Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Yourick S.Obame - Webdesigner
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
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Flavienne L. Issembè

COMMUNIQUER

Pamphile Mebiame-Akono est linguiste. Il est le premier Gabonais à être professeur titulaire en pragmatique des interactions verbales. Il commence sa carrière à l’Université Omar Bongo en 2001. Son intérêt pour la fabrication du discours dans l’espace publique et, partant, pour la communication nous a tout naturellement mené à lui pour un entretien sur la communication entre la presse et le politique. De fil en aiguille, le Pr Mebiame-Akono s’interroge sur une question que d’aucuns, y compris des journalistes, se posent. La question a trait à la capacité de la presse d’être le quatrième pouvoir, libre dans ses propos et indépendant du système politique quel qu’il soit. Pour autant, l’universitaire relève une note d’espoir et conclut par des conseils on ne peut plus utiles. 

LE RÊVE OU LA VOIE DU POSSIBLE

Que serait le monde si le rêve n’y avait pas sa place ? Alors, laissons libre cours à des lendemains où le Journaliste pourra, enfin, Vivre sans crainte aucune. Ni pour sa sécurité, ni celle de son entourage. Finies l’expression bâillonnée, la censure et les arrestations arbitraires. Ce n’est qu’un rêve, me direz-vous. Mais du rêve nait le possible grâce auquel nombre d’hommes et de femmes deviennent et demeurent journalistes.  D’autres avant nous y ont cru et sont allés au bout de leurs aspirations. Au commencement, dans les temps anciens, était la transmission orale des nouvelles, puis vinrent, au 15ème siècle, les premiers manuscrits auxquels succéda la presse imprimée au siècle suivant. Quatre cent ans plus tard, la radiodiffusion, la télévision et Internet s’invitèrent, respectivement en 1907, 1925 et 1983. La révolution médiatique née en Occident a, depuis, franchi les frontières. Pris dans le tourbillon de l’histoire, le continent africain, culturellement ancré dans la tradition orale, se tourne vers les médias. Au Gabon, les premiers supports d’information apparaissent à l’ère coloniale, plus exactement en 1922 avec le Journal l’Écho du Gabon de Laurent-Cyr Justinien Antchouey et Louis-Émile Bigman Indjôngô. En 1959, un an avant l’accession du pays à l’indépendance, nait Radio Gabon sous feu le président Léon Mba, suivie en 1960 par l’Agence gabonaise d’information (AGI) et le journal Gabon Matin, la Radiodiffusion-Télévision gabonaise (RTG 1) et l’Agence gabonaise de presse (AGP), respectivement en 1963 et 1966 Le paysage médiatique change progressivement avec l’avènement de nouveaux médias d’information, notamment : le quotidien l’Union (1973), la Radiodiffusion-Télévision gabonaise Chaine 2, RTG 2 (1977), Radio Africa No 1 (1981), TéléAfrica (1995), Gabon 24 (2012).  Le bond démocratique, consécutif à la Conférence nationale de 1990, ouvre la voie au multipartisme et à la presse plurielle qui, à quelques exceptions près, est sous la coupe des partis politiques proches du pouvoir ou de l’opposition. Indépendance, liberté d’expression et autres droits de la presse entre 1960 et 2023 Proclamés et reconnus dans la Constitution et le Code national de la Communication, les droits de la presse, hélas, sont loin d’être effectifs sous le règne de feu le Président Léon Mba, de feu le président Omar Bongo Ondimba et de son fils Ali. Néanmoins, ce dernier contrairement à ses prédécesseurs n’a incarcéré aucun journaliste durant son règne qui a pris fin le 30 août 2023 suite au coup d’État du Comité pour la transition et la restauration des institutions. Pour autant, des zones d’ombre demeurent au vu des revendications de la corporation. Celles-ci incluent notamment  Le droit d’accès à toutes les source d’information aux fins de mener des enquêtes, de collecter et diffuser l’information sans entrave ni pression aucune. La mise en place d’un environnement professionnel sécurisé où il fait bon travailler. La formation et le renforcement continus des compétences de tous. De meilleures conditions de vie et de travail basées sur l’allocation de salaires décents. En outre, le 05 avril dernier, le Groupe de presse Super Star a fait une déclaration sur la gestion opaque et la répartition inégale de la subvention à la presse privée pour le compte de l’année 2024. Son porte-parole, Rhonny Placide Obame, a dénoncé le manque de transparence du ministère de la Communication et appelé à :  La publication intégrale de la liste des organes bénéficiaires, accompagnée des montants accordés à chacun. La communication des critères de sélection et des modalités d’évaluation retenus. Une explication précise sur les écarts jugés abusifs entre certains montants attribués et la réalité sur le terrain. La presse, en tant qu’outil de diffusion de l’information, des idées et des opinions, et promoteur de liens sociaux, joue un rôle fondamental dans le processus de développement national. Ce rôle gagnerait à s’intensifier à condition que la profession journalistique soit reconnue à sa juste valeur et que ses agents puissent jouir du plein exercice de leurs droits. L’application effective des droits de la presse et des devoirs qui en découlent est essentielle pour que prévalent la dignité, le bien-être et, partant, l’épanouissement personnel et professionnel du journaliste et des autres agents de la presse. Croyons en nos rêves. La lumière est au bout du chemin.

RÔLE ET RESPONSABILITÉ DU JOURNALISTE

La presse joue un rôle fondamental dans la société. Les hommes et les femmes qui la portent ont la noble mission et la responsabilité d’informer le public dans les règles de l’art en ayant à l’esprit les droits et devoirs qui guident leur profession. Dans une interview accordée au Magazine « Vivre », le journaliste Anaclet Ndong Ngoua lève le voile sur le rôle et la responsabilité du journaliste, son rapport à la démocratie et sa quête pour un mieux-être et un mieux vivre.

DIAGNOSTIC DE LA PRESSE

Le journalisme est un métier fascinant et passionnant qui confère des droits et des devoirs aux hommes et aux femmes qui exercent ce métier. Dire la vérité, être rigoureux dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information figurent au nombre des devoirs du journaliste. La liberté d’expression est un droit fondamental de la presse. Culturellement ancré dans certaines sociétés, notamment en Occident, ce droit est encore semé d’embûches au Gabon.  Suivons les journalistes Anaclet Ndong Ngoua et Jérémie Nzamba. 

VÉRONIQUE NIANGUI

Véronique Niangui est journaliste. Le choix d’embrasser cette carrière remonte à son adolescence. Après le bac, elle s’inscrit au Centre universitaire des sciences politiques et de développement (Cuspod), à Libreville. Son diplôme en poche, elle intègre le quotidien « l’Union », où elle déroule toute sa carrière professionnelle. Fonctionnaire du ministère de la Communication, puis attachée de cabinet du doyen des juges à la Cour constitutionnelle, Mme Niangui prend sa retraire. Après trente-trois ans de bons et loyaux services, elle est honorée de la médaille de Commandeur dans l’ordre du Mérite gabonais. Aujourd’hui, entourée de ses enfants et petits-enfants, elle se consacre à la lecture, à la plage, au sport, notamment la randonnée pédestre, grâce à une association de son quartier, pour maintenir la forme. Elle voyage et collabore occasionnellement dans un groupe de presse écrite. Nous l’avons rencontrée récemment.  Son histoire prend racine à Lébamba, dans la province de la Ngounié, où elle est née.  https://youtu.be/bfeoyPEF06c

CITOYENNETÉ

Qui est Me Marlène Fabienne Essola Efountame ?  Au premier regard, cette jeune gabonaise captive son auditoire par sa maîtrise du droit, son intelligence, son sens de la répartie et sa capacité à oser. Et qui ose ne baisse pas les bras. À l’instar de 13 des 19 postulants à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, dont la candidature a été rejetée par la CNOCER, Me Essola Efountame a saisi la Cour Constitutionnelle dont le verdict est attendu ce jeudi 20 mars. Elle est conseillère juridique, défenseure des droits humains y compris le droit à la Citoyenneté. Dans une interview au Magazine « Vivre », Me Essola Efountame s’explique sur l’importance que revêt la connaissance de nos droits et devoirs en tant que Citoyen et Citoyenne pour le bien-être individuel et sociétal, et la stabilité nationale.

GEOFFROY FOUMBOULA LIBEKA

« Si c’était à refaire, je le referai et ne changerai pour rien au monde ma posture qui est la mienne aujourd’hui. » Le regard sincère et le parler franc de Geoffroy Foumboula Libeka n’ont pas bougé d’un iota.   « Vivre » en a fait le constat lors de l’entretien qu’il nous a accordé en sa qualité de 4ème vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition gabonaise.   À quelques semaines de l’élection présidentielle anticipée du 12 avril, Geoffroy Foumboula Libeka livre sa vérité sur le Parlement, le Code électoral, le changement du calendrier électoral et sa relation à la Transition.

FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES

Le Gabon s’achemine-t-il, enfin, vers la mise en place d’un cadre de financement des campagnes électorales fiable et sécurisé ? Cette question est au cœur de notre entretien avec Me Gira Ondzagha, juge financier à la Cour des comptes et membre du Comité national qui a élaboré le nouveau Code électoral national.   De fil en aiguille, l’expert lève le voile sur d’autres points majeurs, notamment : le plafonnement des dépenses engagées, le contrôle des comptes des campagnes électorale, les mécanismes devant garantir la transparence du financement et les sanctions prévues par la loi contre les auteurs de détournements de fonds.   Gros plan sur les innovations du nouveau Code électoral en matière de financement des campagnes électorales.

 éLECTIONS ET DROITS HUMAINS EN RÉPUBLIQUE GABONAISE

Les élections devraient rassembler, se dérouler dans la paix et non diviser. Celles de 2016, pour ne citer qu’elles, ont laissé des séquelles traumatisantes dans les familles qui ont perdu les leurs et dont certaines ne retrouveront jamais les corps. En 2023, le pire a été évité avec l’arrivée au pouvoir du CTRI qui, à l’aube du 30 août, a mis fin aux 14 ans de règne d’Ali Bongo et annulé les « résultats tronqués » des élections générales qui donnaient gagnant le PDG, parti au pouvoir depuis 1968.  En novembre 2024, les Gabonais.es ont participé au référendum sur la nouvelle Constitution nationale dans un climat apaisé. Aujourd’hui, ils rêvent à d’autres élections sans heurts, ni violences, ni morts. Sentiment Ondo Elibiyo, Coordonnateur de la Coalition Tournons La Page – Gabon, lève le voile sur le couple Élections et Droits Humains, et propose des pistes de solutions pour que le Gabon passe, enfin, à autre chose. 

LE CODE ÉLECTORAL EN QUESTION 

Doit-on craindre une fracture socio-politique en 2025 ? À quelques mois de l’élection présidentielle qui revêt une importance capitale pour l’avenir de la Nation, les réactions occasionnées par les réformes constitutionnelle et électorale initiées par les autorités de la Transition interpellent les populations, le passage d’un ordre politique ancien à un nouveau pouvant engendrer des changements salutaires ou non pour la stabilité nationale.   On a en mémoire les dissensions entre partisans du Oui et du Non autour du projet de nouvelle Constitution nationale. L’histoire se répète dans le cadre de la mise en place d’un nouveau système électoral alors même que le projet de loi organique portant Code électoral en République gabonaise, examiné en Conseil des ministres le 05 janvier, réunit du 10 au 20 janvier le Parlement en session extraordinaire en vue de son adoption.   Le projet de Code électoral, la nouvelle Constitution nationale et le CTRI ont fait l’objet, le 8 janvier, d’une déclaration publique en 5 points d’Ali Akbar Onanga, Alain Claude BiIlie-By-Nze, Pierre Claver Maganga Moussavou et Albert Ondo Ossa, responsables de l’Initiative pour des élections post-transition pacifiques, démocratiques, inclusives, libres et transparentes au Gabon.   Les « 4 » dénoncent l’opacité des décisions et la gestion du Comité pour la Transition et la Restauration des institutions (CTRl) qui profite davantage aux militaires en place qu’à l’intérêt national. En conséquence, ils exigent : Le retour impératif des militaires du CTRI dans les casernes à l’issue de la Transition avec interdiction formelle pour tout militaire du CTRI de se porter candidat aux prochaines élections. Le retour à la Constitution de 91, modifiée par la loi référendaire de 95 sur laquelle pourrait être apportée les modifications nécessaires justifiées par le nouveau contexte politique.  La nécessité urgente de revoir de manière exhaustive la loi électorale actuelle. » La mobilisation générale du peuple gabonais. La communication immédiate et transparente du chronogramme détaillé de la Transition. « Le Gabon est une République. Cela signifie que notre pays n’est ni la propriété d’un humain, ni d’une caste, ni d’une minorité privilégiée mais, qui appartient à tous les Gabonais sans distinction », indique la Déclaration. »   Par ailleurs, des voix à l’instar de celle de Me Yasmina Marat-Abyla ont déploré la composition du Comité national chargé de l’élaboration de l’avant-projet du Code électoral (CNEAPCE) qui faisait la part belle aux partisans du Oui à la Constitution nationale. Dans une interview accordée à « Vivre », la juriste en droit international et membre du Réseau des défenseurs des droits humains (REDHAC) met en garde contre le non-respect du principe de l’inclusion et la violation de la loi.   « Ne pas appliquer le droit est une menace pour le processus électoral, la démocratie et l’État de droit. » Me Marat-Abyla plaide « pour l’intégration dans le Code électoral des droits des handicapés, des jeunes, des prisonniers, des peuples autochtones et de la parité homme-femme. Elle appelle également à la mise en place d’un Comité indépendant chargé de l’organisation des élections en lieu et place du ministère de l’Intérieur, ce dernier étant à la fois juge et parti.   Le projet de loi organique portant Code électoral établit deux nouvelles entités ayant pour mission d’apporter leur appui au ministère de l’Intérieur qui se voit confier « l’organisation de toutes les élections, de l’établissement de la liste électorale à l’annonce des résultats. » Les entités concernées sont la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections ou du référendum (CNOCE) et l’Autorité de contrôle et de supervision des élections et du référendum (ACSE).   Dans un souci d’équité, d’inclusion, de moralisation de la vie politique, le texte « établit les principes nécessaires à la tenue d’élections justes, libres et démocratiques, acceptées par toutes les parties dans le cadre de « l’accès équitable des candidats aux médias publics ; la promotion de l’égalité des sexes dans l’accès aux mandats électoraux ; l’adoption du fichier électoral et de la liste électorale biométriques. »    Dans un souci d’inclusion, le texte prévoit « des quotas obligatoires dans les listes des candidats aux élections : au moins 30 % de femmes et 20 % de jeunes. Il vise également à garantir la fiabilité du fichier électoral en l’adossant au numéro d’identification personnelle (NIP) et en renforçant les conditions d’inscription pour les électeurs naturalisés. »   Dans le domaine de la moralisation de la vie politique, le texte « institue des plafonds de dépenses ainsi que des comptes de campagne électorale, tout en renforçant les sanctions applicables aux infractions électorales ; et comble un vide juridique en précisant les modalités d’organisation des référendums nationaux et d’initiative locale. »   Le projet de loi organique portant Code électoral est au rang des priorités fixées par le président de la Transition pour guider l’action gouvernementale. Pour le général Oligui Nguema, « cette étape est cruciale pour consolider durablement notre démocratie, assurer la fin de la Transition et organiser des élections libres et transparentes » dans le strict respect du calendrier de la Transition.    Pour autant, l’espoir semble s’effilocher au fil des jours à divers niveaux de la sphère sociale. Au moment où le Gabon s’achemine vers la fin de la Transition et le retour des civils au pouvoir, la crise actuelle remet au gout du jour nombre d’interrogations, en particulier celle de la relation entre gouvernants et gouvernés. Notre nouvelle rubrique « NOS VOIX COMPTENT… » s’intéresse à la question.   D’autres sujet majeurs se consacrent à : l’évolution du système électoral au fil du temps, la transparence électorale, aux élections et aux droits humains, à des conseils pratiques sur le Code électoral ou encore à l’engagement en politique du jeune Rézenbruick Sanda.