Journalistes Seniors

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Interview

« L’ÉCOLE MÉRITE MIEUX »

Après un parcours scolaire et universitaire réussi, et un stage dans une banque de la place, Abdanna Ssir se tourne vers l’avenir. Ce jeune étudiant gabonais en management des entreprises et développement commercial a décidé de s’orienter vers le monde de la communication du marketing et du management. Dans quelques mois, il fera ses premiers pas dans le marché de l’emploi. Nous l’avons rencontré pour recueillir son point de vue sur la crise de l’école.

VIE CHÈRE ET SALAIRE DÉRISOIRE

pot de terre renversé, pièce de monnaie

Se loger au Gabon est une source de préoccupation majeure pour les populations démunies ou n’ayant pas de revenu. Une ménagère payée à 150 milles francs CFA par mois n’arrive pas à répondre comme il se doit à ses besoins essentiels. Il lui est quasiment impossible de se nourrir et de se soigner convenablement une fois réglés les coûts du loyer et de transport. Ceux-ci se chiffrent respectivement à 80 et 40 000 CFA, soit 120.000 francs CFA par mois. Laborieux voire ingrat, le métier domestique est souvent pratiqué pour survivre. Le témoignage de Rachel Blanche est lyrique et poignant.

« PAUVRETÉ : UNE MENACE POUR LA STABILITÉ NATIONALE » DR. ANDRÉ ADJO

« PAUVRETÉ : UNE MENACE POUR LA STABILITÉ NATIONALE » DR. ANDRÉ ADJO Du point de vue du politologue que je suis, la question de la pauvreté est importante parce qu’elle touche à la stabilité du pays. À cet égard, elle peut être perçue comme une menace parce que le déclassement d’une partie de la population peut entrainer la société dans une forme de cercle vicieux nourri par des dérégulations sociales.   À titre d’exemple, l’insécurité peut être appréhendée comme un facteur qui est aussi le fruit de l’inoccupation d’un certain nombre de compatriotes. C’est encore plus inquiétant quand on sait que ce phénomène de la pauvreté, comme l’indique le rapport général du recensement de la population gabonaise de 2013, touche notamment les jeunes.   Le rapport précise que dans la catégorie des jeunes de 15 à 34 ans, c’est le groupe des 15-19 ans qui est le plus touché, c’est à dire la tranche la plus active de la population qui, quand elle est inactive, peut s’adonner facilement à des vices qui portent un préjudice lourd à la société toute entière. C’est précisément cette jeunesse dont on devrait plutôt s’occuper pour qu’elle prenne le relai dignement. Si on s’attaquait à la question de la pauvreté en tant que phénomène social et en tant que problème politique, on verrait qu’elle peut être une opportunité pour la société toute entière qui, à ce moment-là, basculerait dans une logique de cercle vertueux car, en employant plus de ressources humaines, c’est au bout du compte l’État qui serait bénéficiaire, y compris par les impôts qui, à ce moment-là entreraient dans ses caisses. Autant la pauvreté peut être une menace, autant elle peut être une opportunité si la société se donne les moyens de traiter cette question.   « Vivre » – Quelle est votre analyse du lien entre politique et pauvreté ?   Dr André Adjo – La société gabonaise moderne est une société qui est le fruit de l’histoire coloniale dont la caractéristique, notamment dans l’économie française, était la rente, une économie basée sur l’extraction. Au Gabon, particulièrement, il y a eu le bois, le pétrole et les minerais qui, aujourd’hui font l‘essentiel de la richesse de ce pays. Lorsqu’on a basculé en 1960 dans ce qu’on appelle l’indépendance, on n’a pas véritablement modifié la structure de l’économie basée sur la rente pour laquelle, d’ailleurs, nous ne détenions à cette époque-là ni l’expertise ni l’appareil productif. Nous nous contentions des taxes qui découlaient des accords que nous avions signés avec les grandes entreprises des anciens pays colonisateurs. Nous sommes restés dans ce modèle économique qui ne peut pas apporter de la prospérité d’autant que la population s’est accrue amplement. De  1960 à 2024, la population est passée de 400 voire 500 milles personnes à peut-être un peu plus de 2 millions.   Attendons les recensements à venir. Donc, c’est d’abord le produit d’un choix économique qui ne pouvait pas apporter autre chose que le chômage de masse parce que le système de redistribution a ses limites.  La deuxième lecture que je fais de ce phénomène se base sur la gouvernance. On a déployé une gouvernance qui s’est uniquement basée sur la redistribution. On n’a pas pensé à asseoir un modèle économique qui se fonde sur un appareil productif, même le plus accessible. Je parle des domaines du secteur primaire tels que l’agriculture et la pêche qui nous auraient permis de développer des emplois, avec ceci de particulier que ces emplois auraient pu être déployés sur toute l’étendue du territoire, d’autant que toutes les provinces du Gabon ont des terres et de l’eau. Nous sommes restés au niveau de l’économie de rente et, en fonction du prix du baril du pétrole, selon qu’il est à la hausse, nous sommes contents et quand il baisse, on tousse.   En 2024, à l’issue du Dialogue national, la commission économique a conclu à un changement de paradigme sur la question, à la nécessité de passer d’une économie de rente à une économie de production. Le constat est fait. Il faut réfléchir aux mécanismes à mettre en place pour changer effectivement de paradigme, mais la structure de l’économie actuelle n’est pas viable et, donc, elle va laisser de plus en plus une partie de la population dans le désœuvrement, ce qui, par ailleurs n’est pas profitable pour le pays.   La gouvernance est déployée par un exécutif, par ceux qui gèrent l’exécutif depuis 1960. Ce sont les hommes politiques qui en ont la direction par le biais des élections. C’est l’homme politique qui pense la cité, par le biais de la gouvernance. En fonction de ce qu’il initie, de ce qu’il met en œuvre, notamment en économie, on apprécie les résultats. Jusqu’ici, il n’y a pas eu d’efforts particuliers pour déployer une gouvernance économique qui soit identifiable et dont on peut évaluer les visées, les retombées, etc. y compris en termes d’effets d’entrainement, parce que, en touchant la question des infrastructures routières en particulier, on aurait pu s’attendre à ce que la route ait des effets d’entrainement bénéfiques pour les commerçants de l’intérieur, les petits producteurs, etc… Même la route n’a pas été faite. La responsabilité est d’abord celle du politique. Car c’est lui qui organise la cité, y compris dans le domaine économique. Ça c’est indépassable. C’est peut-être le sens des recommandations du Dialogue d’Angondjé, qui concluent que jusqu’ici le modèle économique a été inopérant, d’où la nécessité de changer de paradigme.   Les populations démunies peuvent-elles prétendre à une vie meilleure ?   Jusqu’ici, on n’a pas de raisons de ne pas le croire. Le Gabon regorge d’un potentiel important dans beaucoup de domaine. Il est donc impensable qu’en organisant bien la cité, chaque gabonais n’ait pas un revenu minimum. C’est le potentiel économique du Gabon qui nous fait croire qu’en organisant un peu mieux la cité, on ferait en sorte que le Gabonais ait un minimum. Il y a des niches qui s’amenuisent parce que les problèmes deviennent très importants. Il faut veiller au fonctionnement du pays, il faut investir, « PAUVRETÉ : UNE MENACE POUR LA STABILITÉ NATIONALE » DR. ANDRÉ ADJO

TRAITEMENT ET DROITS DES EXPROPRIÉS

Les personnes expropriées se plaignent souvent du traitement que l’État leur inflige lorsqu’il décide de réaliser un projet d’intérêt commun sur une terre déjà occupée par des citoyens. Selon le législateur, avant le début de l’expropriation, l’État se doit d’informer les habitants de la zone impactée par le projet d’intérêt commun, encore appelé déclaration d’utilité publique. Les habitants concernés peuvent espérer bénéficier d’une indemnisation qui va leur permettre de se reloger ailleurs. Sur la base du droit, on ne peut pas être exproprié sans être indemnisé. Maitre Farafina Boussougou-Bou-Mbina apporte des réponses aux  interrogations des victimes d’expropriation.

LE QUOTIDIEN D’UN RETRAITÉ

La retraite est une étape importante dans la vie de toute personne qui a été en activité. Malheureusement, elle n’est pas toujours heureuse car, si elle est synonyme de repos, elle s’accompagne d’une diminution des revenus. « Vivre » a rencontré Théophile Moubassango, animateur radio à la retraite, mais qui, du fait de son dévouement, est toujours en activité. Dans la vidéo que vous allez suivre, il fait état du vécu d’un retraité.

ANTHROPOLOGIE ET HABITAT

À l’heure où le Gabon s’emploie à faire peau neuve des suites d’une rupture de régime en 2023 et l’arrivée des militaires au pouvoir, quel peut être l’apport de l’anthropologie dans la restauration et la gestion de l’habitat ? Le magazine « Vivre » s’est rapproché du Professeur Emmanuelle Nguema Minko, maître de conférences en anthropologie et sociologie politique. Cette branche s’occupe de l’analyse des systèmes de croyances, des représentations sociales, des identités politiques et de l’imaginaire, entre autres. À travers un entretien à bâtons rompus avec le Pr Nguema Minko, ce décryptage sociétal va nous permettre d’appréhender la problématique de l’habitat.

ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’HABITAT

Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre va à la chasse aux goulots d’étranglement qui empiètent sur la dignité des Gabonais à vivre dans des logements décents et abordables financièrement. Une grande messe, rassemblant les acteurs nationaux et les partenaires techniques et financiers de la communauté internationale dans le cadre des États généraux sur l’habitat, s’est penché les 15-16 mai derniers sur 5 thématiques :      Le développement urbain et l’amélioration du cadre de vie.    Le foncier    Le logement et la promotion immobilière.    Le financement du secteur habitat.    Le renforcement des capacités opérationnelles du ministère de l’Habitat. Le diagnostic est accablant et très peu reluisant. À l’issue des États généraux, les participants ont fait des recommandations portant, entre autres, sur le renforcement du cadre législatif et réglementaire, la consolidation du rôle des chefs de quartiers dans la législation domaniale, de l’implication de l’État et des partenaires dans la promotion immobilière, et la pénalisation de la vente de parcelles sans titre de propriété.    Le vice-président de la République, Joseph Owondault Berre, a donné son appréciation des États généraux sur l’habitat. Les conclusions, comme vous allez l’entendre « sont dans le droit fil du Dialogue national inclusif. »   De son côté, le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, s’est appesanti sur la nécessité de créer des « villes plus attractives » pour que le Gabon soit compétitif au niveau régional.   La question du financement du plan d’action et la stratégie de mobilisation de ressources était au cœur de l’intervention du ministre de l’Habitat, Ludovic Megne Ndong.

PAUVRETÉ

Estelle Kalle;

Les mots ne manquent pas pour qualifier la pauvreté. Elle est une menace, un facteur d’insécurité, de destruction du tissu social et de déstabilisation de la nation. Pour autant, elle n’est pas une fatalité. Bien au contraire. Elle peut être réduite significativement pour peu que les états y mettent les moyens. Mais qu’est au juste la pauvreté, quel est son lien avec le vivre décemment, pourquoi se propage-t-elle dans un pays aussi riche que le Gabon qui, de surcroit, compte moins de 2 500 000 habitants ? Afin de vous éclairer sur la question et faire le point, « Vivre » s’est tourné vers le docteur Estelle Kalle, économiste en développement.

EMPLOI : LES RECRUTEMENTS S’ACCÉLÈRENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE

EMPLOI : LES RECRUTEMENTS S’ACCÉLÈRENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE Depuis le 24 novembre 2023, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a levé le gel sur les examens et concours dans différents établissements publics, sur les recrutements dans la fonction publique, les titularisations, avancements, stages et reclassements des agents de ce secteur. Cette mesure a occasionné, d’une part, des demandes d’embauche pléthoriques et, d’autre part, des candidatures multiples aux différents concours. À titre d’exemple, sur 2796 inscriptions au concours de l’Ecole nationale d’art et manufacture (ENAM), seules 826 places étaient disponibles tandis que plus de 10 000 postes budgétaires ont été répartis entre 6 ministères : Éducation nationale, Santé,  Communication et Médias, Habitat et Urbanisme, Intérieur et Sécurité, et Défense nationale. Malgré la levée des mesures précitées, les demandeurs d’emploi sont au désarroi et la précarité bat son plein. Vivre s’est tourné vers le Mouvement national des chômeurs et affiliés (MNCA) pour parler du vécu des demandeurs d’emploi, de l’impact de la précarité sur leur vie… Suivons Axel Kombila Kombila, sociologue au chômage. Il est le porte-parole du Mouvement national des chômeurs et affiliés. Annie Mapangou

SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS

Maryse Colette Adiaheno, ingénieure en science des aliments et conseillère de la Directrice générale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire

Ingénieure en science des aliments et conseillère de la Directrice générale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), Maryse Colette Adiaheno s’est vu confier la charge du projet de Laboratoire d’analyse alimentaire (LAA) en 2021. Dans l’entretien qu’elle a bien voulu accorder à « Vivre », elle explique l’importance de la sécurité des aliments pour la santé publique, situe le rôle du LAA et en dresse le bilan. « Vivre » : Que recouvrent les notions de sécurité alimentaire et de sécurité sanitaire des aliments ? Maryse Colette Adiaheno : La sécurité alimentaire est le fait d’assurer à tous les êtres humains un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive, le but étant de leur permettre de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires afin de mener une vie saine et active. Venons à présent au second volet de votre question. La sécurité sanitaire des aliments est l’une des composantes les plus importantes de la sécurité alimentaire. Avoir à disponibilité une quantité suffisante d’aliments est bien, mais avoir une quantité suffisante d’aliments sains, sûrs, salubres et nutritifs est mieux. Quelle est la situation de la sécurité sanitaire des aliments au Gabon ? La sécurité sanitaire des aliments est un vaste chantier parce qu’il en va des habitudes des populations et des commerçants. A ce titre, elle relève de la sensibilisation et de l’éducation du public. Pour ne citer qu’un exemple, comment s’assurer qu’un boutiquier qui a l’habitude de débrancher son frigidaire tous les soirs par mesure d’économie d’électricité ne le fasse plus à la longue ? Il devrait comprendre que son geste a un impact sur la qualité des aliments. Il faut sensibiliser aussi bien les commerçants que la population aux bonnes manières de faire, de se comporter, de conserver les aliments pour éviter, in fine, de se retrouver avec des produits impropres à la consommation. Je dois ajouter que malgré son jeune âge, l’AGASA a fourni énormément d’efforts depuis la date de sa création, en 2011. Elle est passée par une longue période de sensibilisation des populations et des différents secteurs alimentaires, qu’il s’agisse de l’industrie, des producteurs locaux, des importateurs, des distributeurs, de l’alimentation de rue, des abattoirs, de la pêche industrielle et artisanale. Avec l’aide des autorités publiques, l’Agence pourrait atteindre ses objectifs d’ici cinq ans. Elle a mis en place des plans de surveillance pour s’assurer de la qualité sanitaire de la chaine alimentaire. Concernant justement ce volet, il faut dire que les autorités publiques sont rigoureuses sur la qualité des produits locaux et importés dans l’optique d’atteindre un niveau sanitaire irréprochable de la chaine alimentaire. Aujourd’hui, la sécurité alimentaire connait une nette amélioration. Il est vrai que le Gabon est encore dépendant de l’extérieur pour l’approvisionnement, mais la production locale est en plein essor. Le Laboratoire d’analyse alimentaire (LAA) de l’AGASA est chargé du contrôle et de l’évaluation de la qualité sanitaire des aliments. C’est quoi au juste le contrôle et l’évaluation ? Le contrôle et l’évaluation sont deux pans différents. Le contrôle s’apparente à l’inspection. Une fois que les produits sont sur le marché, on procède à des inspections sur le terrain, on vérifie par le toucher, l’odorat, la coloration des aliments pour voir s’ils sont sains et bien conservés. En bout de chaine du contrôle arrivent les analyses en laboratoire. Lorsqu’on a une suspicion sur un produit, des échantillons de ce produit sont envoyés au LAA pour pouvoir lever l’équivoque sur sa qualité. L’évaluation, c’est tout autre chose. L’évaluation se fait avant l’arrivée du produit sur le marché. On cherche à connaitre la provenance du produit et ses composantes, et s’assurer qu’il est propre à la consommation. Là, également, le laboratoire doit intervenir pour faire des analyses sur la qualité nutritionnelle, sur la qualité sanitaire du produit pour savoir si en consommant ce produit il n’y a aucun risque sanitaire. D’où, la mise en place du LAA en octobre 2021 ? Doter l’AGASA d’un LAA était, plus qu’un besoin, une nécessité réelle pour aider à la prise de décision de l’Agence et de toutes les autorités publiques qui traitent du secteur alimentaire. C’était une volonté manifeste de la Direction générale, avec à sa tête Mme Alia Maganga Moussavou qui a pris ce projet comme une affaire personnelle. Le LAA a été mis en place en treize mois, de septembre 2020 à octobre 2021. C’est une première en République gabonaise. Celle-ci résulte d’un impératif de répondre à plusieurs problématiques surtout dans les domaines de la gestion et du suivi des plans de surveillance. L’AGASA s’est rendue compte qu’on ne pouvait pas atteindre nos objectifs tant qu’on n’aurait pas de réponse scientifique. Collaborer avec des laboratoires extérieurs était une obligation, mais non seulement le délai de rendu des résultats était long, en plus la conservation des échantillons envoyés dans les laboratoires à l’extérieur n’était pas garantie. Donc, il nous fallait obligatoirement un laboratoire physico-chimique et microbiologique pour pouvoir répondre de manière rapide et exacte à toutes les équivoques sur la qualité de certains aliments. Le LAA contribue aujourd’hui à la diminution des risques liés à la présence des résidus de produits phytosanitaires, des métaux lourds et des bactéries pathogènes contenus dans les produits et denrées alimentaires, d’une part. Il offre éventuellement aux usagers des analyses fiables et de qualité pour la mise sur le marché de leurs produits, d’autre part. Le contrôle et l’évaluation de la qualité sanitaire des aliments s’étendent-ils aux aliments importés ? Effectivement, il y a un arrêté, l’arrêté 006/MAEPA du 31 mars 2021, qui fixe les modalités d’importation des denrées alimentaires animales et des produits d’origine animale en République gabonaise. L’arrêté stipule que chaque importation doit être accompagnée de résultats d’analyses effectuées dans un laboratoire d’analyse accrédité par le pays d’origine ou exportateur. Dans le cas contraire, une analyse des produits à l’arrivée est obligatoire et conditionne donc la libération, la mise sur le marché des produits importés. Pour ne citer qu’un exemple, si nous recevons, 5 à 6 échantillons différents de poulet importé d’Ukraine SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS