferel s’impose comme l’une des voix montantes de la scène slam gabonaise. Dans un pays où l’art oratoire se mêle à l’engagement social, cet artiste singulier donne corps à des textes puissants qui résonnent bien au-delà des scènes urbaines de Libreville. À travers son verbe affûté et sa sensibilité à fleur de peau, il raconte les espoirs, les doutes et les luttes d’une jeunesse en quête de sens. Slameur passionné, tisseur de vers et d’émotions, Ferel fait du verbe une arme douce et puissante pour dire le Gabon d’aujourd’hui, ses douleurs muettes, ses rêves fragiles, ses espoirs suspendus. Chaque mot chez lui est pesé, ciselé, pour frapper l’âme autant que l’esprit. Rencontré dans le cadre de notre dossier spécial consacré à l’art au Gabon, Ferel s’est confié à notre média sur son parcours, sa vision du slam et son rôle d’artiste engagé dans une société en mutation. Un échange authentique avec un poète des temps modernes qui fait vibrer les mots pour éveiller les consciences.

DIAGNOSTIC DE LA PRESSE

Le journalisme est un métier fascinant et passionnant qui confère des droits et des devoirs aux hommes et aux femmes qui exercent ce métier. Dire la vérité, être rigoureux dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information figurent au nombre des devoirs du journaliste. La liberté d’expression est un droit fondamental de la presse. Culturellement ancré dans certaines sociétés, notamment en Occident, ce droit est encore semé d’embûches au Gabon.  Suivons les journalistes Anaclet Ndong Ngoua et Jérémie Nzamba. 

PRESSE ET POLITIQUE

REGARD DU PR. PAMPHILE MEBIAME-AKONO SUR LA COMMUNICATION ENTRE LA PRESSE ET LE POLITIQUE Pamphile Mebiame-Akono est linguiste. Il est le premier Gabonais à être professeur titulaire en pragmatique des interactions verbales. Il commence sa carrière à l’Université Omar Bongo en 2001. Son intérêt pour la fabrication du discours dans l’espace publique et, partant, pour la communication nous a tout naturellement mené à lui pour un entretien sur la communication entre la presse et le politique.   De fil en aiguille, le Pr Mebiame-Akono s’interroge sur une question que d’aucuns, y compris des journalistes, se posent. La question a trait à la capacité de la presse d’être le quatrième pouvoir, libre dans ses propos et indépendant du système politique quel qu’il soit. Pour autant, l’universitaire relève une note d’espoir et conclut par des conseils on ne peut plus utiles. 

VÉRONIQUE NIANGUI

Véronique Niangui est journaliste. Le choix d’embrasser cette carrière remonte à son adolescence. Après le bac, elle s’inscrit au Centre universitaire des sciences politiques et de développement (Cuspod), à Libreville. Son diplôme en poche, elle intègre le quotidien « l’Union », où elle déroule toute sa carrière professionnelle. Fonctionnaire du ministère de la Communication, puis attachée de cabinet du doyen des juges à la Cour constitutionnelle, Mme Niangui prend sa retraire. Après trente-trois ans de bons et loyaux services, elle est honorée de la médaille de Commandeur dans l’ordre du Mérite gabonais. Aujourd’hui, entourée de ses enfants et petits-enfants, elle se consacre à la lecture, à la plage, au sport, notamment la randonnée pédestre, grâce à une association de son quartier, pour maintenir la forme. Elle voyage et collabore occasionnellement dans un groupe de presse écrite. Nous l’avons rencontrée récemment.  Son histoire prend racine à Lébamba, dans la province de la Ngounié, où elle est née.  https://youtu.be/bfeoyPEF06c

LIBERTÉ D’EXPRESSION. ACCÈS AUX SOURCES D’INFORMATION. TRAITEMENT DE LA PRESSE

LIBERTÉ D’EXPRESSION. ACCÈS AUX SOURCES D’INFORMATION. TRAITEMENT DE LA PRESSE Le journalisme est un métier fascinant et passionnant. Ceux et celles qui travaillent dans la presse ont des droits et des devoirs dont le premier les astreint à dire la vérité, être rigoureux dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Les droits et devoirs de la presse s’appliquent à tous les journalistes d’où qu’ils viennent et où qu’ils soient.  Mais, si la liberté chère aux hommes et femmes des médias est culturellement ancrée dans certaines sociétés, notamment en Occident, au Gabon, le chemin est encore semé d’embûches.  https://www.youtube.com/watch?v=XHOmBV4js_E

CITOYENNETÉ

Qui est Me Marlène Fabienne Essola Efountame ?  Au premier regard, cette jeune gabonaise captive son auditoire par sa maîtrise du droit, son intelligence, son sens de la répartie et sa capacité à oser. Et qui ose ne baisse pas les bras. À l’instar de 13 des 19 postulants à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, dont la candidature a été rejetée par la CNOCER, Me Essola Efountame a saisi la Cour Constitutionnelle dont le verdict est attendu ce jeudi 20 mars. Elle est conseillère juridique, défenseure des droits humains y compris le droit à la Citoyenneté. Dans une interview au Magazine « Vivre », Me Essola Efountame s’explique sur l’importance que revêt la connaissance de nos droits et devoirs en tant que Citoyen et Citoyenne pour le bien-être individuel et sociétal, et la stabilité nationale.

GEOFFROY FOUMBOULA LIBEKA

« Si c’était à refaire, je le referai et ne changerai pour rien au monde ma posture qui est la mienne aujourd’hui. » Le regard sincère et le parler franc de Geoffroy Foumboula Libeka n’ont pas bougé d’un iota.   « Vivre » en a fait le constat lors de l’entretien qu’il nous a accordé en sa qualité de 4ème vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition gabonaise.   À quelques semaines de l’élection présidentielle anticipée du 12 avril, Geoffroy Foumboula Libeka livre sa vérité sur le Parlement, le Code électoral, le changement du calendrier électoral et sa relation à la Transition.

FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES

Le Gabon s’achemine-t-il, enfin, vers la mise en place d’un cadre de financement des campagnes électorales fiable et sécurisé ? Cette question est au cœur de notre entretien avec Me Gira Ondzagha, juge financier à la Cour des comptes et membre du Comité national qui a élaboré le nouveau Code électoral national.   De fil en aiguille, l’expert lève le voile sur d’autres points majeurs, notamment : le plafonnement des dépenses engagées, le contrôle des comptes des campagnes électorale, les mécanismes devant garantir la transparence du financement et les sanctions prévues par la loi contre les auteurs de détournements de fonds.   Gros plan sur les innovations du nouveau Code électoral en matière de financement des campagnes électorales.

CONSTITUTION NATIONALE ET EFFECTIVITÉ DES DROITS HUMAINS

CONSTITUTION NATIONALE ET EFFECTIVITÉ DES DROITS HUMAINS La Constitution nationale joue un rôle indéniable dans nos vies et celle de la Nation. Elle définit et organise les institutions de l’Etat, et garantit les droits et libertés fondamentales de la personne humaine. Pour autant, sa suprématie est-elle toujours garantie ? Nous vous invitons à le découvrir à travers l’éclairage du Pr Télésphore Ondo, maître de conférences en droit public à la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo et directeur du Centre de recherches et d’études constitutionnelles, administratives, parlementaires, politiques et internationales (CRECAPPI).     Vivre : Professeur Télésphore Ondo, qu’est-ce que la Constitution nationale et que représente-t-elle pour la nation gabonaise ?   Pr Télésphore Ondo : Le mot « Constitution » peut revêtir plusieurs sens. Toutefois, la définition juridique renvoie à une double conception de la Constitution : au sens matériel et au sens formel.   Au sens matériel, on peut la définir à partir de son objet, de sa matière, sa substance ou son contenu. On parle alors de Constitution matérielle. La Constitution est considérée ici comme l’acte fondateur d’une société politique donnée. Mieux, elle est l’acte juridique précis qui définit le statut de l’Etat, c’est-à-dire qui soumet l’exercice du pouvoir à un cadre juridique précis pour le choix des gouvernants, pour l’organisation et le fonctionnement des différentes institutions, pour les rapports entre ces institutions, enfin pour les rapports entre les citoyens et l’Etat. Tous les Etats ont une Constitution matérielle, quels que soient leurs régimes politiques.   Au sens formel, on peut également définir la Constitution à partir de sa force, de sa forme ou de sa procédure. La Constitution est dite formelle. Dans ce sens, la Constitution est l’ensemble des règles écrites ayant une valeur supérieure à celles des autres règles et qui ne peuvent être modifiées que par un organe spécial et selon une procédure spécifique prévue par la Loi fondamentale, différente et supérieure à celle utilisée par la loi ordinaire. Vu sous cet angle, la Constitution est dite rigide. La Constitution est pour la nation ce que la Bible est pour les chrétiens, c’est-à-dire la Loi fondamentale, la loi sacrée qui est le rempart contre les abus des pouvoirs publics.   Quels sont le rôle et le pouvoir de la Constitution nationale ?   Pr Télésphore Ondo : La Constitution n’a pas pour unique objet de déterminer la forme de l’État, d’organiser les institutions et de déterminer les règles de production des normes. La Constitution est un acte fondateur par lequel une société se constitue une identité et décide de l’ordre sociétal voulu. En particulier, elle consacre des droits et libertés fondamentaux et définit les modalités de leur protection. C’est la charte des valeurs libérales des sociétés démocratiques. En définitive, la Constitution se présente comme un acte de limitation des pouvoirs ainsi que l’exprime l’article 16 de la Déclaration française de 1789 sur les droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».   Toutefois, ce rôle de la Constitution se trouve dénaturé aujourd’hui à cause de la fréquence des révisions constitutionnelles, tantôt instrumentalisées par le pouvoir en place ; tantôt déstabilisées par la banalisation des révisions en dépit de la rigidité affichée ; ou encore menacées de l’intérieur par un contenu crisogène et conflictogène; voire concurrencée par des accords politiques à la portée juridique discutable. Cette délégitimation du sens commun des Constitutions est réelle.   Du pouvoir de la Constitution : La Constitution a :   un pouvoir (normatif) de contrainte et de soumission des pouvoirs publics et des personnes privées ;   un pouvoir qui institutionnalise la négociation, le consensus ;   un pouvoir qui incarne le pacte social fondateur, assis sur des valeurs et principes communs ;   un pouvoir de garant d’un équilibre juste et harmonieux des partenaires politiques et sociaux ;   un pouvoir de règlement pacifique des conflits ou de pacification des rapports politiques et sociaux ;   un pouvoir symbolique et juridique car elle justifie la fondation d’un Etat. L’établissement et la révision de la Constitution obéissent à des règles particulières et protectrices.   Quelle est la place des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la Constitution nationale ?   Pr Télésphore Ondo : Les droits de l’homme et les libertés fondamentales occupent une place de choix dans la Constitution gabonaise. Car, dès le préambule de la Constitution, le peuple gabonais « affirme solennellement son attachement aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales » tels qu’ils résultent de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, consacrés par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et par la Charte nationale des libertés de 1990. De plus, la Constitution prévoit un titre préliminaire intitulé « Des principes et des droits fondamentaux ». Enfin, l’article 1er, qui consacre plusieurs droits fondamentaux, précise préalablement que : « La République gabonaise reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l’homme, qui lient obligatoirement les pouvoirs publics. »   Comment la Constitution nationale garantit-elle les droits de l’homme et les libertés fondamentales ?   Pr Télésphore Ondo : La Constitution nationale prévoit plusieurs outils de garantie :   le pouvoir judiciaire, gardien de la liberté individuelle (article 1eret 23 in fine) ;   la Cour constitutionnelle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques (article 83 in fine) ;   le Parlement, en votant la loi et en contrôlant l’action du gouvernement, participe largement à la garantie des droits de l’homme.   Quelle est l’effectivité de la mise en œuvre des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Gabon ?   Pr Télésphore Ondo : Le bilan est mitigé quant à l’effectivité de la mise en œuvre des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Plusieurs facteurs justifient ce bilan :   la méconnaissance des droits et procédures par les citoyens et même certains professionnels du droit ;   le manque de volonté des organes compétents (absence de contrôle) ;   la CONSTITUTION NATIONALE ET EFFECTIVITÉ DES DROITS HUMAINS