La Rédaction

FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA « JE ME PRESENTE POUR REDONNER SENS A LA JUSTICE SOCIALE ET AUX DROITS HUMAINS »

FLAVIENNE ADIAHENOT-MEPOREWA « JE ME PRÉSENTE POUR REDONNER SENS À LA JUSTICE SOCIALE ET AUX DROITS HUMAINS. » Militante de l’Union Nationale (UN) et députée de la Transition, Flavienne Adiahenot-Meporewa est candidate aux élections législatives pour le 2ème siège _ LITTORAL dans le 4ème arrondissement de Libreville. Portée par un engagement citoyen de longue date, elle revient sur son regard critique de la politique sociale actuelle, les raisons de sa candidature et les grandes lignes de son programme Flavienne Adiahenot-Meporewa – Pour la candidate que je suis, la République gabonaise souffre encore d’un manque de vision claire en matière de politique sociale. Trop de familles vivent dans la précarité, trop de jeunes sont sans perspectives, trop de citoyens voient leurs droits fondamentaux bafoués comme en témoignent plusieurs réalités préoccupantes. L’accès aux soins de santé : de nombreux foyers gabonais, notamment dans les quartiers populaires et en zones rurales, peinent à consulter un médecin ou à bénéficier d’un traitement adapté faute de moyens financiers et d’infrastructures suffisantes. La santé ne doit pas être un privilège. Je propose la mise en place d’une Couverture Santé Universelle renforcée. La CNAMGS est la structure, mais la Couverture Santé Universelle est la vision, dont la CNAMGS est censée être le moteur. » Le chômage des jeunes diplômés : malgré leur dynamisme et leurs compétences, une grande partie de la jeunesse se heurte à l’absence d’opportunités professionnelles. Ce gâchis de talents alimente frustration et désillusion. Je défends l’adoption d’une loi favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, incluant des stages rémunérés obligatoires, des incitations fiscales pour les entreprises qui recrutent, et des programmes de microfinancement dédiés aux entrepreneurs de moins de 35 ans. Ces propositions sont faisables au Gabon. Aujourd’hui, les stages ne sont pas rémunérés par obligation, il n’existe pas de dispositif fiscal spécifique pour l’embauche des jeunes, et les mécanismes de financement restent trop complexes. Pourtant, ces mesures sont appliquées avec succès dans d’autres pays africains. Les rendre effectives par une loi serait une avancée majeure pour valoriser nos jeunes talents. Quelles sont les autres réalités qui vous préoccupent ?​ Les inégalités dans les allocations sociales : si l’indemnité allouée aux personnes vivant avec un handicap a été revue durant la Transition, les allocations familiales, elles, tardent à évoluer. « On ne peut pas demander aux familles d’assumer seules le poids de la pauvreté et du coût de la vie », martèle-t-elle, appelant à une réforme des prestations sociales en faveur des enfants et des familles nombreuses. Les faillites d’entreprises publiques et privées : les liquidations de sociétés comme AIR GABON, les faillites de la POSTEBANK ou de la SOGEC ont laissé des milliers de travailleurs, d’épargnants et de familles dans l’incertitude. Ces dossiers ne doivent pas rester des sujets tabous, enterrés dans le passé. Ils méritent un traitement spécial, car ils touchent à la confiance même des citoyens envers l’État et ses institutions. Je propose l’ouverture de mécanismes de compensation et de relance pour protéger les victimes de ces faillites. Parlez-nous de votre combat et de votre candidature aux législatives ​ Je n’en suis pas à mon premier combat. Ma candidature est née d’un militantisme constant. Militante depuis 2010, je me suis illustrée par mon engagement au sein de l’Union Nationale et par mes actions de proximité dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville. Je ne me présente pas pour une carrière. Je me présente parce que je crois que le Parlement doit redevenir la maison du peuple. Je revendique un militantisme marqué par des luttes sociales et des échecs transformés en leçons de résilience. Chaque revers m’a rendue plus forte, chaque victoire a renforcé ma conviction que rien n’est impossible quand on agit pour le bien commun. Quels sont les axes majeurs de votre projet législatif ?​ Mon projet se base sur 6 axes majeurs en tête desquels la justice sociale. Je veillerai à ce qu’elle soit renforcée par le biais de l’amélioration à l’accès à la santé, à l’éducation et aux services publics essentiels. Les 5 autres axes de mon projet visent à : Mettre la jeunesse au cœur de l’action à travers le développement de l’insertion professionnelle, le soutien des initiatives entrepreneuriales et l’appui aux jeunes, l’objectif étant de leur permettre d’avoir un rôle actif dans la gouvernance locale et nationale. Garantir les droits humains en veillant à l’application effective des libertés fondamentales et de l’équité devant la loi. Assurer la transparence et la redevabilité par l’instauration d’un contrôle rigoureux des politiques publiques et la lutte contre les privilèges sont au cœur de ce volet. Répondre aux priorités locales à travers notamment l’amélioration des infrastructures, de la sécurité et de l’emploi dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, la restructuration et la relance des dispensaires. Proposer une loi sur la politique de la ville afin d’encadrer le développement urbain, lutter contre les inégalités territoriales et offrir à chaque citoyen, dans chaque quartier, un cadre de vie digne, sûr et durable Inscrire dans le budget des crédits spécifiques pour l’eau et l’électricité : il faut faire de ces services essentiels une priorité nationale car « Une nation sans eau courante ni énergie fiable ne peut se développer. J’en fais une priorité absolue de mon programme législatif. Ces crédits, inscrits dans un fonds spécial contrôlé par l’Assemblée nationale, permettront d’étendre et de moderniser les réseaux, tout en prévoyant des tarifs sociaux pour les familles vulnérables. En guise de conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux Gabonais ?​ Mon message est un appel à l’unité et à la responsabilité collective. Je lance un message solennel aux électeurs : Je ne prétends pas détenir toutes les solutions, mais je vous promets sincérité, proximité et engagement. Ma candidature est un acte de foi en notre capacité collective à bâtir un Gabon plus juste, digne et prospère. Je tends la main à chaque citoyen pour que nous transformions nos douleurs en force, nos attentes en actions et nos rêves en victoires. Ensemble, écrivons une nouvelle page de notre histoire commune. Propos recueillis par Flavienne L. Issembè

COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES

CONSEILS PRATIQUES COMPRENDRE LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES Au Gabon comme ailleurs, voter n’est pas seulement un droit : c’est un pouvoir. Un pouvoir discret, mais déterminant. Pourtant, nombreux sont les citoyens qui ignorent encore la portée réelle de leur vote, ou la différence entre élections législatives et locales. Élections législatives. Élections locales. Qui élit-on ? Voter aux législatives et aux locales, c’est choisir les candidats et candidates qui fixeront les règles du pays. Lors des élections législatives, on élit les députés et les sénateurs. Ces parlementaires siègent respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat. Leur mission est d’élaborer les lois, de débattre des politiques nationales et de contrôler l’action du gouvernement. Ils influencent directement des domaines cruciaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi, la fiscalité et la sécurité. Les élections locales concernent notre vie de tous les jours. Elles permettent d’élire les maires et les conseillers départementaux. Ces élus gèrent des questions de proximité tel que les routes, les écoles, les dispensaires, les marchés, l’état civil et la salubrité publique. Leur action ou leur inaction se ressent immédiatement dans notre environnement. Mais alors, comment choisir un bon candidat ? D’abord, en se renseignant. Il ne suffit pas de voter pour un nom connu ou un logo. Il faut écouter les propositions, comparer les programmes, vérifier le sérieux des engagements. Un bon candidat est celui qui connaît les réalités du terrain, propose des solutions concrètes, et reste accessible. Pour les législatives, on attend d’un député qu’il soit capable de défendre les intérêts de sa circonscription à l’échelle nationale. Pour les locales, on attend d’un maire ou d’un conseiller qu’il s’implique sur le terrain, soit proche des citoyens et améliore concrètement la vie dans nos quartiers et villages. Ainsi, les élections législatives définissent les grandes lignes de la politique nationale, tandis que les élections locales façonnent notre quotidien de manière tangible. L’une agit sur les lois et les institutions, l’autre sur notre environnement direct. Mais dans les deux cas, c’est le citoyen qui détient la clé du changement. Refuser de voter, c’est abandonner ce pouvoir. Y prendre part, c’est affirmer sa place dans la société et contribuer activement à la construction du Gabon de demain. L’ÉLECTEUR – QUI EST-IL ET POURQUOI VOTE-T-IL ? L’électeur gabonais est un citoyen de 18 ans ou plus, inscrit sur les listes électorales et jouissant de ses droits civiques. Son vote, loin d’être symbolique, est un acte décisif pour désigner les candidats aux élections qui influencent directement son quotidien. À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, dans un contexte tendu marqué par des soupçons de favoritisme et d’exclusions, voter devient un acte de vigilance démocratique. S’abstenir, c’est laisser les autres choisir pour soi. Pourquoi voter ? À l’heure où des critiques s’élèvent contre la Commission nationale d’organisation des élections (CNOCER), accusée de favoritisme, d’erreurs de gestion, voire d’exclusion de certains candidats, voter devient un acte de vigilance démocratique. Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a reconnu « l’existence d’informations troublantes » et promis un dépouillement public, signe d’un engagement pour plus de transparence. Mais la meilleure garantie de cette transparence réside dans la participation massive et éclairée des électeurs. Chaque voix compte Face aux enjeux, un électeur bien informé est un électeur puissant. Voter, c’est défendre un projet de société. C’est dire oui à une vision du Gabon. Comprendre pourquoi on vote, c’est comprendre ce que l’on défend : l’égalité des chances, l’accès aux services publics, la bonne gouvernance locale, la justice sociale. Voter, c’est refuser les dérives d’un système parfois miné par le désintérêt, les erreurs ou la manipulation. S’informer, c’est résister. Participer, c’est construire. En résumé Être électeur, ce n’est pas juste glisser un bulletin dans une urne. C’est revendiquer sa place dans la construction d’un Gabon plus juste, plus efficace, plus proche de ses citoyens. C’est aussi transmettre un message aux générations futures : nous avons choisi de participer. Alors, le 27 septembre, votons. Pour nous. Pour nos enfants. Pour demain. Florène Okome Pambo

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE 4 ANCIENS CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE UNE ALERTE POLITIQUE FACE À UN PROCESSUS ÉLECTORAL PRÉCIPITÉ Trois mois après la dernière élection présidentielle du 12 avril qui a vu l’installation d’un nouveau pouvoir exécutif, le paysage politique gabonais semble déjà à nouveau sous tension. Quatre anciens candidats, Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Thierry Yvon Michel N’goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga ont uni leurs voix lors d’une conférence de presse conjointe le 31 juillet dernier, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive inquiétante du processus électoral en cours. Alors que le pays s’achemine vers les élections législatives et locales prévues respectivement les 27 septembre et 7 octobre prochains, les quatre hommes ont décidé de tirer la sonnette d’alarme face à un calendrier qu’ils jugent précipité, désorganisé et potentiellement vecteur de tensions politiques. Leur message : le Gabon court le risque d’un nouveau cycle d’instabilité si les règles du jeu électoral ne sont pas rapidement révisées. « Il est encore temps d’agir pour éviter une nouvelle crise », ont-ils martelé devant un parterre de journalistes nationaux et internationaux. Des propositions claires pour un scrutin apaisé Au-delà de la critique, les quatre anciens candidats ont présenté une série de propositions concrètes pour corriger les failles du processus et redonner confiance aux citoyens et aux acteurs politiques : Prolonger le délai de dépôt des candidatures jusqu’au 25 août, afin de permettre aux postulants de finaliser leurs dossiers administratifs dans des conditions plus sereines, tout en garantissant une meilleure organisation des élections. Réformer la composition des commissions électorales locales, en demandant notamment le retrait des magistrats de l’ordre administratif. Une mesure censée préserver l’impartialité judiciaire dans la gestion des contentieux électoraux. Assurer une représentation politique équilibrée dans l’organisation du scrutin, pour garantir une supervision crédible et acceptée de tous. Organiser, sans tarder, une concertation nationale entre majorité et opposition, en vue de dégager un consensus fort sur les règles du jeu électoral et éviter toute contestation future. Une coalition d’anciens rivaux : simple alliance de circonstance ou front politique en gestation ? En s’exprimant d’une seule voix, ces anciens adversaires du scrutin présidentiel envoient un signal politique fort. Au-delà des critiques techniques, leur posture interroge : s’agit-il d’un regroupement temporaire face à une urgence nationale, ou les prémices d’un nouveau front politique structuré ? À l’heure où la démocratie gabonaise cherche encore ses marques après une transition post-présidentielle délicate, l’initiative de ces quatre figures pourrait bien peser sur la suite du processus. Leur capacité à fédérer d’autres forces, à maintenir une ligne commune et à proposer une vision politique alternative sera scrutée de près. Leur cri d’alerte résonne aujourd’hui. Mais demain, seront-ils toujours ensemble ? Et surtout, seront-ils entendus ?   Eric Ozwald

ILS ONT DIT

« L’Art est le produit qu’un homme ou une femme offre à ses contemporains et qui, très souvent, lui survit à travers les siècles. L’art est un refuge…En général, l’art magnifie le réel. C’est ainsi que les uns et les autres, d’horizons divers, de cultures différentes, en arrivent à se retrouver voyageant ensemble dans la même classe de la psyché humaine sans rien trouver à redire. C’est ça la magie et l’essence même de l’art ! » Edego Nous avons la grâce d’être le seul pays à avoir la Pierre de Mbigou. Cependant nous sommes inquiets car si notre génération disparait, il n’y aura pas de relève. Il faut former des sculpteurs. Je demande aux autorités de s’investir davantage afin de nous permettre de dispenser des cours dans les écoles, lycées et collèges. Je suis sûr et certain que si nous arrêtons, on n’entendra plus parler de la Pierre de Mbigou. » Evariste Domba. Sculpteur de Pierre de Mbigou «En République gabonaise, l’art ne nourrit pas nos ménages. Certaines personnes ne comprennent pas l’art. Les droits d’auteur, par exemple, ne sont pas valorisés. Je tiens néanmoins à féliciter le ministère de la Culture et des Arts qui organise des ateliers et permet aux artistes de mettre en lumière leurs talents à travers ce qu’ils proposent aux citoyens gabonais. J’aimerais avoir une salle d’exposition permanente où les personnes payeront les entrées pour découvrir ce que nous proposons. » Rhaïna Kengue.Conceptrice d’objets issus de matériaux naturels « Pour que la dignité de l’artiste devienne réalité, il faut légaliser, il faut que des barèmes de production soient institutionalisés. Toute personne qui fait appel à un artiste pour telle ou telle prestation doit avoir le barème légal et national pour récompenser la prestation d’un artiste. Il faut aussi reconnaitre le travail et l’œuvre de l’artiste, et se dire qu’un masque, par exemple, ne peut coûter en dessous d’une certaine somme. »   Dominique Douma. Dramaturge & Écrivain « La liberté est le souffle qui anime toute création artistique, le socle sur lequel se construisent nos aspirations les plus profondes. C’est cette alliance puissante entre le cinéma et la liberté que nous célébrons une fois de plus. »   Pauline Mvele Nambane.Directrice du Festival International Cinéma Liberté de Libreville

CINÉMA ET BONNE GOUVERNANCE

Site du Festival International Cinéma Liberté de Librevile. Baie des Rois 22-29 juin 2025 « Le Festival international Cinéma Liberté de Libreville (FICLL) se positionne désormais comme une plateforme influente de promotion de la liberté et de la bonne gouvernance au Gabon, avec une vraie dynamique en faveur des jeunes talents ». C’est, du moins, l’avis des organisateurs et des invités à la 2ème édition dudit festival au nombre desquels des représentants du gouvernement, de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS) et de l’Institut français du Gabon (IFG). « Le cinéma est un témoin, un cri, un pont entre les hommes. Il donne une voix à ce qu’on n’écoute pas assez. Il éclaire les zones d’ombre, il interpelle et réconcilie. Le thème de la liberté est un appel à défendre la liberté d’expression, la liberté de création, la liberté d’opérer, de dire et de montrer. Cette liberté, nous devons la protéger partout, et plus particulièrement dans le continent africain. » Ces propos du secrétaire général du ministère du Rayonnement culturel et des Arts gabonais, Jean Clary Outoumou, prononcés à l’occasion du récent FICLL, remettent au goût du jour une autre vérité fondamentale mise en exergue par la Directrice du Festival, Pauline Mvele Nambane. « La liberté est le souffle qui anime toute création artistique, le socle sur lequel se construisent nos aspirations les plus profondes. C’est cette alliance puissante entre le cinéma et la liberté que nous célébrons une fois de plus. » « Nous avons des scénaristes émérites, de même les acteurs, réalisateurs… des qualités hors du commun qui nous garantissent de produire de nouvelles œuvres impérissables… », se félicite Jean-Claude Mpaka, représentant du ministre de la Communication et des Médias.  De l’avis du Directeur général adjoint de l’IGIS, Samson Elibigui, « ce festival est un acte de foi en l’art, en la liberté d’expression et en l’imaginaire gabonais et africain. »  « À travers l’IGIS, l’État gabonais réaffirme son engagement à soutenir les initiatives culturelles. Le cinéma gabonais n’est pas en marge, il est en marche, audacieux et professionnel », a martelé Samson Elibigui. L’IFG, en tant que partenaire technique et financier, « accompagne la création, la formation et les étudiants en valorisant les patrimoines vivants et en contribuant de manière structurée au secteur cinématographique… Nous réussirons à faire de Libreville une terre du cinéma », a indiqué le Directeur général, Bernard Rubi. Des masters class aux concours d’art oratoire et de courts métrages, le FICLL sert de cadre à l’identification des talents. Dans le domaine du cinéma par exemple, Teshene Miller, Benoît Baderhwa et Fred Doukaga, réalisateurs des courts métrages « Le cahier des anomalies », « La norme » et « Les rouages d’un système », emportent des prix y compris un voyage pour le premier et des sommes d’argent pour le second et le troisième. Les critères de sélection se basent notamment sur l’originalité de la thématique, la mise en scène, le jeu des acteurs et un ensemble d’éléments techniques y compris la lumière, le cadrage, le montage, la qualité du son et l’étalonnage qui renvoie à la couleur et aux images. Les Master Class ont édifié les participants sur des thèmes comme les consultations poétiques, l’art de la narration visuelle et l’éclairage cinéma en extérieur jour, l’intelligence culturelle, la liberté de filmer en Afrique. L’art oratoire s’est conclu sur la victoire de trois lauréats : Céfora Mboumba, Jéhojada et Mensome Privat. Les critères de sélections sont l’éloquence face au public, la présentation qualitative des arguments, la gestuelle appropriée, la ponctualité, les références par rapport aux citations et aux proverbes utilisés par les différents orateurs, À travers son film titré Afrotopia, David Mboussou parle à la fois de tourisme, de médecine traditionnelle et d’identité gabonaises, de développement durable, de développement du patrimoine naturel et culturel. 

LE SCULPTEUR DE MBIGOU

LE SCULPTEUR DE MBIGOU La Pierre de Mbigou est une roche tendre de type stéatite, connue pour sa malléabilité et sa facilité à être sculptée. Elle est extraite dans la région de Mbigou, une ville de la province de la Ngounié au Gabon. Les artisans et artistes locaux utilisent cette pierre pour créer des œuvres d’art uniques, notamment des sculptures de personnages, d’animaux et autres représentations symboliques.  Ils utilisent cette pierre pour exprimer leur créativité, fruit d’une longue tradition artistique et d’une expression créative chez les peuples du sud du Gabon. 

DROITS ET DEVOIRS DE L’ARTISTE GABONAIS

DROITS ET DEVOIRS DE L’ARTISTE GABONAIS Longtemps relégué à la marge, le secteur artistique gabonais bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle. Avec l’adoption du rapport n°018-2023 portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel, l’État pose un cadre juridique clair aux droits et obligations de celles et ceux qui contribuent à la richesse culturelle du pays.   Quels sont les droits fondamentaux de l’artiste gabonais ?   Les droits fondamentaux de l’artiste sont énumérés au chapitre 24, en son titre 5. Ceux-ci incluent : Le droit de propriété intellectuelle : l’artiste jouit du droit d’auteur et des droits voisins selon les lois en vigueur. Le droit à un contrat clair : chaque prestation artistique doit être encadrée légalement. Le droit au dédommagement en cas de rupture abusive du contrat. Le droit à une rémunération équitable (forfaitaire ou proportionnelle). Le droit à des espaces d’expression artistique propices au développement de l’art. Le droit à la visibilité dans les événements et médias sous tutelle de l’État. Le droit à la formation dans le domaine culturel et artistique. Le droit à la sécurité sociale, via une affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).   Base légale complémentaire   Outre le rapport n°018-2023 portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel, d’autres textes soutiennent la reconnaissance des droits de l’artiste. Notamment : La Constitution gabonaise qui garantit la liberté de création artistique (article 1, alinéa 17). Le Code de la communication (2016) qui encadre l’expression artistique dans les médias. La Charte africaine des droits de l’homme (article 17) qui reconnaît à chaque individu le droit à la culture. La Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2005), ratifiée par le Gabon, encourage les États à protéger les artistes et leur liberté d’expression.   Mise en œuvre du statut de l’artiste : défis et attentes   Le statut est voté, mais sa mise en œuvre concrète tarde. La création d’un guichet unique, l’enregistrement des artistes à la CNSS et les décrets d’application sont encore attendus.   Le statut de l’artiste ne confère pas que des droits, mais également des devoirs. Comme le souligne le texte officiel, l’artiste est désormais un acteur économique, social et éthique, responsable devant la loi et la société.   Quels sont les devoirs attachés au statut de l’artiste ?   Tout artiste ou acteur culturel est tenu de respecter : Les obligations fiscales en vigueur. Le respect de l’ordre public et de la dignité humaine dans ses œuvres. Le secret professionnel, notamment dans le cadre de collaborations sensibles. La déclaration de ses revenus artistiques.   À retenir   Le statut de l’artiste gabonais garantit un équilibre entre droits et devoirs, protégeant sa création et sa dignité. Le cadre juridique propre à l’artiste contribue à professionnaliser un secteur longtemps marginalisé. La mise en œuvre effective des droits de l’artiste reste la clé pour en faire des réalités concrètes. L’artiste devient un acteur reconnu, mais aussi responsable, dans la société gabonaise. « Le statut de l’artiste n’est pas qu’une formalité : c’est une étape majeure vers la reconnaissance, la dignité et la protection de ceux qui donnent vie à la culture de notre pays. »     Florène O. PAMBO

L’ART AU FÉMININ

L’ART AU FÉMININ Orty, Marie-Joelle, Rhaïna, et d’autres sont de celles qui croient au potentiel de la femme d’exister, de s’émanciper et de faire la différence. À travers « Féminin Créatif », elles s’attèlent à promouvoir l’art sous toutes ses facettes. Le culinaire, l’artisanat, la bijouterie, la décoration, la peinture et d’autres domaines artistiques mobilisent cette jeune association née il y a à peine un an. Bienvenue dans l’univers d’Orty, Marie-Joelle et Rhaïna qui osent pour aller au bout de leurs rêves.     Annie Mapango

SALUT L’ARTISTE !

SALUT L’ARTISTE ! Il est des hommes et des femmes qui ont foi en la vie, en leur étoile, en leur créativité. Les artistes sont de ceux-là. À travers leurs œuvres ils marquent les esprits et les époques. Adulés ou haïs, ils ou elles sont un pan indispensable de la société qu’ils observent, analysent et dépeignent à travers leurs œuvres pour éveiller et éclairer les consciences. Mais qui est cet homme, qui est cette femme, qui ose défier les codes ? Quel est son rôle dans la société ? Quels sont ses droits et ses devoirs ?   Les mots ne manquent pas pour définir le personnage hors du commun et unique en son genre qu’est l’artiste. À travers ses œuvres – fruit de sa créativité, de son imaginaire et de son sens de l’observation de la société – il conte l’histoire de la vie, sa beauté, ses travers, et invite à la réflexion et à l’action. De par le rôle qu’il joue, il est et demeure ce créateur, ce libre penseur dont les œuvres véhiculent des messages qui éveillent les consciences ; émeuvent, calment ou perturbent l’âme.   Perturbateur, il l’est car il véhicule la vérité. Si d’aucuns estiment que « la justesse n’est pas toujours bonne à dire car elle dérange, d’autres en revanche, en particulier l’artiste et les amoureux de l’art, sont d’avis qu’il est un pan indispensable de la société. Le prix à payer est lourd. Nombre d’artistes croupissent dans la misère pour avoir osé dénoncer un régime, un système en place, parfois au prix de leur vie.   Loin de baisser les bras, l’artiste persévère et ne manque pas de rappeler à la société que tout être humain a des droits dont celui de créer. L’œuvre qui jaillit de l’esprit, fruit d’un travail de longue haleine, ne gagnerait-elle pas enfin à être reconnue et appréciée à sa juste valeur afin que ses auteurs jouissent d’un salaire décent, de meilleures conditions de vie et de la sécurité qui va avec.   Arraché au prix d’énormes sacrifices. À travers des interviews, témoignages, articles, portraits et points de vue d’artistes engagés et du public, toutes couches sociales confondues, « Vivre » lève le voile sur l’artiste. Ses œuvres, ses conditions de vie et la place de choix qu’il/elle mérite.   Dominique Douma, écrivain, comédien et homme de théâtre gabonais de renommée nationale et internationale, invite le public y compris les gouvernants « à prêter attention aux messages artistiques pour que demain soit peut-être meilleur…Nous ne sommes pas les ennemis de la société. Nous sommes plutôt des guides de la société. »   La rédaction

MALADIES CARDIO-VASCULAIRES. ALCOOL. TABAC. DROGUE

La flambée des addictions dans la population gabonaise laisse entrevoir une augmentation des affections cardio-vasculaires, notamment chez les jeunes et les femmes qui s’y adonnent de plus en plus. Dr Christelle P. Akagha Kondé, cardiologue à l’Institut des maladies infectieuses Professeur Daniel Gahouma d’Owendo, dresse un état des lieux qui appelle à agir au plus vite.   « Vivre » – Dr Akagha Kondé, quelles sont les maladies cardio-vasculaires causées par l’alcool, le tabac et la drogue, et comment affectent-elles le bien-être ?   Dr Akagha Kondé – Les maladies cardio-vasculaires désignent, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un ensemble de pathologies touchant le système cardio-vasculaire, constitué du cœur et des vaisseaux sanguins. Elles représentent la première cause de décès et de handicap dans le monde. Le système cardio-vasculaire sert à alimenter l’ensemble des organes du corps humain. En cas d’atteinte de l’un de ces deux éléments, il y aura, par exemple, des répercussions sur : Le cerveau, avec apparition des troubles de la parole, de la marche ou même de la conscience ; Le rein, avec installation d’une insuffisance rénale, qui va empêcher le corps d’éliminer correctement ses déchets ; Le cœur, avec l’insuffisance cardiaque, qui se manifeste par un essoufflement lors de l’effort et des œdèmes des membres inférieurs. La qualité de vie de la personne concernée s’en trouvera ainsi altérée.     Docteur Akagha Kondé, comment le tabac, l’alcool et la drogue affectent-ils la santé cardio-vasculaire ?   Bien que nous ne disposions pas encore de données statistiques publiées sur la question, notre expérience professionnelle montre que malheureusement le taux de réussite semble assez faible. Faible parce que, au-delà de la santé physique, il faut lutter contre l’ensemble des facteurs qui favorisent ces addictions, au niveau économique et au niveau social.   Votre mot de la fin, Docteur.   Les maladies cardio-vasculaires sont un fléau mondial. Les pays émergents, tels que le Gabon, ne sont pas épargnés. Certains facteurs favorisants sont évitables. C’est le cas des différentes addictions qui ont été évoquées tout au long de cette interview.   Bien que nous ayons évoqué les atteintes cardio-vasculaires, il faut dire que les addictions sont également responsables d’atteintes d’autres organes, tels que le foie, avec la cirrhose qu’on retrouve chez des patients de plus en plus jeunes. Les populations devraient continuer à être informées sur les dangers pour la santé et sur les possibilités de recevoir l’aide nécessaire pour se défaire des addictions. C’est donc pour nous l’occasion de vous remercier pour cette tribune d’échanges et de vulgarisation de l’information. Quels sont les taux de réussite enregistrés dans le cadre des conseils que vous prodiguez aux patients en faveur de l’adoption d’un mode de vie sain ?   Bien que nous ne disposions pas encore de données statistiques publiées sur la question, notre expérience professionnelle montre que malheureusement le taux de réussite semble assez faible. Faible parce que, au-delà de la santé physique, il faut lutter contre l’ensemble des facteurs qui favorisent ces addictions, au niveau économique et au niveau social.   Votre mot de la fin, Docteur.   Les maladies cardio-vasculaires sont un fléau mondial. Les pays émergents, tels que le Gabon, ne sont pas épargnés. Certains facteurs favorisants sont évitables. C’est le cas des différentes addictions qui ont été évoquées tout au long de cette interview.   Bien que nous ayons évoqué les atteintes cardio-vasculaires, il faut dire que les addictions sont également responsables d’atteintes d’autres organes, tels que le foie, avec la cirrhose qu’on retrouve chez des patients de plus en plus jeunes. Les populations devraient continuer à être informées sur les dangers pour la santé et sur les possibilités de recevoir l’aide nécessaire pour se défaire des addictions. C’est donc pour nous l’occasion de vous remercier pour cette tribune d’échanges et de vulgarisation de l’information. Nous prévoyons d’organiser des séances d’éducation thérapeutique des patients par groupes pour favoriser les échanges de vécu. Nous comptons aussi sur l’implication des hommes et femmes des médias que vous êtes pour nous aider à sensibiliser notre population, particulièrement les jeunes, à ces addictions.   Quels sont les taux de réussite enregistrés dans le cadre des conseils que vous prodiguez aux patients en faveur de l’adoption d’un mode de vie sain ?   Bien que nous ne disposions pas encore de données statistiques publiées sur la question, notre expérience professionnelle montre que malheureusement le taux de réussite semble assez faible. Faible parce que, au-delà de la santé physique, il faut lutter contre l’ensemble des facteurs qui favorisent ces addictions, au niveau économique et au niveau social.   Votre mot de la fin, Docteur.   Les maladies cardio-vasculaires sont un fléau mondial. Les pays émergents, tels que le Gabon, ne sont pas épargnés. Certains facteurs favorisants sont évitables. C’est le cas des différentes addictions qui ont été évoquées tout au long de cette interview.   Bien que nous ayons évoqué les atteintes cardio-vasculaires, il faut dire que les addictions sont également responsables d’atteintes d’autres organes, tels que le foie, avec la cirrhose qu’on retrouve chez des patients de plus en plus jeunes. Les populations devraient continuer à être informées sur les dangers pour la santé et sur les possibilités de recevoir l’aide nécessaire pour se défaire des addictions. C’est donc pour nous l’occasion de vous remercier pour cette tribune d’échanges et de vulgarisation de l’information. Au cours de la consultation, nous abordons déjà la question du mode de vie avec notre patient. Après l’avoir interrogé sur ses habitudes, nous discutons de la modification des comportements inappropriés. En fin de consultation, nous dressons les recommandations qu’il devra suivre et discutons avec lui de leur faisabilité. À chaque contrôle, nous vérifions l’application des mesures prescrites.   Nous prévoyons d’organiser des séances d’éducation thérapeutique des patients par groupes pour favoriser les échanges de vécu. Nous comptons aussi sur l’implication des hommes et femmes des médias que vous êtes pour nous aider à sensibiliser notre population, particulièrement les jeunes, à ces addictions.   Quels sont les taux de réussite enregistrés dans le cadre des MALADIES CARDIO-VASCULAIRES. ALCOOL. TABAC. DROGUE

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