Fondatrice et Directrice de Publication

Flavienne Louise Issembè

Journalistes Seniors

Yvette Bivigou
Martial Idundu
Flavienne Louise Issembè

Collaborateurs

Annie Mapangou
Eric Ozwald
Florène Okome Pambo
Tama Z’Akis

Equipe Technique

Chris Jonathan - Développeur
Gerald Boussougou - C. Manager
Andy G. K. Amiaganault - Cadreur
Hermann Oke Mve - Cadreur
Alain Wolbert - Cadreur
Delvane BKG - Cadreur

Contacts

infovivremagazine@gmail.com

+241 62 71 98 92

Edit Template

Interview

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

Dans un monde où donner un sens à sa vie devient central, le développement personnel s’impose comme une réponse pour beaucoup. Derrière les sourires se cachent parfois des combats silencieux, des doutes, des rêves inassouvis. Selon Charles Boutoto Rapontchombo, coach en développement personnel, chaque personne porte en elle un potentiel immense, parfois enfoui sous des blessures et des croyances limitantes. Parce qu’il arrive des moments où toutes les étoiles s’alignent, M. Rapontchombo vous aide à les positionner et donner des réponses concrètes à vos problèmes, l’objectif étant de devenir meilleur et de révéler votre plein potentiel, car chacun mérite de vivre une vie alignée sur ses valeurs et ses aspirations les plus profondes.

PREVENIR LES VIOLENCES SEXISTES

La violence basée sur le genre demeure une source de préoccupation majeure pour les victimes et leurs familles. Les femmes et les filles en sont les principales cibles. Par peur des représailles des partenaires et/ou des familles, elles subissent en silence les coups au risque d’en mourir ou de trainer des traumatismes à vie. La situation appelle à un renforcement de l’arsenal juridique, de la prise en charge des victimes et des activités de prévention.

VEUVES

Il y a quelques semaines, le monde célébrait La Journée Internationale des Veuves. Les progrès enregistrés dans le domaine de la protection juridique de la veuve et la lutte contre la spoliation de ses droits étaient au cœur de l’évènement. L’augmentation du nombre de conjoint.es accompagné.es par la Direction générale de la Protection de la Veuve et de l’Orphelin qui se situe actuellement à plus de 17 000, le renforcement de l’organisation des consultations juridiques gratuites et des campagnes de sensibilisation figurent au nombre des actions à mener. L’enjeu est de permettre aux surrvivant.es des défunt.es de jouir pleinement du droit à la dignité, au bien-être et à la sécurité.

 ENTREPRENDRE & RÉUSSIR PAR L’AGRICULTURE

Nourrir. Soigner. Protéger. Ce sont les mots qui reviennent quand Randy Djeffrey parle de sa ferme. Mais derrière l’entrepreneur agricole se cache d’abord un père de famille, animé par une conviction profonde : accéder à une alimentation saine et suffisante est un droit fondamental. Il a décidé d’en être le garant pour les siens. Dans un Gabon où la sécurité alimentaire reste un défi pour de nombreux foyers, son initiative interpelle, car garantir à sa famille le droit de se nourrir dignement, est aussi un acte citoyen. Rencontre avec un homme qui a choisi de faire de la terre son terrain de lutte.

Parlons mariage

S’aimer. Bâtir un avenir commun. Fonder une famille. Le mariage repose sur ses trois piliers fondamentaux et bien d’autres, mais aussi sur des droits qui régissent l’union du couple.  Dans le mariage civil, les droits du couple incluent, entre autres, l’égalité homme-femme y compris sur le plan professionnel, la gestion commune du foyer et l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Les droits du couple s’accompagnent de devoirs y compris la fidélité, l’assistance et le respect mutuels. Mais qu’en est-t-il exactement dans le mariage coutumier ? Levons le voile sur l’union traditionnelle sacrée, ses valeurs et les rapports du couple marié à la coutume.

L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME EN QUESTION

La femme gabonaise a du potentiel. Au fil du temps, elle s’affirme comme une actrice incontournable du développement national. Son accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat et, partant, l’amélioration de ses conditions de vie, sont sources d’épanouissement. Mais, entre freins culturels, accès limité au financement et aux secteurs productifs, la voie vers l’autonomisation économique de la femme est encore semée d’embûches. La donne peut et doit changer à condition que le droit prévale pour une réelle ascension de la femme dans la sphère économique.

RETRAITE ET ENTREPRENEURIAT

« La retraite désigne la période de la vie au cours de laquelle une personne cesse son activité professionnelle, généralement en raison de l’âge. Elle bénéficie d’un revenu de remplacement appelé pension. Cet élément central des systèmes de protection sociale, vise à garantir un niveau de vie minimal après la vie active. Pour autant, la pension ne suffit pas à elle seule à la vie du retraité pour diverses raisons y compris les retards de paiement, le coût élevé du niveau de vie et la hausse des dépenses de santé.  Le Cabinet YENING conseille et aide les retraité.es à se préparer à l’après-retraite par l’entrepreneuriat très tôt. Toutefois, l’activité dois être simple et maîtrisée. Le but n’est pas le risque, mais la stabilité financière.

FISSURE SOCIALE

La fissure sociale et son impact sur le vécu des Gabonais.es continuent de susciter des réactions au sein de l’opinion. Aujourd’hui, le magazine « Vivre » reçoit le 2ème vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Geoffroy Foumboula Libeka fait le point de la crise sociale qui n’a que trop duré et propose des pistes de solution.

LA FISSURE SOCIALE

Une crise de confiance sans précédent ébranle les fondations mêmes de la gouvernance sous la 5ème République. Du salarié urbain au cultivateur provincial, chaque Gabonais exprime un ras-le-bol légitime face à des institutions perçues comme opaques et déconnectées des souffrances du quotidien. Selon Ange Kevin Nzigou, avocat et président du Front Démocratique Socialiste (FDS), cette crise démontre que les Gabonais n’ont plus confiance en la parole publique. Il appelle les tenants du pouvoir à « considérer les cris du Peuple. Dans le cas contraire, la situation ne feras qu’empirer. Eric Ozwald l’a rencontré.

C’EST UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

« J’ai accueilli avec stupéfaction l’annonce de la suspension des réseaux sociaux. Une telle décision, aussi brutale et aussi vaste, touche l’ensemble des réseaux sociaux dans notre pays, porte atteinte, à tout le moins, à la liberté d’expression qui est une liberté garantie par la Constitution, notamment en son article 14. Il s’agit également d’une liberté garantie par les conventions que nous avons signées, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme, sans oublier le Code de la Communication en son article 3. Évidemment, tout principe comporte des exceptions. Au nom de la sécurité et de l’ordre public, des dispositions peuvent être prises. Cependant, ces dispositions doivent être adoptées dans le respect des formes légales. La Haute Autorité de la Communication (HAC) avait-elle le pouvoir de prendre une telle décision ? Je dis d’emblée non. La HAC n’a pas le pouvoir de prendre une décision générale de suspension. » « Vivre » – Pourquoi ? « Ce n’est pas dans ses prérogatives. Il faut identifier les personnes qui sont des contrevenants aux dispositions légales. Le Code de la Communication est là : la responsabilité est personnelle. Voyez-vous, certains Gabonais, ou certaines personnes enfreignent la loi, et au final, tout le monde est considéré comme coupable. Or, la responsabilité est personnelle, elle ne se partage pas. Pourquoi devrais-je subir les conséquences des fautes de quelqu’un d’autre ? » L’État ne peut pas se comporter de cette manière, et je crois que la décision est davantage politique que juridique. Il faut respecter les procédures juridiques. La HAC ne peut pas, par un simple communiqué, suspendre une liberté dont les Gabonais jouissent en vertu de la Constitution. Un simple communiqué… Je pense que c’est extrêmement grave. Si la HAC devait avoir le pouvoir de suspendre, même pour un temps limité, cela devrait se faire par une décision constituant un véritable acte juridique, et non par un acte administratif qui n’est qu’une forme de communication destinée à informer. La HAC s’est engagée dans une voie de fait. Une voie de fait, parce qu’elle suspend une liberté alors que les opérateurs et les autres relais ne disposent pas de l’instrument juridique leur permettant de procéder à cette suspension. Je crois que le gouvernement fait trop dans l’improvisation et dans le déni des droits. Nous avions pensé que le 30 août 2023 allait constituer une véritable rupture qui rendrait non seulement la dignité aux Gabonais, mais qui garantirait aussi le respect de leurs droits. Respecter les droits, c’est quoi ? C’est respecter les procédures. Les procédures nous garantissent que nous sommes gouvernés par des autorités qui prennent le soin, avant toute décision ou au cours de celle-ci, de garantir nos droits. Or, les droits des internautes ne sont pas garantis. De même, les droits des opérateurs économiques ne le sont pas, car il existe toute une dimension économique : aujourd’hui, nombre de personnes travaillent grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Qu’en est-il pour elles ? Elles sont pénalisées parce que trois, dix, quinze ou vingt personnes inondent les réseaux sociaux d’insanités. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème sur les réseaux sociaux. L’État a raison de constater qu’il en existe. Nous voyons des individus proférer des propos tribalistes, cherchant à diviser les Gabonais de manière décomplexée. Cependant, pour certains, ces propos sont tolérés parce qu’ils sont proches du pouvoir, alors que pour d’autres, ils ne le sont pas. Prenons des exemples précis : le fameux « nganga national », qui s’est mis à accuser une province de monopoliser les postes au ministère des Finances, s’est retrouvé en prison, mais d’autres personnes tenant les mêmes propos à l’égard d’autres communautés restent tranquilles. On avance parfois le prétexte qu’elles ne sont pas sur le territoire national, mais l’État devrait montrer sa volonté d’arrêter ce genre de personnes. Nous avons des accords et des conventions judiciaires avec la France, par exemple. Quelles sont les commissions rogatoires qui ont été mises en place pour, au moins, démontrer cette volonté d’agir ? Vous constatez qu’il existe deux poids, deux mesures. La décision de la HAC enfreint le principe constitutionnel appliqué par la Cour constitutionnelle gabonaise : le principe de proportionnalité. C’est à dire ? La décision est disproportionnée. Elle doit s’attaquer uniquement à ce qui est nécessaire. Or, le nécessaire, ce sont les personnes ayant enfreint la loi qui doivent être visées. Ce n’est pas facile, mais il faut le faire. Il faut s’organiser pour y parvenir. À présent, on nous parle d’un prochain forum sur les réseaux sociaux. Très bien, mais ce ne sera qu’un forum de plus. Vous savez, en droit parlementaire, on dit que lorsqu’on veut noyer un sujet, on l’envoie en commission. C’est la même logique ici : on veut noyer le sujet en créant un forum qui ne produira rien de plus. Avons-nous les capacités de régler ce problème ? Oui, il existe un arsenal juridique. Que dit la loi ? L’arsenal juridique comprend des sanctions administratives que l’autorité compétente peut appliquer de manière ciblée, des sanctions pécuniaires ainsi que des sanctions pénales. Les textes sont là. D’une part, nous avons le Code de la Communication, qui a une partie sur le numérique. Nous avons également la loi sur la cybercriminalité, la cybersécurité, puisque c’est le fond du problème, ainsi que les dispositions du Code pénal. Maintenant, il faut pouvoir traquer les gens qui se mettent en mal par rapport à la loi. Tout dernièrement, j’ai écouté un monsieur qui proférait des propos extrêmement graves (menaces de mort, soit spirituelles, soit physiques) sur qui serait contre le président Oligui. Cette personne est clairement identifiée, mais elle s’exprime. Et rien ne se passe. Ce n’est pas la première fois que cette personne s’exprime de cette manière. Que cherchons-nous ? La loi n’est pas le problème. Le dispositif légal est là, mais il manque un certain nombre d’obligations légales. Tant que les coupables sont proches du pouvoir, on ne fait rien. Mais quand ils ne sont pas proches du pouvoir, on les arrête. C’est ce que C’EST UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION